l’uranium non renouvelable !

Le porte-parole du parti travailliste australien pour l’environnement dixit : « Le nucléaire n’est pas une option envisageable en Australie, c’est une industrie sale et dangereuse ».  Il prévoit des émeutes si le gouvernement applique les conclusions d’un groupe de scientifiques et d’économistes qui envisagent la construction de 25 réacteurs d’ici à 2050 afin de produire un tiers de l’électricité du pays. Selon ce rapport, il faudrait répondre au doublement, prévu d’ici à 2050, de la demande d’électricité, tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre dont le premier responsable est le secteur de la production d’électricité à partir de centrales au charbon.

Le ministre fédéral de l’environnement (libéral) rétorque qu’il faut « abandonner toute idéologie » face à la question du nucléaire. Il est vrai que l’Australie possède la matière première, le pays assure 23 % de la production mondial d’uranium et son sous-sol recèle 38 % des réserves connues. Mais les politiques et les scientifiques se gardent bien de préciser les lieux de stockage des futurs déchets radioactifs.

Cette connivence entre scientifiques et politiques inquiète la Biosphère. Pourquoi augmenter les émissions radioactives alors qu’il suffirait à l’humanité de vivre avec une électricité d’origine renouvelable, ce qui n’est pas le cas avec l’uranium…

 Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

http://biosphere.ouvaton.org/

 

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3 réflexions sur “l’uranium non renouvelable !”

  1. Enfin, un autre article trouvé sur le même site : L’uranium des phosphates nous indique que
     » moins de 4.000 tonnes d’uranium pourraient être extraites des phosphates chaque année dans le monde, à comparer à une consommation d’uranium de 65.000 tonnes en 2005.

    L’uranium se trouve en très faible quantité dans les phosphates. La teneur varie de 50 à 200 ppm (parties par million), avec une teneur moyenne de 100 ppm soit cent tonnes d’uranium pour un million de tonnes de minerai de phosphate.

    Ce taux est trop faible pour donner lieu à une exploitation directe de l’uranium des phosphates. L’uranium peut seulement être un produit associé et secondaire (co-produit) issu du traitement des phosphates lors de la production de l’acide phosphorique (H3PO4). « 

  2. Un autre article ( Enrichir l’uranium ) aborde un volet complémentaire de la question, celui de l’enrichissement de l’uranium.

    Des tableaux de calcul montrent la relation qui existe entre le niveau de l’enrichissement et la quantité d’uranium naturel nécessaire.

    Sans oublier que l’enrichissement de l’uranium en isotope U235 permet une utilisation civile ou militaire selon la teneur en uranium enrichi : de 3,2 à 4 % pour les réacteurs nucléaires et de 90 à 95 % pour les bombes nucléaires.

  3. La production annuelle d’uranium est limitée par de nombreux facteurs et seule une partie des réserves annoncées pourra être exploitée. La production d’uranium entrera en déclin vers 2025, entraînant le déclin de la production d’énergie nucléaire. Aucune autre technologie nucléaire ne sera utilisée, pour des raisons techniques et économiques.

    Cet article : Réserves et production d’uranium donne des précisions chiffrées sur les réserves et sur la production d’uranium dans le monde.

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