Jusqu’où ira Donald Trump ? C’est la question que chacun est en droit de se poser après l’attaque spectaculaire menée au Venezuela et l’enlèvement de son dirigeant, Nicolas Maduro. En affirmant sa volonté de profiter des quelque 30 milliards de barils de réserve d’or noir du Venezuela, Donald Trump assume de mettre la superpuissance militaire américaine au service de son idéologie « L’Amérique d’abord ». Ce pays, qui s’est fondé sur le génocide des autochtones et la spoliation des terres et des ressources revient à ses fondamentaux.
Le président Donald Trump piétine un droit international déjà bien mal en point, ainsi que le rôle constitutionnel du Congrès américain et tout ce que les Etats-Unis comptent comme alliés. Rien ne permet d’affirmer que le milliardaire s’arrêtera là. Au contrôle d’un Etat souverain revendiqué par les Etats-Unis s’ajoutent désormais les menaces plus ou moins explicites visant l’Iran, la Colombie et Cuba, sans compter les velléités d’annexion du Groenland, territoire appartenant au Danemark, pays membre de l’OTAN. Aucun président américain n’a jamais déployé autant d’énergie pour affaiblir l’influence des États-Unis dans le monde en croyant le contraire.
Nous relatons les errements de Donald Trump et ses conséquences depuis ce début d’année 2026 en tenant à jour cette chronique.
3 janvier 2026. Donald Trump fait bombarder le Venezuela. Dans la foulée Donald Trump déclare dans un message publié sur son réseau, Truth Social : « Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant (Nicolas Maduro), qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays ».
– Le vice-président américain, J. D. Vance, explique que « le président [Donald Trump] a proposé à plusieurs reprises des voies de sortie, mais il a été très clair tout au long de ce processus : le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux Etats-Unis.
– Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva : « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président franchissent une ligne inacceptable. Attaquer des pays, en violation flagrante du droit international, est le premier pas vers un monde de violence, de chaos et d’instabilité, où la loi du plus fort l’emporte sur le multilatéralisme. »
– Jean-Noël Barrot, ministre français des affaires étrangères, a dénoncé « une atteinte grave à [la] dignité et [au] droit à l’autodétermination » du peuple vénézuélien, « la France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».
3 janvier 2026. Trump s’exprime publiquement à 17h42 heure française :
« A ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela, un assaut comme on en n’avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale pour confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolas Maduro. Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre s’empare du Venezuela qui ne souhaiterait pas le bien du peuple vénézuélien. Nous allons faire intervenir nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, qui vont investir des milliards de dollars pour réparer les infrastructures gravement endommagées, partager les ressources pétrolières et commencer à générer des revenus pour le pays »
– Le mot pétrole a été prononcé pas moins de 20 fois lors de la conférence de presse de Donald. « Nous allons leur vendre le pétrole » a-t-il asséné, dans une formule qui montre qu’il considère désormais les réserves en hydrocarbure à l’étranger comme les siennes. Que les Etats-Unis aient été mis dehors lors de la nationalisation par Hugo Chavez des réserves pétrolières n’est pas un vol, mais le droit absolu d’un État souverain.
– Dans les premières prises de parole, les officiels américains ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une intervention ciblée contre un individu (Nicolas Maduro) soupçonné de trafic de drogue, menée par des officiers judiciaires protégés par les forces spéciales de l’armée, et non d’une intervention militaire contre le dirigeant d’un autre pays, ce qui reviendrait à une déclaration de guerre. Aux Etats-Unis, le pouvoir de déclarer une guerre revient au Congrès, qui n’a pas été consulté en la matière.
– Ce qui vient d’être commis est du même acabit que l’attaque de l’Ukraine par Poutine, un acte contraire au droit international. Avec le non respect de la Charte des Nations Unies par deux pays qui sont membres du Conseil de Sécurité, les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. Ceci montre que l’extrême droite nationaliste au pouvoir c’est toujours la trahison des idéaux. Trump, Poutine appartiennent à la catégorie des dictateurs fauteurs de guerre, fouteurs de merde et maîtres en pillage.
