Nos écrits en 2005 pour la simplicité volontaire

Nous sommes en 2026

et on manifeste toujours pour le pouvoir d’achat !

30.03.2005 Atopique

L’eczéma qui vient abîmer la peau de bébé est devenu par la grâce de la science DA (dermatite atopique). Cette affection est en augmentation constate depuis une vingtaine d’années et sa prévalence augmente particulièrement dans les populations à niveau de vie élevé. Pour la Biosphère, c’est clair, la diminution de l’exposition des populations aisées aux agents infectieux détraque le système immunitaire, et l’atopie devient cette capacité anormale à synthétiser des anticorps dirigés contre les allergènes naturels auxquels tout le monde est confronté. Pour lutter contre la DA, mais aussi l’asthme et la rhinoconjonctivite allergique, deux solutions possibles, moins laver les bébés ou diminuer le niveau de vie des populations aisées.

Pour sauver la planète, c’est la deuxième solution qui paraît la meilleure…

12.04.2005 Vite, un rouet !

New Delhi a décidé de modifier sa législation sociale en autorisant les salariés du secteur textile à travailler au-delà des 48 heures hebdomadaires légales, et par la même occasion permettre aux femmes le travail de nuit. Il est vrai que les quotas qui protégeaient les pays occidentaux ont disparus depuis janvier de cette année, c’est le moment pour l’Inde d’en profiter. Son industrie textile représentait 1,6 millions d’emplois en 1993 et 4,6 millions en 2003, les possibilité d’embauche sont encore de 12 millions. Mais la Biosphère se rappelle avec nostalgie la philosophie du rouet de Gandhi par laquelle chaque famille indienne se devait de tisser ses propres étoffes pour lutter contre les importations (en provenance d’Angleterre) destructrices du tissu social indien.

Il ne reste plus aux syndicalistes occidentaux qu’à appliquer cette leçon de l’histoire : il est de tout temps nécessaire de fabriquer localement ses propres vêtements.

21.04.2005 Économiser l’eau ?

Selon l’OMS (organisation mondiale de la santé), « Chaque être humain a droit à 50 litres d’eau potable par jour », soit un peu plus de 18 m3 par an. Certains peuvent s’étonner, n’est-ce pas déjà trop ! Mais en France chaque personne utilise déjà en moyenne 150 litres par jour pour sa consommation domestique (alimentaire et non alimentaire), et plus de 200 litres si on ajoute l’ensemble des utilisations collectives de l’eau (écoles, hôpitaux, lavage des rues…). Il faut dire qu’un bain nécessite 150 litres, le lave-linge 90 et la chasse d’eau 10. Les Belges sont les plus sobres de l’UE avec 108 litres quotidiens de consommation domestique. Calcule ta propre consommation et tu t’apercevras que tu peux faire des économies pour la planète : se doucher plutôt que prendre un bain (en fermant le robinet entre chaque aspergions !), se doucher moins souvent, ne jamais laver sa voiture (que l’on ne possède pas !) …

La Biosphère est sûre que tu as plein d’autres proposition pour limiter tes activités…

20.07.2005 Boris Cyrulnik

Petite devinette, qui a répondu ?

Question. La perspective d’un voyage dans l’espace ?

Réponse. Je le fais tous les jours, je m’assois dans mon bureau, je fais le tour de la planète, je fais une psychologie intersidérale ?

Q. Votre mode de locomotion idéale ?

R. La marche, s’il faut une prothèse, le vélo. Enfant je rêvais de voler, il suffisait d’écarter les jambes et d’agiter les bras.

Pour t’aider à nommer ce partisan de la simplicité volontaire :

1er indice, ce n’est pas la Biosphère

2ème indice, il s’agit d’un éthologue célèbre

3ème indice, il est connu pour son concept de résilience

31.07.2008 Indices UV

Que ce soit les journaux télévisés ou les grands quotidiens nationaux, un emplacement conséquent est consacré à la météo des plages, c’est à dire la température prévue de l’eau et de l’air ainsi que la force du vent, la pluviométrie ou les rayons de soleil attendus et même les indices UV (ultraviolet) ou durée en minutes exposant une personne à peau normale à un coup de soleil. L’information importante, c’est ce qui fait plaisir aux touristes alors que le réchauffement climatique découle en grande partie de la propension des touristes à prendre des vacances au soleil de plus en plus loin, donc à gaspiller de l’énergie fossile et à émettre du CO2.

