Cinq fois condamnée pour « incitation à la haine raciale », Brigitte Bardot est morte le dimanche 28 décembre 2025 à 91 ans.
L’actrice, incarnation de la liberté de la femme, a tourné dans 56 films. En Yougoslavie, les photos de Bardot sont censurées au motif qu’elles troublent la jeunesse yougoslave. En 1958, la sortie d’Et Dieu… créa la femme aux Etats-Unis. A Dallas, la police locale interdit le film aux Afro-américains au prétexte qu’il serait « trop excitant pour les Noirs » !
Bardot n’eut de vie privée que publique. « Je suis une femme comme n’importe quelle autre, déclare-t-elle alors. J’ai deux oreilles, deux yeux, un nez et une bouche. J’ai des sentiments et des pensées et je suis une épouse et une mère avant tout. Mais ma vie est en train de devenir impossible. Mon âme ne m’appartient pas. »
Elle commence à porter sur la société un regard de plus en plus désabusé, elle parle de « quitter le monde ». Le 26 février 1981, Bardot se confiera au MONDE que « L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse Chemise » en 1973, a été son dernier film.
Les animaux deviennent pour elle un remède à la déception causée par les hommes : « J’adore les animaux, dit-elle. Je les préfère souvent aux humains. Lorsqu’un animal vous aime, il vous aime pour ce que vous êtes pour lui, et non pour ce que vous êtes. » En1976, elle lance une campagne internationale contre la chasse aux bébés phoques. En 1986 elle crée la Fondation Brigitte-Bardot de défense des animaux.
Brigitte Bardot raciste, Brigitte Bardot icône du cinéma, Brigitte Bardot soutien des animaux … que faut-il retenir ? Voici ce qu’en disent nos archives.
Brigitte Bardot, un extrémisme antispéciste revendiqué (avril 2018)
extraits : Je ne fais pas partie de l’espèce humaine. Je ne veux pas en faire partie. Je méprise l’humain quand il refuse d’accepter d’où il vient et la nature dont il est constitué. Ce sont les humains tournés vers eux-mêmes que je n’estime pas, les Narcisse et les arrogants. Nous autres êtres humains sommes des « petits-rien-du-tout » dans l’immensité de l’univers. Si avant toute chose nous nous remettions cette évidence à l’esprit, bien des désagréments nous seraient évités. Nous faisons partie d’un tout : la nature, la Terre, l’espace forment un ensemble homogène et cohérent. Ne faisons aucune différence entre les espèces. Aussi longtemps que l’animal sera considéré comme une espèce inférieure, qu’on lui infligera toutes sortes de maux et de souffrances, qu’on le tuera pour nos loisirs et nos plaisirs, je ne ferai pas partie de cette race insolente et sanguinaire.
Brigitte Bardot et la maltraitance dans les abattoirs (mai 2018)
extraits : Brigitte Bardot et Rémi Gaillard demandent à la veille de l’examen du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation que la vidéosurveillance soit imposée aux abattoirs comme l’avait promis le candidat Emmanuel Macron. Dans le collimateur des deux activistes, le ministère de l’agriculture, qui a retiré du projet de loi le contrôle vidéo obligatoire. « Pour le moment, Macron ne fait rien, et le peu qu’il fait est le contraire de ce qu’on demande : il fait ami ami avec les chasseurs, rétablit les chasses présidentielles… », critique Brigitte Bardot….
BIOSPHERE-INFO, l’antispéciste Brigitte Bardot (juillet 2018)
extraits : Ne faisons aucune différence entre les espèces. Aussi longtemps que l’animal sera considéré comme une espèce inférieure, qu’on lui infligera toutes sortes de maux et de souffrances, qu’on le tuera pour nos loisirs et nos plaisirs, je ne ferai pas partie de cette race insolente et sanguinaire. Je suis « anti-spéciste », de corps et d’âme, mais depuis 44 ans je le clame d’une façon différente, sans termes savants. L’idée de « libération animale » a été créée par Peter Singer. J’avais entendu parler de la sortie de son livre en 1975, mais je ne l’ai pas lu à l’époque, malheureusement. Autrefois on niait l’humanité des hommes qui étaient enchaînés. On nie aujourd’hui la sensibilité des bêtes. S’il n’y a pas prise de conscience, des espèces disparaîtront de façon imminente. L’homme n’est pas supérieur aux animaux….
