NON aux benzodiazépines, un poison

Le témoignage de Christian Albaret

« Distribués en toute impunité comme des bonbons, les benzodiazépines ne sont ni plus moins que des drogues, par contre légales et surtout sans égal. Moins terrifiants que la cocaïne ou l’héroïne, mais bien plus difficiles par contre à sevrer sur des mois et des mois, voire des années, avec tout un cortège infernal de symptômes.

J’ai pris une benzodiazépine parce que mon médecin m’a dit que cela m’aiderait. Maintenant, j’ai des symptômes effrayants dus aux dommages causés à mon cerveau. Ces symptômes sont connus sous le nom de « sevrage du Benzo » et ils peuvent survenir lors de la prise du médicament, de la période de sevrage et même plusieurs mois ou années après l’arrêt du médicament.

Je finis par lâcher la posologie de 75 pastilles d’imidazopyridine ingérées depuis 18 mois. Les premières sensations de chute vous interpellent, je faisais en fait des crises de manque : apparition de tremblements intérieurs et de courbatures, sciatiques à répétition, puis vint une véritable chape de plomb qui s’abat sur tout mon corps. Un véritable choc pour moi. L’alcool après l’arrêt de ma médication prend le relais et ne contre même plus les effets secondaires des benzodiazépines. On remplace une dépendance par une autre qui, paradoxe, ralentit le sevrage.

Merci à tous, médecins, psychologues, neurologues, préférant les VRP des laboratoires pharmaceutiques à l’écoute de vos patients… ou plutôt « clients » !

Merci aux laboratoires pharmaceutiques. Le Zolpidem par exemple, devenu l’un des sédatifs les plus prescrits au monde, a rapporté des milliards de dollars de ventes globales à Sanofi.

Pourtant stress et insomnies sont aussi naturels dans l’existence que la peur, pas besoin de médicaments. »

Les lectures de Christian Albaret

Peter Breggin : Il n’y a pas d’anomalies connues dans le cerveau des personnes qui cherchent régulièrement de l’aide auprès de psychiatres. Tous les traitements bio-psychiatriques ont un mode d’action commun : la perturbation du fonctionnement normal du cerveau. Toutes les grandes catégories de médicaments psychiatriques (antidépresseurs, anxiolytiques, stabilisateurs de l’humeur..) sont neurotoxiques, ils empoisonnent les neurones. Ironiquement, ces médicaments n’améliorent pas les troubles du système nerveux central, ils les provoquent… »

Le professeur Édouard Zarifian déplore le fait que ces médicaments soient « distribués aux usagers qui ne sont pas forcément tous atteints de maladie psychiatrique, n’importe quand, n’importe comment et pour n’importe quoi. » Selon lui, les responsables de cette situation en France sont les médecins.

Heather Ashton est auteur d’un manuel consultable en ligne à l’attention des utilisateurs de benzodiazépines souhaitant arrêter leur traitement.

Lader Malcolm explique les effets iatrogéniques de cette substance.

Les articles du MONDE tiennent le même discours qu’Albaret,

« danger benzodiazépine » 

Benzodiazépines : tempête dans les cerveaux (2013)

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/10/tempete-dans-les-cerveaux_1815120_1650684.html

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dans son rapport « Etat des lieux de la consommation de benzodiazépines en France » publié en janvier 2012, mentionne « un syndrome associant, à des degrés divers, des troubles du comportement et de la mémoire et une altération de l’état de conscience. (…) Ce syndrome peut s’accompagner de troubles potentiellement dangereux pour autrui et pour [le patient], tels qu’un comportement violent, notamment si l’entourage tente d’entraver l’intention du patient. »

« Pourquoi m’a-t-on laissé me gaver de médocs, pourquoi ne m’a-t-on rien dit ? » : quand opioïdes et benzodiazépines rendent dépendants (2024)

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/12/03/combattre-la-dependance-aux-opioides-et-benzodiazepines-pourquoi-m-a-t-on-laisse-me-gaver-de-medocs-pourquoi-ne-m-a-t-on-rien-dit_6426834_1650684.html

Douze millions de personnes en France prennent des opioïdes pour lutter contre la douleur, et quelque 10 millions des benzodiazépines, contre l’anxiété et les troubles du sommeil, avec des risques de mésusage et de dépendance. Un enjeu majeur de santé publique. La France, classée deuxième plus grosse consommatrice par habitant de benzodiazépines, fait figure de mauvaise élève en Europe.

