Nous sommes en 2026
et la situation devient explosive
17.10.2005 L’origine de la bombe
Le physicien américain Robert Oppenheimer (1904-1967) peut être considéré comme le père de la bombe atomique puisqu’il a dirigé le projet Manhattan qui a conduit à la première explosion le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique et, grandeur nature, sur Hiroshima le 6 août suivant. Mais on ne peut accuser Robert de nationalisme, il a flirté dans les années 1930 avec les idéaux communistes ; mais la situation de guerre emporte la plupart des idéaux sur son passage. Ce n’est qu’à la fin de la seconde guerre mondiale que Robert a pu approfondir sa réflexion au sein d’une nouvelle structure, l’Atomic Energy Commission, et à s’interroger sur la course aux armements nucléaires et son contrôle. Très vite il s’oppose alors au développement de la bombe H, ce qui lui vaut l’hostilité de certains scientifiques et des politiques qui l’accusent dorénavant d’être un danger pour la sécurité nationale. En 1953, Robert est suspendu de ses fonctions par le président Eisenhower et sommé de s’expliquer.
Les humains marchent sur la tête, ce sont les militaires et les politiques qui les soutiennent qui auraient du être sommé d’abandonner des recherches non seulement dangereuses pour l’équilibre de la Biosphère mais aussi illusoires quant à la protection des équilibres socio-politiques : les Américains auraient du mettre plus d’ardeur à défendre les interventions pacifiantes de l’ONU plutôt que d’envisager de nourrir tous les conflits qui jalonnent jusqu’à aujourd’hui le monde de morts et les écosystèmes de cicatrices.
22.10.2005 La fin du nucléaire militaire ?
Le président iranien M. Ahmadinejad s’exprimait en septembre dernier devant l’Assemblé générale des Etats-Unis. Le fait qu’il soit le premier président laïc depuis un quart de siècle ne l’a pas empêché de dire des énormités du genre « L’énergie nucléaire est un don de Dieu » ou « Notre religion nous interdit d’avoir des armes nucléaires ». Il n’empêche que c’est la première fois qu’on disait aux grandes puissances de ce monde qu’elles exagéraient : « L’ironie de la situation et que ceux qui ont utilisé des armes nucléaires, qui continuent à en produire et à en accumuler, qui ont utilisé des bombes à uranium appauvri contre des centaines de milliers d’Irakiens, que ceux qui n’ont pas signé le traité d’interdiction complète des essais nucléaires et qui ont armé le régime sioniste en armes de destructions massive s’efforcent d’empêcher les autre pays d’acquérir la technologie pour pouvoir produire de l’énergie nucléaire ». Pourtant, même si l’Iran se propose de revendre le combustible nucléaire 30 % moins cher que le prix imposé par les grandes puissances, Dieu n’exprime rien dire car il n’est que le paravent de la bêtise humaine.
La Biosphère constate que les plus riches veulent imposer leur loi aux autres pays, mais seul un miracle peut combattre cet état de fait quand les pays pauvres désirent la même chose que les pays riches. Pour donner au monde l’envie d’un désarmement nucléaire complet, à la fois militaire et civil, n’y a-t-il que l’attente du miracle, un attentat terroriste de type nucléaire ?
23.10.2005 Nobel nucléaire
L’agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) met autant d’ardeur dans sa croisade contre la prolifération des bombes atomiques que de vivacité à vanter les mérites de l’atome « propre ». Pourtant cet organisme a reçu le prix Nobel de la paix 2005 pour récompenser ses « efforts visant à empêcher que l’énergie nucléaire soit utilisée à des fins militaires ». Pourtant tout réacteur civil est une source de dissémination de matériels fissiles, délice des terroristes amateurs. Pourtant la volonté affichée par l’AIEA de ne pas tolérer l’émergence de nouveaux pays nucléaires n’empêche pas les cinq puissances nucléaires officielles de choyer ses armes de destruction massive et les officieux (Israël, Inde et Pakistan) de conserver quelques bombes. L’Iran, sur lequel l’AIEA enquête depuis trois ans, estime de son côté que l’attribution du Nobel est une décision politique dirigée contre son programme nucléaire national (et civil ?) ».
La Biosphère constate que les humains aiment faire joujou avec des jouets de plus en plus dangereux pour tout le monde, humains et non humains, et préfèrent donner des médailles à ceux qui fabriquent, utilisent ou « contrôlent » ces jouets. Pourtant le Nobel aurait été beaucoup plus symbolique s’il avait été décerné aux rescapés des explosions atomiques des 6 et 9 août 1945, il y a maintenant 60 ans.