Brigitte Bardot alerte sur la surpopulation (août 2022)
extraits : Le 28 juillet 2022 sur son compte Twitter, Brigitte Bardot s’est épanchée sur la surpopulation à l’origine de la plupart des problèmes environnementaux. Se référant à la préface qu’elle a écrite pour le livre « Le réchauffement climatique ou Cinq Milliards d’Hommes en trop » de Jean-Claude Hermans, publié en 2019, Brigitte Bardot rebondit sur les dires de ce dernier et clame que la surpopulation est « l’un des grands problèmes actuels. » ; Elle (la surpopulation, ndlr) est à l’origine de la plupart des problèmes de climat, de pollution d’air, des mers, des rivières et des sols, et des épidémies aussi. » Ses 67000 abonnés ont pu également lire en guise de conclusion : »Il faudrait s’interroger sur les conséquences de cette démographie inquiétante et étudier la façon de la stopper« . C’est une question urgente et primordiale, car pour Brigitte Bardot, « il en va de la survie de l’humanité ! »….

Brigitte souhaitait des funérailles « sans chichi », avec des fleurs simples et champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux. Présent, le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Le cercueil est recouvert de rotin. Le curé de Saint-Tropez a demandé à l’assistance de couper les téléphones…
– « Emmanuel et Brigitte Macron ne seront pas là. Et pour cause… Ils n’ont tout simplement pas été invités ! » (Brigitte Bardot vire Emmanuel Macron de ses obsèques- msn.com/fr)
Tel est donc son message.
La société aujourd’hui est binaire, qui entend mettre Bardot dans une case quand elle a passé sa vie à s’échapper. La vie de Bardot après le cinéma, c’était l’affirmation d’un mode de vie décroissant, qui paraissait alors incongru : vivre simplement, ne pas voyager, éviter la malbouffe, faire attention à l’environnement, refuser le luxe ostentatoire.
Le 7 décembre 1967, Brigitte Bardot se rend pour la première fois au palais de l’Elysée. Aucune femme n’avait encore osé entrer à l’Elysée en pantalon. Pour une réception officielle, c’est impensable. Pourtant De Gaulle demandera qu’elle serve de modèle, en 1969, pour une sculpture de Marianne, exposée dans toutes les mairies de France.
A la sortie de l’Elysée, les journalistes se précipitent vers l’actrice afin de recueillir ses impressions sur De Gaulle: « Il est beaucoup plus grand que moi. » Ils n’en sauront pas plus. Comme souvent chez Bardot, la banalité de la réponse est feinte.
Si le message de BB se résumait à vivre simplement, ne pas voyager, éviter la malbouffe, faire attention à l’environnement, refuser le luxe ostentatoire (en gros le programme de la Décroissance)… alors je serais d’accord pour qu’ON la panthéonise. Et même qu’ON la canonise, vu son engagement pour la cause animale. Seulement comme raconte cet éditorial du Monde (Brigitte Bardot, victime de « BB »), l’icône Brigitte Bardot avait plusieurs costumes.
Des dizaines de « BB », que l’ON jauge, juge, interprète. Bref, que l’ON s’approprie (sic).
Alors même si les commentaires en disent davantage sur leurs auteurs, leurs convictions et leurs visions, que sur l’actrice elle-même (sic) … eh ben je suis désolé, mais pour moi BB ne mérite pas des obsèques nationales. En plus ça tombe bien, ON raconte qu’elle n’en avait rien à foot.
Alors maintenant je pense qu’ON peut lui foutre la paix (R.I.P) et passer à autre chose.
