Macron décide, notre épargne finance le nucléaire

Les citoyens n’ont jamais été consulté dès la construction des premières centrales nucléaires.

Macron décide de son propre chef de lancer un nouveau chantier pour six réacteurs de type EPR.

Et ce sont les citoyens qui n’ont pas été consultés qui doivent payer la note !

Il nous semble qu’il y a une anomalie quelque part !!!

lemonde.fr : La Caisse des dépôts et consignations (CDC) va contribuer au financement de l’électricité nucléaire, Elle gère fin 2025 406,5 milliards d’euros, soit 60 % de l’épargne du Livret A, du Livret de développement durable et solidaire et du Livret d’épargne populaire. On assure qu’« en aucun cas » la contribution du fonds d’épargne aux futurs chantiers nucléaires ne remettra en question le financement du logement social.

Le point de vue des écologistes vitrifiés

– Le circuit de financement des futurs réacteurs EPR nécessite la création d’une structure ad hoc, un SPV (pour special purpose vehicle), filiale à 100 % d’EDF qui bénéficierait de la garantie de l’État. Ce qui veut dire en clair que les contribuables peuvent être mis à nouveau à contribution puisque l’État c’est nous, on le finance par nos impôts et nos prêts.

– Le programme de prêts au SPV d’EDF pourrait donc être amorcé en 2027, avec, à l’horizon, un rythme de 4 milliards d’euros annuels sur douze ans, précise M. Sichel – soit près des deux tiers de l’estimation du coût total de la construction du programme « EPR2 », à 72,8 milliards d’euros. Ce chiffre ne peut qu’exploser en cours de construction,

– Jamais dans le projet de Macron on n’a envisagé publiquement le coût du démantèlement, la gestion improbable des déchets nucléaires, le risque d’accident ou d’attentats et la solvabilité future de l’État et de ses contribuables.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

L’EPR et l’électronucléaire n’ont aucun avenir (08/12/2012)

Extraits : Au 1er janvier 2010, l’endettement d’EDF s’élevait à 42,5 milliards d’€ (= 280 milliards de F, séquelle du premier programme), pour un résultat brut d’exploitation de 17,5 milliards d’€ », (Nouvel Observateur, 2 juin 2011), soit un taux d’endettement de 243 %, à comparer à celui de la France, égal à « seulement » 90 %, tous deux d’ailleurs à la charge du consommateur et / ou du contribuable. Où trouver le financement d’une deuxième génération électro-nucléaire fondée sur des EPR dont les prix ne cessent de dériver à la hausse…

Nos plus anciens articles… en 2005

24.06.2005 / Quatre pages de supplément inséré dans un quotidien national par une association intitulée alternatives, « parler autrement de l’énergie ». En fait il s’agit d’une publicité initiée par Areva, entreprise qui « propose à ses clients des solutions technologiques pour produire l’énergie nucléaire et acheminer l’électricité ». Sous couvert de s’occuper de l’indépendance énergétique de l’Europe élargie, cette publicité présente ainsi Areva : « AREVA, pour l’accès à l’énergie pour le plus grand nombre » (EDF et ses sbires s’ingénient à laisser croire que l’électricité est un bien essentiel), « AREVA pour la préservation de la planète » (comme on devrait le savoir, l’énergie nucléaire n’émet presque pas d’effet de serre !), « AREVA et sa responsabilité vis-à-vis des générations futures »

La gestion des déchets nucléaires, non résolues à ce jour, sera décidée en 2006 seulement et de toute façon imposée aux générations futures vu la durée de vie de ces déchets) ».

5.07.2005 / Sans avoir commandé de nouveaux réacteurs depuis l’accident de Three Mile Island en 1979, les USA se contentaient de leurs 103 réacteurs (21 % de l’électricité produite), mais ils comptent bientôt se rattraper pour faire de leur pays une « nation plus sûre et moins polluante ». De leur côté les Chinois envisagent 25 à 30 nouvelle centrales d’ici à 2020, l’Inde devrait décupler ses capacités et le Japon (54 centrales) en construit déjà trois supplémentaires. La France (58 réacteurs) poursuit son projet d’EPR, soumis à une enquête d’utilité publique.

