les tenants de l’aveuglement climatique

Prenons l’exemple de la controverse climatique. Alors qu’on ne répertorie aucune contestation directe de l’origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques à comité de lecture, on constate sur la même période que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques. Ce décalage s’explique par la volonté des médias de flatter le goût du spectacle, ainsi que par la façon simpliste (pour ou contre) de traiter des sujets complexes. En conséquence les représentations sociales de l’effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

Parce que nous créons les moyens de l’appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Bref résumé d’un texte de Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur (Le Monde du 3-4 avril 2011, Le  genre humain, menacé)

NB : nous sommes heureux de voir que LeMonde-papier se fait l’écho des thèses que nous défendons sur ce blog, par exemple

Allègre n’aura jamais tort !?

Non à l’ultralibéralisme sceptique

Journalisme complice du climato-scepticisme

Partagez ...

6 réflexions sur “les tenants de l’aveuglement climatique”

  1. L’aveuglement climatique n’est pas dans le sens que vous indiquez !
    Ce serait plutôt l’inverse

  2. Ma spécialité en recherche touche justement à l’évolution des climats
    Je suis épouvanté par les dérives actuelles (même et surtout chez de jeunes chercheurs) où les croyances et les idéologies prennent le pas sur la démarche scientifique

  3. ECOLO est bien péremptoire et se garde bien de citer ses propres sources ! Donnons les nôtres :
    La première analyse des études scientifiques est l’œuvre de l’historienne des sciences Naomi Oreskes. Celle sur le traitement médiatique est faite par le politologue Jules Boykoff.

    Quant à l’allusion à Rocard, nous ne faisons que citer les auteur du texte que nous avons résumé : « texte de Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur (Le Monde du 3-4 avril 2011, Le genre humain, menacé) ». Les attaques contre le personnes et non le raisonnement sur des idées démontre une certains incapacité à faire avancer le débat vers une convivialité ECOLO…

  4. l’auteur a tout faux dès la première phrase, ce qui montre qu’il est bien peu au courant des publications. Il y a au contraire de nombreuses publications dans des revues internationales à fort « impact factor » qui apportent un tout autre son de cloche. Il fait de la désinformation outrancière.
    Son allusion à Michel Rocard en dit long également. Michel Rocard est un homme politique que j’estime beaucoup, mais lorsqu’il sort de ses compétences cela devient grotesque. Certes son père était un physicien réputé, mais il ne semble pas avoir hérité de ses qualités scientifiques.

Les commentaires sont fermés.