L’épidémie d’Ebola, plus de peur que de mal

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est vraisemblablement à l’origine de 131 décès recensés et de 513 cas suspects. Ebola est une zoonose, un virus qui passe des animaux aux humains. La maladie se transmet ensuite entre humains par les fluides corporels émis par les malades (vomi, excréments, urine, sperme) lorsqu’ils entrent en contact au niveau des muqueuses ou de lésions de la peau.

AFP : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché le 17 mai 2026 une alerte sanitaire internationale pour faire face à une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse. Les mouvements de population, notamment dans les zones minières, compliquent la tâche des équipes médicales. Les efforts de sensibilisation se heurtent également à des croyances locales, ce qui retarde la prise en charge des malades.

Le point de vue des écologistes déjantés

Les pays développés ne craignent pas Ebola car les symptômes sont bien visibles et bien gores lorsque la personne est contagieuse. On peut donc facilement isoler les malades, traiter les fluides contaminants, etc. Il en va autrement dans les bidonvilles des pays en voie de sous-développement, où les gens sont forcés de s’entasser, où les déjections vont dans ce qui tient lieu de rue, etc. Les inégalités sont un des aspects de cette épidémie.

Si la létalité d’Ebola a pu atteindre 90 % des malades lors de certaines flambées épidémiques, elle est en moyenne de 70 % sans aucune prise en charge. Pourtant le virus n’a pas fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des cinquante dernières années. Ce n’est rien, l’Afrique compte actuellement 1,58 milliards de personnes et la RDC près de 116 millions. La sélection naturelle n’est plus de notre monde comme l’exprimait déjà Darwin :

« Chez les sauvages, les individus faibles de corps ou d’esprit sont promptement éliminés, et les survivants se font ordinairement remarquer par leur vigoureux état de santé. Quant à nous, hommes civilisés, nous faisons, au contraire, tous nos efforts pour arrêter la marche de l’élimination ; nous construisons des hôpitaux pour les idiots, les informes et les malades ; nous faisons des lois pour venir en aide aux indigents ; nos médecins déplient toute leur science pour prolonger autant que possible la vie de chacun » (La descendance de l’homme – 1871, p 179)

Notre problème à long terme, c’est que les virus sont innombrables et leurs mutations imprévisibles. Le confinement que la population mondiale a été obligé de mettre en place pour le Covid-19 montre que tout est possible. Encore plus grave les maladies infectieuses touchent aussi nos élevages concentrationnaires et notre agriculture en monoculture pour nourrir notre surnombre. La mortalité peut donc toucher directement les humains, mais aussi indirectement par la famine. Sans oublier que les humains aiment faire la guerre quel que soit leur nombre…

Tous les ingrédients du succès du pronostic de Malthus sont réunis, famine, guerre et épidémies si nous ne maîtrisons pas notre fécondité. Merci à tous les nullipares volontaires, mais ils ne sont pas assez nombreux.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Surpopulation en RDC (Congo)

extraits : Malthus nous avait averti dès 1798 : si nous laissons dériver notre fécondité humaine au-delà des capacités de notre milieu de vie, nous subirons guerre, famine et épidémie. La RDC connaît l’une des croissances démographiques les plus rapides au monde, et ce n’est pas une bonne nouvelle. 102 millions d’habitants en 2023, et la RDC comptera 215 millions d’habitants d’ici 2050. Les conditions sociales telles que la pauvreté et la faim s’aggravent. Le pays est confronté à des troubles politiques et conflits armés. C’est aussi l’un des pays les plus touchés par la faim. D’autre part la RDC ne profite pas du dividende démographique, un afflux de jeunes pour nourrir la machine économique. Car trop de jeunes, c’est le chômage assuré….

Alan Weisman, quelques citations

extraits : L’idée de « gérer » l’espèce humaine comme si nous étions des animaux sauvages ou d’élevage nous choque. Pourtant, dans l’histoire de la biologie, toutes les espèces qui ont surexploité les ressources de leur environnement ont subi un effondrement de leur population, parfois fatal pour l’espèce entière. Sur cette Terre au bout du rouleau, nous ne vivons plus dans une étendue sauvage et illimitée : nous sommes dans un parc. Nous adapter à cette réalité est aujourd’hui la condition de notre survie. Sans quoi la nature fera le travail à notre place. Par exemple la nature nous privera de nourriture. Le risque qu’une épidémie de fièvre Ebola ravage nos populations est en effet bien moins élevé que celui de voir des pathogènes soufflés aux quatre coins du monde faire s’effondrer notre production alimentaire centrée sur quelques monocultures….

2 réflexions sur “L’épidémie d’Ebola, plus de peur que de mal”

  1. on n'est pas des sauvages !

    – « Chez les sauvages, les individus faibles de corps ou d’esprit sont promptement éliminés, et les survivants se font ordinairement remarquer par leur vigoureux état de santé. Quant à nous, hommes civilisés, nous faisons, au contraire, tous nos efforts pour arrêter la marche de l’élimination ; [etc.] » (Darwin)

    Et le pauvre Charles était bien placé pour le savoir, lui qui n’aurait jamais pu vivre 73 ans si le hasard l’avait fait naître chez les sauvages.

  2. Didier BARTHES

    Les médias se jettent sur toutes les épidémies pour nous faire peur.
    Les Etats, les laboratoires pharmaceutiques et malheureusement une bonne partie de la population, ne rêvent que de nous mettre de nouveau un torchon sur le nez, de nous enfermer et de nous percer de mille vaccins.
    Globalement nous sommes coupables, notre lâcheté est cause de cet état de fait.

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