Michel SOURROUILLE : Arrêtons de faire des gosses

Autant le livre d’Eve Libera, « Arrêtez de faire des gosses », relève d’une conception très égoïste, « un môme c’est encombrant », autant le livre de Michel Sourrouille qui vient de sortir en librairie , « Arrêtons de faire des gosses ! Comment la surpopulation nous mène à notre perte » démontre qu’il faut devenir malthusien car il en va de notre salut collectif. Déjà coordinateur en 2014 du livre collectif « Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie)», l’auteur fait à la fois une synthèse des oppositions au malthusianisme et de la montée en puissance de l’idée de surpopulation. Un monde trop peuplé d’humains devient une réalité incontournable à l’heure de l’épuisement des ressources et de la chute de la biodiversité. Voici le sommaire du livre :

PRÉFACE de Didier Barthès, porte-parole de l’association Démographie Responsable

INTRODUCTION : d’une inquiétude personnelle à la nécessité de la faire partager

LE CONSTAT DE SURPOPULATION… 23

Famine… 24 – Guerres…27 – Épidémies… 30 – Surpopulation et surconsommation… 34 – Surpopulation et surexploitation des ressources…37 – Surpopulation et extinction des espèces… 40 – Surpopulation et réchauffement climatique… 43 – Surpopulation française… 45

L’ART DE SE POSER DES QUESTIONS ET D’Y RÉPONDRE… 48

Questions globales… 49 – Population et écologie… 49 – Population humaine et biodiversité…53 – Population et éthique…56 – Questions liées à l’accroissement naturel… 6 1- Population et développement… 62 – Population et vieillissement…65

MALTHUS, UN LANCEUR D’ALERTE EN 1798… 67

Les idées de MALTHUS…. 68 – Le rejet du message malthusien… 71 — Le point de vue de Paul Ariès : « évitons Malthus »…72 — Le point de vue de François Jarrige : « oublions Malthus »…74 – Le point de vue de Serge Latouche : « Malthus, c’est secondaire »…78 – La difficulté politique de concrétiser le malthusianisme

LA QUESTION DEMOGRAPHIQUE, UN TABOU…83

– L’échec des conférences internationales sur la démographie…86 – – La position de l’Église catholique… 90 – – Les anti-malthusiens de gauche… 95

LA QUESTION DÉMOGRAPHIQUE DEVIENT INCONTOURNABLE… 99

Le débat historique…101 – Des scientifiques pour une maîtrise de la fécondité humaine…103 – Des politiques qui deviennent malthusiens…104

LES SOLUTIONS À LA SURPOPULATION… 109

L’action individuelle…112

L’action associative…116

– En France, l’association Démographie Responsable…116

– Les associations malthusiennes dans le monde…119

L’action politique…124

Considérations personnelles sur les solutions à donner à la surpopulation…130

Construisons ensemble un nouvel imaginaire…137

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………….146

LEXIQUE………………………………………………………..170

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13 réflexions sur “Michel SOURROUILLE : Arrêtons de faire des gosses”

  1. Les qualificatifs pour qualifier ce sujet ne manquent pas : tabou, sensible, extrêmement délicat, explosif, miné etc.
    En fin de comptes, même si ce problème en est un, à quoi bon vouloir en faire le N°1, ou ne serait-ce qu’un combat, une croisade ? D’autant plus quand on ne croit pas (ou qu’on ne croit plus) en la possibilité de changer les choses. Comme par exemple Paul Gerbrands le fondateur du «club des 10 millions» (de néerlandais) qui lui aussi a publié je ne sais combien de bouquins sur la question. Mais aussi, d’autant plus que la réflexion sur ce sujet n’a pas commencé avec Malthus, et qu’elle n’a pas empêché que nous soyons plus de 7 milliards aujourd’hui. Alors à quoi bon ? N’y a t-il pas plus urgent, plus crédible comme combat à mener, en attendant ?
    En attendant, ceux qui aiment lire peuvent toujours lire cet article de Charlotte Belaïch, sur Libération (29/11/2018) : «Le contrôle des naissances, sujet miné depuis l’Antiquité»

    1. + 1 habitant = +1 consommateur de ressources naturelles et d’espaces qui empiètent sur les zones sauvages
      + 1 million d’habitants = +1 millions de consommateurs de ressources naturelles et d’espaces qui empiètent sur les zones sauvages
      +1 milliard d’habitants = +1 milliards de consommateurs de ressources naturelles et d’espaces qui empiètent sur les zones sauvages

      Donc si, c’est un sujet prioritaire car tout le reste en dépend !

