article du MONDE
Notre commentaire
« No kids » est un objectif militant de ne pas vouloir faire d’enfants dans une société qui fait tout pour saboter l’avenir des générations futures.
Il est évident que cette tribune est le fait de natalistes qui détournent le sens de ce mouvement écolo pour sacraliser encore plus les enfants qu’ils ne le sont déjà !
Quelques extraits de la tribune
Formulation SNCF :« Pour garantir un maximum de confort à bord, les enfants ne sont pas acceptés. » (…) A l’heure d’une dénatalité record, ce constat mérite attention. Le désir d’enfant persiste, mais il se heurte à des conditions d’accueil qui pèsent sur les familles. On ne peut appeler à relancer la natalité sans s’interroger sur la manière dont nos sociétés rendent concrètement possible la présence des familles dans l’espace commun.
Quelques commentaires sur lemonde.fr
– Cette tribune suppose que le désir d’enfant est très présent mais que la dénatalité serait une question d’infrastructures. Or il y a d’autres critères, la crise écologique par exemple.
– Il faut préciser que le wagon sncf no kids est une offre business premium uniquement sur le paris Lyon… donc on parle vraiment d’un nombre très faible de wagons.
– La Suisse a pris le problème à l’envers en proposant des wagons jeux spécial enfants. Les enfants peuvent donc se défouler et les adultes peuvent rester au calme. Gagnant gagnant.
– Créer un sous espace sans enfants ne me choquent pas du moment où ils ont suffisamment de places dans l’espace restant. C’est plus une forme d’organisation optimisée que d’exclusion.
– L’offre de loisirs destinée aux enfants est probablement plus vaste aujourd’hui qu’à n’importe quelle autre époque (parcs de jeu, escape game, ateliers musée, club hôtel, livres, films, spectacles, jeux vidéos, etc). Les espaces réservés aux adultes sont ultra minoritaires.
– Il faudrait aussi que certains parents comprennent qu’élever des enfants ce n’est pas seulement les nourrir mais également leur enseigner la frustration.
– Ce sont les parents démissionnaires le sujet, pas les enfants.
– Au contraire de ce qui est écrit dans l’article, l’enfant est plus que jamais sacralisé dans nos sociétés. On peut avoir la mémoire courte, mais il fut un temps ou les châtiments corporels étaient autorisés à domicile ou à l’école, … Sans parler du travail des enfants bien sûr, mais il faut remonter à un peu plus loin.
– Vu le monde qui leur est laissé, les enfants ont totalement raison de vouloir pourrir l’existence d’adultes trop gâtés (et gâteux) pour qui ils devront payer toute leur vie.

– « L’offre de loisirs destinée aux enfants est probablement plus vaste aujourd’hui qu’à n’importe quelle autre époque (parcs de jeu, escape game, ateliers musée, club hôtel, livres, films, spectacles, jeux vidéos, etc). Les espaces réservés aux adultes sont ultra minoritaires. »
(commentaire sur lemonde.fr)
C’est vrai, que de nos jours les gosses ne manquent pas de distractions. Par contre, ce que dit ce commentateur en suivant est faux. Pour la simple et bonne raison que de nos jours, entre les adulescents et les attardés… les vrais adultes sont ultra minoritaires.
Personne ne semble en mesure de répondre à ma question (Michel C 25 juillet 2026 à 21:04).
Il faut rappeler que les raisons qui poussent à ne pas vouloir d’enfant(s) sont nombreuses. L’écologie (souci de l’environnement, des générations futures etc.) n’étant qu’une parmi tant d’autres. Mais alors, combien cela pèse t-il, réellement ?
Cet article (étude) qui date de 2022 devrait nous aider à y voir un peu plus clair :
– No kids, more life? Du souci environnemental au sein des communautés childfree
(journals.openedition.org)
Extraits :
– chapitre 16 : « Classe 1. Classe lexicale significative (10,7 % du total des publications), elle se caractérise par le registre de la peur face au péril supposé que la surpopulation ferait courir à l’humanité et aux écosystèmes. […] »
(à suivre)
– chap.36 : « […] l’argument écologique apparaît comme une ressource supplémentaire pour écarter le stigmate « d’égoïsme » (ou selfishness) auquel ses participantes disent être souvent renvoyées. […] Le vert anoblit pour partie des désirs désavoués. »
– chap. 38 : « Les mouvements anti-natalistes ont une longue tradition de détournement et de provocation. Au sein de la mouvance radicale écologiste américaine certains groupes, bien que très minoritaires, se sont même spécialisés dès leur création dans l’absurde et le grotesque comme The Church of Euthanasia […] »
– chap. 46 (le dernier) : « Ainsi, au sein de ces communautés, de plus en plus d’individus disent valoriser, diffuser et s’imposer une existence singulière où la volonté individuelle, travaillée et cultivée, sert le respect d’un nouvel impératif paradoxal : préserver la vie en la limitant. »
Que retenir de tout ça ? En attendant, qu’une bonne âme veuille bien me le dire, si ce n’est nous le dicter 🙂 … voilà en gros ce que moi j’en retiens.
