plus d’arbres , moins de bûcherons !

La population humaine augmente actuellement de 1,2 % en moyenne, soit un doublement en moins de 60 ans. Si 30 % des terres sont encore couvertes par des forêts, cette surface diminue au rythme moyen de 0,3 % par an. Quand les capacités de nos écosystèmes vont-ils devenir insuffisants, sachant qu’il faudrait planter beaucoup d’arbres pour servir de puits de carbone ? Faites le calcul !

 

L’explication, c’est que ceux qui plantent les arbres ne sont pas les mêmes que ceux qui usent et abusent de leur tronçonneuse. C’est cela le problème de la spécialisation des tâches, plus personne ne maîtrise les cycles vitaux. En Ethiopie, le couvert forestier est passé de 40 % du territoire dans les années 1950 à moins de 3 %. Dans le cadre de la campagne de l’ONU « Plantons pour la planète », l’Ethiopie a fait un effort exceptionnel en tant que gouvernement avec 700 millions de plants, loin devant le Mexique (217 millions). Mais planter 700 millions d’arbres sur un territoire grand comme cinq fois la France représente une cacahuète, rien du tout, alors que bien d’autres pays continuent leur déforestation massive. En Indonésie, la forêt primaire a été réduite de 13 % entre 2000 et 2005, au Mexique elle a aussi diminué de 6 %. D’ailleurs rien ne garantit la pérennité des arbres plantés en Ethiopie ou ailleurs. Alors on envisage de donner une prime si au bout de deux ans l’arbre est toujours debout. Qui va payer la prime, qui va contrôler, à quoi correspond un arbre de deux ans seulement ?

Tant qu’il y aura une extension des zones agricoles au détriment des forêts, tant que la population humaine grimpera plus vite que la capacité des forêts à assurer le bois d’œuvre, le bois de chauffe et le maintien de la biodiversité, la situation restera compromise, on pourrait même dire catastrophique.

 

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