Pour chaque dollar dépensé pour protéger la nature, 30 dollars financent sa destruction. Un rapport, publié le 22 janvier 2026 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE), rappelle l’importance de supprimer et de rediriger les investissements qui nuisent à l’environnement.
Perrine Mouterde : En janvier 2020, un rapport du Forum économique mondial alertait déjà sur le fait que plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial dépend de la nature et des services qu’elle fournit, tels que tout la pollinisation ou la régulation du climat. Selon le rapport du PNUE, le montant des financements directement nuisibles à l’environnement a atteint 7 300 milliards de dollars en 2023, quand les investissements dans des actions favorables à la nature atteignaient 220 milliards de dollars. Les investissements privés nuisibles à la nature, eux, ont représenté en 2023 près de 5 000 milliards de dollars. Les financements en faveur de la nature relèvent à 90 % de la sphère publique. Il existe des effets d’entraînement entre financements publics et privés. « Si vous subventionnez l’épuisement des nappes phréatiques en n’imposant pas un prix de l’eau assez élevé, vous encouragez aussi la surexploitation des ressources pour l’irrigation, ce qui conduit aussi à épuiser davantage les nappes. Et en baissant artificiellement le prix des combustibles fossiles, vous diminuez aussi le coût des engrais…
Il faut aller au-delà des abeilles et des arbres pour envisager une manière différente de travailler avec la nature au lieu de la considérer comme un élément extérieur. Mais de telles réformes sont politiquement délicates, car elles touchent souvent des industries ou des groupes puissants qui résistent au changement. La suppression des subventions peut augmenter les coûts pour les consommateurs, ce qui la rend impopulaire auprès du public….
Le point de vue des écologistes consternés
Le Birdie : « Drill, Baby, Drill ! » veut dire « Die, Baby, Die ! »
Gabrielle Siry : « 80 % des émissions de gaz à effet de serre sont issues de la combustion des énergies fossiles.
Antispécisme : Bienvenu dans un monde ultra-spéciste, qui rêve d’IA et de coloniser tout ce qu’il peut.
თავისუფლება : Pourquoi les dirigeants des entreprises du secteur des énergies fossiles qui provoquent morts et désolations ne sont-ils pas encore en prison ?
lecteur assidu : On ne le répétera jamais assez, mais le Brésil ce sont 1,8 millions de nouveaux habitants chaque année tout à côté de l’Amazonie , l’Égypte 1millions de nouveaux habitants en plein désert, l’Inde 10 millions de nouveaux habitants et une commande en deux jours de 1040 Airbus sans compter les Rafale… Devenons malthusiens.
Artemis purple : Encore pris l’avion ? Vous faites partie du problème. Changez d’imaginaire, faites partie des solutions.
Frog : Arrêtez la Carte Bancaire, payez en cash ou adhérez à une monnaie locale.
Michel Sourrouille : La tragédie de l’horizon reste d’actualité. Cette myopie temporelle fait référence à des risques catastrophiques susceptibles de se manifester bien au-delà de l’horizon des décideurs économiques et politiques actuels. Les investissements fossiles sont maintenus à des fins de pure rentabilité immédiate, et prennent le pas sur les risques climatiques qui pèsent à moyen terme sur l’investisseur lui-même. Le marché financier, même s’il est efficient pour synthétiser l’information présente, est en revanche incapable de fournir une boussole pour s’orienter vers le futur. Quant aux citoyens, leur dépendance au fonctionnement de marché leur enlève toute incitation à assumer les coûts de la prévention de pertes qui vont frapper les générations d’un futur oublié. Il nous faut donc jeter un pont entre le présent et l’avenir, mettre une chaise pour les acteurs absents lors de toutes les délibérations, qu’elles soient chez les investisseurs, les grandes entreprises et les instances politiques.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
M. Sourrouille représente les acteurs absents
extraits : Le contributeur principal de ce blog, Michel Sourrouille, se veut à l’avant-garde des éléments de langage qui feront florès dans le futur. Ainsi son texte sur les acteurs absents publié dans LE MONDE du 1er octobre 2021 (Paroles de lecteurs) : « Si chaque politicien, chef d’entreprise ou même consommateur prenait en considération les conséquences prévisibles pour les « collectifs muets » de ses décisions courantes, alors les générations futures et les non-humains pourraient devenir des participants incontournables du fonctionnement social »….