– L’opération militaire coup de poing est certes une réussite, les soldats font la seule chose qu’ils savent faire, obéir et frapper. Mais gérer un pays de 28,5 millions d’habitant est une autre paire de manche. Des troupes américaines au sol vont être considérés comme des envahisseurs. Une élection au Venezuela sous contrôle américain est une gageure. Une telle méconnaissance des réalités d’un pays riche en pétrole mais socialement et économiquement à la dérive est ahurissante. Cela montre que Trump ne prend pas conseil auprès de personne compétentes au niveau géopolitique.
3 janvier 2026. « Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », a déclaré Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les Etats-Unis comptaient désormais gouverner le Venezuela. Avant de poursuivre : « Le Venezuela va être géré avec beaucoup de discernement et d’équité. Et ça va rapporter beaucoup d’argent. On va donner de l’argent aux gens, on va rembourser ceux qui ont été lésés. On va prendre soin de tout le monde. On ne pouvait pas les laisser faire. Vous savez, ils ont volé notre pétrole. On a construit toute cette industrie là-bas, et ils nous l’ont prise comme si on n’était rien. »
– La Charte des Nations unies, qui forge les relations entre Etats depuis quatre-vingts ans, demande à ses membres (193 aujourd’hui) dans leurs relations internationales. » de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat ». La charte prévoit des exceptions : pour être légale, une intervention doit être validée par le Conseil de sécurité des Nations unies ou doit relever de la légitime défense. Ce qui, dans la situation présente, n’est pas le cas. La procédure pénale enclenchée aux Etats-Unis contre M. Maduro pour justifier l’intervention ne confère aucun titre juridique autorisant l’exercice d’une contrainte armée sur le territoire d’un Etat souverain.
– Déclaration conjointe de l’Espagne, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique et de l’Uruguay concernant les événements au Venezuela : « Nous exprimons notre préoccupation face à toute tentative de contrôle, d’administration ou d’appropriation extérieure par un gouvernement de ressources naturelles ou stratégiques, qui est incompatible avec le droit international et menace la stabilité politique, économique et sociale de la région. »
– Les Etats-Unis risquent de se retrouver avec une situation locale compliquée à gérer, dans un pays où la Chine et la Russie ont des intérêts.
– Trump vient de légitimer l’envahissement prochain de Taïwan par la Chine. En une seule année, et même s’il perd les midterms (élections de mi-mandat), il aura semé les graines de conflits majeurs à travers le monde. Ce personnage est le chaos incarné. Vraiment, ce n’est pas un cadeau que les Américains se sont faits et ont fait au monde…
– Donald Trump est déjà bien embêté pour déterminer qui devrait avoir le pouvoir au Venezuela. Il a rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuélienne et Prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado. Il a affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis. Celle-ci a cependant déclaré dans la soirée que Nicolas Maduro était « l’unique président du Venezuela ».
On souhaite à Trump bien des mésaventures pour diriger à distance un pays ingouvernable où les yankees ne sont pas les bienvenus. « Yankees go home » va bientôt être sur toutes les lèvres en Amérique du Sud.
– L’une des mesures entérinées dès le 3 janvier 2026 par le régime vénézuélien a été la déclaration d’un décret d’estado de conmocion exterior, sorte d’état d’urgence qui octroie des pouvoirs élargis au chef de l’État face à la menace d’une « agression de l’empire américain ». Il ordonne notamment la recherche et l’arrestation de « toute personne impliquée dans la promotion ou l’attaque de l’armée des Etats-Unis ».
– En 2003, les États-Unis de George W. Bush avaient envahi l’Irak sans mandat international mais après le vote d’une autorisation d’usage de la force par les élus du Congrès. Ce précédent rappelle ce que peuvent provoquer des interventions brutales, dépourvues de légitimité internationale, dans des pays fragilisés par un pouvoir autoritaire. Il faut être armé d’un solide optimisme pour imaginer qu’une administration à ce point aveuglée par l’idéologie impérialiste et l’esprit de rapine s’est préparée à toutes les éventualités au Venezuela.
– Si le précédent de Caracas fait école, ceux qui veulent trouver des vertus au marteau américain, en négligeant ses périls, regretteront amèrement leur complaisance lorsque leurs propres intérêts seront à leur tour et tout aussi arbitrairement réduits en poussière.