La Biosphère vous dit : ne partez pas en vacances, travaillez dans votre jardin tôt le matin quand il ne fait pas trop chaud, et une bonne sieste l’après midi sans lunettes de soleil suffira à votre bonheur.

23.08.2005 L’hôtel recyclable !

Pour sortir la chaîne « Scandic Hotel » du marasme financier, on va mettre en place grâce au personnel une grande chasse aux ressources. Ainsi pour diminuer la consommation de produits d’entretien, une femme de chambre propose de remplacer par des cartouches murales tous les petits savons et shampoings qui finissent à la corbeille après sous-utilisation. Les sols en parquet de bois sont préférés à la moquette. On ne change pas les draps des clients qui restent plusieurs jours pour économiser les consommations d’eau et d’électricité des lavages. Une foule d’innovations permet aujourd’hui à Scandic d’affirmer que ses nouvelles chambres sont à 97 % recyclables. L’image de ces hôtels s’est en outre considérablement améliorée et les comptes financiers rétablis.

Même l’hébergement collectif doit suivre la voie de la simplicité volontaire, la Biosphère ne pourra que s’en porter mieux.

05.10.2005 Avantage aux riches…

Le nombre de véhicules particuliers en France qui émettent moins de 120 g/km de CO2 a progressé de 6 % entre 2003 et 2004, de 24 % entre 121 et 140 grammes et diminue de 8 % au-delà de 140 grammes : les véhicules sont donc de plus en plus propres, ainsi la Citroën C2 1.4 HDI avec 107 grammes. Mais on peut aussi rouler en 4×4 avec 192 grammes « seulement », soit en dessous de la limite des 200 grammes fixées par le gouvernement pour taxer les cartes grises. Il s’agit de la Lexus Rx400, un engin à 56 000 euros conçu par Toyota et doté de la technologie hybride (électricité et essence). Ce monstre se voit ainsi exonéré de la taxe qui est fonction du niveau de rejet de gaz carbonique. De toute façon les ménages les plus modestes seront toujours les plus polluants, ils ne pourront jamais acheter de véhicules neufs et leur achat d’occasion restera aux normes anciennes, sans filtre à particules ni moteur hybride.

Il est impossible que l’égalité entre humains passe par un mécanisme de liberté des prix, même tempéré par des taxes internalisant les dégâts environnementaux : pour sauver la Biosphère, il faudra supprimer tous les véhicules motorisés personnels.

06.10.2005 Effet rebond

Vive la recherche-développement qui a permis d’inclure dans l’essence des modificateurs de friction favorisant la réduction des pertes mécaniques. Les groupes pétroliers mènent donc une offensive marketing en proposant un carburant, l’excellium, qui permet de faire plus de kilomètres, soit pour une Renault Laguna 900 km supplémentaires en parcourant 19 000 km par an. Même si le litre d’essence est facturé 4 centimes de plus qu’un carburant classique, le gain en CO2 paraît évident.

Mais la Biosphère connaît l’irresponsabilité humaine qui, en croyant faire plus avec moins, se croit autorisé à vouloir toujours plus. C’est l’effet rebond, à chaque fois que les humains réussissent à économiser telle ou telle matière première pour produire un bien ou un service, l’effet de ce gain sur l’efficacité énergétique (et la dématérialisation) est plus que compensé par une volonté d’accroître encore plus les quantités produites. Ainsi une voiture qui consomme moins de pétrole incite à rouler davantage…

08.10.2005 La faute au Nord ?

Alors que certains dénoncent le phénomène de surpopulation sans égard au poids écologique respectif des populations du Nord et du Sud, pour les écologistes le problème global de l’environnement s’articule autour du gaspillage des ressources et des inégalités Nord-Sud. Si l’épuisement des ressources est attribuée aux pays surpeuplés du Sud, il n’est fait souvent aucune référence aux taux de consommation per capita ni aux transferts de denrées et de matières premières vers le Nord. Pour les écologistes, le gaspillage des ressources, la pollution et la production de déchets sont directement liés au phénomène de la surconsommation de la classe globale, celle qui possède personnellement un véhicule. La situation est aggravée par la diffusion de ce modèle de production et de consommation lié au déplacements individuel dans les pays émergents.

