Le verre laissait passer la lumière d’un feu mais arrêtait en grande partie sa chaleur, bien plus celle du soleil. Cette observation, inscrite par l’abbé et physicien français Edmé Mariotte (1620-1684) dans son livre De la nature des couleurs en 1681, peut sembler sans conséquences au premier coup d’œil. Elle pose pourtant les premiers jalons d’une théorie centrale dans notre compréhension actuelle du réchauffement climatique : l’effet de serre.
décodeurs : Joseph Fourier (1768-1830) insiste sur le rôle de l’atmosphère dans le processus de réchauffement. Une théorie confirmée et affinée en 1856 par Eunice Newton Foote, une scientifique amatrice. Elle est la première à montrer le rôle accélérateur du CO2 dans le réchauffement du climat. C’est le physicien irlandais John Tyndall à partir de 1859 qui a démontré les propriétés de l’absorption des infrarouges par le CO2. Quatre décennies plus tard, en 1896, la chimie viendra confirmer ces observations et mesurer avec précision l’impact du CO2 sur la température terrestre. Le Suédois Svante Arrhenius calcule ainsi que si l’on diminuait de moitié la quantité de CO2 dans l’atmosphère, cela pourrait conduire à une baisse des températures moyennes en Europe de 4 à 5 °C.
Suess et Revelle en 1957 montrent que l’absorption du CO2 par l’océan mène à la saturation des couches superficielles et que tout l’océan ne joue pas ce même rôle de tampon, raison pour laquelle le CO2 continue de s’accumuler dans l’atmosphère. C’est dans cette même décennie que le géochimiste Charles Keeling montre l’évolution nette des concentrations de CO2 . A côté du consensus autour de l’existence même du réchauffement climatique, son origine humaine commence également à se consolider, en particulier grâce aux évolutions techniques. A partir de la fin des années 1960, l’informatique connaît des progrès importants et permet de perfectionner les modèles météorologiques et climatiques Pour la glaciologie, à partir de l’analyse des bulles d’air piégées dans une carotte de glace extraite en Antarctiquel, Claude Lorius et Jean Jouzel montrent en 1987 la corrélation entre CO2 et température sur une période de 400 000 ans. Les satellites vont permettre de mesurer la température à l’échelle d’une colonne d’air, ce qui montre que l’essentiel du réchauffement a lieu dans la troposphère, la couche la plus proche de la croûte terrestre, ce qui n’est pas cohérent avec un réchauffement émanant principalement du soleil.
Mais à la suite des chocs pétroliers, les entreprises pétrolières, dont Exxon aux Etats-Unis qui avait jusqu’ici beaucoup investi dans la recherche sur le changement climatique, vont peu à peu devenir le fer de lance du discours climatosceptique afin de s’opposer aux réglementations croissantes. Cette stratégie sème le doute auprès du grand public au moment même où les scientifiques se mettent à parler aux politiques et à demander des actions concrètes.
Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution) est créé en 1988 sous l’égide des Nations unies. Pour crédibiliser sa parole et éviter d’être accusée de prendre une position politique, le GIEC avance de manière extrêmement prudente. La reconnaissance d’une influence « sans équivoque » de l’homme sur le climat ne date ainsi que du sixième et dernier rapport à ce jour de l’institution, publié en 2021. Cette reconnaissance du consensus ne signifie pour autant pas sa transformation mécanique en action : selon un rapport publié par le programme des Nations unies pour l’environnement en novembre 2025, la Terre se dirige désormais vers une hausse de température de + 2,8 °C, bien au-delà de la tranche de 1,5 °C à 2 °C retenue en 2015 lors de la COP de Paris.
Le point de vue des écologistes climato-compatibles
– Le réchauffement climatique est aujourd’hui prouvé malgré les cycles de Milankovitch, qui a, échéance lointaine du millier d’années, devrait conduire à un refroidissement (pour rappel cycles glaciaires du quaternaire).
– Les destructions des ouragans, des incendies, des inondations, les morts des vagues de chaleur, la dévastation du vivant sont des pertes colossales à venir.
– Le prix du réchauffement est gigantesque en comparaison du coût réel des mesures de prévention. Le négationnisme, l’inconscience, l’extrême droite coûtent et tuent.
– La plus essentielle des recommandations du GIEC est la sobriété énergétique. Elle est quasiment passée sous silence. Rien n’est fait pour aller dans cette direction car elle contrevient à l’idéologie de la croissance à tout prix.
– Contre l’atténuation et la sobriété, l’illusion de l’adaptation soutient la croissance (jusqu’à l’effondrement). Voila pourquoi elle rencontre un tel succès, elle permet d’éviter les effort au présent.
