Nous sommes en 2026
et les associations sont à la peine…
17.03.2005 Donnez votre argent !
Il y a des associations à connaître absolument, par exemple « TI » pour Transparency International. Selon son rapport 2005, les pots de vin, uniquement dans le secteur du bâtiment, représentent 300 milliards de dollars, soit 10 % des dépenses engagées. Quand on sait que l’aide au victimes du tsunami supportera une telle corruption, cela n’engage pas à donner toujours plus ; attitude d’autant plus compréhensible que l’ONU a pondu un texte très beau contre la corruption, mais aucun pays du G8 ne l’a encore ratifié. Mais cette solidarité biaisée entre humains n’est rien quand on connaît les ravages qu’exerce la corruption sur l’environnement, barrage qui inonde un écosystème inviolé depuis des siècles (Amérique latine), centrale nucléaire installée sur une ligne de faille active (Philippines), déforestation massives en toute illégalité (Indonésie)… Et il n’y a même pas besoin de corruption pour construire des routes sur des terres agricoles !
A propos, tu es adhérent de quelle association environnementale ?
14.07.2005 La décroissance, le journal de la joie de vivre
Ce bimestriel est aussi le journal de Casseurs de pub, il résume tout ce que la Biosphère voudrait que les humains pensent. Dans son numéro de juin-juillet 2005, le grand titre nous engage à « Vivre après le pétrole », avec dessin de la bagnole transformée en poulailler. Il nous tout ce qu’il faut savoir sur la marche des décroissants pour supprimer le Grand prix de France de F1, il fait une biographie du père de la décroissance, le mahatma Gandhi et indique qu’il faut aussi décroître l’armée. Une page entière sur le pic du pétrole (nous y sommes presque), c’est-à-dire le commencement de la fin, et un encadré sur la saloperie que nous n’achèterons pas, ce mois-ci la tondeuse à gazon. A chaque fois un petit reportage sur les éco-citoyens qui pratiquent la simplicité volontaire : on y voit Elke et Pascal vivre sans voiture et sans télé, ce qui donne le temps de s’occuper d’un jardin, mais qui vivent aussi dans le péché parce qu’ils ont un ordinateur et pratiquent la sexualité libre. Ils pensent que faire l’amour avec sa voisine ou son voisin ou les deux à la fois n’a pas de sens moral (ndlr, sauf si on fait trop d’enfants !), mais que prendre la voiture pour aller au boulot, ça, oui !
Les humains sont fait pour penser et pour vivre ce qu’ils pensent, mais la porte de l’avenir est très étroite quand on touche à la Biosphère, elle se referme aujourd’hui de plus en plus rapidement avec l’expansion de la société thermo-industrielle. Seule la généralisation de la décroissance ouvre à nouveau la porte de l’avenir.
16.09.2005 Le courrier de la Baleine
Ce journal est édité par l’association « Les Amis de la Terre » (2B rue J.Ferry, 93100 Montreuil). Dans son n° de septembre 2005 un dossier spécial sur les transports, se libérer du pétrole ! On y cite les résultats de chercheurs qui ont observé que si les petits pins poussent mieux avec une atmosphère enrichie en CO2, cela n’est pas vrai pour des arbres adultes. De plus les arbres se développent selon des modèles architecturaux bien définis. Il n’est pas possible qu’un arbre adulte dont la hauteur maximale est génétiquement programmée à 50 mètre atteigne le double simplement parce que il est soumis à un flux plus grand de nourriture (CO2), il risque de s’effondrer sur lui-même. Les lois de la biologie ne sont donc pas aussi souples que ce que l’on espérait et cela porte un très sérieux coup au mécanisme des puits de carbone (les forêts) mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto. Que peuvent faire les Amis de la Terre ? « Avant tout combattre les espérances mensongères, telles les solutions technologiques qui nous promettent des lendemains qui chantent ».
Les voies de la Biosphère sont impénétrables, les humains doivent la protéger telle qu’elle est et adhérer à une association de protection de la nature.