– Donald Trump accuse Nicolas Maduro de diriger le prétendu cartel vénézuélien de Los Soles, mais il a dans le même temps gracié et libéré l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez (2014-2022), pourtant condamné aux Etats-Unis à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue.
– Kamala Harris, l’ancienne candidate démocrate à la présidentielle : « Nous avons déjà vu ce scénario. Des guerres pour un changement de régime ou pour le pétrole, présentées comme des démonstrations de force, se transforment en chaos, et les familles américaines en paient le prix. »
– Malgré une production domestique importante, les USA sont importateurs de pétrole. Le pétrole brut raffiné aux USA provient seulement à 60 % de la production nationale. Pour le reste 25 % vient du Canada, 3 % du Mexique pour 3 % et 12 % du reste du monde. Le rebond de la production grâce au “pétrole de schiste” est majeur, mais n’a pas permis de rendre le pays autosuffisant. Et ce pétrole non conventionnel est beaucoup trop coûteux à extraire pour être rentable.Les Américains consomment actuellement 20 % environ du pétrole mondial à eux tout seuls. Ajoutons que la population américaine de 348 millions d’habitants ne représente que 4,2 % de la population mondiale.
– Réduire la situation vénézuélienne à une opposition morale (« dictature » vs « démocratie ») occulte l’essentiel : la centralité du pétrole dans les rapports de force actuels.
– « Récemment, Trump a avancé un autre prétexte pour justifier son action. Il a écrit sur les réseaux sociaux qu’il souhaitait que le Venezuela restitue “aux Etats-Unis d’Amérique tout le pétrole, les terres et autres biens qu’ils nous ont volés” … C’est un mensonge : le Venezuela a nationalisé ses champs pétrolifères en 1976, mais de nombreux autres pays ont fait de même, notamment l’Arabie saoudite avec la Russie… Cela laisse penser que l’objectif de Trump n’est pas d’apporter la liberté au Venezuela, mais plutôt d’obtenir l’accès à ses réserves de pétrole, les plus importantes au monde. » (Washington Post)
– « Le Venezuela semble être devenu le premier pays victime de cet impérialisme des temps modernes, et cela représente une conception dangereuse et illégale de la place des Etats-Unis dans le monde » (New York Times)
– La question écologique n’est donc pas seulement qui gouverne le Venezuela, mais pourquoi le pétrole reste un levier de domination mondiale. C’est cette dépendance énergétique, et non tel ou tel dirigeant, qui rend ces situations récurrentes. Si l’écologie politique veut être cohérente, elle doit dénoncer la logique d’appropriation des ressources fossiles ; appeler que la sortie des hydrocarbures est aussi une condition de paix durable ; refuser de servir de caution morale à des stratégies énergétiques déguisées.
4 janvier 2026. Donald Trump a réaffirmé, son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »
– Ils sont de plus en plus cinglés. Donald Trump et son équipe « discutent de plusieurs options » pour obtenir le Groenland, « et bien sûr utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition » du président, a déclaré, mardi 6 janvier 2026, sa porte-parole, Karoline Leavitt.Le président américain « a fait savoir clairement qu’acquérir le Groenland était une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis, et c’est vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique », a-t-elle fait savoir.
– La première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »
– Plusieurs membres de la Chambre des représentants, dont certains issus des rangs républicains, ont exprimé leur désaccord face à la prédation d’un territoire associé à l’Union européenne et à l’OTAN, le tout sans l’accord de ses habitants, les Groenlandais.
5 janvier 2026. Après l’opération militaire américaine au Venezuela, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence à New York. En dépit de quelques critiques, le conseil ne s’est pas prononcé clairement sur la légalité ou pas de l’enlèvement du président vénézuélien par Washington, laissant présager qu’après l’invasion de l’Ukraine ou la guerre menée à Gaza par Israël, cet épisode vénézuélien pourrait bien être un troisième clou dans le cercueil du multilatéralisme et du droit international. L’ambassadeur américain, Mike Waltz, a surtout martelé qu’il était « inacceptable que les plus grandes réserves d’énergie du monde continuent d’être sous le contrôle d’adversaires des Etats-Unis ».
