La Saint-Valentin (le 14 février) n’est qu’un des nombreux avatars de la démultiplication commerciale des festivités, tout au long de l’année : fêtes des mères et pères, Noël, Halloween ou Black Friday… Ces espaces-temps autrefois exceptionnels promeuvent désormais l’excès permanent du consumérisme. Les casseurs de pub réagissent, les penseurs pensent.
RAP@Toile février 2026
MUNICIPALES: Libérons nos villes de la pub !
La pub est omniprésente dans nos vies ! Elle est devenue inévitable. Et elle génère plusieurs effets négatifs. Les collectivités locales peuvent limiter ces effets. Elle dispose pour cela de 3 leviers : pouvoirs législatifs, contrats publics, communication numérique. Vous avez le pouvoir d’agir ! Citoyen·ne ou candidat·e, vous avez plusieurs leviers d’actions. Nous avons concocté un questionnaire type que nous avons créé. Interpelez vos candidat·es dès maintenant pour leur demander d’y répondre et de nous envoyer leurs réponses. Ce genre d’actions a déjà fait ses preuves dans le passé. Les élu·es actuel·les des villes de Lyon et Grenoble l’avaient rempli quand iels étaient candidat·es. Nous les publierons le 3 mars afin de faire connaître les positions des candidat·es aux électeur·ices.
Amsterdam interdit la publicité pour les énergies fossiles et la viande, Florence suit
Énorme ! Amsterdam interdit la publicité pour les énergies fossiles et la viande. C’est la première capitale au monde à faire ça. Florence embraye sur ce type d’interdiction ! Il est temps que les villes françaises fassent de même.
14 février – Nous dénonçons le publisexisme de la Saint·e Valentin·e
A l’occasion de nos rencontres des groupes locaux à Lille. Les activistes de nos groupes locaux de Lille, Lyon, Antibes, Rouen, Toulouse, Paris…) se sont mobilisé·es pour vous rappeler ô combien la publicité était sexiste
Votre soutien est notre force !
JE SOUTIENS R.A.P. (résistance à l’agression publicitaire)
Le point de vue des écologistes déconsommateurs
Il n’est pas bien difficile de concevoir l’année comme une visite en continu des magasins programmée sur douze mois. D’une année sur l’autre, les « fêtes » se suivent et se ressemblent. Elles font sourire, elles font écrire, mais surtout elles font acheter. L’art de récupérer, de marchandiser ou simplement d’inventer des fêtes porte aujourd’hui le nom de « marketing événementiel ». Le Black Friday le 27 novembre 2025, c’était en fait créer un événement commercial au moment où la fréquentation des magasins baisse afin de se débarrasser des stocks invendus. Ces temps forts créés de toutes pièces ne fonctionnent que s’ils sont médiatisés par les journalistes complices. Marchandiser la fête, ce n’est pas seulement créer des occasions de revenir sans cesse en magasin : c’est aussi faire de l’abus généralisé un mode de vie.
L’usage du mot « fête » dans la publicité cherche à récupérer la surconsommation qu’elle autorise. Mais d’un point de vue anthropologique, la fête se définit comme une expérience collective qui coupe du quotidien : un espace-temps extraordinaire. Pendant les fêtes, on peut (et on doit) boire et manger plus, donner et recevoir des choses rares, parler et échanger davantage. Mais la suspension des règles qui régissent la consommation habituelle est toujours provisoire, limitée dans le temps.
Des slogans comme « Faire de chaque jour une fête »» ou encore « Rendre chaque jour magique et célébrer chaque jour » sont mortifères. L’ère de la consommation de masse, de la consumation à tout va, de la surconsommation cessera le jour où on s’apercevra que l’argent ne se mange pas.

Jeanne Guien raconte dans cette tribune au MONDE un épisode de l’histoire du Capitalisme.
L’apparition au 18e siècle en Europe (Angleterre, France) de ces nouvelles boutiques vitrées (sic).
La révolution industrielle est évidemment indissociable de la révolution commerciale.
En même temps que les manufactures, apparaissent donc les premiers magasins.
Qui vont vite devenir à la mode, et donc de plus en plus nombreux, et de plus en plus grands.
Magasins, grands magasins, supermarchés, hypermarchés, drives, courses en ligne etc.
Tout ça aujourd’hui alimenté et boosté par l’incontournable Publicité.
(à suivre)
(suite) Le Capitalisme exploite absolument tout. Et n’importe quoi.
Et qui plus est au maximum. Autrement dit toujours plus, et/ou autant que possible.
Non seulement la nature mais toutes les ressources. Toutes les forces (bras, cerveaux), toutes les faiblesses (pauvreté, maladies, même la mort), les qualités et les défauts (intelligence, curiosité, bêtise), il récupère et exploite toutes les idées (bonnes et mauvaises), les croyances et les traditions (fêtes), les sentiments et les émotions (joie, peine, colère, peur), sans oublier les désirs. Dont celui de faire (acheter) comme les autres :
– Le développement du shopping et la naissance des grands magasins en Angleterre de 1870 à 1945 vus à travers le prisme de la théorie du désir mimétique de René Girard (dumas.ccsd.cnrs.fr)
– nos traditions collectives à l’épreuve du capitalisme (laminute.info/2024/12/19)
Cette campagne, pour les municipales, est pour nous l’occasion de nous défouler un petit peu. Et/ou tout simplement, connement, de rigoler. L’occasion d’interpeller tous ces brillants candidats, en public bien sûr, dans la rue ou au marché par exemple, et de les taquiner un peu :
– Monsieur Machin, vous vous dites soucieux de notre sécurité et de notre cadre de vie…
Alors quand vous serez maire… en plus de nous mettre de nouvelles fleurs, avec encore plus de caméras et de policiers municipaux pour faire joli… en plus de faire la chasse aux crottes de chiens, pour notre sécurité… que comptez-vous faire, concrètement, pour nous débarrasser de tous ces panneaux publicitaires ? Toutes ces merdes qui enlaidissent notre si belle ville, et qui détournent l’attention des automobilistes, des cyclistes comme des piétons. Et qui mettent donc nos vies en danger. 🙂
– « Énorme ! Amsterdam interdit la publicité pour les énergies fossiles et la viande. C’est la première capitale au monde à faire ça. Florence embraye sur ce type d’interdiction ! Il est temps que les villes françaises fassent de même. »
Énorme !!?? Eh ben qu’est ce qu’ON dira quand une ville osera interdire carrément TOUTE publicité ? Énoooormissime bien sûr. Et puis incroyable, impensable, inimaginable !!!
Valentin et Valentine, Papa et Maman, Papi et Manie, le petit Jésus et Halloween, le jour de l’an, le jour de Gloire et le jour des morts, etc. etc. etc ! Tout et n’importe quoi est évidemment bon pour faire du Pognon.