Il n’y a prostitution que parce qu’il y a frustration. Si les humains passaient plus de temps à faire l’amour comme les Bonobos, sans esprit de conquête et chaque fois qu’il faut réduire les tensions sociales, sans doute n’y aurait-il plus de prostitution (ni même de guerres). En attendant la France affiche sa volonté d’abolir la prostitution, une ligne critiquée par ceux qui préfèrent encadrer cette pratique. Ainsi la pénalisation des clients a aggravé la situation des prostituées, estime le député RN Jean-Philippe Tanguy.
Article du MONDE : Fermées par la loi Marthe Richard en 1946, les maisons closes vont-elles rouvrir si Marine Le Pen ou Jordan Bardella arrive au pouvoir ? Le Rassemblement national (RN) travaille en tous les cas sur le sujet. « Je vais proposer la réouverture des maisons closes, mais tenues par les prostituées elles-mêmes, en mode coopératif », a récemment glissé le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy. Pas question pour le RN que les travailleurs et travailleuses du sexe se retrouvent sous le joug de proxénètes.
– En 2016, sous François Hollande, une loi a abrogé le délit de racolage public. Elle pénalise les clients, prévoit un parcours de sortie de la prostitution avec un dispositif d’accompagnement social et ouvre l’accès à un titre de séjour, ce qui déplaît singulièrement à l’extrême droite. L’interdiction d’achat d’acte sexuel, qui place désormais les clients sous la menace d’une sanction pénale, contraint les prostituées à se cacher, à pratiquer dans des conditions sordides. Lors de la loi sur la pénalisation des clients, Marine Le Pen avait mis en garde contre « une idée stupide » risquant d’apporter « un surcroît de danger ».
– En octobre 2024, Philippe Juvin, député Les Républicains et rapporteur général du budget, avait rédigé une proposition de loi « visant à sécuriser les droits des personnes qui se prostituent pour garantir un exercice plus sûr ». Lui non plus ne souscrit pas à la thèse abolitionniste : « Comme si on pouvait abolir le plus vieux métier du monde… » Il soutient la possibilité de se prostituer au nom de la liberté d’entreprendre. Depuis 2024 en Belgique, les prostitués peuvent y exercer en tant qu’employés sous un contrat de travail, mais le proxénétisme et la prostitution contrainte sont interdites.
Quelques éléments du débat
– Pour moi la prostitution était un esclavage dont le client est le complice jusqu’au jour où une prostituée très gentille m’a permis d’avoir ma première relation sexuelle complète (après bien des échecs relationnels dans une société de tabous). La prostitution n’est le mal que par son assujettissement au règne de l’argent, mais alors tout l’économie marchande appartient au domaine de la prostitution : le travailleur ne vend pas que son corps, il vend tout le reste.
– L’idée que la prostitution puisse être considérée comme une activité ordinaire semble logique. En fait il s’agit concrètement de thérapeutes sexuels qui mettent en pratique leur idées. Et les proxénètes disparaîtront quand des femmes et des hommes pourront exercer librement et légalement leur métier. Dans une société où beaucoup de monde se prostitue en exerçant des boulots indignes comme cadre dans des entreprises destructrices de l’environnement ou comme soldat dont le seul objectif est de tuer des gens, un hymne à l’amour nous semble indispensable.
– Il est évident que l’état actuel du droit français en la matière est d’une hypocrisie stupéfiante. S’agissant d’un commerce puisqu’il y a échange d’un service contre rémunération, c’est le seul où l’offre est autorisée et la demande interdite et réprimée. Une telle confusion intellectuelle de la gauche socialiste ne réjouissait que les bigots et les bigotes de tous bords.
– Il existe des savoirs faire en matière sexuelle, comme dans les autres métiers. Il y a indéniablement des personnes qui savent mieux faire que d’autres, qui savent donner du plaisir, il y a des actes qui sont plus psychologiques que d’autres… Si cela devenait un métier, il ne serait pas choquant qu’il existe une formation ad hoc !
