Olivier Rey, un anti-malthusien paradoxal

Nos sociétés complexes fonctionnent par simplification pour pouvoir s’y retrouver encore. On élabore un langage commun même s’il est complètement idiot du moment que cela fait la croyance du moment. Dans les années 1970, on condamnait la hausse exponentielle de la population, aujourd’hui on condamne unanimement la baisse de fécondité bien qu’on ait dépassé plus de 8 milliards d’humains. Olivier Rey est un exemple typique du retournement possible des discours ambiants.

Olivier Rey en 2014 : Une question de taille

(extraits) Tout est question de taille, le livre d’ Olivier Rey le démontre abondamment. Par exemple en matière démographique. Dans son introduction, il cite Claude Lévi-Strauss : « Quand je suis né (en 1908), il y avait sur la terre un milliard et demi d’habitants. Après mes études, quand je suis entré dans la vie professionnelle, 2 milliards. Il y en a 6 aujourd’hui (en 2002), 8 ou 9 demain. Ce n’est plus le monde que j’ai connu, aimé, ou que je peux concevoir. C’est pour moi un monde inconcevable. On nous dit qu’il y aura un palier, suivi d’une redescente, vers 2050. Je veux bien. Mais les dégâts causés dans l’intervalle ne seront jamais rattrapés. »

Olivier Rey connaît tous les intellectuels qui comptent, il les analyse tout au cours de son livre : Ernest Schumacher (Small is beautiful), Ivan Illich, Leopold Kohr, etc.

La thèse centrale de l’ouvrage de Leopold Kohr, The Breakdown of Nations (1957) est remarquablement simple : « Il semble qu’il n’y ait qu’une seule cause derrière toutes les formes de misère sociale : la taille excessive. Partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros. » La mise en cause de la taille excessive s’applique en premier lieu à la taille des sociétés humaines. « Pour paraphraser le principe de population de Malthus, les problèmes sociaux ont la tendance malheureuse à croître exponentiellement avec la taille de l’organisme qui les porte, tandis que la capacité des hommes à y faire face, si tant est qu’elle puisse augmenter, croit seulement linéairement. Ce qui veut dire que si une société dépasse la taille optimale, les problèmes qu’elle rencontre doivent croître plus vite que les moyens humains qui seraient nécessaires pour les traiter. » Une population n’a guère besoin de dépasser le nombre de 10 000 ou 20 000 à en juger par les cités-Etats de Grèce, d’Italie ou d’Allemagne..

Sa conclusion : Curieusement, plus il y a d’hommes sur la terre, moins la réflexion semble tenir compte de l’influence exercée par le nombre sur les comportements. A partir du XIXe siècle, on a l’impression qu’il n’y eut plus guère que les utopistes pour comprendre qu’une organisation est solidaire d’une échelle. Cette négligence envers le caractère essentiel du nombre est stupéfiante, y compris chez les sociologues, qui auraient pourtant dû s’estimer concernés au premier chef.

Olivier Rey en 2025 : La débâcle de la natalité

(extraits) Un phénomène est en cours : une baisse spectaculaire de l’indice synthétique de fécondité qui, d’après les prévisions, devrait, d’ici le milieu du siècle, tomber en dessous de ce qui assure le renouvellement des générations. La diminution de la fécondité a d’ores et déjà atteint, dans les pays dits développés, des niveaux si bas que la survie des peuples concernés est en question. L’effondrement du taux de natalité dans nombre de pays n’est pas la traduction d’une sagesse, qui inciterait à faire décroître la population mondiale pour modérer les atteintes que les activités humaines portent à la nature, mais une manifestation de nihilisme. Catastrophiques sont, en revanche, les taux de fécondité actuels : 1,12 pour l’Espagne, 1,2 pour la Pologne, 1,21 pour l’Italie, 1,38 pour l’Union européenne dans son ensemble. La France qui, dans ce marasme, s’en sortait à peu près, voit à son tour son taux de fécondité plonger (1,66 en 2023). Non pas la baisse, mais l’écroulement de la population que de tels taux induisent est un cataclysme. Le développement tel qu’il a été conçu et mis en œuvre depuis plus de deux siècles révèle sa dimension anéantissante. Les êtres humains ont régressé jusqu’à voir s’étioler en eux la faculté essentielle pour tout vivant, qui est de transmettre la vie. L’économie devrait être au service de la vie : qu’elle en vienne à entraver sa transmission est une perversion caractérisée.