La pharmacodépendance se caractérise par une tolérance et un syndrome de sevrage en cas d’arrêt brutal ou de diminution trop rapide de la dose. La tolérance est l’accoutumance du cerveau et du reste de l’organisme envers le médicament, aboutissant à une perte progressive d’effet ou la nécessité d’augmenter les doses pour conserver les mêmes effets 

Du bon usage des anxiolytiques : un appel à consommer le Xanax, le Lexomil et le Témesta avec modération (2025)

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/04/10/xanax-lexomil-temesta-un-appel-a-consommer-les-benzodiazepines-avec-moderation_6593590_1650684.html

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lance une campagne le 10 avril 2025. Son but : sensibiliser le grand public et les professionnels de santé au bon usage de ces médicaments. S’ils sont recommandés et efficaces pour un usage ponctuel, ils sont trop prescrits, trop longtemps, et ne sont pas sans risques, alerte l’agence sanitaire ; 40 % de patients traités, soit 3,6 millions, ont des durées de prescription trop longues. La durée de traitement ne doit pas dépasser douze semaines pour les anxiolytiques. Et, pour l’insomnie, elle doit être la plus courte possible, de quelques jours, sans dépasser trois à quatre semaines.

L’ANSM met en avant des alternatives non médicamenteuses pour lutter contre l’insomnie et l’anxiété, comme l’activité physique, et la limitation de consommation d’excitants (alcool, tabac, café…).

vocabulaire à connaître

Benzodiazépines : Les benzodiazépines, classe de médicaments psychotropes prescrits pour traiter l’anxiété sévère, les troubles du sommeil (insomnies) et l’épilepsie. Leur usage doit être de courte durée (quelques semaines) en raison d’un risque élevé de dépendance et de tolérance. Durée maximale recommandée : 2 à 4 semaines pour l’insomnie et jusqu’à 12 semaines pour l’anxiété. L’arrêt doit toujours se faire de manière progressive avec l’aide d’un médecin. Les benzodiazépines ne traitent pas les causes de l’anxiété.

GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Les benzodiazépines sont des modulateurs positifs des récepteurs GABA. Sa fixation sur ses récepteurs induit un influx d’ions chlorure qui hyperpolarise la membrane du neurone. Les benzodiazépines sont un anesthésiant de l’état anxieux ; elles n’activent pas ce canal d’inhibition directement, elles ne font que renforcer son activité naturelle.

iatrogénique (ou iatrogène) désigne tout effet indésirable, dommage ou maladie provoqué par un acte médical, un traitement ou la prise de médicaments. Ces complications peuvent survenir suite à une interaction médicamenteuse, un effet secondaire inattendu ou un geste de soins, même en l’absence de faute professionnelle.

Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines peut être observé chez des individus arrêtant de façon soudaine la consommation de benzodiazépines. Les symptômes comprennent angoisse et anxiété, insomnie, nervosité, irritabilité, syndrome de panique, agoraphobie, douleurs musculaires, troubles du système digestif en particulier troubles intestinaux, divers symptômes sensoriels et moteurs, ainsi que des troubles de la mémoire et des troubles cognitifs. La durée du sevrage est variable selon les individus.

14 réflexions sur “NON aux benzodiazépines, un poison”

  1. Une étude scientifique montrait que, dans le traitement de la dépression, l’activité physique à raison de 2 ou 3 séances par semaine est bien plus efficace que la prise d’anxiolytiques.

    Les médecins devraient se contenter de prescrire une activité physique et de bien s’entendre avec ses voisins.

    1. Et de vivre dans un monde où tout est beau et doux et simple.
      Cet article est ridicule. Toute prescription doit se faire :
      1) avec le consentement libre et éclairé du patient
      2) en évaluant au mieux le rapport bénéfice / risque.
      Concernant les benzodiazépines, souvent ce rapport est très favorable.
      Les troubles du sommeil et l’anxiété sévère tuent souvent.
      La dépendance aux benzodiazépines est alors un moindre mal. Qui sauve des vies.

      1. Albaret Christian

        J etais comme vous !! dans l ignorance malgre une certaine clairvoyance de la medecine
        j’ai lu votre reponse
        soit vous etes dans le deni. Ou vous avez des actions chez big pharma.
        On s en tiendra la!!!

        1. Donc si l’on n’est pas de votre avis, on est soit un idiot, soit malhonnête! Bravo, belle mentalité!
          Oui, restons en là.
          Quand le débat tombe si bas, il n’y a plus de débat.

