LE MONDE soigne ses écrans

Le quotidien LeMonde n’a consacré aucun texte à la Semaine sans écrans (22 au 28 mars 2010). Dommage ! Par contre les écrans ont été présents pratiquement chaque jour dans ses colonnes…

Lundi 22 mars : l’addiction aux écrans

Marc Landré passait jusqu’à 20 heures par jour sur des jeux vidéo. On compte en France 24,5 millions de personnes qui s’adonne à ce passe-temps, dont plus de 4 millions en réseau sur Internet. Cette addition sans drogue est modifiée par le discours qu’on tient sur les jeux vidés. Ce n’est pas une maladie naturelle, c’est une maladie sociale. Pourtant, en pleine semaine sans écrans, l’article du Monde Jeux vidéo, les phénomènes de dépendance sont mineurs minimise le phénomène !

Mardi 23 mars : publicités pour écrans

LeMonde, page 5, « L’efficacité aujourd’hui, c’est connecter les informations » ; IBM veut nous faire croire qu’elle rend ainsi les entreprises plus intelligents pour une planète plus intelligents. Cela ne fera disparaître aucun des problèmes écologiques fondamentaux que traverse notre biosphère !

LeMonde, page 30, « L’iphone possède toutes sortes d’applications pour vous aider ». Cet engin omniscient te rappelle même automatiquement à tes obligations (fonction 2Do). Maman, j’ai peur !

Mercredi 24 mars : Le Monde devient une « marque globale »

A partir du 29 mars, le journal de référence devient une marque de référence où le papier, le Web, l’iPhone et autres smartphones interfèrent. Quant le tout-écran domine, la « Semaine sans écrans »  est marginalisée. Vivement la grande panne d’électricité !

Jeudi 25 mars : Les écrans de la célébrité

D’abord il y a ceux qui ratissent le Net pour y trouver de quoi faire du fric. Ils trouvent, Jena Lee, seize ans. La chansonnette Quelque part passe sur Popstars, bingo. La chambre d’écho Internet fait le reste, aidée par une stratégie de communication finalisée sur Twitter et Facebook. Encore une starlette du moment qui sera bientôt chassée par une autre star des écrans !

Vendredi 26 mars : L’écran ordonne le silence

Sur les réseaux mobiles d’Ericsson, le trafic « données » a pour la première fois dépassé celui de la voix. C’est l’effet des smartphones et des clés troisième génération (3G). Après avoir chassé les livres, l’écoute dans les lieux de réunion, le silence des espaces publics, les écrans éliminent maintenant la voix, la conversation. Que restera-t-il des relations humaines ? Des sms et des textos !