– On trouve encore des clampins qui se croient malins à soutenir le contraire, parce que ça leur donne l’impression – fausse – d’être plus intelligents que les autres.
– Leurs semblables croyaient soigner leur Covid avec de la chloroquine, pensent que la terre est plate ou sont persuadés qu’un messie disparu depuis 2000 ans viendra les sauver !
– Le pire, le trumpisme et ses avatars fascistoïdes de l’extrême droite, c’est que ça risque d’arriver au nom primitif de la suppression du porteur de mauvaises nouvelles.
– Trump, qui ne verra jamais les effets de ses actions, tue la voiture électrique et braille à tout va que le réchauffement climatique est une arnaque.
– Le jour où les gens voteront écolo, gageons que les politiques deviendront alors tous écolo. Pour l’instant, un Macron fait de beaux discours, mais rien de concret qui soit à la mesure du problème
– A l’heure actuelle le CO2 augmente à la fois dans l’atmosphère et l’océan (sous ses formes dissoutes) et la preuve irréfutable que l’origine de cette augmentation est due à la combustion des carburants fossiles est apportée par les rapports isotopique du carbone, les fluides fossiles ayant une signature qu’on distingue très aisément et qu’on retrouve pile dans l’augmentation.
– Une théorie est une hypothèse ; en sciences, une théorie est une certitude adossée à des preuves. La théorie du réchauffement ou la théorie de l’âge glaciaire, ou la théorie de l’évolution sont PROUVÉES ! Et c’est pour cela que, scientifiquement, ce sont des théories !
– Il est temps de comprendre que la terre est la seule planète que l’Humanité peut habiter et que nous devons donc en prendre soin…
Lire, Claude Lorius (1932-1923), la nique aux climato-sceptiques
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Nos écrits en 2005 sur les négationnistes du climat (2005)
03.06.2005 Whistleblowers, lanceurs d’alerte : Le chef du conseil de la Maison Blanche a modifié substantiellement, pour en amoindrir la portée, des rapports officiels décrivant les recherches scientifiques sur le changement climatique. Il faut dire que ce manipulateur travaillait précédemment pour l’American Petroleum Institute, un lobby pétrolier qui a entraîné Bush à sortir du protocole de Kyoto sous le fallacieux prétexte que les sciences du climat étaient si incertaines que l’impact de l’activité humaine sur l’effet de serre serait contestable. Depuis quatre ans la politisation du pouvoir américain (il faudrait plutôt dire « l’action des vendus aux marchands de pétrole ») a eu des conséquences terribles sur les programmes scientifiques, jusqu’à entraîner de l’autocensure. Tout cela a abouti à tromper sciemment des Américains qui ont déjà tendance à se tromper eux-mêmes sur la pérennité de leur niveau de vie. (extrait)…..
Serge Galam, négationnisme climatique (2008)
extraits : Le livre de « réflexions » sur le réchauffement climatique de Serge Galam est éreinté par Le Monde du 8 octobre 2008… Ce pseudo-spécialiste fait partie de ce qu’André Lebeau (in L’enfermement planétaire, 2008) appelle les négationnistes, ceux qui tendent à empêcher la prise en compte de la menace. Les négationnistes-climatiques ont en commun deux caractéristiques : ils n’appartiennent pas à la communauté des climatologues, ce sont des spécialistes d’autres disciplines, et ils s’expriment non dans la littérature scientifique, mais directement dans les mass media, quotidiens en mal de lecteurs ou chaînes de télévision en quête d’Audimat…
les négationnistes du climat (2009)
extraits : D’un côté un conglomérat de « scientifiques », mais aussi de politiciens et d’économistes, dénonçaient du 8 au 10 mars 2009 le protocole de Kyoto à New York. En ouvrant le débat, le président tchèque Vaclav Klaus se contente d’un procès d’intention : « Le véritable projet de l’alarmisme environnementaliste est de ramener l’humanité des siècles en arrière ». De l’autre côté 2000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, préparaient du 10 au 12 mars la prochaine conférence de Copenhague où les gouvernements devront décider en toute connaissance de cause. Le comité scientifique de la conférence affirme : « Les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos économies se sont construites »…
négationnisme climatique (2009)
extraits : Il y a des négationnistes partout, même parmi nos élites. Mais les négationnistes les plus dangereux pour l’avenir de nos enfants, ce sont les négationnistes du climat. Ainsi une brève du Monde (11 février 2009) parle de Sammy Wilson, ministre nord-irlandais de l’environnement, qui a interdit une publicité appelant à réduire la consommation d’énergie et donc l’émission de CO2….