      Dans tous les pays du monde, il y a des mouvements sociaux revendiquant le droit de pouvoir consommer toujours plus. Ça enfle la pression démographique contre les gouvernements, afin que ces derniers cèdent dans leur volonté de consommer toujours plus.

      Alors oui, il ne faut plus que la démographie soit un tabou…

      1. On peut dire aussi que plus il y a de naissances et plus il y a de chances que naisse un nouveau Malthus ou un nouveau Sauveur, on ne sait jamais ! Bon d’accord, on augmente aussi les risques de voir naître de nouveaux Hitler, Pol Pot et Compagnie. En attendant la connerie humaine n’a pas eu besoin d’attendre que nous soyons 8 milliards sur cette Terre pour montrer de quoi elle était capable.
        D’autre part si on observe les mouvements sociaux dans le monde, ce n’est pas la demande de pouvoir consommer toujours plus qui se fait le plus entendre. Mais plutôt une demande de plus de justice, d’égalité, de démocratie, de liberté etc. Mais là encore les raccourcis sont faciles, comme quand on raconte que les Gilets Jaunes sont anti-écolos, qu’ils ne demandent que de pouvoir brûler toujours plus de gazole et patati et patata.

        1. A propos de raccourci, toi aussi tu es un pro pour enrober le fait de vouloir consommer par plus sans l’assumer par égalité ! Qu’entends tu par égalité ? Droit au logement pour tous ? Et ben ça revient à dire qu’il faille détruire des plages pour récupérer le sable pour bâtir des immeubles en béton pour accueillir tous les habitants supplémentaires qui naissent sur cette Terre ! Et si tu as l’hypocrisie de me répondre que non, alors tu ne vas pas me faire croire qu’il s’agit de ne bâtir aucun logement supplémentaire et qu’on va devoir se tasser à 20 ou 30 personnes dans un appartement ou maison au nom de l’égalité ? Si ?

          Quant à la liberté ? C’est quoi le contenu de cette notion que tu voudrais ajouter en France ? Dans notre pays, il y a déjà la liberté de faire n’importe quoi, même un meurtrier ou dealer sera vite remis en liberté. Liberté de consommer plus ? LOL

          1. Mon dieu quelle tambouille ! Quand on compte tous les logements vides en France (résidences secondaires, résidences de vacances etc.) et quand on voit les surfaces dont certains ont «besoin», pourquoi aurions-nous besoin de construire encore plus ?
            Quant à la liberté… et l’égalité, et la fraternité… c’est bien embêtant de ne pas savoir ce que c’est.

  2. notez Michel C qu’il y a livre et livre…
    Ceux qui incitent à réfléchir sont trop rares pour qu’on les dénigre sans apporter de contre-argumentation.
    Nous aimerions donc avoir votre avis sur l’idée ou le constat de surpopulation, validité ou délire de bobomalthusien ?

    1. Pour répondre à votre question, concernant le constat (du nombre) je pense en être au même point que vous : 7,6 milliards à quelque chose près. Ce n’est là que la réalité, je ne peux donc pas dire qu’il s’agit là d’un «délire de bobomalthusien».
      Maintenant j’ai bien compris que vous aimeriez que je vous dise plutôt, si pour moi il y a surpopulation, ou pas. Depuis le temps que je m’exprime sur votre blog, je pensais avoir suffisamment développé mon avis (mon point de vue) sur ce sujet, argumenté etc.
      Déjà vous pouvez constater qu’en ce qui me concerne il n’y a pas de tabou, je peux en discuter. Ce n’est qu’une lapalissade de dire que ce sujet est délicat, explosif, miné etc. Je pose seulement la question de l’intérêt de «jouer» avec le feu. Et là aussi j’aimerais bien avoir des réponses.