Suite à 11:55 et réponse à Biosphère :
Comme quoi le hasard fait parfois mal les choses.
En effet, qui aurait pu imaginer qu’un pacifiste aussi endurci… puisse en arriver là ? Comment diable Einstein a t-il pu basculer du Frigo (éconénergétique SVP !) à cette saloperie de Bombe ? Quoi qu’il en soit c’est comme ça, les contradictions et les dilemmes sont notre lot à tous(tes). C’est pour ça que nous devrions être un peu moins sévères envers certains et certaines, plus ou moins perdu(e)s. 😉
– « Je ne voyais pas d’autre issue. » (Albert Einstein)
Était-ce alors une simple question (problème) de lunettes ? Je ne crois pas.
En tous cas cette phrase, qui se veut être une explication (une réponse au POURQUOI), sonne comme une sorte de démission… de la pensée. Et nous en revenons donc, encore une fois, à notre impérieuse décolonisation des imaginaires. (à suivre)
(suite)
– « La fission de l’atome a tout changé, sauf notre façon de penser »
(Ari Beser, au sujet d’Einstein)
Et encore s’il n’y avait que ça ! C’est pareil avec l’IA, qui avec l’Atome (civil et militaire, les deux sont de toute façon indissociables) représentent les deux plus gros dangers. Pareil avec les OGM, le Progrès etc. Hiroshima, Fukushima, Tchernobyl, Bhopal et j’en passe, les tempêtes, les sécheresses, les incendies etc. comme nous l’avons vu hier… la pédagogie des catastrophes n’a aucun effet. Mais alors POURQUOI !!???
Là encore les explications (avec ou sans « ») ne manquent pas. Le Déni de réalité, alimenté par la Flemme (réfléchir ça fatigue et ça fait mal à la tête), ce dont ON ne peut quand même pas accuser Einstein. Mais aussi par la Trouille. Et là il est vrai qu’Albert a eu peur, notamment que les Allemands soient les premiers à faire péter cette saloperie. Alors son génial cerveau lui a dit : « Tout mais pas ça ! ».
Si ce n’est tout et n’importe quoi ! (à suivre)
(suite à 19:11)
– « Einstein a été anéanti en apprenant le bombardement de la ville d’Hiroshima – et humilié par la couverture du TIME de 1946 le représentant devant un champignon atomique marqué de sa célèbre équation. Einstein a ensuite tenté, au moyen de manifestes, de prévenir l’humanité des périls de la prolifération nucléaire, mais son rôle dans la création du Projet Manhattan rendait troubles les limites de sa responsabilité. »
(Einstein est-il le père de la bombe atomique ? nationalgeographic.fr)
Et voilà donc où ça mène, ne serait-ce qu’à titre individuel. Non seulement tout le restant de sa vie Einstein aura du faire avec sa conscience (ce dilemme), mais en plus sa crédibilité (prestige, aura…) s’en trouva ternie. Dur dur ! Pauvre Albert…
(à suivre)
(et fin) Pauvre Albert, qui savait sûrement que la crédibilité, indissociable de la confiance, ne se décrète pas. Qu’elle se mérite (façon de dire), s’entretient, etc. Comme il savait que, de toute façon, les mauvaises langues auront toujours raison.
En tous cas une chose est certaine, le père de la Bombe… ce n’est pas moi !!!
N’empêche que… je reconnais que je ne fais pas grand chose non plus pour mettre un terme à cette merde. Les pétitions, les défilés… bof, j’ai déjà donné. Alors certes, je blablate… je pourrais même écrire un bouquin… mais là encore à quoi bon ?
Mon dieu qu’elle misère !