17.10.2005 Charente-Nature (impasse Lautrette, 16000 Angoulême)
La société charentaise de protection de la nature et de l’environnement est membre de France-Nature-Environnement et édite un mensuel qui, dans son mois d’octobre 2005, a sorti un dossier génial « Sauvons la nuit » (de la pollution lumineuse). On y cite une étude anglaise qui montre que l’éclairage des ronds-points n’a pas d’actions sur les accidents de la route, un rapport belge révèle que l’éclairage le long des autoroutes n’apporte pas un plus en matière de sécurité routière : on accroît la visibilité du conducteur, mais celui-ci se sent plus en sécurité et appuie sur l’accélérateur. De plus les poteaux électriques représentent des obstacles rigides, donc dangereux, les personnes portant lentilles ou lunettes sont éblouies par l’accumulation des lumières…Par ailleurs les statistiques de la police font réfléchir : une majorité des cambriolages et des vols avec agression ont lieu en plein jour ! La Biosphère aime particulièrement ces longs développement sur les cycles circadiens et circannuel qui rythment l’alternance jour/nuit : l’éclairage artificiel s’avère globalement néfaste pour les plantes (la nuit est réparatrice, vouée à l’entretien et au développement du système grâce à la transpirations nocturne) et les animaux (les animaux nocturnes bien sûr, mais aussi les diurnes proches des lampadaires qui voient leur horloge interne déréglée). Même l’activité de l’escargot est inhibée par la lumière artificielle. En définitive l’harmonie résulte de l’équilibre des contraires, le féminin et le masculin, le jour et la nuit.
La Biosphère rajoute que sept millions d’éclairages urbains, lampadaires, candélabres et autres boules lumineuses entretiennent un obscur presque clair jusque dans les villages les plus reculés de France. Cette consommation d’énergie atteint six milliards de kilowatts heures, soit 2,5 réacteurs nucléaires qui ne servent en définitive qu’à éclairer le ciel. Mais ce n’est pas seulement l’éclairage public qui est en cause dans la boulimie d’énergie de la civilisation thermo-industrielle. Un lecteur devrait lire sans lumière artificielle, les programmes de télévision pourraient s’arrêter à la tombée de la nuit, le travail de nuit sera interdit. Redonnez à la nuit sa toute puissance, il vous suffit de dormir à ce moment-là, de papoter ou de faire l’amour.
18.11.2005 S!lence (abonnement 9 rue Dumenge, 69317 Lyon cedex 04)
Ce mensuel sous-titré « écologie, alternatives, non-violence » soulève les thèmes fondateurs de l’avenir, ainsi dans le n° de novembre 2005 : la désobéissance civile. C’est l’ami de Michel Montaigne, Etienne de la Boétie, qui écrivait il y a déjà fort longtemps en 1548 un « Discours de la servitude volontaire » en notant que le pouvoir du tyran n’existait que parce que le peuple obéissait à ses ordres. Pour défaire le tyran, il suffirait donc de lui désobéir et la revue prend l’exemple d’Henri-David Thoreau refusant de payer ses impôts à un Etat soutenant l’esclavage. Ces articles posent clairement la question de la soumission à l’autorité qui reste d’ailleurs une constante des sociétés, qu’elle soit directement sous régime dictatorial ou même confite en démocratie. Ce n’est que alors que par la désobéissance civile que la société peut changer, que ce soit grâce aux objecteurs de conscience contre la guerre ou avec les objecteurs de croissance, les casseurs de pub et les faucheurs volontaires d’OGM aujourd’hui. Mais la revue S!lence va beaucoup moins loin que les partisans de l’action directe en Amérique.
La Biosphère aime Earth Firth. En 1980, Dave Foreman fonde aux USA l’association Earth First! dont le slogan résume l’objectif : « Pas de compromis dans la défense de la Terre Mère ». Ses militants avaient pris conscience qu’il était temps d’arrêter de parler de la façon dont les choses avaient mal tourné et de commencer à changer les choses. En conséquence, il faut mettre des bâtons dans les roues du système, le contrarier et le forcer à tomber. Par exemple un bulldozer qui détruit la Terre n’est qu’une partie de la terre, fait de minerai de fer et consommant son énergie, c’est la Terre métamorphosée en monstre qui s’autodétruit : ce bulldozer doit être arrêté. Aujourd’hui ne faudrait-il pas incendier les 4×4 ?