      1. Didier BARTHES

        7,8 milliards Michel C, vous êtes en retard ou alors votre point de vue vous a fait supprimé 200 millions d’humains d’un trait de plume.

        1. Oui 7,8 milliards ! Autant pour moi Didier Barthès, j’en étais resté à 7,6 milliards, à quelque chose près. Que voulez-vous, je ne vois pas le temps passer. Si ça peut vous faire plaisir désormais je dirais 8 milliards. Et en attendant, ça change quoi à tout ce que je raconte ? Dois-je écrire un bouquin moi aussi, pour pouvoir espérer des réponses ?

          1. Didier BARTHES

            Ah mais quand même si, en effet, cela ne change rien à votre argumentation sur aujourd’hui, 200 millions c’est autant que toute la population humaine à l’époque de Jules César où l’on peut considérer que l’humanité avait déjà la main mise sur la planète et dominait toutes les autres espèces, ce n’est pas rien.
            Oui nous sommes 40 fois plus, l’humanité non plus ne voit pas le temps passer, 2000 ans c’est un battement de cil pour une espèce et nous avons déjà fait tout ça.
            ps, je crois que la bonne expression c’est « Au temps pour moi »

          2. @ Didier Barthès 19:05 : Certes 200 millions ce n’est pas rien, mais ça ne fait qu’environ 3% de 7,6 ou 7,8 milliards. Veuillez donc pardonner mon «à quelque chose près».
            Pour le «autant pour moi» («au temps pour moi »), j’en suis resté à l’idée que même les spécialistes de la langue française ne sont pas d’accord. Et qu’en attendant, on pouvait l’écrire de ces deux façons. Personnellement j’ai l’habitude de l’écrire ainsi, l’autre ne me plait pas, mais bon. Certes c’est important de ne pas massacrer notre belle langue française, mais il n’y a pas lieu de se battre avec ça non plus.
            PS : Vous avez raison pour le battement de cil. 😉

    2. – «notez Michel C qu’il y a livre et livre…»
      Merci, je ne le savais pas. Justement pour réfléchir, je vous propose le texte d’une conférence de l’écrivain Olivier Rolin qu’on peut lire sur blogs.mediapart.fr 12/04/2011 : «À quoi servent les livres ?»
      Parmi les diverses raisons (bonnes et mauvaises) qui poussent à écrire, Olivier Rolin développe cette idée : «Je crois qu’on écrit (comme, sans doute, on peint, ou peut-être on pratique n’importe quelle forme d’art) parce qu’on est essentiellement, profondément insatisfait. [etc.]»
      Ce qui pourrait expliquer, du moins en partie, ce toujours plus de livres. Après tout comme je dis, à chacun à sa came. Seulement là je pense déjà aux arbres. Ne vaut-il pas mieux alors, se consacrer à la peinture ou à la musique ? 🙂

  3. Et un de plus. Mon dieu tous ces arbres ! Et là encore toujours plus.
    107.000 nouveaux livres publiés en France chaque année … «l’équivalent de 1643 titres pour 1 million d’habitants et de 293 nouveaux livres par jour» (Planetoscope). «356 millions de livres vendus en France en 2017 pour un chiffre d’affaires de 3,97 milliards d’euros.» (Le MONDE 03/2018)
    De plus en plus de bouquins, logiquement il n’y a pas que le Business qui devrait être content. Seulement là aussi faut voir déjà ce qu’on nous vend.
    D’autre part les Français lisent de moins en moins. D’où ce paradoxe : «En 25 ans, deux fois plus de livres publiés mais de moins en moins lus» (BFM BUSINESS 12/2015). D’où la question : «Que tout un chacun puisse publier son livre est-il le stade ultime de la civilisation ?»
    En attendant ma bibliothèque déborde, j’en ai même dans des cartons au grenier, mais c’est promis j’arrête de faire des gosses.

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