Présidentielle, le petit duel Macron/ Marine

Les deux finalistes à l’élection présidentielle se retrouvent, ce mercredi 20 avril, cinq ans après leur premier débat. On dit que ce débat parachève la substitution du clivage droite-gauche par celui entre « progressistes » et « populistes ».

Olivier Faye et Ivanne Trippenbach : « Progressiste », se dit le fondateur de La République en marche (LRM). « Nationaliste », se dit fondatrice du Rassemblement national (RN). « Un projet d’avenir » contre une France de la « nostalgie » ? Sans enfiler la chasuble fluo, la patronne du RN surfe sur la fronde anti-taxe carbone. Le chef de l’Etat lâche du lest face au Gilets jaunes en déboursant 10 milliards d’euros pour le pouvoir d’achat. Le « grand relativisme » s’est installé avec Emmanuel Macron. Le président du parti Les Républicains (LR), Christian Jacob, est furieux de voir la droite évincée du tableau, comme la gauche de gouvernement.

Commentaires d’Internautes :

Cohelet : Guy Debord est de retour ce soir à la télé pour la rencontre Macron/Le Pen : nous avons le choix entre emmental et camembert ! Ou, dit autrement, le principal épisode de politique spectacle qui revient tous les 5 ans. Juste avant de passer à l’isoloir, un dernier acte de promotion s’impose à nous ; les ni-ni se sont placés hors jeu. L’audience cumulée est un bon indicateur de la situation (14 millions en 2017). Les valeurs ou la conscience d’appartenance aux progressistes ou aux populistes n’auront plus d’importance ce soir. Seule compte encore la contemplation. Alternative: Noureev sur ARTE.

Michel SOURROUILLE : Il est vrai qu’il n’y a plus de véritable opposition entre droite et gauche, mais remplacer cette approche traditionnelle par l’illusoire séparation progressiste/populiste n’est qu’illusion. En fait si on se place dans la gestion du long terme, ce qui est la nature d’un programme de présidentiable, la fracture se trouverait plutôt entre un écologisme superficiel et l’écologie de rupture. L’écologie de rupture devient une nécessité avec une planète en surchauffe. Or il faut noter la convergence de LRM et du RN, le déni de la crise écologique. Macron ne veut pas transformer le système productiviste et consumériste si ce n’est à la marge, avec des slogans sans conséquence ou le culte d’innovations salvatrices. La démission de Nicolas Hulot était significative. De son côté Marine Le Pen se refuse complètement à traiter l’urgence écologique. S’abstenir pour le 2e tour le 24 avril peut se comprendre : l’écologie ne sortirai pas grandie avec un deuxième quinquennat Macron.

Bertrand Mi : On peut vraiment discuter ce clivage progressite contre populiste et s’interroger sur son objectif : masquer l’opposition à un capitalisme ensauvage et destructeur défendu par, au choix, un libéralisme autoritaire ou un postfascisme identitaire.

Rachat : A tous ceux qui disent (pensent) que, pour reprendre une célèbre formule, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, qui renvoient dos à dos Macron et Le Pen, qui pensent se laver les mains de ce choix en s’abstenant ou en votant blanc ou nul, je conseille grandement la lecture de l’édito du Canard d’aujourd’hui : ne confondez pas le risque et le danger !

Vaughan : Les hommes aiment à changer de maîtres, espérant chaque fois trouver mieux. Cette croyance leur fait prendre les armes contre le seigneur du moment ; en quoi ils font souvent un mauvais calcul, s’apercevant ensuite qu’ils ont changé un cheval borgne contre un aveugle. (Le Prince de Machiavel)

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11 réflexions sur “Présidentielle, le petit duel Macron/ Marine”

  1. – « S’abstenir pour le 2e tour le 24 avril peut se comprendre : l’écologie ne sortirai pas grandie avec un deuxième quinquennat Macron. » (Michel Sourrouille)

    C’est sûr ! Et même voter Le Pen pour se débarrasser de Macron peut se comprendre.
    En attendant, et n’en déplaise à tous ces morts de trouille qui appellent à faire barrage à Le Pen, cette fois le seul vote écolo utile c’est l’abstention (ou vote blanc ou nul).

    1. 600 milliards de dettes supplémentaires avec Macron, puis les médias nous racontent que c’est le plus sérieux financièrement ? La bonne blague ! Du quoi qu’il en coûte tout ça pour des vaccins bidons, des pass vaccinal bidons, des pass sanitaires bidons, des confinements bidons, des couvre-feux bidons ! Sans compter tout l’assistanat dont les fonctionnaires se sont réjouis d’être pays à rester chez soi !

      De toute façon en 2027, on se dirige vers un Duel Le Pen Mélenchon ! Macron ne peut que décevoir dans les 5 ans qui viennent ! Les éléphants de l’UmPs ont quitté les navires Lr et Ps pour se réfugier en Lrem, car s’ils ne le faisaient pas Alors Mélenchon aurait double le Ps, et Le Pen aurait doublé Pécresse, et on aurait eu immédiatement ce duel

      1. C’est sûr, Macron c’est tout du bidon ! C’est pour ça que je ne l’écoute pas.
        Alors comme ça, maintenant tu le vois gagnant… ce n’est plus Marine ?
        Mais bon, rien ne nous dit qu’on va se le farcir 5 ans. Enfin je dis ça mais je n’en sais rien, faudrait demander ça à Madame Irma.
        En attendant, le son du canon, les élections font de plus en plus de cocus. Toujours plus. Et cette fois on est parti pour emplafonner le record. Je pense donc qu’on devrait sous peu entendre le son des bidons.
        – « Tous ensemble tous ensemble ouai ouai ! »
        Et bien sûr, l’écho macronien qui va avec. Le gentil son des grenades qui ne font pas que pleurer, et celui des flashballs qui piquent les yeux.
        Ping Pong ! Pif PAF ! Boum et BADABOUM ! Et là ça risque de ne plus être du bidon.
        Avec Manu on n’a pas fini de se fendre la gueule !

