les insectes attaquent !

Les insectes, animaux à sang froid, profitent déjà du réchauffement climatique. La sésamie, un papillon dont les larves se nourrissent des tiges et des épis de maïs, était sensible au gel continu et restait cantonnée en conséquence dans le sud de la France. On retrouve désormais la sésamie jusque dans le centre de la France. La pyrale, un autre papillon qui aime beaucoup le maïs, se contentait d’une génération par an. Désormais l’insecte peut effectuer trois cycles dans la saison, ce qu’on appelle multivoltinisme. Ce phénomène se retrouve chez le carpocapse des pommiers qui s’adaptent ainsi aux nouvelles variétés de pommes tardives. Résultat, on est passé en vingt ans de quatre traitements insecticides par an à une douzaine. Autre évolution défavorable aux humains, la prolifération des espèces ! Le nombre d’espèces de pucerons est passé de 169 entre 1978 et 1982 à 211 actuellement. Enfin des espèces exotiques quittent leurs niches d’origine pour migrer ici ou là. De nouveaux insectes amateurs de récolte ont été introduit en France métropolitaine entre l’an 2000 et 2005 au nombre de 41. Un climat plus doux favorise certaines implantations durables. Nous sommes donc en France, mais aussi dans le monde, au début d’une biodiversité hostile à l’espèce humaine. Le virus West Nil, agent pathogène transmis par les moustiques, a atteint les Etats-Unis en 1999. Il sévit maintenant en Argentine…

 

            Homo sapiens ne peut durablement emporter la victoire à coups d’insecticides confrontés à des mutations ou une prolifération des espèces. Il va falloir qu’il lutte sérieusement contre le réchauffement climatique en réduisant drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre, donc en modifiant son mode de vie. Il va falloir qu’il apprenne enfin à cohabiter avec la diversité des espèces. Car de toute façon, c’est la Biosphère qui gagne toujours la guerre depuis des millions d’années ! Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

http://www.biosphere.ouvaton.org/