– Nous sommes clairement face à une guerre du pétrole où le plus gourmand en énergie fossile, les USA (20 % des la consommation pour 4 % de la population mondiale) en veut toujours plus alors qu’ils sont déjà gros émetteurs de gaz à effet de serre.
– Pour la première fois, un président américain revendique ouvertement le fait d’avoir tenu le Congrès à l’écart, non par nécessité stratégique ou par urgence, mais par mépris, par crainte de « fuites » venant du Capitole. Il y a une ironie tragique à voir Donald Trump se poser en libérateur du Venezuela, alors même qu’il a évincé et humilié son propre Congrès à deux reprises, y compris après l’assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier 2021. Nicolas Maduro, de son côté, a lui aussi méprisé son Parlement, contraignant Juan Guaido, son dernier président légalement élu, à l’exil. Le parallèle est cruel : celui qui se prétend champion de la liberté ailleurs pratique chez lui une concentration des pouvoirs que Montesquieu aurait qualifiée de despotique. Montesquieu avait anticipé ce danger dans De l’esprit des lois (1748) : « Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté. »
– Déclaration de Jeffrey D. Sachs au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’agression étasunienne contre le Venezuela : « La question soumise au Conseil est de savoir si un État membre a le droit, par la force, la coercition ou l’étranglement économique, de déterminer l’avenir politique du Venezuela ou d’exercer un contrôle sur ses affaires. Au cours de l’année écoulée, les États-Unis ont mené des opérations de bombardement dans sept pays, sans autorisation du Conseil de sécurité ni au titre de la légitime défense au sens de la Charte. Parmi les pays visés figuraient l’Iran, l’Irak, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Yémen et, désormais, le Venezuela. Au cours du mois écoulé, le président Trump a proféré des menaces directes contre au moins six États membres de l’ONU, dont la Colombie, le Danemark, l’Iran, le Mexique, le Nigeria et, bien sûr, le Venezuela. …L’anarchie internationale mène à la tragédie… Selon la Charte, l’ONU a été créée « pour préserver les générations futures du fléau de la guerre, qui, à deux reprises au cours de notre vie, a causé d’innombrables souffrances à l’humanité…». (extraits)
6 janvier 2026. Donald Trump, a assuré le que Caracas allait remettre aux Etats-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole » actuellement stockés sur des navires. « Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi »Le gouvernement américain a aussi annoncé le 7 janvier que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien.
7 janvier 2026. Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains ». 31 sont liées à l’ONU, dont la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). En septembre 2025, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait qualifié le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire » et fait l’éloge du charbon « propre et magnifique ».
– Washington poursuit ainsi son désengagement de la coopération mondiale sur le climat. « L’administration Trump a jugé ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation », a déclaré le département d’État.
– Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a accusé les organisations visées de promouvoir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour “l’égalité de genre” et l’orthodoxie climatique ».

Révélatrice était la déclaration de Trump en janvier 2017 lors de son premier discours d’investiture : « Toutes les nations ont le droit de faire passer leurs propres intérêts en premier. »
Trump a récemment accordé une interview au New York Times, on lui a demandé : « Voyez-vous des freins à votre pouvoir sur la scène mondiale ? Y a-t-il quelque chose qui pourrait vous arrêter ? » Trump a répondu : « Oui, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter, et c’est très bien ainsi. » Un journaliste : « Pas le droit international ? » Et Trump de rétorquer : « Je n’ai pas besoin du droit international. »
Lorsqu’on lui a demandé si son administration devait respecter le droit international, Trump a répondu par l’affirmative, mais avec une réserve : « Cela dépend de votre définition du droit international. »
Deux jours après les frappes militaires américaines contre le Venezuela, on a demandé au chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, si les Etats-Unis dirigeaient le Venezuela. Sa réponse est caractéristique :
« Vous pouvez parler autant que vous voulez des bonnes manières internationales et de tout le reste, mais nous vivons dans un monde… gouverné par la force, gouverné par la puissance. Ce sont les lois d’airain du monde depuis la nuit des temps… Nous sommes aux commandes parce que nos forces armées sont stationnées à l’extérieur du pays»
Tous ces commentaires me semblent quand même faire l’impasse sur une nécessaire pensée pour les millions de Vénézuéliens qui ont dû quitter leur pays, ruiné et « dictatorisé » par Maduro. Cela me semblerait le minimum, mais il est vrai qu’aux yeux de la pensée de gauche, le peuple on le met dans les slogans mais on se préoccupe bien peu de son sort, surtout si la dictature qui l’opprime est colorée du bon côté.