Solution proposée pour combler les béances : une immigration massive en provenance de régions du monde moins avancées dans le processus de réduction de la natalité. Mais les ressortissants de pays pauvres qui souhaitent s’installer en Europe ne le font pas pour vivre aussi frugalement que dans leur pays d’origine, mais pour consommer à l’européenne et inclure leur parenté dans la spirale de la consommation : remplacer ses enfants par des migrants n’améliore donc en rien l’état de la planète. Il est aussi question de biodiversité à préserver. Là encore, il est étrange de limiter son souci de la diversité du vivant aux espèces végétales et animales, et de ne pas y inclure les cultures humaines – en tout cas pas les cultures européennes. La diversité des nations n’est pas à abolir, elle est un don précieux à préserver et faire fructifier ; et il faut, pour cela, que les peuples liés à ces nations continuent d’exister. Les individus peuvent circuler entre les nations, les peuples ne sont pas substituables les uns aux autres.

Source : LA NEF n°386 Décembre 2025

BONUS, le texte complet sur la débâcle de la natalité

https://lanef.net/2025/12/12/la-debacle-de-la-natalite/

Paul Valéry disait que « deux dangers ne cessent de menacer le monde : l’ordre et le désordre ». Sur ce modèle nous pourrions dire : deux dangers ne cessent de menacer la population humaine : le trop ou le trop peu. On connaît les paroles que le Seigneur a adressées à l’homme et à la femme : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre. » Quand les êtres humains n’étaient que deux, la multiplication était certes à recommander ! Cela étant, le Seigneur a dit « emplissez la terre », non « suremplissez-la ». Comme en toute chose, une mesure est à respecter.

Au cours des dernières décennies, c’est le danger de la surpopulation qui a été mis en avant, avec pour exemple paradigmatique le livre du biologiste Paul Ehrlich intitulé La Bombe P, publié en 1968. Le développement industriel, amorcé à la fin du XVIIIe siècle, a profondément modifié les équilibres traditionnels, notamment le régime démographique. La baisse rapide de la mortalité, combinée au maintien pendant un certain temps de taux de natalité élevés, a entraîné une augmentation sans précédent de la population humaine, d’abord en Europe, puis sur les autres continents de manière plus explosive encore. Ainsi la population mondiale est-elle passée d’environ un milliard et demi d’individus, en 1900, à plus de huit milliards aujourd’hui, et continue d’augmenter.

Cela étant, un autre phénomène est en cours : une baisse spectaculaire de l’indice synthétique de fécondité qui, d’après les prévisions, devrait, d’ici le milieu du siècle, tomber en dessous de ce qui assure le renouvellement des générations. Ces tendances générales recouvrent d’immenses disparités entre les différentes régions du monde. Si la diminution de la fécondité s’observe à peu près partout, celle-ci a d’ores et déjà atteint, dans les pays dits développés, des niveaux si bas que la survie des peuples concernés est en question, tandis que d’autres régions du monde voient encore leur population croître, en particulier en Afrique dont, d’ici la fin du siècle, plus d’un habitant de la terre sur trois devrait être originaire.

Souvent, le bien et le mal ne tiennent pas à l’essence d’un phénomène, mais à son ampleur. On pourrait même dire : c’est la plupart du temps à tort que l’on sépare qualitatif et quantitatif, comme si les ordres de grandeur quantitatifs n’étaient pas eux-mêmes des qualités. Ainsi, il n’y a aucun sens à juger bonne ou mauvaise la croissance ou la décroissance d’une population, indépendamment des circonstances et, plus encore, de la vitesse à laquelle elles s’effectuent. L’explosion démographique qu’a entraînée en maintes régions du monde le processus de modernisation est moins un indice d’extraordinaire vitalité que le signe d’un dérèglement, que le brusque accroissement de la population est venu à son tour aggraver. De même, l’effondrement du taux de natalité dans nombre de pays n’est pas la traduction d’une sagesse, qui inciterait à faire décroître la population mondiale pour modérer les atteintes que les activités humaines portent à la nature, mais une manifestation de nihilisme.

