Le nouveau pontife, au cours de son premier voyage à l’étranger, célèbre le concile de Nicée qui avait abouti à la formulation du Credo chrétien en 325, il y a 1700 ans.
un collectif de croyants : En 313, avec l’édit de Milan, Constantin accorde aux chrétiens les mêmes droits qu’aux croyants des autres religions. Mais les Églises se divisent autour de deux visions de Jésus. Les unes utilisent les quelques références du Nouveau Testament désignant Jésus comme un être divin, les autres, se réclamant de la pensée du prêtre Arius, réfutent au contraire cette divinisation. Or pour l’empereur, soucieux d’ordre social, le phénomène chrétien ne peut pas se présenter sous des visages différents : il lui faut une profession de foi unique. Il ordonne aux évêques de s’accorder sur une seule définition de leur foi.
A l’initiative de l’empereur Constantin en 325, les débats sont houleux au concile de Nicée. Finalement, l’empereur force tous les évêques à signer la profession de foi élaborée par les opposants à l’arianisme, définissant le Christ comme Fils unique de Dieu, de même substance que son Père, donc omniscient et tout-puissant. Les partisans d’Arius acceptent par peur des représailles, sauf deux. Cette manière politique d’imposer une façon de croire relativise la foi officielle des chrétiens. Par la suite, en 392, Théodose proclame le christianisme religion officielle de l’Empire romain et interdit les autres cultes. En 431, le concile d’Ephèse, convoqué par Théodose II, voit la condamnation du patriarche de Constantinople qui enseignait que Marie n’a donné naissance qu’à un humain indissolublement lié au logos divin : si les deux natures coexistent en Jésus, elles sont séparées. En 451 enfin, au concile de Chalcédoine, convoqué par l’empereur Marcien, Jésus est reconnu à la fois Dieu et humain : soit deux natures en l’unité d’une seule personne.
Notre commentaire
Si cette lecture d’un « collectif de croyants » se concrétise un peu, ça va entraîner un chamboulement monumental dans les églises chrétiennes. Aujourd’hui Le pape et les évêques affirment que la foi chrétienne se définit toujours de même alors que nous en sommes au 1 700ᵉ anniversaire. Dans une lecture actualisée des lettres de Paul de Tarse et des quatre Evangiles, le Jésus historique que l’on peut esquisser n’a jamais proclamé qu’il était Dieu. L’affirmation de sa conception par une femme vierge, fécondée par Dieu, relève d’une simple symbolique. Depuis Copernic, Kepler, Newton et Galilée, Dieu a été chassé des cieux.
Entre l’édit de Thessalonique en 380, qui imposait le christianisme nicéen comme seule religion autorisée, et la Révolution française, il a fallu 1409 ans pour que l’on puisse critiquer la religion de l’hostie sans craindre le bûcher. En 2025, il nous faut reconnaître que le Credo de Nicée oppose pleinement foi et raison. Chaque civilisation invente ses formes d’organisation politique, économique et religieuse. Continuer aujourd’hui de réciter le credo de Nicée, c’est continuer de vivre dans la civilisation de l’Empire romain. Sommes-nous encore analphabètes ? Prenons-nous le périph’ avec un char romain tiré par des chevaux ?
La foi en un Être surnaturel pose plus de questions qu’elle ne résout de problème. Pa contre l’intérêt de Jésus comme simple mortel permet d’en faire un exemple historique d’engagement humaniste jusqu’à en mourir.
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Pour ne pas croire en l’existence de Jésus
« Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant Créateur du ciel et de la terre · Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique notre Seigneur … » En réalité « Je crois » veut dire « je ne sais pas », je ne fais que supposer. Mais en tant qu’être de raisonnement, il faudrait savoir remettre en question les croyances religieuses. Certes Jésus est probablement le personnage le plus célèbre de la planète. Or la probabilité que ce soit une simple invention de l’imagination humaine est la meilleure des réponses. Le premier concile du christianisme primitif était une réunion des évêques de l’Empire romain qui se tint à Nicée du 20 mai au 30 juillet 325 sous l’égide de l’empereur Constantin Ier. Il y a bien collusion entre pouvoir temporel et spirituel. Le grand nombre de dissensions au sein du christianisme s’imposait rapidement au maître de l’empire comme un problème à résoudre, problèmes disciplinaires et surtout problème dogmatique. Jésus devenait une icône, ce n’était pas vraiment le fils de Dieu mais une image imposée par un concile. Une « Vérité d’évangile » très relative….

J’ai quand même du mal à croire que Copernic qui était chanoine ou l’Abbé Lemaitre (l’un des principaux fondateurs de la théorie du Big Bang et de l’expansion de l’univers – c’est lié – aient participé à chasser Dieu des cieux.
Mais de manière générale, il est très difficile de mélanger science et religion, ne cherchons ni approbation, ni réfutation de la foi dans les sciences, les deux domaines parlent de choses différentes. Mais en tout cas, pour moi, il n’y a en aucun cas opposition ou contradiction entre ces deux domaines de la pensée et de la conscience. Et encore une fois n’utilisons pas les contradiction dans les Eglises (organisations humaines et bien matérielles) pour juger de la question fondamentale de la foi, ce serait un biais trompeur même s’il est souvent utilisé par facilité.
Ah, nous avons au moins ça en commun. Et c’est déjà ça. 🙂
Pour moi non plus, il n’y a en aucun cas opposition ou contradiction entre ces deux domaines de la pensée et de la conscience. La foi n’exclut pas la raison. Les contradictions dans les Eglises (organisations humaines) sont évidemment nombreuses. Et bien sûr, la raison… tout autant que ce qu’ON appelle la bonne foi… ne sauraient nous empêcher de les pointer, les critiquer, voire les dénoncer. Obliger par la force des croyants à abjurer leur religion, leurs croyances, leurs coutumes… prêcher l’amour du prochain et en même temps lui faire la guerre… le dernier des couillons voit bien qu’il y a là quelque chose qui ne colle pas.
Or, nous voyons ces mêmes types de contradictions dans de nombreuses idéologies (constructions, voire organisations humaines…). Exemple le Communisme… Et là encore, la raison devrait nous dicter de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, comme ON dit.
Léon est allé à Nicée (İznik), en Turquie, pour prêcher « l’unité et la réconciliation avant tout ».
D’autre part il dit qu’il est « possible de vivre ensemble, d’être amis ». ON pourra toujours le traiter d’utopiste. Et puis il appelle les catholiques inquiets à être « moins effrayés » par l’islam.
Pour moi il aurait aller plus loin, et parler des inquiets en général, mais bon…
En tous cas ne comptez pas sur moi pour tirer sur ce pape. Pour moi c’est un saint homme !
– « En 2025, il nous faut reconnaître que le Credo de Nicée oppose pleinement foi et raison. »
En quoi la foi serait-elle contraire à la raison ?
Là encore c’est une vieille question. Qui justement revient de temps en temps sur le tapis, au Bac de philo. En attendant, celles et ceux qui voudraient bien savoir… peuvent toujours demander à Pascal (1623-1662), Kierkegaard (1813-1855) et Jean Passe (??-??) ce qu’ils en pensent.
Bon c’est vrai, je le reconnais, penser c’est fatigant.
Mieux vaut donc croire ce qui nous arrange le mieux. Et continuer de réciter son credo.