        2. bonjour Wolf
          l’essentiel sur ce blog n’est pas dans les commentaires, mais dans l’article commenté.
          Y a-t-il dans l’écrit d’origine sur les benzodiazépines une affirmation fausse ?

    2. Albaret Christian

      Bonjour ! il n y a pas forcement d avoir une depression. On vous prescrit a tous va, un peu de fatigue suffit pour vous bombarder de ces neurotoxiques un scandale sanitaire qui engraisse bien une ribanbelle de medecins qui ne connaissent meme pas les effets secondaires..une profession qui devrait être une specialite d elite telle que la psychiatrie, mais c’est finalement la plus stupide et une des plus dangereuse. …

  2. Albaret Christian

    C est vous qui voulait en finir on.peut en debattre chacun son experience.
    On.peut rester en contact
    C est un sujet qui malheureusement ma mis dans un etat lamenatable croyait moi pendant des annees de dependance physique comme des milliers de gens…je vous souhaite pas de connaitre cette torture indelebile. Que les medecins banalisent soit par ignorance ou pire d un but pecunier a la botte des labos qui les fait vivre. Maintenant si ca vous interresse il existe assez d etudes de contrendus. De proces. D avertissements. Mais en france tout t es bien verrouille. l industrie pharmaceutique a main basse sur tout que ce soit dans les etudes dans la litterature medicale et finance occulte….

  3. à chacun sa came !

    Ces jours-ci, c’est à longueur de journée qu’ON nous a rabâché les précautions pour regarder l’éclipse. Et en même temps, de ne pas balancer les mégots par la fenêtre. Juste avant, c’était pour nous dire de boire beaucoup d’eau et de bien se mouiller la nuque avant de plonger.
    C’est sûr… ON nous prend vraiment pour ce que nous sommes. Des cons !
    Les benzodiazépines, un poison ? Ben oui, comme des tas de choses. Et n’allons pas faire les saints-nitouches, en faisant semblant de découvrir les effets secondaires.

    1. le mal et la came

      – « L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de relancer une alerte sur l’usage des anxiolytiques. Loin d’être un nouveau débat, cette mise en garde s’inscrit dans une campagne de sensibilisation massive face à une réalité insidieuse : la France, deuxième consommatrice de benzodiazépines en Europe, semble encore ignorer les risques majeurs liés à ces molécules. Et pendant ce temps, les ordonnances pleuvent. » (Benzodiazépines : l’overdose silencieuse de la France – consoglobe.com 11 avril 2025)

      Si… les gens allaient mieux, dans leur tête… alors les ordonnances arrêteraient de pleuvoir. Et si ma tante en avait… alors là je vous dis pas !

    2. Parti d'en rire

      Sur les paquets de clopes il y a marqué “Fumer tue”. Je propose donc qu’ON fasse la même chose sur les boîtes de benzodiazépines.
      Et puis sur tout le reste, finalement. La bouffe de Mac Donald, les bouteilles de Coca, et celles de Ricard bien sûr, les smartphones, les bagnoles et j’en passe.
      La connerie tue lentement ! Moi je m’en fous, je ne suis pas pressé.

  4. Mon médecin m’a arrêté brutalement le bromazepam que j’ai pris pendant un pour dormir et depuis 6ans je souffre de syndrome de sevrage prolongé et j’ai étais hôpitalisé pour perte de poids et infection pulmonaire et j’ai eu des examens pour troubles alimentaires, troubles de la marche et d’équilibre à cause des anxiolitiques benzos et le neurologue m’a donné du lysanxia 3 fois par jour c’était encore pire des effets secondaires éruption cutanée et démangeaisons violentes et des crampes et hyper excitabilité du système nerveux et malheureusement j’ai fait confiance et je suis en pire et depuis 1an sevrage avec des symptômes horrible invivable atroce et j’arrive pas à diminuer je suis bloqué partout comme un robot qui reste figé

    1. Ma vie est détruite depuis 6ans j’arrive pas sortir marcher, j’ai perdu mon travail et je ne vois plus ma famille alors que j’étais une personne souriante, dynamique et coquette aujourd’hui je suis incapable de faire quoi que ce soit même prendre une douche , manger, m’assois, rire sourire , ça m’a tout déréglé le sommeil j’arrive plus à dormir normalement avec les douleurs insupportable c’est une torture H24 je suis handicapé reconnu par la MDPH avec des personnes qui m’aide pour les courses et ménage alors que j’étais indépendante je conduisais et travaillais et m’occupais de ma maison depuis 6ans à cause de cette drogue horrible et poison ma vie s’est arrêté

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