20.11.2005 Il est autorisé d’interdire
Un moratoire interdit l’usage de l’insecticide gaucho sur les semences de tournesol depuis 1999, sur le maïs depuis 2004 ; l’usage du régent est suspendu sur toutes les cultures depuis 2004. C’est pourquoi pour la première fois en 2005 les récoltes de miel s’améliorent dans plusieurs régions de France : les intoxications d’abeilles, les comportements anormaux et les dépopulations ont disparu. Ce n’est certainement pas du à la vigilance des autorité politiques, mais aux victoires remportées par les apiculteurs au cours d’une longue guérilla judiciaire. Par exemple le Régent (fipronil) n’a bénéficié que d’une autorisation provisoire de vente depuis sa commercialisation en 1996 quand il aurait du disposer d’une autorisation de mise sur le marché, procédure plus rigoureuse. Mais le ministère de l’agriculture avait été catégorique en février 2004 : « Il n’y a aucune dangerosité pour la santé humaine… » et les abeilles ne sont pas mentionnées par le directeur général de l’alimentation. Pourtant à la même époque la commission d’études de la toxicité des produits phytosanitaires proposait « la non inscription du fipronil à l’annexe 1 (substances autorisées) compte tenu de préoccupations majeures pour l’environnement et les espèces sauvages ». Les affaires étant les affaires, le ministre de l’agriculture ne suspend que les autorisations de commercialisation du fipronil, il permet donc l’utilisation des semences enrobées déjà chez les distributeurs ou les agriculteurs… On retarde toujours les échéances obligatoires !
Les associations de protection de la Nature ne font pas confiance à juste raison aux agro-chimistes et à leurs fidèles valets, les ministres catégoriels. Comme disait un ministre de l’agriculture « Il est d’abord en charge de ses agriculteurs, que le ministre de l’écologie s’occupe de ses oignons ». Ce n’est pas ainsi qu’on préserve la santé de abeilles de la Biosphère qui sont pourtant nécessaire à l’indispensable pollinisation.

En 2026, la France compte environ 2 029 335 associations actives sur un total de 2 356 787 déclarées. Entre juillet 2024 et juin 2025, plus de 74 000 nouvelles associations ont été créées, un niveau parmi les plus élevés depuis 2015. Attention, c’est ce que le lis sur le Net, moi je ne les ai pas comptées. Notons qu’il y a les actives, et les déclarées. Maintenant si ON compte les non déclarées, et pourtant actives, alors là je vous dis pas. Parmi celles là il y a les auto-assoces.
Un peu dans le genre d’une auto-entreprise, une auto-assoce c’est formidable ! ON y est le chef et le sous chef… j’y suis Fernand le rigolo, je suis le petit gros à lunettes, je suis Robert le grand costaud, y’ a plus d’problème de hiérarchie, car c’est toujours moi qui commande, c’est toujours moi qui obéit, faut d’la discipline dans une bande ! 🙂
Comme pour tout, et n’importe quoi, il y a association ET association.
Il y en a des toutes petites (il faut être au minimum 2 pour monter une assoce, c’est comme pour faire l’amour :-)), et puis il y en a des très grosses. Les grosses associations françaises emploient environ 1,8 million de salariés, et brassent pas mal de Pognon. Et entre les deux il y a de tout. Voilà pour la taille. Ensuite il faut les classer par domaines. La culture, le sport, la santé, l’action sociale, l’éducation, la défense de causes… diverses et variées. Et là ça va des droits aux libertés (là aussi diverses et variées), en passant par les papillons, les oiseaux et j’en passe.
(à suivre)
(suite ) Et puis je pense qu’il faut les classer également par… utilité.
– « 241 millions d’euros : c’est la somme versée l’an dernier par la mairie de Paris aux associations. Dont 21 pour distribuer repas et bons cadeaux à son personnel. »
(L’insoutenable légèreté des subventions municipales aux associations- lel.media 4 mars 2026)
Et bien sûr il n’ y a pas que Paris qui balance l’argent par les fenêtres.
– « L’Etat donne 23 milliards € de subventions aux associations par an. Plus de deux fois le budget de la justice ! Et avec les collectivités locales c’est plus de 50 milliards de nos impôts qui sont utilisés pour soutenir, sans aucun contrôle, des associations inefficaces, souvent inutiles et parfois même nuisibles… » (Supprimer les subventions aux associations inutiles ou nuisibles permettrait plusieurs milliards d’économie ! profession-gendarme.com 17 oct 2024)
Maintenant c’est sûr, si ON ose dire à telle assoce qu’elle est inutile, voire nuisible… alors ON n’est pas sorti de l’auberge. 🙂