Nous sommes en 2026,
vive la baisse de fécondité !
17.01.2005 L’Allemagne malthusienne
En Allemagne, le nombre de naissances a été divisé par deux en quarante ans, passant de 1,3 million naissances en 1964 à environ 700 000 en 2003. Cette baisse s’explique par la pauvreté des équipement collectifs de prise en charge (crèches, écoles maternelles), mais aussi par la difficulté de trouver le bon partenaire pour fonder une famille et/ou par la profonde crise qui secoue le monde du travail et accentue l’ampleur du chômage. On peut donc noter l’émergence d’un climat général hostile à l’enfant, et aussi aux parents qui veulent en avoir ; une vie sans enfant semble procurer plus de satisfaction qu’avec des enfants.
La Biosphère ne peut qu’être en accord avec un tel type de pensée et de comportement, la voie malthusienne est la première des solutions au désordre planétaire actuel.
16.02.2005 Famille nombreuse
La Biosphère te rappelle qu’une famille de huit enfant à espérance de vie importante comme en France signifierait à peu près un quadruplement de la population mondiale de génération en génération (soit 24 milliards d’habitants dans trente ans). Lorsque Hervé Gaymard, nommé ministre, est accusé d’habiter avec ses huit enfants un duplex à 14 000 euros par mois, ce n’est pas tellement le montant du loyer qui importe car, si ce n’est pas le ministre de l’économie qui l’occupe, ce sera quelqu’un d’autre (avec certainement moins d’enfants !). Non, ce qui saute aux yeux, c’est qu’un ministre affiche par le nombre de ses enfants ses convictions natalistes. Il faut d’ailleurs noter que sa femme n’est autre que la fille de Jérôme Lejeune, connu pour ses postions anti-IVG.
La Biosphère ne peut que condamner un tel mépris de l’équilibre futur de la planète. Si ces gens-là persistent dans leur libre choix démographique, qu’ils assument et que cette famille de dix personnes vivent avec un train de vie quatre fois moins important que la moyenne de la population. Cela les ferait réfléchir car ils s’apercevraient alors que leur liberté nataliste est illusoire, car intenable.
17.05.2005 Bonne nouvelle ?
Une chronique du journal « Le Monde » salue en ces termes la vague de nouveaux bébés français : « Voulus, adorés, conquérants, énorme rebond démographique, un rêve d’un demi-siècle de prospérité et de santé, une soif d’avenir, une envie de grandir ». Un journaliste néo-populationniste parle ainsi d’une France qui irait vers l’apothéose grâce à la fée démographie, le plus fort taux de fécondité de l’UE, 75 millions d’habitants en 2050, une France enfin plus peuplée que l’Allemagne ! Mais comment des bébés demain pourront-ils être gais quand on sait que le chômage est structurel et que, si on y ajoute les faux emplois, la population compte et comptera de 6 à 7 chômeurs véritables sans compter le poids croissant des retraités, comment pourront-ils avoir une enfance heureuse quand on sait que d’ici 2050 la plupart des ressources fossiles qui fondent notre richesse actuelle seront épuisées, comment pourront-ils vivre une adolescence confortable quand il faudrait déjà plusieurs planètes pour généraliser le niveau de vie actuel des Français.
On a beaucoup critiqué historiquement les malthusiens, il serait grand temps de condamner vertement les natalistes qui nous conduisent tout droit vers des infanticides différés (des conflits meurtriers).
21.06.2005 Plus fort que Malthus
A Madagascar, l’un des pays les plus pauvres de la planète, la paupérisation est si galopante que Médecins sans frontières, présent depuis 1987, a annoncé son retrait du pays : les pauvres sont devenus si nombreux qu’ils ne se distinguent plus du reste des citadins. La consommation d’un tord-boyaux qui sort à 70° des alambics bricolés fait des ravages, l’inflation frise les 30 % et la flambée des prix du pétrole ont laminé le pouvoir d’achat des populations au-delà du supportable. Pour les Malgaches, l’avenir se conjugue au présent, c’est les bagarres, l’alcoolisme, la résignation, la montée des sectes et des fanatismes. Les légendaires forêts ne sont plus qu’un lointain souvenir qu’on achève à la machette et les familles comptent souvent 8 ou 10 enfants. Les Malgaches sont les premiers responsables de leur misère, la population est passée en quarante ans de 5 à 17 millions de personnes, soit un rythme annuel de 3,1 %, un doublement en moins de 23 ans, soit mieux que la prédiction de Malthus d’un doublement tous les 25 ans.
Mais que les pays riches ne se réjouissent pas trop de leur fécondité normale (en dessous du seuil de reproduction), incessamment sous peu la pétroapocalypse ne les épargnera pas : la planète finira sans doute comme Madagascar.
20.08.2005 Bébé parfait
En 2005, grâce au tri pré-implantatoire des embryons, on peut déjà éradiquer les maladies génétiques comme la mucoviscidose et éliminer les indésirables. On peut aussi envisager dans l’avenir une sélection positive en sélectionnant ou améliorant un patrimoine génétique spécifique, certains scientifiques pensent pour cela bricoler le génome. on a identifié des gènes humains inactifs comme celui qui permet chez les batraciens de faire repousser un membre coupé. Il semble avoir été inhibé au profit du gène permettant la cicatrisation rapide du moignon. Il suffirait donc de bloquer le gène de cicatrisation et de stimuler le gène de repousse pour que l’enfant acquiert un nouveau pouvoir. A cause de l’unité fondamentale du vivant, tous les mélanges sont en effet possibles, y compris avec des créatures les plus éloignées sur la chaîne de l’évolution : imaginons un bébé avec une vue aussi perçante qu’un aigle, l’odorat d’un chien de chasse et la force d’un orang-outan. Les humains peuvent corriger les « erreurs » de la nature, mais doivent-ils le faire ? Homo sapiens est-il une étape de l’évolution qui ne demande qu’à être rectifiée ? Il y a pourtant deux problèmes principaux, celui du choix de ce qui est un « bon » gène pour les procréateurs d’une part, l’irréversibilité du processus car le descendant du bébé parfait héritera des gènes transformés d’autre part.
