J’habiterais en Ukraine et serais objecteur de conscience, je me poserais pourtant la question de prendre ou non les armes pour résister à l’inqualifiable.
Je serais aux États-Unis et dans le couloir de la mort, est-ce que je serais abolitionniste ?
Corine Lesnes : En 2022, les jurys américains ont prononcé vingt condamnations à la peine capitale, le record date de 1998, avec 295 condamnations. Plus d’un tiers des mises à mort programmées ont été marquées par des incidents qui ont parfois causé une souffrance supplémentaire au condamné. En cause : l’incompétence des auxiliaires chargés de l’exécution et des protocoles défaillants ou mal mis en œuvre. Par exemple dans l’Alabama trois heures ont été nécessaires au personnel de la prison pour réussir à poser l’intraveineuse permettant d’injecter le cocktail de substances létales.
Quelques commentaires sur lemonde.fr
Michel Brunet : Quand je lis : »Trois heures ont été nécessaires au personnel de la prison d’Atmore pour réussir à poser l’intraveineuse permettant d’injecter le cocktail de substances létales, cela dépasse l’entendement. Car les pays comme la Suisse ou la Belgique où se pratique « l’euthanasie active », il semblerait d’après les récits qu’on a pu lire ici ou là que cela « serait facile » (cf. le cas Godard en Suisse). Alors pour une « exécution » çà ne serait pas pareil ? Pas les mêmes produits qui vont bien ?
Rhamphos : Un des dix commandements tant importants pour les chrétiens est « tu ne tueras pas »…
Michel SOURROUILLE : La vie est sacrée, y compris celle d’une « crapule hors norme », dixit un commentateur. « L’idée de condamner à mort quelqu’un qui s’avère être innocent est quelque chose d’atroce et insoutenable », écrit un autre. Mais si de telles phrases avaient un fondement réel pour une application généralisée, on abolirait les armées dont les soldats ne se privent pas (avec l’aval de leur État) d’ignorer que la vie est sacrée et de condamner à mort des gens qui n’ont absolument rien fait de répréhensible. Comme quoi l’échelle des valeurs dépend de l’air du temps mais pas de la logique. J’ai été, je suis objecteur de conscience, opposé à l’usage collectif des armes, je ne comprends pas pourquoi nous sommes si peu nombreux à défendre un tel point de vue qui rendrait pourtant impossible les massacres organisés. Il est vrai que l’intelligence collective, on la cherche depuis des millénaires… et ce n’est pas l’intelligence artificielle qui va permettre d’améliorer les choses !
Seb75 : On peut être pour ou contre la peine de mort (moi je suis pour, mais uniquement dans les cas extrêmes type terrorisme ou actes de très grande barbarie) mais quid de l’autorité de la chose jugée ? II faut respecter les sentences et les exécuter, II y’a d’autres moyens que les injections.
Lugdunum : Aux oubliettes depuis plus de 40 ans, la peine de mort est désormais interdite par notre constitution et par l’Europe… et c’est tant mieux ! Le recours à ce châtiment d’un autre âge est en recul permanent depuis des décennies et ce recul s’accélère : 18 pays abolitionnistes en 1950, 38 en 1980, 87 en 2000, 115 en 2020, 120 en 2022, soit 61 % des pays du globe. En espérant qu’elle disparaisse un jour de la Terre…
Solution finale à Lugdunum : le fait que l’abolitionnisme se répand au niveau mondial n’est pas une preuve en soi de clairvoyance. Il y a des effets de mode qui font qu’on accorde à une époque beaucoup de validité à une chose et à son inverse à une autre période. J’aimerais que vous expliquiez le point de vue possible de la victime d’un assassinat et alors nous pourrons sans doute commencer à discuter sérieusement ensemble du fond du problème juridique, la proportionnalité des peines.
Stéphane M : La vie est sacrée, y compris celle d’une « crapule hors norme ». La peine de mort est une horreur quelles que soient les horreurs commises. Elle ne répare rien.
Solution finale @ Stéphane M : « La peine de mort ne répare rien »… sauf pour les victimes à titre de réparation posthume décidée par un jury et pour leurs familles qui gardent en eux la souffrance de la disparition d’un être cher et peuvent réclamer vengeance. On oublie trop souvent que la peine de mort dans les pays civilisés n’est donnée qu’à ceux qui ont déjà pris auparavant la vie d’autrui.
CPC : Selon que vous avez été victime d’un assassinat ou abolitionniste en parole, votre avis sur la pdm ne sera pas le même !
A chacun sa conscience !?

– « Le fait que l’abolitionnisme se répand au niveau mondial n’est pas une preuve en soi de clairvoyance. Il y a des effets de mode qui font qu’on accorde à une époque beaucoup de validité à une chose et à son inverse à une autre période. J’aimerais que vous expliquiez le point de vue possible de la victime d’un assassinat et alors nous pourrons sans doute commencer à discuter sérieusement ensemble du fond du problème juridique, la proportionnalité des peines. »
( Solution finale à Lugdunum )
D’accord sur les deux premières phrases. L’air du temps (la mode) sent très mauvais.
Quant à expliquer le point de vue possible de la victime d’un assassinat (sic)… cela veut dire se mettre à sa place. C’est à dire se faire assassiner… enterrer, incinérer ou ce que vous voulez… et puis revenir ici pour raconter, et blablater etc. Autrement dit n’importe quoi ! (à suivre)
(suite) Discuter sérieusement… et ensemble par dessus le marché… et en plus sur le fond du problème, juridique… laissez-moi rire !
Maintenant ON peut toujours demander aux familles des victimes ce qu’elles en pensent.
– « La peine de mort n’est pas soutenue par toutes les familles de victimes et ne garantit pas la réparation. De nombreuses victimes et/ou leurs familles veulent avant tout comprendre, savoir et que justice soit rendue. […] » Exécuter ces djihadistes ne permettra pas à nos sociétés et aux victimes du terrorisme de comprendre les raisons de leur départ et les ramifications de leur organisation. » »
(La peine de mort est un obstacle à la vérité – ecpm.org)
Mais vu que là encore il y a familles de victimes ET familles de victimes… alors pour bien faire, et bien savoir, le mieux c’est de faire un sondage. Et là encore n’importe quoi !
ON nous explique que s’il y a tant de loupés aux Etats-Unis… c’est dû à l’incompétence des auxiliaires chargés de l’exécution et des protocoles défaillants ou mal mis en œuvre. (sic).
Passons vite fait sur les protocoles, qui évidemment ne sont pas les mêmes selon la technique réservée au « client ». Que les techniques puissent être parfois défaillantes, ON ne dira pas ici le contraire. Mais dire que les notices techniques, les manuels d’utilisation, ou les protocoles si vous préférez, puissent être défaillants… là il faut oser.
Quant aux techniciens, les auxiliaires si vous préférez, peut-être alors sont-ils formés…
Ou peut-être manquent-ils de pratique… Peut-être les deux et en même temps, va savoir.
Mais mettre en parallèle la peine de mort et l’IVV pour traiter ce problème de loupés… là aussi il faut oser ! Et dire qu’en Suisse ou en Belgique, où se pratique « l’euthanasie active », les pros sont bien plus compétents…. là c’est le pompon !
7ème ligne : […] peut-être alors sont-ils MAL formés…