réchauffistes contre négationnistes (2010)
extraits : On s’aperçoit finalement que les négationnistes « farfouillent dans les articles des dissidents et dans la presse étrangère » (dixit Mon810) pour essayer de marquer leur présence sur Internet ; leur argumentation reste limitée scientifiquement ou non démontrée, mais ils sont virulents. Les réchauffistes peuvent s’appuyer sur des rapports scientifiques validés, mais leur présence sur le net des blogueurs est marginale. Le problème, c’est que cette disproportion dans le débat instille le doute et l’abstention dans la réflexion des citoyens ; la délibération démocratique est faussée quand on ne sait plus qui croire. C’est un des éléments d’explication de l’échec de Copenhague. C’est pourquoi nous allons à la catastrophe, mais nous ne voulons pas le croire…
Ban Ki-moon contre les négationnistes du climat (2015)
extraits : Ban Ki-moon : « Le débat scientifique sur la réalité du changement climatique est clos… Le changement climatique se produit à cause des activités humaines. Les engagements des pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre sont inférieurs à ce qui est attendu pour maintenir l’augmentation des températures mondiales au-dessous des 2°C. »Ban Ki-Moon oublie de dire que les individus, tous ceux qui vivent à l’occidentale, devront réduire drastiquement leur consommation d’énergie (la diviser par 3 ou 4 en moyenne), ce qui implique de réduire leur niveau de consommation dans une très forte proportion….
Les négationnistes du climat, ça chauffe pour eux (2015)
extraits : Peut-on encore nier la réalité ? Sur les sept premiers mois de 2015, la température à la surface des terres et des océans a été supérieure de 0,85 °C à la moyenne enregistrée au XXe siècle sur cette période. C’est aussi la plus haute jamais mesurée depuis 1880, début du relevé des températures, à 0,09 °C au-dessus du précédent record de 2010. Peut-on d’ores et déjà anticiper que l’année 2015 sera la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, devant 2014, qui avait déjà établi un record ? Tout porte à répondre par l’affirmative. Ce coup de chaud suffira-t-il à stimuler les 196 parties prenantes à la COP21….
Le climat dérape, les négationnistes de la vérité aussi (2016)
extraits : Côté thermomètre, le mois d’août a été, en moyenne mondiale, le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés en 1880. Pour ne rien arranger, il est aussi le seizième mois consécutif à battre son record de température – une telle séquence n’a jamais été enregistrée en 137 ans de mesures. Les derniers travaux de recherche publiés dans les revues savantes – sur l’élévation future des températures, sur la capacité des sols à éponger les émissions humaines de gaz à effet de serre ou sur la stabilité des glaciers polaires – ne sont pas plus réjouissants. Comme d’habitude les commentateurs se déchaînent sur lemonde.fr. Langelot : C’est pas grave, on pourra bientôt faire du nudisme à Paris….
Sylvestre Huet face aux négationnistes du climat (2016)
extraits : Doit-on se contenter du terme « climato-sceptiques » pour qualifier ces affabulateurs ou leur infliger un « négationnistes » ? Climato-sceptique est un terme inventé par les « négateurs » de différents résultats des sciences du climat. Ce terme auto-proclamé visait à induire une présentation positive, puisque le doute, le scepticisme peut être vu comme la marque d’un esprit libre, indépendant, capable de bousculer préjugés et idées reçues. Négationniste est un terme qui s’est petit à petit imposé afin de souligner que, justement, ces soi-disants « sceptiques » ne doutent de rien. En réalité, ils mentent sur des faits…
Interdisons de parole les négationnistes du climat (2019)
extraits : Un média français, Cnews le 6 mai 2019, l’animateur Pascal Praud le texte : « Est-ce que vous diriez qu’il y a depuis trente ans dans le monde un dérèglement climatique ? Oui ou non ? » L’invitée principale, Claire Nouvian, militante écologiste, s’étrangle : « Attendez, mais vous en êtes encore là ? Ce n’est pas une émission de climatosceptiques quand même ? » Rejoint par Elisabeth Lévy, la directrice de la rédaction du magazine conservateur Causeur, Pascal Praud défend le droit des climatosceptiques à s’exprimer. La liberté d’expression n’est jamais absolue, surtout quand il s’agit à la fois de nier les avancées scientifiques et de ne pas agir contre la détérioration de la Biosphère. Interdisons de parole les négationnistes du climat…
climatocrétinisme, la triste loi de Brandolini (2023)
extraits : Le discours climatosceptique des années 1980 tendait à nier la réalité du dérèglement climatique ; aujourd’hui, face à l’indéniable, il cherche plutôt à contester son origine anthropique, autrement dit liée à l’activité humaine. Il ne s’agit plus d’experts en marge mais de citoyens imprégnés de défiance, complotistes, antivax et poutinolâtres. La raison pour laquelle il y a encore autant de climato-sceptiques, c’est qu’en matière de changement climatique, il faut dix secondes pour sortir une ânerie, et dix minutes pour expliquer pourquoi c’est une ânerie. Être libre (la « liberté de la presse »), ce n’est pas – en tous cas pas dans mon esprit – avoir le droit de raconter n’importe quoi au motif qu’il n’y a pas de sanction pécuniaire ou légale à court terme. Cela, ce n’est pas être libre, c’est être, au choix, paresseux, cynique, ou immoral.