La Biosphère crie au scandale, les réserves d’uranium ne couvrent que quelques années de production, le problème des déchets radioactifs ne sont pas réglés en France (ils seront « parlementarisé » en 2006), et surtout tous les pays privilégient encore un mode de développement grand consommateur d’énergie sans s’interroger sur la finalité de la croissance économique !

14.07.2005 / EDF s’engage à produire une énergie aussi performante que pleinement maîtrisée et respectueuse de l’environnement. C’est l’intitulé principal de quatre pages de publicité payées par le lobby nucléaire. On affirme que les centrales nucléaires respectent des sites parmi les plus beaux de France en démontrant que la taille, nécessairement gigantesque des réacteurs, n’exclue pas une insertion harmonieuse dans la nature grâce à des formes spécifiques prenant en compte les deux éléments essentiels que sont le vide et la lumière. La Biosphère se demande comment les humains peuvent encore supporter l’impudence d’EDF, si ce n’est que tout le monde croit maintenant que l’électricité est essentielle, peu importe alors les moyens de l’obtenir.

Comment un lecteur-citoyen qui n’a jamais entendu parler du réseau « Sortir du nucléaire » ou de l’association « Négawatt » peut-il s’y retrouver au milieu de toutes ces informations manipulées par les industriels et les financiers ?

17.10.2005 / La Biosphère constate que sept millions d’éclairages urbains, lampadaires, candélabres et autres boules lumineuses entretiennent un obscur presque clair jusque dans les villages les plus reculés de France. Cette consommation d’énergie atteint six milliards de kilowatts heures, soit 2,5 réacteurs nucléaires qui ne servent en définitive qu’à éclairer le ciel. Mais ce n’est pas seulement l’éclairage public qui est en cause dans la boulimie d’énergie de la civilisation thermo-industrielle.

Un lecteur devrait lire sans lumière artificielle, les programmes de télévision pourraient s’arrêter à la tombée de la nuit, le travail de nuit sera interdit. Redonnez à la nuit sa toute puissance, il vous suffit de dormir à ce moment-là, de papoter ou de faire l’amour.

18.10.2005 / Depuis la catastrophe de Tchernobyl en avril 1986, on n’avait plus construit de réacteur nucléaire. Aujourd’hui on a oublié l’expérience du passé (l’expérience, une lanterne que les humains ont dans le dos et qui n’éclaire que leur passé), et on croit (la foi, autre caractéristique du cerveau humain), qu’il est absolument indispensable de lutter contre l’effet de serre en construisant de nouvelles centrales. Le premier pays à se lancer dans l’aventure est la Finlande qui a officiellement mis en chantier un EPR (European pressurized reactor) le 12 septembre dernier (mise en service en 2009). Dans trois ans ce sera au tour de la France de commencer à construire un EPR à Flamanville.

La Biosphère sait qu’il faut des centaines d’années de réajustements itératifs pour trouver un équilibre précaire dans un écosystème, les humains croient qu’ils peuvent tout faire dans l’immédiat !

20.10.2005 / En France, la dernière mine d’uranium a fermé ses portes en 2001. L’extraction de ce minerai consiste à remonter en surface des millions de tonnes de roche, par exemple 57 millions de tonnes rien que pour le Limousin. Ce n’est pas parce qu’on extrait maintenant l’uranium dans des pays éloignés comme le Niger que l’activisme français doit ignorer les risques de l’énergie nucléaire :

d’ailleurs dans la Biosphère, il n’y a pas normalement besoin d’électricité, si ce n’est quelque coups de foudre de temps en temps !