Si ce n’est que ça… et si ça peut vous consoler, Monsieur Barthès… mais si ON y pense, aussi, à tous ces malheureux qui doivent quitter leur pays. Cher pays de leur enfance ! Ces millions et millions de Vénézuéliens, d’Haïtiens, de Mexicains, d’Ukrainiens, de Maliens et j’en passe.
– L’exode haïtien vers le Mexique : 44 239 demandes d’asile ont été déposées
(lequotidien509.com 06/01/2026 )
– Au Mexique, une loterie nationale pour aider les migrants mexicains aux Etats-Unis
(rfi.fr 28/07/2025)
– REPORTAGE. À Mexico, les « expulsés de Trump » reconstruisent leur vie loin des Etats-Unis
(ouest-france.fr 06/01/2026
– Au Mali, l’exode silencieux des habitants de Léré, étranglés par le blocus jihadiste
(france24.com 10/11/2025)
Justement, le blocus, l’embargo… quand il s’agit de parler de ça, là encore vous manquez cruellement d’inspiration, Monsieur Barthès.
Et vous préférez donc faire l’impasse. Comme je vous comprends !
Si ON sait qui étrangle les habitants de Léré (au Mali)… qui sont ceux qui, en fin de compte, auront le plus étranglé les Vénézueliens, et les Cubains ?
Et les étrangler POURQUOI, au juste ? Pour les forcer à fuir, peut-être ?
– Comment Cuba résiste à plus de 60 ans d’embargo américain (AFP 07/01/2026)
Mais bon, laissez plutôt tomber ça, va. Parce que si ON va par-là ON n’avance pas !
– « Ce dispositif [l’envoi, lancé dans les années 1960, de missions médicales dans de nombreux pays étrangers] est cependant soumis à des pressions de Washington qui le considère comme du travail forcé. En 2025, selon les autorités cubaines, 24 000 professionnels de santé étaient déployés dans 56 pays. » (Comment Cuba résiste à plus de 60 ans d’embargo américain – AFP 07/01/2026)
L’arrestation de Maduro… au nom de la guerre contre les narcotrafiquants ? Et la guerre contre le travail forcé (l’esclavagisme), alors ? Et encore heureux que Cuba ne soit plus le premier exportateur mondial de sucre ! (Parti d’en rire 9 janvier 2026 à 19:17)
– La véritable histoire des sanctions économiques des États-Unis contre Cuba
(humanite.fr 30 octobre 2025)
Allez va, Monsieur Barthès, dites-nous plutôt que vous ne souhaitez surtout pas que l’expérience cubaine réussisse.
– « Pour rappel, les États-Unis ont saisi dans l’Atlantique Nord le « Bella 1 », un pétrolier lié à la Russie après l’avoir poursuivi pendant plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien. […] De son côté, Moscou a, pour le moment, dénoncé une atteinte au droit international, rappelant qu’« aucun État n’a le droit d’employer la force […] »
Plutôt amusant… le rappel de Moscou. Sauf que ce côté là il y a aussi de gros cinglés.
– Un député russe propose de couler « à la torpille » des bateaux américains en réponse à la saisie du pétrolier « Bella 1 » (msn.com)
En fait, LA Question que chacun est en droit de se poser est plutôt celle-là : Jusqu’où iront tous ces cinglés ? Et finalement, par simple curiosité…. qui sera le plus cinglé ?
– « un concept inédit où il faut gagner pour sortir » (Wikipédia : Qui sera le plus nul ?)
Le Sénat américain vient de voter une résolution pour limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump concernant le Venezuela. Cette décision, adoptée de manière bipartisane, inclut le soutien de cinq sénateurs républicains, ce qui constitue un camouflet pour le président américain.
Objectif de la résolution : Bloquer toute nouvelle action militaire au Venezuela sans l’accord explicite du Congrès. Éviter une escalade militaire prolongée.
Prochaines étapes : Le texte doit encore être soumis au vote final au Sénat la semaine prochaine.