Pour la Biosphère, les habitants des pays riches qu’ils soient patrons ou ouvriers sont tous responsables. La seule orientation possible pour les peuples du Nord, c’est la simplicité volontaire en général, la décroissance de la consommation d’automobiles individuelles en particulier. Pour les peuples du Sud, c’est de continuer à pratiquer la simplicité involontaire et de refuser de tomber dans le piège de la société de consommation. Au Nord comme au sud, il faut dorénavant privilégier la vie conviviale, la relation contre la frénésie matérialiste.

11.10.2005 Contre la violence sociale

Les chiffres sont inquiétants, le nombre d’enfants en danger en France à progressé de près de 7 % en 2004. Pourtant cette évolution n’est pas directement liée à la précarité économique, les minima sociaux et notamment le RMI ont permis de sortir beaucoup de familles de la grande pauvreté. De même les troubles psychopathologiques des parents sont relativement rares, ils concernent au plus 13 % des enfants. On a plutôt le sentiment d’une société de plus en plus déstabilisée dans les règles élémentaires du vivre ensemble. En effet s’installe un déficit relationnel entre parents et enfants d’une part, entre familles et environnement d’autre part. Les carences éducatives des parents renvoie souvent à une absence de repères, à un repli sur soi, en résumé à un isolement social à l’origine de la dégradation du comportement des familles. L’Observatoire de l’action sociale préconise en conséquence le développement social local qui renforcerait les solidarité de proximité et le lien social.

La Biosphère s’esclaffe, la société marchande a brisé les communautés d’appartenance et les rapports de proximité, maintenant elle voudrait que s’instaure artificiellement des rapports de bon voisinage, une « urbanité villageoise ». Seul l’abandon du rapport monétaire généralisé, de la division exacerbée du travail social et des mégalopoles urbaines pourrait recréer véritablement du lien social.

05.12.2005 Le code de la rue

Le 16e congrès du Club des villes cyclables s’interrogeait sur ce thème principal : « Du code de la route au code de la rue ». Ce Club dont on a supprimé en France la « journée sans voitures » a été créé en 1989 par dix villes et en regroupe aujourd’hui 750. Il voudrait généraliser le code le la route belge qui a été enrichi d’un « code de la rue » définissant l’ordre de priorité de chaque usager sur la chaussée. La nouvelle réglementation impose une obligation de prudence du poids lourd envers la voiture, de la voiture envers le cycliste et du cycliste envers le piéton. L’un des points les plus spectaculaires de la réforme berge consiste en l’obligation d’autoriser les cyclistes à emprunter les sens interdits, marquage à l’appui. La mixité de l’espace reste l’idéal car séparer vélos et voitures endort la vigilance, mais cela se fait au détriment de la sécurité des gens non incrustés dans un carapace d’acier. De toute façon une majorité des communes n’applique pas en Belgique le code de la rue car il n’existe pas d’outil législatif pour les contraindre. En France la loi Badinter de 1985 rend la voiture responsable dans presque tous les cas car l’ennemi commun est la vitesse qu’il s’agit de modérer pour la pacifier.

La Biosphère te dit : sur ton vaisseau spatial la Terre, tu te déplaces déjà à 107 000 kilomètres à l’heure autour du Soleil. Contentes-toi pour le reste d’aller au rythme de tes jambes ou des roues de ton vélo.

06.12.2005 Des médicaments inutiles

Les remboursements de produits pharmaceutiques ont augmenté de 6 % entre 2003 et 2004, bien plus vite que la richesse globale : les Français dépensent donc une part de plus en plus grande pour se soigner alors que la Haute autorité de santé doute du Service Médical Rendu par de nombreux produits en circulation. C’est un ministre qui avait déjà demandé en 1999 la réévaluation de la pharmacopée française en fonction du SMR. Mais ce n’est qu’en 2003 que 600 médicaments environ avaient vu leur taux de remboursement baisser, 84 ayant été totalement déremboursé. De telles mesures sont impopulaires, il ne faudrait pas dit-on « brutaliser le patient ». Les gens ont en effet oublié de compter sur les capacités de leurs organismes à se défendre par lui-même, ils ont été trop habitués à se soigner avec des substance chimiques pour engraisser les laboratoires pharmaceutiques. Il y a maintenant près de 7000 marques qui se font concurrence alors que la dénomination commune internationale (DPI), l’espéranto du médicament, ne compte que 1700 substances thérapeutiques. Une commission de la transparence a évalué 1100 médicaments ordinaires en France: un quart n’avait pas fait la preuve de son efficacité.