Pour la Biosphère la réponse est simple : laissez faire la sélection naturelle et cessez d’enfermer les humains dans leurs techniques manipulatrices.
26.08.2005 L’optimum de population
Dans le détroit de Béring, 29 rennes furent introduits en 1944 sur l’île déserte de Saint-mathieu. Des conditions de vie idéales firent grimper la population à 1300 animaux dès 1957. Les scientifiques avaient calculé que ce chiffre correspondait à l’effectif optimal pour la capacité de charge de l’île. Mais dès 1963, la population atteignit 6000 animaux pour retomber brutalement à 42 rennes en 1966 : les possibilités de l’île avaient été dépassées, les fourrages épuisés et la plupart des rennes étaient mort de faim.
Les humains ne sont pas beaucoup plus intelligents que les rennes, ils se multiplient sans souci d’un approvisionnement durable. Ils sont même beaucoup plus bêtes car ils détruisent aussi les capacités naturelles de renouvellement du capital naturel… La Biosphère devrait avoir beaucoup plus d’amis parmi les humains !

– « En Allemagne, […] ON peut donc noter l’émergence d’un climat général hostile à l’enfant, et aussi aux parents qui veulent en avoir ; une vie sans enfant semble procurer plus de satisfaction qu’avec des enfants. La Biosphère ne peut qu’être en accord avec un tel type de pensée et de comportement, la voie malthusienne est la première des solutions au désordre planétaire actuel. »
(Biosphère 17.01.2005)
Cette fois le meilleur exemple c’est donc l’Allemagne. Qui a enfin compris… que les gosses ça vous complique la vie. Et j’en sais quelque chose. C’est vrai que c’est chiant les gosses, ça vous empêche de dormir, d’aller vous amuser, de vivre quoi. Tout en respectant les règles, bien évidemment.
Et justement, ON notera que les Allemands sont des modèles de discipline. Et d’efficacité.
Les Allemandes aussi. (à suivre)
(suite) Et également très respectueux, et respectueuses, de l’environnement !
Tiens la Preuve, non seulement les gosses… mais ils ont aussi l’Atome et la Guerre en horreur. Tout autant que les grosses Allemandes. Les Bémémeuh, Merco et autres Porcheries. Et la Biosphère ne peut donc que s’en réjouir.
Finalement c’est bien connu, et indiscutable, dans le domaine de l’écologie les Allemands sont des exemples à suivre. Les Allemandes aussi.
– « Si tout le monde vivait comme les Allemands, le jour du dépassement de la terre pour les autres pays serait aussi ce 2 mai 2024. » (En Allemagne, l’empreinte écologique prend le dessus – dw.com 02/05/2024)
Et en plus, ils vous coûtent un max de blé, les gosses ! Les couches, des tonnes et des tonnes, les jouets idem, le Smartphone à 10 ans, et j’en passe ! Et puis de toute façon il vous faut un plus grand logement, un plus gros lave-linge, idem du lave-vaisselle, et une plus grosse Bémémeuh pour trimballer tout ça etc. etc. etc.
Cerise sur le Cake ils vous causent des soucis, toute votre vie. Non, ça c’est sûr, les gosses ça pue, ça pollue et ça rend con. Et j’en sais quelque chose ! 🙂
D’ailleurs je ne comprends pas que le Journal de la joie de vivre ne les ait pas encore épinglés dans leur rubrique “La saloperie que nous n’achèterons pas“.
Je me souviens y avoir vu le chien… et le tollé que ça avait généré… mais pas les moufflets. Un jour un pote, qui ne les aime pas, me disait qu’un chien c’est chiant. Que ça fout des poils partout, que ça t’empêche d’aller où tu veux, que ça coûte cher et patati et patata. Je lui ai juste fait remarquer qu’il pouvait en dire autant de ses trois gosses, et même de sa femme.
A toutes fins utiles je rappelle que l’association Démographie Responsable ne relève pas du mouvement No kids et n’est absolument pas contre les enfants.
Elle estime simplement que la nature comme l’humanité auraient un meilleur avenir si la population se stabilisait puis baissait doucement pour revenir à des effectifs plus durables. Elle souhaite donc que les indices de fécondité partout dans le monde se stabilisent à des niveaux inférieurs à deux enfants par femme pour conduire à cette descente démographique.
Elle est pour cela favorable à des mesures douces et incitatives (et notamment à l’inverse est opposée aux mesures incitatives à la fécondité).
En aucun cas elle n’est contre les enfants ou ne culpabilise ceux qui en ont.
Vous pouvez toujours être pour une baisse douce, assortie de méthodes douces… moi-même j’aime la douceur. Seulement je crains qu’encore une fois vous soyez déçu. Parce que même avec des méthodes douces et incitatives, et non coercitives… pour “réarmer“ tous ces pays vieillissants, et décadents… la baisse va être brutale !
Quel que soit le côté où ON aborde ce problème, il nous faut bien accepter le fait qu’il n’y a pas de solution. Et en plus, c’est pareil pour tout le reste !
Moralité : Pas de solution => pas de problème. 🙂
Le temps s’écoulant toujours, il y a toujours une solution, simplement parfois elle est extraordinairement douloureuse, c’est contre ça que j’essaye de mettre en garde.