– « Au départ, Oppenheimer estime que la conception et la fabrication des prototypes de la bombe exigent une centaine de scientifiques et quelques spécialistes de l’armée. D’après ses calculs, la communauté de Los Alamos doit en conséquence réunir de 500 à 600 personnes. Il s’avère qu’à la fin de la guerre, elle comptera 1 100 chercheurs et plus de 5 000 habitants. »
(Wikipédia : Robert Oppenheimer)
Comme quoi cette saloperie ne s’est pas faite toute seule. Ni vraiment par hasard. Quoique…
Bref, là encore Wikipédia est une mine d’informations. L’origine de la Bombe est souvent attribuée à un autre physicien, bien plus connu que Robert Oppenheimer :
– « En août 1939, les physiciens Leó Szilárd et Eugene Wigner rédigèrent la lettre Einstein-Szilárd adressée au président américain Franklin Delano Roosevelt pour l’avertir […] Pour lui donner plus de poids, la lettre avait été finalisée et signée par Albert Einstein. » (Wikipédia : Projet Manhattan)
– « Le physicien était un pacifiste convaincu. Alors pourquoi a-t-il pressé les États-Unis de financer la fabrication d’une arme si dévastatrice ? […] dans les années 1920, alors qu’il vivait à Berlin, le physicien collabora avec le Hongrois Leo Szilárd pour mettre au point et breveter un réfrigérateur écoénergétique. Bien que leur projet n’ait jamais été commercialisé, le travail du duo impliqua Einstein, fervent pacifiste, dans la course à la création d’une bombe atomique pendant la Seconde Guerre mondiale. […] « J’étais parfaitement conscient du danger effroyable qui menaçait l’humanité tout entière si ces expériences aboutissaient », écrivit Einstein, dans un magazine japonais en 1952, à propos du développement de la bombe. « Je ne voyais pas d’autre issue. »
Pour Beser, le dilemme d’Einstein est un parfait exemple des contradictions de la condition humaine : « la fission de l’atome a tout changé, sauf notre façon de penser », déplore-t-il.» (Einstein est-il le père de la bombe atomique ? nationalgeographic.fr)
Soyons précis. Albert Einstein n’a pas inventé la bombe atomique et n’a pas participé au projet Manhattan. Son rôle s’est limité à une alerte politique pour indiquer que l’Allemagne nazie pourrait peut-être fabriquer ce type de bombe.
Certes sa formule E=mc² a posé les bases théoriques de l’énergie nucléaire,
mais ça, c’est de la science, pas de l’esprit guerrier.
Albert Eistein, pacifiste : « Seule la suppression définitive du risque universel de la guerre donne un sens et une chance à la survie du monde… Le programme de militarisation de la nation ne présente pas seulement une menace immédiate de guerre, il détruira aussi, lentement mais sûrement, l’esprit démocratique et la dignité de l’individu. L’affirmation que les événements de l’extérieur nous obligent à armer est erronée et à combattre de toutes nos forces. »
Tant qu’à être précis… précisons que la fameuse lettre envoyée à Roosevelt, pour l’avertir, l’incitait fortement à développer lui aussi la Bombe. Et d’aller plus vite que les autres, et pour ça d’y mettre les moyens etc.
– « Il y a de bons filons au Canada et dans l’ancienne Tchécoslovaquie mais les sources les plus importantes se trouvent au Congo belge. » (Wikipédia : Lettre Einstein-Szilárd )
Merci Albert pour le tuyau. Mais pourquoi ne pas plutôt inciter Roosevelt à détruire les installations nazies… tout connement ? Comme le font aujourd’hui tous les pacifistes avec l’Iran. Oui bon, l’exemple est peut-être mal choisi… 🙂
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Pour être encore plus précis que précis, la lettre Einstein-Szilárd est une lettre écrite par le physicien nucléaire Leó Szilárd et simplement signée par Albert Einstein pour lui donner du poids ! Peu avant sa mort, Einstein confessa à Linus Pauling avoir regretté d’avoir signé la lettre
L’instrumentalisation d’autrui n’a pas de limites…
Nous sommes entièrement d’accord, Biosphère. D’autant plus qu’en 1947 notre cher Albert déclara que s’il avait su… que l’Allemagne échouerait à se doter de l’arme atomique… il n’aurait pas signé la lettre.
Eh oui… et si ma tante en avait, je vous laisse imaginer. En attendant, il a bel et bien signé. A signé, ou a voté ! Hi-han hi-han !
La vérité, sur ce coup, c’est que notre pauvre Albert s’est fait bel et bien couillonné. Et/ou manipulé. Notamment par son pote Szilárd, qui s’est servi de lui (de son nom, de sa notoriété) pour donner plus de poids et de crédit à cette lettre d’avertissement. Et de conseils (yaka), ne l’oublions pas !
Et ON peut dire que ça a marché. Qu’à l’insu de son plein gré, Albert aura bien participé à faire entrer Roosevelt dans la Course à la Bombe.
Comme quoi il faut faire attention avant de signer n’importe quoi.
Une pétition, par exemple. 🙂
Bonjour Michel C
On ne peut reprocher à personne d’avoir été induit en erreur à un moment donné, on doit au contraire savoir reconnaître les mérites constants de cette personne.
Vos interventions répétées visent à minimiser le pacifisme d’Einstein, ce qui est dommageable pour la recherche de la paix mondiale.
Etes-vous militariste ?