Le président a vivement critiqué les sénateurs républicains frondeurs, déclarant qu’ils ne devraient plus jamais être élus.
– Climat : Trump s’enfonce dans le déni et ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales (msn.com)
Le Climat attend avec impatience que le Cinglé décrète son retrait définitif de la Scène internationale.
– « En attendant, le président s’est emporté contre la « stupidité » des cinq sénateurs républicains, qui selon lui « ne devraient plus jamais être élus ». » (Trump éructe contre les frondeurs républicains qui lui infligent un camouflet sur le Venezuela -msn.com)
C’est vrai que les stupides ne devraient jamais plus être réélus.
– « Sur les réseaux sociaux, l’appel au boycott de sa musique a été immédiat. » (Nicki Minaj boycottée par ses fans pour son soutien à Donald Trump – msn.com)
De toute façon le rap ça pue et ça rend con !
– Washington « déclare la guerre » aux aliments ultratransformés
(lapresse.ca/international/etats-unis/2026-01-07)
Comme quoi le Cinglé peut mener aussi quelques guerres justes. Ses fans écolos seront sûrement ravis
Brésil, 39 millions de tonnes par an !
Moi, je serais Lula… je ferais de l’huile. Oh mon dieu non pas de l’huile !
En tous cas j’aurais trop peur que le Cinglé vienne me kidnapper, moi et ma douce Janja. Ben oui, tout le monde le sait que le sucre c’est de la drogue.
– « Il n’y a pas pour moi de scénario où les États-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise, cela n’existe pas »
(Emmanuel Macron fait-il preuve de naïveté sur Trump et le Groenland ? huffingtonpost.fr)
Encore un qui n’y croit pas. Et qui, en attendant, de voir… reste les bras croisés.
Que voulez-vous, ON ne peut pas attendre plus d’un bookmaker.
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.
Je ne sais pas vous, mais moi ce cinglé il m’inspire. Pas que celui-là d’ailleurs.
Et je trouve un peu dommage de ne pas pouvoir rigoler avec quelques-uns de ses fans.
Écolos comme ils se doivent, bien entendu, et qui semblent avoir disparu des radars.
Oui c’est dommage, parce que plus ON est de fous plus ON rit, tout connement.
Rire pour réfléchir, bien évidemment ! En tous cas sans eux, moi je suis triste. 😥
Justement cet article, un de plus, pourrait expliquer leur manque d’inspiration :
– Le RN dans l’embarras par rapport à Donald Trump après la capture de Nicolas Maduro
(bfmtv.com)
Maintenant je ne suis pas trop inquiet non plus, je me dis qu’ils reviendront.
En attendant, je leur dis que ce n’est qu’un mauvais moment à passer.
Et que ce ne sera d’ailleurs pas, pour eux, la première fois :
– Le Rassemblement national embarrassé par le populisme version Donald Trump (le MONDE 13 avril 2025)
Qu’ils se rassurent, une info chasse l’autre. Et quand la tempête sera passée… ils pourront à nouveau revenir, pépères, chez Biosphère.
Pour bouffer du gauchiste, du wokiste, de la bécasse et j’en passe.
Et puis ne riez pas, ce n’est pas de ma faute à moi si le Cinglé ne génère que du grand n’importe quoi !
– « Les cons ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît » (Michel Audiard)
Et ça vaut évidemment pour les cinglés, les tarés et autres malades du même genre.
Et c’est donc tous les jours que le nôtre en rajoute, toujours plus.
– L’extractiviste Trump veut le pétrole de Maduro (Biosphère 4 janv 2026)
Ce jour à 18:11, au sujet de celui-là et d’un autre de ses potes, je (Désespérant) disais :
– « D’ailleurs ON se demande ce qu’ils peuvent avoir en commun, ces deux grands malades.
Pas le communisme quand même, si ? Quoique… aujourd’hui ON peut s’attendre à tout.
Et à n’importe quoi ! »
Et bien sûr je disais ça pour rire. Autrement dit je ne croyais pas si bien dire. Parce qu’hier ce n’est ni plus ni moins qu’au Capitalisme et son monde du Pognon que notre Cinglé à oser s’attaquer.
