Nous traumatisons l’ensemble des animaux

Après des milliers de tests rigoureux, les biologistes ont maintenant identifié le son le plus effrayant de la nature… Des léopards lâchent précipitamment leur proie, des rhinocéros détalent soudain à vive allure, des zèbres abandonnent leur point d’eau en pleine saison sèche, des kangourous se mettent en hypervigilance… Croyez-le ou non, ces scènes de panique ont été déclenchées par une voix humaine, simplement diffusée par des enceintes fixées sur les arbres pour les besoins de l’expérience. Ce qui terrorise à ce point la faune sauvage se résume à l’enregistrement de quelques mots prononcés par un banal homo sapiens sur le mode d’une conversation anodine, avec le ton monocorde d’un présentateur de la BBC et un volume sonore très raisonnable d’environ 60 décibels. Plus troublant encore, ce phénomène de terreur est détecté absolument partout dans le monde. A chaque fois la voix humaine déclenche au moins deux fois plus souvent la fuite que les hurlements du grand prédateur local.

A vrai dire, il y a une certaine logique à ce que la faune sauvage se méfie de nous comme de la peste. Depuis des millénaires, notre espèce s’est caractérisée par des carnages répétés et sans précédent. Nous tuons ou capturons les membres d’environ 15 000 espèces, soit 300 fois plus que n’importe quel autre prédateur sur Terre. La faune a bien intégré le fait que nous sommes des superprédateurs. Avec nos armes, nos chiens de chasse et notre organisation sociale, nous sommes redoutablement dangereux.

Le son qui sort de notre gorge est devenu un énorme facteur de stress pour toute la biodiversité. N’importe quel biologiste a pu aussi constater que la faune était de plus en plus active la nuit pour mieux nous éviter.

Source : epsiloon, juillet 2025 (page 56-57)

sur notre blog, Des prédateurs omniprésents et terrifiants, les humains

extraits : L’humain a pris possession de la planète. Principale espèce envahissante de notre globe, il a déjà modifié les trois quarts de la surface terrestre. Devant cette progression, la plupart des animaux ont choisi la fuite : plus loin des villes ou des axes routiers, plus haut dans les montagnes, au plus profond des forêts. Mais ce déplacement spatial n’est ni toujours possible, ni nécessairement suffisant. Pour vivre heureux, de nombreux mammifères ont donc trouvé une autre parade, « l’ajustement temporel ». En termes plus simples, ils ont adopté un mode de vie nocturne. Et cela dans des proportions notables : en moyenne, les mammifères ont vu leur « nocturnalité » croître d’un facteur 1,36. Autrement exprimé, un animal qui partage, en temps normal, son activité à parts égales entre jour et nuit porte la part nocturne à 68 % lorsque l’homme vient roder dans les parages. Au Népal, les humains et les tigres empruntent les mêmes sentiers, mais pas à la même heure….

Le point de vue des écologistes malthusiens

Notez que l’humain et le loup se ressemblent, ils chassent en meute. Ce sont des prédateurs en haut de la chaîne alimentaire qui doivent en conséquence réguler leur population en proportion des ressources à leur disposition. Le loup limite sa reproduction au seul couple dominant de la meute pour ajuster ses effectifs aux ressources disponibles. Quand les proies se font rares, la meute reste parfois deux ou trois ans sans mises bas ! Ce comportement est d’autant plus admirable que le loup, bien qu’intelligent, ne dispose pas de cet outil prospectif unique au monde qu’est le néocortex humain. Un outil en l’occurrence totalement déficient : l’espèce humaine s’avère incapable d’accepter, ni même de discerner une limite à sa propre prolifération. Au contraire elle a tout fait pour croître et se multiplier. En France, 1 104 loups en 2023 pour 67 millions d’humains : cherchez l’erreur ! Le problème essentiel est que l’espèce homo sapiens s’est propagée au détriment de presque toutes les autres.

Qui pourra nous débarrasser du prédateur suprême qui ose lui-même se déclarer comme espèce « Homo sapiens » alors que c’est l’animal le plus féroce d’entre tous, qui tue sans discernement et sans réel besoin même à l’intérieur de sa propre espèce ?

2 réflexions sur “Nous traumatisons l’ensemble des animaux”

  1. misère misère !

    – « Qui pourra nous débarrasser du prédateur suprême qui ose lui-même se déclarer comme espèce « Homo sapiens » alors que c’est l’animal le plus féroce d’entre tous, qui tue sans discernement et (patati et patata) » ?

    À part un gros astéroïde ou un truc comme ça, ou une clique de grands malades … je ne vois pas.

  2. esprit critique

    Le son le plus effrayant de la nature… ou bien de la savane ? Je veux bien croire que « la nature » ne veut pas dire grand chose à certains, citadins, mais quand même ! Comme si une voix humaine terrorisait TOUS les animaux du monde, fussent-ils sauvages. N’importe quoi ! Même les loups n’ont plus peur de l’homme. Et si les éléphants n’ont pas peur des souris, et n’ont pas beaucoup peur des hommes non plus, le simple bourdonnement d’un essaim d’abeilles les fait déguerpir ventre à terre. Je vous laisse le plaisir de vous informer.
    Ceci dit, c’est quand même malheureux de nous parler encore de Surpop sur un tel sujet.

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