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Prostitution, un cas de discrimination (juin 2023)
extraits : Selon le discours des Verts français, « La prostitution n’est pas un élément naturellement constitutif de la vie en société. » C’est vrai, la sexualité tarifée relève du culturel. Mais la sexualité ordinaire aussi. Il n’y a donc aucune règle définitive qui puisse nous permettre de privilégier a priori la répression totale de la prostitution ou la légalisation intégrale des travailleurs du sexe. Le 1er juin 2022, la Belgique est devenue le premier pays européen et le deuxième au monde, après la Nouvelle-Zélande en 2003, à décriminaliser la prostitution. La fin d’une zone grise pour les quelque 6 000 travailleurs du sexe du royaume. La loi leur confère dorénavant des droits sociaux, au même titre que n’importe quel travailleur indépendant : assurance-maladie, congé maternité, assurance-chômage, etc…
La Belgique décriminalise la prostitution (juin 2022)
extraits : Les travailleurs et travailleuses du sexe (TDS) vivent une révolution depuis le 1er juin 2022. Une loi votée en mars leur permet de sortir de voir leur activité décriminalisée. Les prostitués (femmes dans une proportion de 95 %) auront les mêmes droits que les autres travailleurs indépendants, dont celui de bénéficier de la sécurité sociale, du chômage, de l’accès aux soins, d’un congé maternité, etc. Et tous les tiers qui soutiennent leur activité ne peuvent plus être poursuivis, sauf en cas de profit anormal. La réforme est accompagnée d’une répression plus sévère du proxénétisme et des abus sexuels. Le concept de consentement est précisé : sans consentement explicite d’une personne, tout rapport sexuel avec elle sera punissable. L’âge de la majorité sexuelle (16 ans) ne change pas…
La prostitution est un boulot comme un autre (avril 2021)
extraits : La loi de 2016 a réussi à imposer aux prostituées et à leurs clients une conception paternaliste selon laquelle la prostituée est une victime à protéger des clients, mais aussi d’elle-même puisqu’on ne peut consentir à la prostitution sous peine de compromettre sa propre dignité humaine. Or, comme tout travail, la prostitution peut être libre ou subie ; le seul moyen efficace de mettre fin à la contrainte d’un supposé « système prostitutionnel » est de rendre les prostitués, hommes et femmes, libres de leur force de travail… La reconnaissance légale du service sexuel constitue la consécration du principe de la liberté de disposer de son corps et permet de mieux combattre la prostitution forcée et surtout celle des mineurs, d’éliminer les situations d’abus et d’assurer des conditions dignes de travail aux prostituées en matière de sécurité et de santé…
l’écologie face aux abolitionnistes de la prostitution (2013)
extraits : D’illustres membres d’Europe Ecologie Les Verts, Jean-Vincent Placé et Dominique Voynet, signent en 2013 une tribune avec des représentatn-e-s de tous les partis. Il s’engagent dans la « construction d’une société libérée de la violence que constitue la prostitution ». Ils soutiennent donc un projet de loi qui pénalisera les clients des prostitué-e-s, l’amende pouvant aller jusqu’à 1500 euros. La responsable des femmes du parti des Verts en Allemagne prône au contraire le maintien de la légalisation de la prostitution : « Toutes les personnes qui travaillant dans le secteur des services sexuels ne sont pas forcées de se prostituer. Certains travaillent dans l’industrie du sexe de leur plein gré. Faire de toutes ces personnes des victimes et les comparer à des esclaves n’est pas rendre justice aux femmes et c’est ignorer la réalité. »…

Remarquons que la plupart des bien-pensants qui con damnent la prostitution sont bien moins sévères quant à l’exploitation. Eh oui braves gens, pauvres culs coincés, misérables hypocrites… il ne faudrait pas con fondre les deux. Parce que finalement, le problème c’est l’Exploitation !
L’exploitation de ces filles des trottoirs n’étant qu’une goûte d’eau dans l’océan.
Il y a de toute façon quelques chose à faire du côté de la loi, qu’un service ou qu’un produit soit autorisé à la vente mais pas à l’achat est évidemment une incongruité, dont on ne sait même pas si nos députés ont pris conscience. Comment peut-on voter une telle contradiction ?
En ce qui concerne les contradictions, ON peut dire que nous sommes servis !
Tiens par exemple, je vois sur le Net une Pub qui me vante une innovation qui devrait me faire économiser pas mal de sous… un détecteur de radars. Sauf que la loi interdit formellement ce genre de gadget. Tiens un autre, alors que certains verraient d’un bon œil une loi obligeant les vieux (âge à déterminer, à “débattre“…) à passer une visite médicale pour pouvoir continuer à conduire… eh ben ON continue à vendre des AUT, du Glyphosate et j’en passe. Eh oui braves gens c’est bien connu, les vieux au volant sont dangereux. Chaque ânée ils causent tout plein tout plein de morts !
Maintenant va savoir si nos politicards ont conscience, ou pas, de tout ce bordel. De toutes ces aberrations, contradictions, incongruités etc. Chez ceux-là bon nombre devraient être en retraite, en Ehpad ou en hôpital psychiatrique.
Seulement, et ça aussi c’est bien connu, le temps ne fait rien à l’affaire (Brassens).
Et puis, si encore ce problème ne con cernait que les politicards…
– « Je vais proposer la réouverture des maisons closes, mais tenues par les prostituées elles-mêmes, en mode coopératif » (Tanguy, celui du RN)
ON avance, ON avance !
Non seulement il veut populariser le Bordel, mais en plus il le veut coopératif !
Voilà donc que le RN se retrouve sur la bonne voie du Communisme.
En attendant, j’en connais un autre, Tanguy, qui doit être bien emmerdé. Celui-là, auquel je pense, n’a pourtant rien de celui du film, parce que lui au moins il baisait. Et sans modération.
Mais le notre non, et même pas du tout, et pour cause… il a horreur des bécasses.
Bref, du coup je mets ma main à couper qu’il ne votera pas Jordy à la prochaine farce présidentielle.
Méluche ou Melèche peut-être…