L’été 2025, des arrêtés sécheresse ont été pris dans près de 95 % des départements et quelque 2 000 communes ont été privées d’eau courante. Comment réagiront les populations qui ne recevront plus d’eau potable à leur robinet ? Pourtant nos politichiens actuellement méprisent les lois de la nature ?
Stéphane Foucart : les textes réglementaires et législatifs adoptés depuis deux à trois ans – ainsi que d’autres en cours d’examen – construisent avec constance, pièce par pièce, les conditions d’une dégradation inéluctable de la disponibilité et de la qualité de l’eau. Le projet de loi d’urgence agricole, de même que la loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, facilitent ainsi l’installation ou l’agrandissement de grands élevages intensifs – dont les effluents dégradent aussi la qualité de l’eau –, ou encore les projets de mégabassines. Les possibilités de recours s’amenuisent et même certaines réunions publiques d’information pourraient être supprimées. Et encore n’est-il ici question que d’agriculture, mais l’avenir sera aussi fait d’une multiplication de projets hydrovores qui ajouteront des tensions sur la ressource : data centers, installations de production énergétique, projets miniers, etc. Tout converge ainsi pour verrouiller une trajectoire catastrophique, et faire de la société civile l’observateur impuissant de la dégradation d’un bien commun irremplaçable. Sur l’eau et sur bien d’autres choses, une part non négligeable de la classe dirigeante se tient ainsi, à une distance respectable des lois de la nature.
La seule chose que cela peut nourrir dans les territoires est la frustration, la colère et, in fine, la tentation de la violence.
Le point de vue des lois de la nature
Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère :
– s’appuyer sur la coopération et la diversité ;
– utiliser les déchets comme matériaux ;
– s’approvisionner localement ;
– ne pas surexploiter les ressources ;
– récolter en permanence des informations et s’y ajuster ;
– optimiser plutôt que maximiser ;
– utiliser l’énergie solaire (à 90 %) avec efficacité ;
– s’interdire les toxiques persistants ;
– rebondir après les chocs.
Comme les humains pratiquent la compétition et la concurrence, la prédation du sol, du sous-sol et des mers, le libre-échange mondialisé, la surexploitation des ressources renouvelables ou non, le non-ajustement à leurs informations (pensez au refus de la carte carbone par exemple), la maximisation du toujours plus, l’utilisation forcenée des énergies fossiles non renouvelables, l’usage généralisé de toxiques persistants… ils ont de fortes chance d’avoir beaucoup de difficultés à rebondir après le prochain choc pétrolier et/ou un effondrement financier.
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Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent (septembre 2014)
extraits : Rien de nouveau malheureusement sous un soleil brûlant, Stépnae Foucart écrivait déjà en septembre 2014 :« Pour une large part du monde politique, les « études scientifiques » ne sont pas tant des outils destinés à mettre en évidence des faits sur lesquels la réglementation doit se fonder que des instruments qui permettent de légitimer une décision prise d’avance. Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter… Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive… »
L’inhumaine loi des hommes contre les lois de la nature (mai 2014)
extraits : Une « loi de la nature » décrit une réalité objective qui ne peut souffrir la moindre exception sauf à détériorer les cycles naturels. Dans une société où la loi humaine se veut plus forte que la loi de la nature, il n’est que temps de revenir à ce qui aurait du rester les fondamentaux de toute culture. Une chronique de Stéphane Foucart insiste sur cet aspect des choses : « Il s’agissait de protéger les propriétaires de la dévaluation de leurs biens côtiers au moyen d’une garantie législative. Aux lois de la nature, il s’agissait donc d’opposer la loi des hommes. Le problème, c’est que les lois de la nature ne paraissent pas aux yeux de la plupart des gens comme quelque chose que nous ne pouvons pas transgresser. Ainsi de la différence des sexes pour procréer ou les idées de géoingénierie contre le réchauffement climatique. »….
la bioéthique contre les lois de la nature (février 2011)
extraits : Où s’arrêtent les lois de la Nature et où commence celle des humains ? Pour les humains contemporains, cela paraît évident. La nature leur est soumise et ils peuvent tout faire sans contrainte externe ; tout se joue dans les délibérations sociales. Ainsi la fécondation in vitro est-elle passée dans les mœurs. Ainsi l’Assemblée nationale autorise-t-elle le transfert d’embryon post-mortem. Ainsi l’homosexualité doit-elle s’afficher sur le lieu de travail, 53 % des homos y faisant déjà part de leur orientation sexuelle*. La nature peut nous rendre stérile, les individualistes contemporains s’en foutent, ils veulent un enfant, même quand ils sont du même sexe, même quand le mari est mort. Qui en profite ? Les marchands. Qui gagne du fric sur le DPI (diagnostic préimplantatoire, pratiqué sur les embryons fécondés in vitro) ou avec le Cecos (Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme humains)….

– « Le point de vue des lois de la nature.
Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère : [etc.] »
N’oublions pas qu’il n’est pas facile de bien parler des lois de la nature. Comme des lois naturelles.
Enfin, moi je trouve. C’est un peu comme parler des lois divines. Des lois de la nature humaine n’en parlons pas. Pour moi il est bien plus facile de parler des lois de l’économie. Tout simplement (connement) parce l’économie n’est pas une science, elle n’en a que le nom. Et que c’est pareil de ses fumeuses lois. Quant aux lois de la biosphère… comment pourraient-elles autres que les lois de la nature ? Qu’elles sont-elles, combien y en a t-il ? Alors là ON pourrait en discuter longtemps.