Catastrophiques taux de fécondité

Les pays européens étaient, il y a deux siècles, bien plus légèrement peuplés qu’ils ne le sont aujourd’hui, et une baisse tempérée de leur population ne serait en rien une catastrophe. Catastrophiques sont, en revanche, les taux de fécondité actuels : 1,12 pour l’Espagne, 1,2 pour la Pologne, 1,21 pour l’Italie, 1,38 pour l’Union européenne dans son ensemble. La France qui, dans ce marasme, s’en sortait à peu près, voit à son tour son taux de fécondité plonger (1,66 en 2023). Non pas la baisse, mais l’écroulement de la population que de tels taux induisent est un cataclysme. Solution proposée pour combler les béances : une immigration massive en provenance de régions du monde moins avancées dans le processus de réduction de la natalité. Les verts se réjouissent, à double titre : la pénurie d’enfants en Europe doit à la fois diminuer l’empreinte écologique humaine, et permettre de mieux accueillir les candidats à l’immigration. Le calcul est étrange. Les ressortissants de pays pauvres qui souhaitent s’installer en Europe ne le font pas pour vivre aussi frugalement que dans leur pays d’origine, mais pour consommer à l’européenne et inclure leur parenté dans la spirale de la consommation : remplacer ses enfants par des migrants n’améliore donc en rien l’état de la planète (la fortune du mot planète, qui désigne la terre comme un corps céleste parmi d’autres, vu de l’extérieur, est emblématique de la pensée déracinée qui prétend aujourd’hui se préoccuper de la nature).

Il est aussi question de biodiversité à préserver. Là encore, il est étrange de limiter son souci de la diversité du vivant aux espèces végétales et animales, et de ne pas y inclure les cultures humaines – en tout cas pas les cultures européennes. Aux velléités des hommes de se réunir en une seule grande masse indifférenciée, le Seigneur opposa la dispersion de Babel. Plus tard, il dit à Abraham : « Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. » L’élection d’Israël ne relègue pas les autres nations à un statut subalterne – elle signifie qu’à travers Israël, toutes les nations sont élues à leur manière propre. La diversité des nations n’est pas à abolir, elle est un don précieux à préserver et faire fructifier ; et il faut, pour cela, que les peuples liés à ces nations continuent d’exister. Les individus peuvent circuler entre les nations, les peuples ne sont pas substituables les uns aux autres.

Le fait que, dans un premier temps, le « développement » a entraîné une explosion démographique, a eu un effet trompeur. En réalité, ce n’était pas le développement qui était le moteur du phénomène, mais la propension traditionnelle à avoir des enfants qui, transitoirement, s’est maintenue au sein du processus de modernisation qui lui était hostile. Quand, au fur et à mesure que le processus se déploie, l’héritage d’époques antérieures s’évapore, le développement tel qu’il a été conçu et mis en œuvre depuis plus de deux siècles révèle sa dimension anéantissante. Hans Jonas se demandait si l’évacuation de la transcendance, corrélative au projet moderne, n’avait pas été « l’erreur la plus colossale de l’histoire ». De fait, si les êtres humains ont progressé en s’ouvrant à la transcendance, ils régressent en s’y fermant, jusqu’à voir s’étioler en eux la faculté essentielle pour tout vivant, qui est de transmettre la vie.

Pareil étiolement a de multiples causes. Parmi elles on peut citer l’économisme, l’individualisme et l’utilitarisme. Du point de vue économique, les enfants sont une mauvaise affaire : dans un monde qui met au centre de ses préoccupations le pouvoir d’achat, les enfants, par les dépenses contraintes qu’ils occasionnent, réduisent la liberté de consommer. Du point de vue individualiste, les enfants sont également à éviter : par les soins qu’ils réclament et les soucis qu’ils donnent, ils diminuent le temps et l’énergie disponibles pour l’épanouissement personnel. Par ailleurs, l’utilitarisme qui, dans ses premières formulations, se proposait de maximiser le bonheur sur terre, ne semble plus songer qu’à minimiser la souffrance. Or, dans un monde incertain, le meilleur moyen d’épargner la souffrance à de nouveaux êtres n’est-il pas de ne pas les faire naître ?