En fait les humains peuvent faire de la bonne médecine avec trente médicaments seulement, la volonté de décroissance humaine passe aussi par l’acceptation de certaines maladies et de la mort.

07.12.2005 Le consommateur est un pigeon (voyageur)

Dès 1949, E.Leclerc ouvrait à Landerneau la première épicerie « du producteur au consommateur » pour disait-il « appliquer les principes de la charité chrétienne à l’économie ». En 1963, c’est au tour de M.Fournier de tester à 30 km au sud de Paris le premier « hyper-marché » au monde : il s’agissait d’attirer les « clients-voitures » en fournissant du carburant à bas prix et en appliquant le principe « Laissez le consommateur faire le travail », c’est-à-dire place au libre-service. Dès le premier jour les clients se bousculent et le parking devient un business. Depuis lors le consommateur fait non seulement le pigeon entre son domicile et son lieu d’approvisionnement, mais il remplit aussi son caddie à ras-bord : c’est la victoire définitive de la société de consommation.

C’est aussi l’histoire de l’augmentation de l’effet de serre, de l’épuisement des ressources non renouvelables, de la fin programmée de la société thermo-industrielle. La Biosphère n’aura attendu que 50 années environ pour assister à la fin du spectacle automobile et au retour dans les magasins de proximité. Marchez pour faire vos courses et mieux, cultivez votre jardin.

8 réflexions sur “Nos écrits en 2005 pour la simplicité volontaire”

  1. esprit critique

    – « Nous sommes en 2026 et ON manifeste toujours pour le pouvoir d’achat ! »

    Ben oui, et c’est normal. Entendez par là que c’est dans la logique des choses. Du Système.
    Je rappelle que ON est un con (c’est bien connu). Que ce mot sert à désigner «les gens», en général. Mais qu’il remplace aussi le tout aussi fameux «nous», dont JE fais partie. Comme Pierre Paul et Jacques, et TOI aussi camarade !
    Ceci dit, bien que tout soit lié, le pouvoir d’achat n’est certainement pas ce qui a de mieux pour aborder le sujet de la simplicité volontaire. Par contre c’est un excellent moyen pour rebuter les gens. Autrement dit les braquer, les rendre sourds aux discours des décroissants.
    Comme quand ON raconte que les Gilets jaunes n’étaient animés (obsédés) que par l’augmentation de 2 centimes sur le prix des carburants, et qu’ils se foutaient royalement du reste etc. Ce qui est faux bien sûr. Ridicule et en même temps ! (à suivre)

    1. (suite 1) Maintenant… si je dis que nous sommes des petits-bourgeois… ce n’est pas dit non plus que ce soit la meilleure façon de faire comprendre le Problème, aux gens.
      Pourtant, il suffit de lire Alain Accardo : Le Petit-Bourgeois gentilhomme (2001).
      La question se pose alors : Comment faut-il parler aux gens… pour qu’ils comprennent ?

      Quoi qu’il en soit, le pouvoir d’achat est indissociable du social, et l’écologie (politique) ne peut être que sociale. Et donc de gauche. N’en déplaise à tous ceux qui la voient au-dessus, ou au-delà, et patati et patata !
      Sauf que pendant qu’ON parle du pouvoir d’achat, ON ne parle pas des salaires. Ni des revenus, des richesses, de leur répartition etc. Commençons alors par expliquer, aux gens, que le pouvoir d’achat est un trompe-couillons. Un de plus !
      (à suivre)

    2. Michel C le gaucho

      (suite 2) Pour aborder la question de la simplicité volontaire (de la sobriété, décroissance), au lieu de parler du pouvoir d’achat… pointons et dénonçons plutôt la double pensée (voir Orwell), les doubles discours, les aberrations, les injonctions contradictoires etc.
      Bref, l’Hypocrisie … du Système.
      Et surtout… arrêtons de casser connement du gaucho !