  2. Le problème avec Le Pen, c’est qu’on sait qu’elle ferait ce qu’elle annonce. Le problème avec Macron, c’est qu’on sait qu’il ne fera pas ce qu’il annonce.
    Ajoutons, pour compliquer encore le problème : Marine n’aura pas de majorité pour faire ce qu’elle annonce ; Macron aura une majorité pour faire l’inverse de ce qu’il annonce — c’est-à-dire in fine glyphosates, précarisation des travailleurs, ruissellement vers les riches, lacrymo pour ceux qui mouftent.

    1. Certain de chez certain !

      Ferait ou fera ? Je ne suis pas certain d’avoir bien compris…
      Dans le premier cas ça veut dire que si… elle en avait les moyens, alors Le Pen ferait ce qu’elle annonce. Et dans l’autre cas… eh ben ça veut finalement dire la même chose. Donc pour moi il n’y a pas de problème de ce côté là, les deux ne sont d’abord que des marchands de promesses et de salades.
      Ce qui est à peu près certain, avec Le Pen, c’est qu’elle mènerait la vie encore plus dure à certains. Par contre, ce qui n’est pas certain, c’est que les autres auraient alors une vie plus douce. Et ce qui est plus que certain avec Macron, c’est qu’il ne va pas changer sa façon de faire ni de penser. Mais alors pas du tout du tout ! Et de ça nous devons en être certains ! 🙂

  3. Il n’y a pas que le pouvoir d’achat qui améliore la qualité de vie, il n’y a pas que l’accroissement de biens matériels qui améliore la qualité de vie, mais la sécurité aussi améliore la qualité de vie, hors Macron ne propose rien, si ce n’est pas qu’il sera toujours aussi complaisant avec les bandits en les laissant en liberté avec des bracelets pour faire croire qu’ils sont punis !

    1. La sécurité ce n’est pas que la chasse aux bandits. Et puis il y a bandits ET bandits.
      Si tu penses qu’un non-vax est un bandit, une personne dangereuse, un mauvais citoyen et Jean Passe, alors tu ne peux pas dire que Manu ne propose rien. Ni qu’il ne fait rien. Même chose pour ceux qui portent la chasuble fluo. À grands coups de matraques et de flashballs il sait très bien leur faire comprendre les «bonnes manières». Pour traquer et emmerder ce genre de «bandits» tu peux donc compter sur lui. Par contre pour ce qui est des bandits en cols blancs, là bien sûr c’est autre chose. Normal, ils font partie de sa bande. Ceci dit avec ta blonde ce sera la même musique.

      1. Non non je compte pas les anti-vax comme des bandits ! Je parle de ceux avec qui tu es complaisant, ceux qui attaquent à domicile (ça m’est arrivé plusieurs fois, y compris une attaque qui était prévue pour attaquer mes parents âgés à leur domicile mais pas que) ceux qui attaquent pour voler, ceux qui attaquent pour agresser blesser et tuer. Ceux qui attaquent pour les viols (d’enfants, de femmes et aussi parfois des hommes), les féminicides. Mais aussi les bandits à cravate qu’on retrouve beaucoup dans l’électorat de l’UmPs donc de Macron ! Ne pas oublier que les taulards ont voté majoritairement Mélenchon, et en second Macron !

      2. Con plaisant ?

        Mais oui j’avais compris ce que tu voulais dire par bandits. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Que Manu est complaisant avec eux… et que Moi aussi je le suis… parce que je refuse l’idée de leur couper la tête ?
        Mais non je ne suis pas complaisant. Con plaisant peut-être, et encore…

      3. Bandit en liberté

        – « Ne pas oublier que les taulards ont voté majoritairement Mélenchon, et en second Macron !»
        Merci de me l’apprendre. Et ça nous avance en quoi de le savoir ? Combien de taulards exactement ont voté ? ( 10.000 ?? * ) Et sur combien de taulards qui ne sont pas déchus de leurs droits civiques ?
        C’est quand même plus intéressant de savoir comment ont voté (ou pas) les vieux, les jeunes, le profs, les personnels soignants, etc. non ? Et de savoir quel candidat est arrivé en tête dans telle ville, ou région, avec combien etc. Faut-il en déduire que ce sont celles où Méluche et Manu arrivent en tête qui comptent le plus de bandits ?

        * Présidentielle 2022 : les détenus ont majoritairement voté pour Mélenchon, devant Le Pen et Macron (valeursactuelles.com)

  4. Parti d'en rire

    Désolé, je ne peux rien en dire, je n’ai pas regardé, je n’ai pas voulu.
    C’est comme ça, c’est plus fort que moi, c’est viscéral, je ne peux plus le voir en peinture !
    Maintenant si ça avait été un duel Sourrouille / Macron… alors là c’eut été différent !

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