Après avoir longtemps relativisé le réchauffement, contesté certaines de ses conséquences ou dénoncé l’écologie comme une idéologie « punitive », voilà que la droite plus ou moins extrême découvre les vertus de la lucidité climatique face aux mégafeux. Cette « lucidité » retrouvée ne porte d’ailleurs que sur les conséquences.
Éditorial du MONDE : Déplorer incendies et canicules tout en évitant soigneusement de parler d’atténuation du changement climatique revient à traiter la fièvre sans s’intéresser à la maladie. L’adaptation est indispensable, mais elle ne doit pas dispenser de poursuivre les efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Plus nous tardons à agir sur ce levier, plus l’adaptation sera coûteuse, douloureuse, voire impossible.
Le plus troublant est que les attaques les plus virulentes viennent précisément de ceux qui ont longtemps expliqué qu’il ne fallait ni bouleverser nos modes de vie ni « culpabiliser » les Français. Les mêmes découvrent aujourd’hui les dégâts qu’ils contribuaient hier à minimiser. Plus qu’une contradiction, c’est une forme d’indécence politique.
Le point de vue des écologistes
– Taper sur les écolos, ça soulage, on en oublie ses péchés.
– Cet éditorial ne rend pas justice à Marine Le Pen qui propose pourtant de climatiser la forêt de Fontainebleau, les Landes, la Creuse, le Danube et le parc de Montretout.
– Mur du çon allègrement franchi par Dominique Reynié dans le Figaro : « La catastrophe que nous vivons est en partie le résultat de l’influence pernicieuse de l’écologisme sur l’action publique » estime le directeur de la Fondation pour l’innovation politique (créée à l’origine par le RPR).
– Le porteur de mauvaises nouvelles est souvent le premier qu’on lapide. Un grand classique dans la littérature et dans la vraie vie.
– Les méthodes fascistes sont bien documentées : il faut trouver un bouc-émissaire. L’important n’est pas la vérité mais d’acquérir le pouvoir.
D’abord ils vous ignorent
Puis ils vous méprisent
Enfin ils vous accusent
Ensuite ils nous tueront
– Ce qui dérange le plus, c’est le fait que les écologistes remettent en question un mode de vie fondé sur la consommation, le confort et l’idée d’une croissance sans limites. Il est temps d’accepter collectivement que nous ne pourrons plus vivre comme avant. Accuser les responsables politiques, les écologistes, les immigrés ou n’importe quel autre bouc émissaire ne suffira pas puisque nos forêts brûlent, le prix de l’énergie explose et la qualité de l’eau se dégrade.
– Le modèle Amish, on y viendra de gré ou de force.

– « La catastrophe que nous vivons est en partie le résultat de l’influence pernicieuse de l’écologisme sur l’action publique » (Mur du çon allègrement franchi par Dominique Reynié dans le Figaro)
– Dominique Reynié : « L’été 2026 aura montré que l’écologisme est devenu l’ennemi de l’écologie » (lefigaro.fr 02/08/2026)
C’est vrai qu’il faut oser. Mon dieu quelle misère !
Dire que ce sont les écolos (du moins certains) qui ont tué l’écologie… la politique bien sûr, autrement dit un certain écologisme… ça c’est une chose. Mais les accuser d’être les responsables des canicules et des incendies… ça c’est du grand n’importe quoi !
Il n’empêche que ce sont bien les Verts qui, par leur gauchisme (soumission à LFI, essentiel des combats menés sur des questions sociétales avec des options toutes orientées vers l’extrême gauche) qui ont éloigné les français de l’écologie et qui ont fait, qu’alors que la question est essentielle, plus personne ne veut en entendre parler. Ils ont une grande responsabilité.
Pas la peine de prendre le bouc émissaire de la droite pour les disculper du mal qu’ils ont fait à la cause de la défense de la nature.
Monsieur Barthès, notez au passage qu’il n’y a pas si longtemps l’écologie (la défense de la nature) était bien placée au Hit-Parade des préoccupations des Français.
Tellement bien que 75% (dans ces eaux là) se disaient décroissants. Maintenant vous savez ce que je pense des sondages et de l’Opinion. Et aussi des gens… comme vous dites. Je vous l’ai dit mille fois, si les Français se sont éloignés de l’écologie, comme vous dites, c’est seulement parce qu’ils ne sont que des petits-bourgeois !
Ceci dit vous avez aussi quelque part raison, d’incriminer Les Verts. Ce parti, qui ne fait que changer de nom (MEP ; Les Verts ; EELV ; Les Écologistes…) et dont son seul souci (comme tous les partis) est de continuer à exister. Relisez mon commentaire précédent, puis lisez ou relisez « Qui a tué l’écologie ? » (Fabrice Nicolino 2012).
Et après ça, oserez-vous dire que Fabrice Nicolino est responsable des canicules et des incendies ? N’importe quoi !!!
Quoique… (à suivre)
(suite) Parce que si ON veut aller par là, dans le grand n’importe quoi, alors ON peut également dire que moi, Michel C, mais aussi vous, Monsieur Barthès, sans oublier Biosphère et Jean Passe… avec nos discours, nos « débats », nos parties de ping-pong et de bourre-pifs, bref notre CIRQUE… avons nous aussi notre part de responsabilité. Déjà dans l’éloignement des Français de ce blog. Eh oui !
Et comme tout est lié, du battement d’aile du Papillon à l’incendie à Lacanau… Bref, si je suis donc quelque part responsable des canicules et des incendies…
j’ose dire que vous l’êtes mille fois plus que moi, Monsieur Barthès !
c’est l’alliance des verts et de la gauche ( la carpe et le lapin ) qui a tué l’écologie en 1993,pour infos en 1992,l’écologie politique pesait 12 % (verts plus géneration écologie).mais apres la prise de pouvoir par les gauchistes en 1993 le score est descendu à moins de 5 % ,la gauche discréditée a entrainé dans sa chute les verts identifiés alors comme des pastèques se vendant pour des postes !!des postes ,ils en ont eu ,ministres ,sénateurs , députés …..mais c’est fini ,identifié, beaucoup d’écologistes ne votent plus Verts et çà ne reviendra pas …..reste Mélenchon qui crie haut et fort qu’il mange du quinoa …..vous aussi peut etre….