La famille ringardisée

Tous ces arguments ne sont valables qu’à l’intérieur d’un cadre de pensée qui, lui, ne l’est pas. L’économie devrait être au service de la vie : qu’elle en vienne à entraver sa transmission est une perversion caractérisée. L’épanouissement d’une fleur prépare la fructification : l’épanouissement sans autre horizon que lui-même est lui aussi une perversion. Quant au souci de minimiser la souffrance, il finit par s’opposer à la vie, qui expose à souffrir, et s’achève en pur nihilisme.

La débâcle de la natalité dans tous les pays développés montre que les difficultés à y accueillir les enfants sont bien réelles. Cela étant, l’éducation des nouvelles générations par celles qui les précèdent a de tout temps constitué la plus grande entreprise humaine, et les difficultés spécifiques au temps présent ne sont finalement qu’écume par rapport aux difficultés de toujours. La modernité a ringardisé la famille, par rapport aux êtres qui mènent une vie aventureuse. Il serait temps de réaliser que les défis dont notre époque se gargarise sont ringards comparés au fait de mettre au monde et d’élever des enfants. « On croit généralement que c’est le célibataire, homme sans famille qui est un homme de fortune(s), un aventurier, qui court des aventures. C’est le père de famille au contraire, c’est l’homme de famille qui est un aventurier, qui court non pas seulement des aventures, mais une seule, mais une grande, mais une immense, mais une totale aventure ; l’aventure la plus terrible, la plus constamment tragique ; dont la vie même est une aventure, le tissu même de la vie, la toile bise, le pain quotidien » (2).

Olivier Rey

(1) Olivier Rey, Défécondité. Ses raisons, sa déraison, Tracts/Gallimard n°71, 2025, 60 pages, 3,90 €.
(2) Charles Péguy,
Dialogue de l’histoire et de l’âme charnelle, in Œuvres en prose complètes, 3 vol., Gallimard, « la Pléiade », 1987-1992, t. III, p. 663.

7 réflexions sur “Olivier Rey, un anti-malthusien paradoxal”

  1. – « Nos sociétés complexes fonctionnent par simplification pour pouvoir s’y retrouver encore.
    On élabore un langage commun même s’il est complètement idiot du moment que cela fait la croyance du moment. »

    Admettons. Mais alors, pourquoi faire simple quand ON peut faire compliqué ? D’autant plus que faire simple (simplifier), c’est souvent très compliqué. Et donc pas facile, laborieux, fatigant etc.
    Dans ce monde hyper complexe la tentation est grande de simplifier. ON pourrait même dire que c’est quelque chose de naturel. Simplifier pour pouvoir s’y retrouver… c’est à dire maintenir SON propre équilibre, vital. Cette affaire commence donc par sa propre façon de penser.
    Simplifier c’est bien, mais là encore tout est dans la juste mesure.
    Et là encore TROP c’est pire que tout. (à suivre)

    1. (suite) De la pensée au langage il n’y a bien sûr qu’un pas. Pour faire simple… ON commence par se Débarrasser des nuances. Comme dans la novlangue décrite par Orwell (1984), adieu les un peu, beaucoup, passionnément, à la folie etc. C’est bon OU c’est … inbon !
      C’est blanc OU noir, ON est nataliste OU antinataliste, malthusien OU anti-malthusien, cohérent OU incohérent, con OU incon etc. etc. Et pour tout et n’importe quoi ce n‘est pas plus compliqué que ça. Autrement dit c’est exactement aussi simple et simplet que ça !
      Et avec ça au moins tout le monde s’y retrouve et se comprend. 🙂

  2. Je trouve le titre amusant. Comme si Biosphère admettait qu’un anti-malthusien puisse être parfaitement cohérent, sans la moindre trace d’incohérence, ni de paradoxe, en somme aussi parfait qu’un malthusien. 🙂 Ce qui fait qu’à mes oreilles (d’âne), Olivier Rey (anti-malthusien paradoxal) sonne comme un oxymore.
    Ceci dit, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a qui cloche dans ce qu’il raconte. Rien de particulièrement incohérent, ou absurde, ni de vraiment paradoxal dans ce qu’il dit. Probablement une question de lunettes, quoiqu’il en soit ce n’est pas à Olivier Rey que je décernerais le Grand Prix de l’Incohérence.
    Fut un temps ON disait qu’ON faisait TROP d’enfants… et aujourd’hui voilà qu’ON dit qu’ON n’en fait PAS ASSEZ. Et alors ? Je ne vois là qu’un penseur qui, tout en se référant à d’autres, penseurs, nous parle de la… Juste Mesure. Tout simplement.

