pour un socialisme écolo

Je ne suis pas d’accord avec la présentation de l’université d’été du PS par Libé (1.09.2008) : « Le PS grenouille à La Rochelle », « L’autodestruction », « Le bal des ego ». Je ne suis pas d’accord que Libé résume cet événement par de petites phrases : «  Personne dans notre génération ne s’est imposé et nous ne sommes pas crédibles collectivement (Martine Aubry) », « Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez ! (Ségolène Royal) », « Le meilleur discours de La Rochelle, ce sera celui d’Obama (Pascal Terrasse) », « Le PS confirme à La Rochelle qu’il est gravement malade (Benoît Hamon) »…

Le PS vaut bien mieux que ces propos à l’emporte-pièce. Alors que l’université d’été du PCF réunissait 300 à 350 participants, le PS a rassemblé plusieurs milliers de militants. Ce n’est pas rien. Le PS se cherche, il est vrai. Le Monde du 1.09.2008 analyse : « Plus fondamentale que cette guerre des chefs, ou plutôt contribuant à l’expliquer, c’est la difficulté qu’éprouve le PS à fixer une nouvelle doctrine, sa lenteur à émettre des propositions innovantes qui expliquent sa si longue maladie ». Mais comment définir une bonne politique aujourd’hui ? Sarkozy va dans tous les sens à la fois, où se trouve la bonne direction ?

Il faudrait reconnaître que le Parti socialiste possède déjà une boussole. Des pistes de réflexion se trouvent dans la nouvelle Déclaration de principes du Parti socialiste qui, au-delà d’un réformisme assumé, oriente le socialisme vers un écologisme affirmé. Il s’agit de « sauvegarde de la planète » (article 1), d’une humanité « respectueuse de la nature » (article 2), de finalités du socialisme qui « portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée » (art.3), d’impératif écologique (art.7). Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, était clair (l’hebdo des socialistes, 26 avril 2008) : «  Il apparaît qu’il ne peut y avoir de libération possible qu’au prix d’une véritable sauvegarde de la planète. Cette déclaration fait donc du développement durable une finalité en soi, ce qui nous conduit à redéfinir la notion même de progrès ».

 Or parmi les 21 contributions générales, la contribution « pour un socialisme écologique » revendique haut et fort une filiation avec cette nouvelle Déclaration de principes : « Il faut prendre toute la mesure des bouleversements du monde (…) Jamais le capitalisme n’a connu dans son histoire la conjugaison simultanée de quatre crises structurelles ayant pour origine commune l’empreinte excessive des activités humaines sur les ressources non renouvelables de la planète… » C’est donc le socialisme écologique qui devrait faire l’unité idéologique du socialisme pour un avenir durable. Il semble utile de rappeler que les militants votent lors d’un Congrès d’abord pour des motions (donc, en principe, pour des idées), et ensuite seulement pour élire un premier secrétaire. Pour l’instant, il faut soutenir la contribution « Pour un socialisme écologique », le combat des idées est préférable aux combats des chefs.

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