Soyons clairs : nous ne perdrions pas une seconde à contribuer à un débat portant sur le fait de savoir si la Terre tourne autour du Soleil ou l’inverse. Car à force de se construire des mensonges, les humains s’empêchent de réagir et demain il sera trop tard…
Climatosceptiques ? Plutôt climatonégationnistes (2023)
extraits : On peut préférer le terme de « dénialistes » pour qualifier les climatosceptiques car n’est-ce pas faire trop d’honneur à ces négationnistes refusant les conclusions issues de la science. Loin d’exprimer une défiance systématique, le doute engage à un examen rigoureux et propre à produire un jugement en toute connaissance de cause. Nos climatosceptiques, à rebours d’une telle démarche, introduisent une autre histoire du climat, à coups d’arguments ficelés : l’homme n’y est pour rien, la Terre se réchauffe régulièrement, les scientifiques sont enfermés dans des laboratoires… Loin d’exprimer une quelconque exigence scientifique, ils parient sur l’ignorance de leurs auditeurs pour jeter le trouble, le soupçon et, dans les mailles de leurs filets fallacieux, introduisent un récit alternatif sans fondement….
CLIMAT : des négationnistes criminels (2023)
extraits : Ils agissent comme une armée souterraine sur X-twitter en réponse aux messages pédagogiques de scientifiques. Ils remettent en cause la réalité du réchauffement climatique ou la responsabilité des activités humaines. Ils dénigrent les spécialistes du climat dans un mélange d’invectives et de pseudo-expertises alimentées par des sites se disant « climato-réalistes ». Le climatologue Christophe Cassou : « Tous mes posts étaient assaillis, pollués, manipulés, avec un détournement de ma parole… Le rôle d’un scientifique est d’informer, pas de lutter contre la désinformation. » Fatigué, il a arrêté son activité en ligne à l’été 2023….
Savoir résister au négationniste Donald Trump (2025)
extraits : Donald Trump, un climatosceptique fait pleuvoir les attaques contre la science du climat. « Erreur 404 ». Voici ce que l’internaute découvre quand il arrive sur la page consacrée au changement climatique de la Maison Blanche. Il n’a pas plus de chance quand il clique sur les portails et sections liés à cette thématique sur les sites du département d’Etat, de la défense, des transports ou de l’agriculture. Ils sont supprimés. Sur le site de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), la partie sur le changement climatique n’est plus accessible sur la page d’accueil. Le but de ces attaques est de « favoriser l’industrie des énergies fossiles », qui a financé la campagne du président….
Nous ne croyons que ce que nous voulons croire (2026)
extraits : Lorsque des croyants découvrent que la prophétie au cœur de leurs croyances ne se réalise pas, ils bâtissent une explication « logique » à l’échec de leur prophétie et redoublent de ferveur. La plupart des négationnistes du climat, on a beau leur expliquer la validité scientifique des études du GIEC, ils continueront à croire de plus belle à leurs illusions. Il suffit d’entendre Trump déclarer que le réchauffement climatique, c’est une escroquerie. Cela coupe court à toute possibilité de rationalité, et on s’empresse d’interdire tout ce qui va à l’encontre de la foi climato-sceptique. Quitte avec Trump, cas extrême de refus de la réalité objective, d’interdire toute information publique sur le réchauffement climatique. Casser le thermomètre est une manière de soigner sa dissonance cognitive, l’inconfort mental que nous ressentons lorsque nous sommes confrontés à des convictions contradictoires….
