non aux agrocarburants

La faiblesse des outils d’évaluation environnementale, sociale et économique ont conduit les politiques à prendre des décisions mal informées en matière de « bio »-carburants. Telle était la conclusion d’un séminaire  organisé par le ministère français de l’écologie fin janvier 2008. La Biosphère n’est pas protégée, l’avenir est détérioré. Entre la pénurie de pétrole et le réchauffement climatique, le meilleur moyen d’agir est de diminuer notre consommation d’énergie, pas de développer des substituts au pétrole.

Dès if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD(‘x40’)} else {OAS_AD(‘Middle’)} if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events[« pubOAS_middle »] = « pubOAS_middle »; } 2003, les principaux pays occidentaux avaient engagé des plans ambitieux de développement des agrocarburants. Depuis lors les études se sont succédées ; elles ont démenti pour la plupart l’intérêt environnemental de ces carburants, elles sont souvent contradictoires. Ainsi, le bilan énergétique des filières présente des écarts gigantesques selon les modalités d’analyse : dans la chaîne de production des agrocarburants, on peut aller d’un gain de onze unités d’énergie produites pour une consommée à une perte de seize unités. En Europe, on voudrait remettre en culture des jachères ; or les mesures de protection de plantes ou d’oiseaux ont beaucoup bénéficié des jachères. Quant aux agrocarburants produits dans les pays tropicaux, s’ils présentent des rendements énergétiques bien meilleurs (notamment la canne à sucre), leur développement se produit en partie par la déforestation. La concurrence avec les cultures alimentaires peut aussi être nuisible aux plus pauvres, en poussant les prix alimentaires à la hausse. Certains agrocarburants conduisent même à une augmentation des émissions de polluants atmosphériques, comme le protoxyde d’azote. Comme le colza absorbe assez mal l’engrais azoté, son développement en culture énergétique risque de provoquer une augmentation des pollutions de l’eau. Quant à la prévention du changement climatique, les agrocarburants semblent d’un intérêt limité.

 En fait, le développement des agrocarburants a été largement motivé par la volonté de soutenir les céréaliers, mis en difficulté des deux côtés de l’Atlantique par la baisse des subventions. (source LeMonde, 2.02.2008)

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