En tous cas ON se comprend. 😉
– « Le chroniqueur de la page Planète du MONDE*, Stéphane Foucart, s’appuie non seulement sur les lois de la science, mais aussi sur les lois de la nature. Il démontre que les politiques ne veulent suivre ni les unes, ni les autres. »
(Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent – Biosphère sept 2014)
C’est tellement évident, que les lois de la nature s’imposent. Tellement évident, aussi, que l’écologie (connaissance, science) prime sur l’économie (gestion). Là dessus j’en ai rempli des pages et des pages. Comment pourrait-ON gérer correctement quelque chose, ici la Maison, sans en connaître son fonctionnement, ses lois ?
Et tellement évident, encore, que les politiques (politicards) n’en ont rien à foutre ! (à suivre)
(suite) La Preuve… en connaissez-vous beaucoup qui font l’effort de se documenter, d’écouter, sérieusement bien sûr, bref d’apprendre ces dites lois de la nature ? L’entropie, par exemple, combien sont-ils (elles) à pouvoir en parler ? Sérieusement bien sûr. Seulement les dits citoyens ne valent guère mieux, et ce sont eux qui élisent les dits gouvernants, les dits responsables, qui gèrent la Maison sans savoir, et qui n’en ont rien à foutre. Et finalement ON a les politiques, les chefs, les élites, les intellos etc. etc. qu’ON mérite !
Mais heureusement… ON a celle qui sait tout. La seule, qui pourrait encore nous sauver. L’IA (ChatGpt) … à laquelle j’ai soumis cette réflexion :
– « L’écologie (connaissance, science) prime t-elle sur l’économie (gestion) ? Si oui, ne vaut-il pas mieux abandonner l’économie ? Du moins cette économie qui se focalise sur la compétition, le progrès, la croissance etc. »
Je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même ce qu’Elle en «pense».
Encore là un très bon article de Stéphane Foucart, qui s’applique à nous montrer toute l’ampleur du Problème. Celui de l’eau bien sûr, et donc l’agriculture intensive, les mégabassines etc.
Et encore n’est-il ici question que d’agriculture (sic). Les data-centers etc.
Et comme tout est lié, et que tout converge dans la même direction (la Catastrophe), sur l’eau et sur bien d’autres choses (sic),
– « La seule chose que cela peut nourrir dans les territoires est la frustration, la colère et, in fine, la tentation de la violence. »
Ce qui rejoint ce qu’a écrit Michel Sourrouille (Biosphère) hier au sujet de TotalEnergies :
– « Cela donne peut-être envie d’attenter aux biens qui nuisent à notre avenir… »
Si encore tout ça ne faisait que nourrir la frustration, la colère et in fine la tentation de la violence… alors peut-être… que cela nous donnerait une petite envie… d’espérer.
Et donc de résister, de nous battre etc. (à suivre)
(suite) Seulement je crains que ce soit, plutôt, la Résignation et la Collaboration qui triomphent. D’autant plus que ça fait longtemps qu’ON nous chante la Compétition, le Libéralisme, la Fin de l’Histoire, TINA et patati et patata. Ce qui fait que les esprits, les imaginaires aussi, sont salement ramollis. Rajoutons à la mollesse une bonne grosse couche de fatigue et de trouille, et bonjour la résignation. En haut, en bas, à gauche à droite, au centre n’en parlons pas, c’est de tous les côtés qu’ON est à côté de la plaque. De plus en plus à la ramasse. La Résignation, la Capitulation, et la Collaboration. Le cercle vicieux.
(à suivre)
(suite) Où sont les intellectuels… les utopistes, les utopies, les projets de société ? Quelque chose qui tienne vraiment la route, évidemment, et non pas des conneries !
Cherchez bien… et vous verrez que les seules choses qu’ON soit foutu d’imaginer, et donc de (nous) vendre, ce sont des maisons, des villes et des bagnoles propres et intelligentes. Et puis des vélos, des avions, des entreprises, et même des guerres à cette image. Un monde connecté («intelligent») et climatisé, avec toujours plus de gadgets et d’innovations pour nous assister, de tous les côtés, nous protéger, nous assurer et nous rassurer, nous faciliter la vie quoi. Et nous distraire aussi. Des jeux du Cirque toujours plus spectaculaires et durables. Et tout ça pour nous permettre de nous… «adapter».
N’importe quoi !
Et les cons sots mateurs ramollis achètent (votent etc.). Qu’est-ce qu’ils sont cons !
Trois députés, instrumentalisés par le lobby des soins palliatifs, Lisa Belluco, Stéphane Peu et Dominique Potier :
« Les sources philosophiques humanistes ne manquent pas pour justifier à gauche le refus de la loi dite d’« aide à mourir »… Qu’elles mobilisent le respect du vivant, nos interdépendances sociales ou encore l’interdit de donner la mort comme acte fondateur de notre civilisation, les arguments sont nombreux pour résister à ce qui s’apparente à une fiction libérale… Les soins palliatifs, refusant à la fois l’acharnement thérapeutique et des pratiques euthanasiques qui ne disaient pas leur nom, se révèlent être une des plus belles épopées sociétales du siècle dernier. »
Rien sur la liberté individuelle, et des références rances : l’IVG et l’armée donne autorisation de donner la mort, respecter le vivant c’est écouter des personnes qui n’en peuvent plus de vivre ! Cette tribune transpartisane est en fait partisane.
Tout est lié certes… mais là je pense qu’ON s’éloigne quand même un peu du sujet.