Lemonde lu par biosphere

Lemonde est toujours gentil, il relate les faits et intervient très peu pour dire ce qu’il en pense. La Biosphère s’occupe du reste et vomit Jacques Attali. En effet dans l’édition du 31.12.2008, il déverse sa bile : « J’aurais bien aimé que l’on demandât au Grenelle de l’environnement comment ses conclusions seront applicables, combien ça coûte, quels seront ses effets, sans doute bien moindre que les illusion qu’il a nourries ».

            Le Grenelle de l’environnement commence pourtant à s’occuper de la santé de la planète, Attali veut plus de croissance pour nous lancer encore plus fort contre le mur. Le rapport Stern a déjà calculé combien coûte une croissance basée sur les ressources fossiles. Selon ce rapport britannique remis au gouvernement le 30 octobre 2006, le réchauffement climatique pourrait coûter dans les prochaines années 5 500 milliards d’euros à l’économie mondiale et provoquer une récession comparable à celle des années 1930. Mais les conséquences du Grenelle ne peuvent qu’être limités puisque la libération de la croissance voulue par Attali va empêcher la réalisation de la plupart des mesures écologiques. La commission Attali vise une croissance de 5 % sans évoquer le problème environnemental posé par une activité économique intense.

 Il faut donc renvoyer Attali à son passé, lui qui avait été si brillant dans les années 1970. Dans un texte paru en 1973 (n° 52 de La Nef, un article intitulé Vers quelle théorie économique de la croissance ?), Attali expliquait combien le rapport du Club de Rome, The Limits of Growth (les limites de la croissance), était un livre « prudent ». Il soulignait ensuite les principaux écueils de la notion de croissance. Les modèles de croissance sont « incapables d’analyser les relations entre la croissance et le bien-être », écrivait-il.

Si Attali s’intéressait un peu plus aujourd’hui à la Biosphère, il aurait à nouveau des idées originales, et ça se saurait !

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1 réflexion sur “Lemonde lu par biosphere”

  1. Monsieur Attali a quelque peu oublié que notre Terre n’a pas de prix. Que vaut une économie fleurissante, face à la dégradation de notre système écologique? Sincérement, aujourd’hui, parler de développement économique s’en prendre en considération notre environnement, c’est se tirer une balle dans le pied. Basé une économie sur les ressources fossiles, c’est la tête qu’on vise. Pourtant, nombres de rapports prouvent qu’environnement et économie ne sont pas contradictoires.

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