Présidentielle 2027, le programme écolo

Pour la campagne présidentielle, Le parti Les Écologistes a dévoilé le 13 juillet son programme. Un document de plus de 200 pages pour défendre « la prospérité écologique ». En résumé :

Réforme politiques

– changement de Constitution pour passer à une « Première République écologique et citoyenne » afin d’« abolir la monarchie présidentielle ».

– inscription du « principe d’habitabilité comprenant le respect de toutes les limites planétaires » dans la Loi fondamentale

– établissement d’un septennat unique et l’instauration de la proportionnelle intégrale pour les élections législatives.

Réformes économiques

– taxe Zucman de 2 % au-delà de 100 millions d’euros de patrimoine, rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, augmentation de la fiscalité sur les grandes entreprises et sur l’héritage, nouvelle « TVA verte ».

– salaire minimum à 2 000 euros brut par mois dès 2027, diminution du temps de travail à trente-deux heures « dans les métiers pénibles ou de nuit ». – congé climatique de cinq jours par an,.

Réformes sociales

sécurité sociale écologique pour mieux prendre en compte la « politique de santé environnementale ».

prescription sociale pour autoriser un professionnel de santé à orienter un patient vers des activités collectives plutôt que vers un traitement médicamenteux seul.

– âge légal de départ à la retraite, revenir à 62 ans et viser les 60 ans en fonction de la pénibilité du travail, qui devrait être mieux reconnue.

Réformes écologiques

– planification pour atteindre la neutralité carbone en 2050 grâce à une loi de programmation climatique, comprenant une sortie du nucléaire d’ici à vingt ans.

– plan national d’adaptation au changement climatique doté de 7 milliards d’euros par an d’ici à 2032 dans une France où la moyenne des températures augmenterait de « plus 4 °C » par rapport à l’ère préindustrielle.

– Hausse de la fiscalité des billets d’avion, sortie progressive des pesticides, moratoire sur les projets de mégabassines et réforme de la gouvernance agricole.

À l’international

« une Europe fédérale puissante » pour faire face « aux puissances du capitalisme fossile américain, du capitalisme d’Etat chinois et à l’impérialisme russe ».

« préparer l’armée française à une guerre de haute intensité », création d’un commandement militaire intégré européen et renforcement du système européen de renseignement.

– création d’une « coalition verte » entre l’Union européenne et « des pays tiers, comme la Corée du Sud, le Japon, la Malaisie, le Canada, le Mexique, l’Afrique du Sud, le Brésil ou le Sénégal ».

– Au Moyen-Orient, « faire pression sur Israël pour que le cessez-le-feu soit réellement maintenu » dans la bande de Gaza, dans la perspective d’une solution à deux Etats qui garantirait la souveraineté palestinienne.

13 réflexions sur “Présidentielle 2027, le programme écolo”

  1. Didier BARTHES

    La lecture du programme des Verts illustre au mieux comment ce parti à réussi à éloigner une large proportion de l’électorat de l’écologie.
    Ils ont en réalité fait un mal énorme à l’écologie, en donnant à la fois dans le gauchisme (taxation à tout va, wokisme….) et dans l’irréalisme (sortie du capitalisme, promesses intenables (retraites)….), ils ont même réussi à se mettre à dos les pacifistes !
    Bravo, on ne pouvait guère faire pire, la nature ne leur dit pas merci.

    1. Si une large proportion de l’électorat de « l’écologie » se détourne de ce parti (Les Ecologistes, anciennement les Verts) c’est seulement parce qu’elle s’est embourgeoisée.
      Embourgeoisée et résignée (TINA), ramollie etc. Et pour moi il ne faut pas chercher plus loin.
      Ces politicards ont fait autant de mal à l’Écologie (la nature) qu’en ont fait des tas de faussaires à la Gauche (le social, l’émancipation etc.). Et ceci depuis Mitterrand, en passant par Tapie, Valls, Hollande et Compagnie.

      1. Didier BARTHES

        Non, je pense que c’est parce que les Verts se sont ralliés à l’extrême gauche la plus caricaturale, leurs alliances électorales quasi systématiques avec LFI lors des législatives en sont la preuve.
        D’ailleurs ils ne parlent plus beaucoup d’écologie, mais essentiellement de sujets de société.
        Leurs contradictions sont par ailleurs flagrantes, ils passent leur temps à hurler contre le réchauffement climatique et veulent supprimer en France la seule énergie qui émet très peu de CO2. Ils veulent qu’on prennent exemple sur l’Allemagne qui, par kWh produit, émet 6 fois plus de CO2 que la France. A un moment donné il faut qu’ils cessent de prendre les gens pour des imbéciles.

        1. C’est VOTRE point de vue, et bien sûr je ne le partage pas du tout.
          Selon vous… LFI est donc l’extrême gauche la plus caricaturale.
          Au moins vous n’avez pas peur du ridicule. Vous m’auriez dit LO ou le NPA… passe encore. Même si pour moi les idées que défendent ces deux partis sont loin d’être aussi ridicules que celles de certains autres. Maintenant je sais très bien que vous avez un sacré problème avec la Gauche, Monsieur Barthès.
          Or, comme vous le savez, pour moi l’écologie (politique) ne peut être QUE de gauche. C’est une conviction. Et donc personne ne me fera jamais changer d’avis. Seulement, et de ça aussi nous avons rempli des pages et des pages, pour beaucoup (trop) de monde aujourd’hui droite et gauche (et encore s’il n’y avait que ça…) ne veulent plus rien dire. Ou alors n’importe quoi.
          Et donc, à embourgeoisée, résignée (TINA), ramollie… je rajoute déboussolée.