En mars 1955, Brigitte Bardot affiche des idées bien arrêtées. Un journaliste de l’hebdomadaire Samedi-Soir écrit que la seule chose qui la fait sortir de son lit le matin est l’idée qu’elle possédera un jour sa ferme. En septembre de la même année, elle ajoute, dans la revue Cinémonde : « J’aimerais vivre à la campagne, dans une ferme, et élever des animaux sans jamais les tuer. J’en ferais le refuge de toutes les pauvres bêtes de la région. »
Lors du tournage de Viva Maria !, BB trouve un canard qui ne la quittera plus pendant quatre mois. Et lorsqu’un membre de l’équipe suggère de passer le caneton à la broche, l’actrice trouve une réplique sur mesure : « Touche pas à mon canard, connard ! »
Le saut de l’amour des animaux à la défense de la cause remonte à 1962. Le 9 janvier, l’émission « Cinq colonnes à la une » invite l’actrice pour inaugurer la séquence « Avocat d’un soir » sur le sort des bêtes dans les abattoirs, les conditions déplorables dans lesquelles elles sont abattues. Le sujet n’est pas en vogue. Il faut être la femme la plus connue au monde pour l’imposer. L’actrice apparaît grave, vêtue avec rigueur, les cheveux attachés, mais elle manifeste une solide connaissance du dossier. Elle réclame la généralisation de l’usage du pistolet d’abattage indolore avant la saignée.
Bardot se rend dans la foulée place Beauvau pour rencontrer le ministre de l’intérieur, Roger Frey, avec trois pistolets d’abattage dans son sac Vuitton. Elle lui réclame un décret officiel afin d’empêcher la souffrance animale. Avant de partir, elle laisse sur son bureau les pistolets qui seront mis en service, dix ans plus tard, dans tous les abattoirs conventionnés de France.
Et maintenant la France se divise. D’un côté ceux qui réclament qu’ON lui rende un hommage national… un vrai, en bonne et due forme, comme celui rendu à Bébel… et de l’autre ceux qui s’y opposent.
RIP BB ! Bravo pour son combat en faveur des animaux
« Condamnée pour incitation à la haine raciale » par les Torquemada rouges : elle n’ aime pas lise lame et les muzz , et on peut la comprendre vu la sinistre réputation de cette religion d’ amour et de pet .
Partout où elle s’ installe , cette religion ne génère que massacres , arriération et déni de civilisation : cfr les pays muzz comme l’ Iran , l’ arabie séoudite , l’ Afghanistan, Pakistan… où les femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires .
Remarquons que la gauchiasse genre Stalinenchon ,si soucieuse des droits des métèques du 1/3 monde se fiche éperdûment du sort des femmes muzz gravement discriminées mais on sait le SIDA mental qui l’ affecte
Habile à détecter la paille dans l’ oeil de la droite dure , la gôche , cette calamité, s’ avère incapable de voir la poutre dans le sien
BB a bien évidemment droit de reposer en paix (R.I.P = Requiescat in Pace).
Comme tout le monde, même les plus pourri(e)s. Seuls les vrais gros salopards peuvent se réjouir de la mort de quelqu’un, danser sur sa tombe, voire la profaner. Et qu’ON ne vienne pas me raconter que l’extrême-droite ne compte aucun cas de ce genre ! Bien sûr il y en a aussi ailleurs, et je n’ai pas envie de m’amuser à les compter.
Même si elle provient d’une artificielle, puisse cette citation faire progresser l’intelligence collective. Ne serait-ce que celle de ce petit blog :
– « Le Prophète Muhammad a également souligné l’importance de respecter les tombes. Dans plusieurs hadiths, il est rapporté qu’il a interdit de détruire ou de profaner les tombes. […]
Dans l’ensemble, la profanation de tombes est largement condamnée dans de nombreuses traditions religieuses. » (ChatGpt)
– « Brigitte Bardot raciste, Brigitte Bardot icône du cinéma, Brigitte Bardot soutien des animaux … que faut-il retenir ? » (Biosphère)
Pour ma part ce sera les trois et en même temps.
Mais encore, dans quel ordre et dans les proportions… me demandera t-ON.
Eh ben en ce qui me con cerne ce sera d’abord cette « danse lascive au son d’un mambo endiablé » (L’antispéciste Brigitte Bardot- Biosphère juillet 2018). Et en même temps cette bombe bottée sur une Harley-Davidson. Autant j’ai horreur des motos, autant j’adooore ce genre de bombes. 🙂 Soyons honnêtes, pour l’écrasante majorité des gens qui ne l’ont connue que sur les écrans, Bardot n’aura été et ne restera qu’une icône du Cinéma. Comme tant d’autres.