24.10.2005 / Pour F.Loos, ministre délégué à l’industrie, un projet de loi sur les déchets nucléaires sera examiné par le Parlement dès le 2ème trimestre 2006. Selon lui, la faisabilité du stockage réversible en couche géologique profonde est établie et il attend une unanimité parlementaire sur cette question…

NB : La loi Bataille du 30 décembre 1991prévoyait de ne pas discuter des déchets puisqu’on en reparlerait 15 ans après, en 2006 donc !

4 réflexions sur “Macron décide, notre épargne finance le nucléaire”

  1. – « 1er pôle financier public, la Caisse des Dépôts remplit depuis plus de 200 ans des missions d’intérêt général en appui des politiques publiques : climat, biodiversité, logement, développement des territoires, financement des entreprises, accompagnement des parcours de vie… » (fonction-publique.gouv.fr)

    La construction de ces 6 EPR, et en même temps toujours plus d’ogives nucléaires, voilà donc, braves gens, ce qu’est l’intérêt général !
    Et puis si ON n’est pas d’accord, ni content, eh ben c’est pareil !
    De toute façon, qui mieux que Macron sait ce qu’est l’intérêt général ? Et puis par qui, notre petit Jupiter a t-il été élu, et RÉélu, hein ? Pas par moi en tous cas, mais c’est pareil.
    Et donc si Manu le dit, alors moi comme les autres, eh ben je n’ai plus qu’a dire OK OK !
    Comme dans la chanson : « ON leur dit ça c’est beau, ils disent OK. Qu’est-ce qu’ils sont cons ! »
    (à suivre)

    1. (suite 1) Ou alors je peux dire aussi amen. Ou incha’Allah, ou encore TINA. Et là encore c’est pareil. Bref, voilà donc, braves gens, ce qu’est la démocraSSie. C’est formidable !

      ON est les champions, ON est les champions ! Là encore c’est formidable !
      – Pourquoi les Français restent les champions européens de l’épargne
      (bdor.fr 11 novembre 2025)

      – « Avec plus de 6.000 milliards d’euros, soit deux fois la dette de l’Etat, le montant global de l’épargne des Français a de quoi faire rêver le gouvernement. Malgré une telle somme, l’Etat n’a pas de droit dessus car elle est personnelle et protégée, précise Philippe Crevel, directeur général du Cercle de l’Epargne.» (Épargne des Français : voici à combien correspond le montant global – cnews.fr/france/2025-03-08)
      (à suivre)

      1. Parti d'en rire

        (suite 2 et fin)
        Quoi, comment… 6000 milliards !? Nom de dieu qu’est-ce qu’ON est riche !!!
        Quoi, comment… l’État n’a pas de droit dessus !? Eh ben s’il ne peut pas dessus, alors il n’a qu’à se le prendre par-dessous. Le droit ou le Pognon, c’est pareil. Ou alors par derrière. Ou encore sur le côté, à droite ou à gauche c’est pareil.
        Ceci dit et pour en revenir au nucléaire, et en finir de ces lamentations, aussi inutiles que ridicules, comptons-nous et comptons-les. Autrement dit, où sont-ils les Zantis ?
        Et les CONTRE. Et que pèsent-ils ? Du RN aux Cocos je ne vois que des POUR :
        – Relance du nucléaire durable : exigeons un financement ambitieux !
        ( pcf.fr 18 mars 2026 )

        Le nucléaire durable… mon dieu quelle misère !
        Et même à gauche… mon dieu quel boulot pour décoloniser les imaginaires !
        Et moi je suis fatigué.

        1. Vu le peu de réactions, je vois qu’il n’y a pas que moi qui suis fatigué.
          Mais diable où sont-ils, nos trois pelés !!??
          Pourtant, quand il s’agit de bouffer du Macron, en général ON est là.
          Je parie qu’ils sont à la banque… pour faire le point sur leur épargne.
          Eh ben, c’est pas avec ça qu’ON va remonter la France.

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