Rappel : Le PIB mondial s’élevait à 106970 milliards de dollars américains en 2023. Selon les données officielles de la Banque mondiale.
– « Selon le rapport du PNUE, le montant des financements directement nuisibles à l’environnement a atteint 7 300 milliards de dollars en 2023 »
– Exploration et exploitation des hydrocarbures : 400 à 500 milliards de dollars par an au cours des dernières années.
– Sport de compétition : des centaines de milliards de dollars par an.
– Technologies de l’information et de la communication (TIC) : idem, et en forte croissance.
– Armement : 2718 milliards de dollars (2024), dont 100 milliards pour les armes nucléaires.
– Publicité : 1170 milliards de dollars (2025)
– Tourisme : 1900 milliards de dollars (2025)
– etc. etc.
– « En janvier 2020, un rapport du Forum économique mondial alertait sur le fait que plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial dépend de la nature et des services qu’elle fournit, tels que la pollinisation, la régulation du climat ou la prévention des crues. »
(1ère phrase de cet article de Perrine Mouterde)
Ce n’est pas parce que le FEM nous sort une énormité… qu’ON se doit de la prendre pour argent comptant et de la colporter. Ce n’est pas la moitié, ni «plus de la moitié», du PIB… mais c’est tout simplement l’INTÉGRALITÉ, qui dépend de la nature !
Tiens, par exemple, il neige… du coup les gens ne peuvent plus aller bosser, les avions décoller etc. etc. et ça nous fait tant de moins pour le PIB. Et pareil quand il fait trop chaud. Et en plus les économistes s’amusent à calculer tout ça. N’importe quoi !
– « Il faut aller au-delà des abeilles et des arbres pour envisager une manière différente de travailler avec la nature » (Perrine)
Oh que oui il faut (YAKAFOKON), et bien au-delà ! 🙂
– « Pour chaque dollar dépensé pour protéger la nature, 30 dollars financent sa destruction »
(Titre de cet article sur Le MONDE)
Pour moi c’est la seule chose à retenir. Pour une fois, à lui seul le titre suffit pour passer l’info.
En considérant bien sûr que ce soit là une info. Et non pas encore un de ces marronniers que les meRdias ont l’habitude de nous (re)servir en période creuse, juste pour meubler, nous amuser, et bien sûr vendre du papier. Ou du temps de cerveau disponible, si vous préférez.
Bref, tout ce que raconte Perrine Mouterde n’est que du blabla, aussi inutile qu’absurde.
Et qui finalement ne fait que se rajouter à ces milliards de dollars qui financent la destruction de la nature. Ben oui.
Ben oui. Tout le monde le sait, les meRdias sont avant tout un business.
Et qui dit Business dit Pognon, Pollution, Destruction etc. Le cercle vicieux.
– « Le marché mondial des médias et du divertissement est estimé à environ 3 757,14 milliards de dollars en 2026. Le marché devrait atteindre 7 336,96 milliards de dollars d’ici 2035, avec un TCAC de 6,79 % de 2026 à 2035. » (APERÇU DU MARCHÉ DES MÉDIAS ET DU DIVERTISSEMENT – businessresearchinsights.com)
Oui mais, et l’INFO là-dedans… me dira t-ON. Justement, tiens en voilà une :
– « Le succès des médias d’information repose sur l’intérêt des Français pour décrypter les informations. Une étude de l’Arcom publiée le 20 janvier 2026 souligne toutefois la fragilité du modèle économique de l’information en France notamment du fait de la baisse des revenus traditionnels (recettes publicitaires notamment). […] Les Français consomment beaucoup d’information politique et générale [et blablabla] » (Médias d’information : des modèles économiques difficilement rentables – vie-publique.fr 23 janvier 2026)
Là encore le titre suffit largement. Une petite lecture en diagonale permet d’enfoncer le clou. Tout se résume en 2 mots : INTERÊT (des Français) et CONSOMMATION (d’info). Cette fois, ce sont juste deux choses qu’il faut retenir :
1) Le Pognon, le Pognon vous dis-je !!!
2) Le con-sot-mateur d’info n’a besoin de rien de plus qu’un bon titre.
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.