        2. Michel C. : « Pour moi l’écologie (politique) ne peut être QUE de gauche. C’est une conviction. Et donc personne ne me fera jamais changer d’avis. »

          Un tel positionnement inscrit, dans le marbre, est à notre avis anti-démocratique.
          En démocratie, réalité de gauche non marxiste, il n’y a a plus de credo, mais une libre discussion entre personnes qui cherchent à se comprendre et peut-être à changer d’avis si les arguments contre notre foi initiale s’imposent à nos préjugés.

        3. @ Biosphère. Je l’ai dit X fois, pour moi une conviction n’a rien à voir avec un simple point de vue ou un quelconque avis. Encore moins avec une idée reçue ou un préjugé. Si une conviction reste une croyance, elle n’a rien à voir non plus avec un credo. Et une conviction n’engage évidemment que celui qui a réussi à se la forger (intime conviction). Je ne cherche donc absolument pas à convaincre qui que ce soit, d’ailleurs comment le pourrais-je vu que c’est là un travail strictement personnel. Mais bien sûr, puisqu’ON est en démocratie (dit-ON…) je laisse à ceux qui n’en sont pas là le loisir de discuter, de blablater, de tourner en rond etc. en attendant.

        4. Bonjour, je pense que vous exagérer beaucoup. Taxe Zuckman : oui
          Revenir à 62 ans, puis 60 non. Il y a plus intelligent à faire. Donner dans le militarisme, les écologistes ne sont pas militaristes et ne l’ont jamais été. Par contre être réaliste et pragmatique oui. Face à Poutine, désolé, mais pas d’angelisme, on n’a pas le choix face a un dictateur

  2. pipole et désespoir

    – Marine Le Pen à la présidentielle de 2027 : Elon Musk estime qu’elle est « le dernier espoir de la France » (ohmymag.com/people/actu-people/ 15/07/2026)

    1. misère en direct

      – Sondages présidentielle 2027 – intentions de vote en direct
      ( sondages-presidentielle2027.fr )

      Attention, marge d’erreur + ou – 3 points !
      Avec un peu de chance notre Marine peut donc faire 7 % !!!

  3. être ou ne pas être

    – « Comment éviter l’effacement ? Depuis les élections législatives anticipées de 2024 et la création du Nouveau Front populaire, dont Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Ecologistes, fut l’une des chevilles ouvrières, le parti Vert est entré dans une évolution qui interroge son avenir. » (Présidentielle 2027 : Les Ecologistes écartelés sur leur stratégie, au risque de devenir inaudibles – Le MONDE 16 juin 2026)

    1. Parti d'en rire

      – « L’autre grande ligne du programme dévoilé par le parti est la volonté de sortir du capitalisme afin de promouvoir « une prospérité écologique pour concilier les intérêts de la nature et des gens qui travaillent ou habitent avec elle […] les plus riches dont les comportements vont devoir changer et la classe moyenne et les classes populaires dont il faut préserver la qualité de vie. […] Pour cela [et blablabla] »
      (Présidentielle 2027 : Marine Tondelier dévoile le programme des Ecologistes
      Le MONDE 13 juillet 2026)

      Sortir du Capitalisme, rien que ça ! Pour cela il suffit d’imaginer… et de ne pas flipper.
      La classe moyenne et les classes populaires n’ont pas à s’inquiéter, leur mode de vie n’est pas négociable. Quant aux riches pas question non plus de les faire trop boiter, les pauvres.
      Je les vois déjà rigoler. Taxe Zucman de 2 % … Ahah ! Impôt de Solidarité sur la Fortune Verte et Climatique … Ahah et Hahaha !!! Yabon les profits écologiques !
      Vive la Prospérité Ecologique et Vive le Capitalisme Vert !!!

      1. esprit critique

        Oui bon, mais ça c’est ce qu’ON est amené à penser en lisant le MONDE. Et en lisant Le Figaro ce sera autre chose, etc. Le mieux est donc de lire le Programme.
        – « Un document de plus de 200 pages pour défendre « la prospérité écologique ». En résumé : [etc.] »
        Oui bon, mais ça c’est ce qu’en retient Biosphère, qui semble l’avoir lu.
        Alors moi aussi j’ai lu, vite fait bien fait, en grande diagonale… ces 208 pages.
        Je ne peux pas dire que j’ai été déçu… vu que je n’en attendais (espérais) rien de plus.
        En fait, j’ai juste cherché à voir combien de fois le mot « décroissance » y apparait.
        Par simple curiosité… Le reste n’étant que du blabla.

        1. Pourtant, sur leur site (lesecologistes.fr) je suis de suite tombé sur une simple page, vite lue, intitulée « Notre projet ». Et là je lis, à la 10ème ligne :
          – « Nous portons un projet de décroissance de la production matérielle pour une répartition équitable des communs, du travail et des richesses. [etc.] »

          Je pense que c’est certainement une première. Faudra me dire… 😉
          En tous cas je n’ai pas le souvenir d’avoir souvent lu le mot «décroissance» dans un programme. Ni dans un projet (avec ou sans «»), ou encore dans une ces «professions de foi» qu’ON m’envoie à chaque élection.
          Seulement je vois là les précautions… Comme si la décroissance de la production (matérielle) ne voulait pas dire (et en même temps) décroissance de la consommation. Comme si ON ne voulait surtout pas faire peur au pauvre petit con sot mateur des classes moyennes et populaires.
          Si ce n’est que ça je comprends la démarche (la stratégie), mais je me dis qu’ON n’est pas encore prêt d’y arriver.

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