– Bourse : Donald Trump veut interdire aux entreprises de la défense de verser des dividendes aux actionnaires (boursorama.com 07/01/2026)
Enfin, quand je dis qu’il s’attaque au Capitalisme… c’est juste un peu plus compliqué que ça. Autrement dit, peut-être pas aussi simplet que ça. 🙂
– Pourquoi le trumpisme est l’ennemi numéro 1 du libéralisme économique
( L’Express 03/03/2025 )
Des capitalismes… là encore, il y en a de toutes sortes.
Le «bon» vieux Capitalisme à Grand-Papa, dit aussi Paternaliste, ça c’est fini depuis longtemps. ON a aussi le Capitalisme d’Etat, le Monopoliste, le Populaire, le Débridé, et j’en passe.
Trump c’est encore autre chose. Et j’en ai déjà parlé :
– Le trumpisme ou l’avènement d’un capitalisme néoféodal
(alternatives-economiques.fr 17 avril 2025)
– « Prenez toutes les formes de régime politique que vous connaissez, mélangez et tirez-en deux au sort : vous obtiendrez à coup sûr une tentative de définition du trumpisme. […] Mais la version américaine de l’illibéralisme, par son alliance avec les magnats de la Silicon Valley, tire-t-elle plutôt vers le techno-libertarisme d’un Elon Musk ou vers un nationalisme chrétien d’inspiration réactionnaire, incarné par J. D. Vance ? […] A moins qu’avec sa volonté de destruction du gouvernement, ses privatisations, son hostilité au pouvoir fédéral, il ne se rapproche du courant anarcho-capitaliste du libertarianisme ? » (Le trumpisme, cette politique qui échappe à tout concept précis – Le MONDE 07 août 2025)
Mon dieu quel bordel !!! Si le but du Cinglé est de nous prouver que l’anarchie n’est rien d’autre que le bordel… eh ben il est fort !
– « Jusqu’où ira Donald Trump ? »
Eh oui, tout le problème est là.
En attendant, de voir… ON peut toujours poser la question à ChatGpt.
Il y a aussi Yiaho et DeepSeek Chat, qui sont beaucoup plus intelligents. Toutefois je vous conseillerais plutôt Perplexity, dont la qualité est… exceptionnelle ! En tous cas c’est ce qu’ON raconte. Sauf que j’imagine déjà la réponse. Mon dieu que c’est con une IA !
Alors je pense que le mieux est encore de demander ça à Madame Irma. Madame Soleil n’est pas mal non plus. Mais le TOP, de mon point de vue, pas besoin d’aller le chercher bien loin.
Nous l’avons justement sur ce blog. En plus celui-là connaît super bien Donald le Cinglé, aussi bien que Vlad le Taré, même qu’ils sont super potes. Qui se ressemble s’assemble.
Sauf que depuis quelques jours notre extralucide Champion semble avoir disparu…
Jusqu’où ira Donald Trump ?
Réponse Perplexity : Donald Trump multiplie aujourd’hui les démonstrations de puissance extérieure mais se heurte déjà à des contraintes fortes, au Congrès comme auprès de ses alliés.
Il vise désormais le Groenland, qu’il présente comme une « priorité de sécurité nationale ». Ses menaces ont provoqué un front de refus : Copenhague, soutenu par plusieurs pays européens et par l’OTAN, affirme que le Groenland « doit rester » sous souveraineté danoise et qu’une attaque américaine remettrait en cause l’alliance.
À l’intérieur, le Congrès a encadré plusieurs de ses projets (comme le retrait de troupes d’Europe), signe que ses marges de manœuvre ne sont pas illimitées.
Autrement dit, sa stratégie « America first » connaît une nouvelle radicalisation, mais elle se heurtera à la résistance des institutions américaines, de ses partenaires européens et du cadre de l’OTAN, qui peuvent freiner ou bloquer ses projets les plus extrêmes.
Merci Biosphère pour cette info, si ON peut appeler ça une info… 😉
Que ses marges de manœuvre ne soient pas illimitées… ça me semble évident.
Tout a des limites, sauf peut-être l’Univers…. comme disait Einstein.
Seulement ça ne répond pas à notre question. Et finalement c’est bien ce que je (parti d’en rire) disais, l’IA reste infoutue de nous dire jusqu’où peut aller ce cinglé.