Premièrement, que cette mode (tendance, air du temps), qui ne concerne qu’une minorité (5 à 10%), n’existerait pas sans les réseaux dits sociaux. Comme bien d’autres modes d’ailleurs. Deuxièmement, que la nébuleuse Childfree (No-Kids) est claire comme du jus de boudin. Comme toutes les nébuleuses d’ailleurs (pensons par exemple aux Wokes). Ce qui explique probablement cette « formule très ambivalente » (titre Biosphère), qui finalement permet à chacun de voir et raconter ces gens-là comme ça l’arrange le mieux. Troisièmement, que l’écologie (souci de l’environnement) ne pèse finalement pas bien lourd dans ce petit monde, à la mode (10,7 % ?).
(à suivre)
Comme semble également le révéler ce tableau, sur lequel elle est carrément absente :
– Raisons pour lesquelles les femmes néerlandaises choisissent de ne pas avoir d’enfants, 2004 (“Sans enfant par choix (en anglais : childfree)“ – Wikipédia )
Alors certes, depuis 2004 les mentalités ont évolué. En 2026 tout le monde a enfin pris conscience de l’urgence écologique. Et justement, 4ème point… mais ça nous le savions déjà… à savoir que de nos jours l’écologie est très pratique pour justifier ses désirs désavoués (sic). Autrement dit pour se blanchir (verdir) la conscience. Notamment ici pour faire taire les mauvaises langues qui accusent ces gens-là d’égoïsme etc. Alors que leur premier souci (=> objectif) est, bien évidemment, de sauver la Planète et les générations futures. Sans oublier la grosse et la petite faune, la paix et j’en passe. Cette même hypocrisie qu’on retrouve dans les discours des entreprises (greenwashing), des partis politiques et des gouvernements.
– « Il est évident que cette tribune est le fait de natalistes qui détournent le sens de ce mouvement écolo pour sacraliser encore plus les enfants qu’ils ne le sont déjà ! » (Biosphère)
– « A toutes fins utiles je rappelle que l’association Démographie Responsable ne relève pas du mouvement No kids et n’est absolument pas contre les enfants. »
(Didier BARTHES 23 juillet 2026 à 18:08 “Nos écrits en 2005 sur la fécondité”)
L’association Démographie Responsable est donc nataliste.
Ben oui, puisqu’elle n’est pas CONTRE, les enfants… c’est donc qu’elle est POUR.
Autre passage, tout aussi hilarant, que j’ai d’ailleurs commenté avant-hier sur “Nos écrits en 2005 sur la fécondité” :
– « En Allemagne, […] ON peut donc noter l’émergence d’un climat général hostile à l’enfant, et aussi aux parents qui veulent en avoir ; une vie sans enfant semble procurer plus de satisfaction qu’avec des enfants. La Biosphère ne peut qu’être en accord avec un tel type de pensée et de comportement, la voie malthusienne est la première des solutions au désordre planétaire actuel. » (Biosphère 17.01.2005 L’Allemagne malthusienne )
Blagues à part (quoique), cet article est dans la continué de cet autre :
– Espace « no kids » : un rapport alerte sur l’invisibilisation des enfants dans l’espace public
(Le MONDE 06 juillet 2026)
Là encore ON pourra toujours dire que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est nataliste. La bonne blague 🙂 🙂 🙂 !!!
Non sérieux, combien pèse réellement le souci de l’environnement chez les No-Kids ?
Les phrases sont toujours soumises à interprétations plus ou moins bien intentionnées.
« L’association Démographie Responsable n’est absolument pas contre les enfants », au contraire elle milite pour le bonheur des enfants dans un monde moins peuplé et donc plus convivial.
« L’association Démographie Responsable ne relève pas du mouvement No kids », ce mouvement est assez informel alors que l’association DR est légale et reconnue d’intérêt public. C’est la seule association en France dont l’objectif final est la réduction volontaire de la population.
Quiconque affirme que « l’association Démographie Responsable est nataliste » est donc un porteur de fake news. C’est détestable !
Vous avez raison Monsieur Barthès, le Parti d’en rire est vraiment détestable ! Et s’il y en a un qui ne mérite pas le label « d’intérêt public » c’est bien celui-là.