    1. – « L’explosion démographique qu’a entraînée en maintes régions du monde le processus de modernisation est moins un indice d’extraordinaire vitalité que le signe d’un dérèglement […] . De même, l’effondrement du taux de natalité dans nombre de pays n’est pas la traduction d’une sagesse [ etc.] » (Olivier Rey)

      Pour moi c’est évident. Dans les deux cas il s’agit donc d’un … dérèglement. Une façon comme une autre pour dire qu’il s’agit de quelque chose qui n’est pas voulu, et/ou qu’ON ne maîtrise pas. Comme s’il était alors possible de maîtriser tout ça…
      En réduisant fortement la mortalité, notamment infantile, le Progrès a donc dérèglé l’ordre naturel des choses. Résultat, d’un côté cette fameuse explosion (la Bombe P), et de l’autre la baisse des taux de fécondité… toujours trop timide pour les malthusiens. (à suivre)

      1. (et fin) Et aujourd’hui voilà qu’ON ne fait PAS ASSEZ d’enfants !
        Du moins pour éviter qu’ON soit remplacés, par qui vous savez …
        Oh mon dieu tout mais pas ça ! 🙂 Et pour passer du TROP au PAS ASSEZ (ou TROP PEU) il n’aura fallu que quelques décennies. Et sur ce coup ce n’est même pas la faute au Progrès (du moins directement), mais au … Nihilisme. Misère misère !
        Et en tant que philosophe, Olivier Rey sait quand même un peu de quoi il parle.

  3. On observe une hausse du « non-désir d’enfant »
    • Selon une enquête de INED (enquête Erfi 2, 2024), le nombre moyen d’enfants souhaités a diminué entre 2005 et 2024 — chez les femmes de moins de 30 ans en particulier, ce nombre est passé de 2,5 à 1,9 enfant en moyenne. Ined
    • Dans le même temps, la proportion de personnes déclarant qu’elles ne souhaitent pas d’enfant (intention de fécondité « zéro ») a augmenté : selon l’INED, elle est passée de environ 6 % en 2005 à environ 12 % en 2024. Statista
    • Une enquête récente (2025) citée dans la presse évoque que 13 % des femmes disent ne pas vouloir d’enfant — contre ~2 % en 2006. Hexagone | La France en chiffres
    • Chez les jeunes (18-29 ans), une proportion non négligeable ne se projette plus dans la parentalité : dans l’article de 2025 rapportant les conclusions de l’INED, on indique 15 % des hommes et 13,3 % des femmes de cette tranche d’âge ne souhaitent pas d’enfant. France 24

    1. Ces chiffres reflètent une évolution, qui évolue au gré de … l’air du temps.
      L’air du temps qui est à la sinistrose. Et encore s’il n’y avait que ça. Un jour ON veut ça, le lendemain ON ne le veut plus, et/ou ON veut autre chose. C’est comme ça. Savoir ce qu’ON veut (désire) est une chose… encore faut-il le SAVOIR. («Tu veux ou tu veux pas ?» Zanini)
      Les raisons pour lesquelles les Français FONT moins d’enfants sont multiples. Elles sont étudiées, et ON peut dire qu’elles sont connues. Maintenant bien malin celui qui pourra dire ce que pèse réellement tel ou tel facteur là-dedans. D’autant plus quand les intéressés ne le savent pas très bien eux-mêmes.
      Sur une autre sujet, des enquêtes nous disent que les Français sont 80, ou 85%… à rêver de devenir propriétaires. Et pourtant, alors qu’ON n’a jamais été aussi nombreux…
      – « En France, la part des propriétaires de leur résidence principale a chuté pour la première fois depuis 40 ans, passant de 57,6% à 57,2% entre 2013 et 2023 » (Insee)
      Va comprendre…

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