Comme Ernesto Guevara, dit le Che, réduit à un cliché, cette célèbre photo d’Alberto Korda.
L’icône et le mythe sont évidemment étroitement liés. (à suivre)
(suite) Une icône n’est finalement qu’une image. Seulement pas n’importe quel type d’image. Une image religieuse, ou sainte si vous préférez. Une image qui bien sûr porte un… message. Pensons seulement aux emojis (smiley, etc.). L’icône BB engendre donc certaines émotions. Notamment celles qu’ON ressent en regardant une bombe dansant un mambo endiablé sur une grosse moto. 🙂
En suivant je me souviendrais, bien sûr, de cette image avec un bébé phoque. La belle ne savait probablement pas qu’en le touchant elle le condamnait à mort. Bien sûr j’ai entendu ce « cri dans le silence pour sauver les animaux » (MICHEL C 4 JUILLET 2018 À 17:26).
Seulement ce souvenir en entraînera d’autres, bien moins reluisants. (à suivre)
(suite) Je me souviendrais de cette femme désenchantée, déçue par le monde, et les hommes. Et qui trouvait donc l’amour autre part, là où elle pouvait, auprès des chèvres et des ânes, entre autres. Comme je dis, à chacun sa came.
Cette femme qu’ON a qualifié de « libérée », alors qu’elle se disait anti-féministe.
Plus exactement « pas féministe ». Et qui dernièrement défendait Nicolas Bedos et Gérard Depardieu, accusés d’agressions sexuelles.
– « Le féminisme, c’est pas mon truc. Moi j’aime bien les mecs »
(Brigitte Bardot 12 mai 2025 à BFMTV)
Bref, je me souviendrais d’une superbe femme qui a plutôt mal vieilli. (à suivre)
(et fin) Mais finalement peu importe puisque aujourd’hui ON lui rend hommage.
Et bien sûr notre BB nationale mérite, elle aussi, qu’ON lui rende hommage.
– Jean-Paul Belmondo ne méritait pas d’hommage national
(Biosphère 9 septembre 2021)
Or, dans ces moments là, la bienséance exige qu’ON ne ternisse pas l’image du défunt. Pour ça prenons exemple sur Didier BARTHES 29 décembre 2025 à 11:02.
En attendant, que ce soit mon tour, je trouverais toujours hypocrite cette façon dont ON nous les raconte dans ces moments là. Comme si ON voulait nous faire oublier que certains étaient de vrais salauds… comme si la mort avait le pouvoir de faire de nous tous des saints et des saintes.
Je n’aurais pas commencé par cette phrase car on ne critique pas quelqu’un le jour de sa mort. Elle nous mettait en garde contre l’Islam et elle avait simplement mille fois raison, que ne l’avons nous écoutée !
Bravo pour son combat pour les animaux, c’est le plus noble des combat que de défendre ceux qui ne peuvent même vous remercier. Bravo pour son renoncement aux paillettes et pour son acceptation des tourments de l’âge sans artifice. Beaucoup de courage et de lucidité de sa part.
– « À peine son décès annoncé, voilà pourtant que la gauche radicale s’emploie déjà à salir cette légende du XXᵉ siècle. L’honneur et le respect existent-ils encore ? »
( Brigitte Bardot : une liberté qui dérange la gauche radicale, même après la mort – quebecnouvelles.info )
Salauds de gauchos va ! Et Biosphère qui commence son hommage en nous rappelant qu’elle a été cinq fois condamnée pour « incitation à la haine raciale »… mon dieu quelle honte ! N’est-ce pas Monsieur Barthès ? Quant au mien, hommage, n’en parlons pas.
N’empêche que le monde entier lui rend hommage. Et chacun à sa façon.
– Brigitte Bardot, l’islam et le Maroc (lepetitjournalmarocain.com)
– Comment Brigitte Bardot a épousé les thèses de l’extrême droite (nouvelobs.com)
– « De sex-symbol à figure de l’extrême droite » : Brigitte Bardot vue par la presse étrangère (Le MONDE)
Bref, TOUS des gauchos ! N’est-ce pas Monsieur Barthès ?