    3. Écouter, ou réécouter, le discours qu’a tenu François Ruffin le 26 septembre 2018 devant l’Assemblée Nationale : Extrait :
      – « Eh bien, je réponds – nous répondons, avec Richard Wilkinson, avec Dominique Bourg, avec Hervé Kempf, avec Paul Ariès, avec Aurélien Barrau et, peut-être, avec Nicolas Hulot ; avec bien d’autres encore, nous répondons : moins de biens, plus de liens ! Nous répondons : consommer moins, répartir mieux ! Nous répondons : le partage, surtout, le partage, tout de suite. Nous répondons : égalité – l’égalité qui est au cœur du triptyque républicain Liberté, Égalité, Fraternité, l’égalité sans quoi tout s’écroule, l’égalité aujourd’hui oubliée, bafouée, chaque jour piétinée. » (« Votre croissance, nous n’en voulons plus ! » francoisruffin.fr/discours-croissance-assemblee)

    4. Un autre, parce ce que vous le valez bienl

      – « Dans son journal LTI, la langue du IIIe Reich, le philologue Victor Klemperer analysait comment le régime nazi avait, année après année, façonné la langue allemande pour qu’elle corresponde à leur vision du monde : c’est ainsi que « mille piqûres de moustiques sont pires qu’un grand coup sur la tête ». […]
      Pour débuter cette nouvelle série, Olivier Besancenot vous dévoile pourquoi les salaires n’ont pas augmenté depuis des années. C’est tout simplement parce qu’ils ont « disparu » du débat public, remplacés par un autre mot : « pouvoir d’achat ». »
      (Les Gros mots #01 : POUVOIR D’ACHAT – la-bas.org 25 octobre 2022)

      Ecoutez donc la petite vidéo, tout le monde devrait trouver le temps, 1min49 c’est pas bien long. Pour y réfléchir c’est évidemment autre chose. 🙂

  2. esprit critique

    – « Dès 1949, E.Leclerc ouvrait à Landerneau la première épicerie «du producteur au consommateur» pour disait-il «appliquer les principes de la charité chrétienne à l’économie». En 1963, c’est au tour de M.Fournier [etc.] » (07.12.2005 Le consommateur est un pigeon (voyageur))

    La charité chrétienne… elle est bien bonne celle-là !
    Je reviens donc sur cette petite vidéo que je vous invitais à regarder à 12H49.
    Écoutez justement ce que dit Besancenot dès les 30 premières secondes :
    – « C’est même devenu un argument de marque publicitaire, le pouvoir d’achat… puisque certaines chaines de grande distribution n’hésitent plus aujourd’hui à détourner une partie du graphiste de mai 68 pour prétendre qu’ils sont les plus efficaces pour lutter contre la vie chère, rien que ça ! »

    Faut oser quand même, non ? Je parle de Leclerc, pas de Besancenot bien sûr. 🙂

    1. esprit critique, de gauche...

      Il faut au moins reconnaître, que ceux qui parlent le mieux de sobriété, et de décroissance, ne sont pas de droite.
      Même si cet article commence à dater, il nous donne quand même la tendance :
      – Les Décroissants discutent avec le Parti de Gauche et le NPA (reporterre.net 6 avril 2009)

      Alors bien sûr, il y a des divergences. Et il y en aura toujours. Ainsi, et par exemple :
      – « En particulier, avec des approches différentes sur les questions de la simplicité volontaire, de la place du travail dans la société et la notion de développementisme. La divergence la plus importante concerne la méthode et la stratégie : le NPA étant sur un positionnement consistant à faire des propositions de transition qui partent des situations concrètes vécues par la population et les salariés pour travailler à un projet de société alternatif au capitalisme. Alors que de leur côté, le MOC et le PPLD sont beaucoup plus sur une approche de révolution culturelle associée à l’élaboration d’un nouveau projet de société. »
      (à suivre)

      1. (suite) C’est d’ailleurs à cause de ce genre de divergences (conneries ?) qu’en 2022 le NPA a éclaté. Faisant ainsi le bonheur de la droite et des anti-gauchos (anti-écolos).
        Oublions la droite, les faux décroissants et autres opportunistes, notre problème c’est que le thème de la décroissance (sobriété, simplicité volontaire) est principalement porté par une nébuleuse de mouvements historiquement libertaires. Et que ces gens là, à tort ou à raison… ont du mal avec les consensus.
        – « Le PG demande au PPLD et au MOC s’ils se définissent comme des mouvements de gauche. Le PPLD et le MOC ne peuvent se définir comme étant « de gauche ». Ce clivage gauche-droite leur semble aujourd’hui dépassé dans ce contexte de crise anthropologique, [etc.] » (Reporterre)

        C’est comme si vous me demandiez, à moi… si je me définis comme un écologiste.
        Nous avons là deux exemples, de ce que j’appelle des … conneries !

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