annexe : La lente évolution sémantique du GIEC
- « Il est à craindre que les activités humaines puissent, par inadvertance, changer le climat global […] causant une hausse des températures à la surface de la Terre » (1er rapport, 1990)
- « Un faisceau d’éléments suggère une influence de l’homme sur le climat global » (2ème rapport, 1996)
- « La majeure partie de l’augmentation des températures depuis le milieu du XXe siècle est probablement due à l’augmentation des concentrations anthropiques de gaz à effet de serre » (3ème rapport, 2001)
- « L’essentiel du réchauffement général moyen constaté depuis 50 ans est très probablement attribuable à l’augmentation de concentration des [gaz à effet de serre] anthropiques » (4ème rapport, 2007)
- « Il est extrêmement probable que l’influence humaine est la cause dominante du réchauffement observé depuis la seconde moitié du 20ème siècle » (5ème rapport, 2014)
- « Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres » (6ème rapport, 2021)

Pas à une contre-vérité près, Pascal Praud, sur le plateau de CNews, le 25 mai 2026 : Non, ce n’est pas une chaleur exceptionnelle, a râlé l’animateur de la chaîne de la galaxie Bolloré, contre toutes les évidences statistiques. Il y a des coups de chaud à 30 degrés comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin. Et vous allez voir la petite musique sur toutes les antennes alors qu’il a fait un mois de mai plutôt frileux… »
le Rassemblement national présente la climatisation comme une solution évidente. C’est loin d’être le cas, sa généralisation est qualifiée par les scientifiques du climat de « maladaptation », c’est-à-dire une adaptation au réchauffement qui ne fait que l’aggraver.
Outre le fait que la climatisation participe au phénomène des îlots de chaleur urbains, son usage est bien trop énergivore pour en faire un outil universel.
lls sont ridicules, et ils le savent. Alors pour en finir, le mieux est de ne pas en parler, des négationnistes du climat. De toute façon a ne changera rien.
Michel, c’est vrai qu’un croyant négationniste nous fait subir la triste loi de Brandolini selon laquelle prouver l’absurdité d’un baratin climato-sceptique se révèle bien plus coûteux en temps et en énergie que de produire la fake-news.
Mais c’est parce que beaucoup de monde relaye la parole scientifique que la clameur des fabricants du doute devient progressivement inaudible
Le Hongrois Frigyes Karinthy est l’inventeur du concept des six degrés de séparation (aussi appelée théorie des six poignées de main) dans sa nouvelle Láncszemek (« Chaînons »). Le théorème de Karinthy veut que chacun d’entre nous, sur la planète, peut être connecté à une autre personne en suivant une chaîne de connaissances ne contenant pas plus de cinq intermédiaires. Avec le développement des technologies de l’information et de la communication, le degré de séparation a été mesuré à 6,6 en 2008 sur l’échange de plusieurs milliards de messages instantanés étudiés en analysant des discussions de Windows Live Messenger et à 4,74 sur le réseau social Facebook en 2011.
Il en est de même quand on veut faire circuler une idée, elle a tendance à se répandre… Alors n’hésitons pas avec les pensées positives !
Le terme anglais « meme” est proposé en 1976 par Richard Dawkins dans Le Gène égoïste. Le biologiste l’a créé par contraction du grec mímêsis (« imitation ») et de l’anglais gene (« gène »). Dawkins présente les mèmes comme des réplicateurs, comparables à ce titre aux gènes, responsables de l’évolution de nos comportements par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus. Avec les « mèmes », les cultures évoluent comme les êtres vivants, par variations et sélection naturelle. Un mème peut être largement répandu car il tend à se diffuser par lui-même une fois franchie une masse critique d’utilisateurs du terme.
Malheureusement dans la société dite moderne ce qui se diffuse le plus facilement est l’amas de conneries qui nous entoure, fake-news, vérités alternatives, influenceurs de toutes obédiences si bien popularisé par les réseaux sociaux. Ce qui fait le « buzz », ce n’est certainement pas ce blog, articles trop longs, trop chiants, trop intellectuels ! le négationnisme, c’est si simple, si répandu, si dans l’air du temps.
– « Malheureusement dans la société dite moderne ce qui se diffuse le plus facilement est l’amas de conneries qui nous entoure, fake-news, vérités alternatives, influenceurs de toutes obédiences si bien popularisé par les réseaux sociaux. »
C’est vrai. Ce qui serait intéressant, ce serait alors d’expliquer POURQUOI il en est ainsi. Certains viendraient alors nous raconter que c’est dans la nature humaine que de croire et raconter de conneries. Une histoire de gène ou un truc du genre. Et même que sur le Net ils ont vu une étude qui le prouvait.
Bref, avec ce genre d’intellos ON n’est pas sortis de l’auberge. 🙂