Qui paiera pour sauver la planète ? Personne

à lire, La rupture écologique en mal de financement

Eric Albert : Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut éteindre les centrales à charbon, mettre fin aux véhicules à essence, mieux isoler les logements, inventer de nouveaux processus industriels pour l’acier et le ciment… Le chantier est gigantesque et coûteux. L’AIE estime qu’il faut 4 000 milliards de dollars d’investissement par an d’ici à 2030. Cette hausse de l’investissement signifie mécaniquement une réallocation des flux financiers vers moins de consommation… Qui paiera ? Il faut faire payer les émissions de gaz à effet de serre. Les centrales au charbon émettent 20 % des gaz à effet de serre à travers la planète. Les éteindre est une priorité absolue. Mais comment ? Actuellement, la grande majorité d’entre elles se trouvent en Asie, où leur âge moyen est de 13 ans. Il leur reste des décennies de fonctionnement … Certes, en regardant très loin, un réchauffement catastrophique de 4 °C ou 5 °C finirait par provoquer une violente chute économique dans la seconde moitié du siècle. Mais c’est si loin… »

à lire, Désastre en 2050, neutralité carbone impossible

Quelques échanges significatifs sur lemonde.fr :

Petit Pierre : Qui paiera pour sauver la planète ? C’est très simple, il faut arrêter de faire la guerre et de produire des armements, cela représente 2000 milliards de dollars par an. Est ce irréaliste ? A voir ce qui se passe dans le monde, oui ! La transition écologique n’est pas une affaire monétaire mais une question de comportement humain, inadapté à la crise actuelle.

Pessicart : Quid de tous ces pays où les gens font beaucoup d’enfants, ne demandent qu’à consommer plus et ont de très faibles revenus ? Et je ne parle pas du Qatar ou de Koweit où l’été on refroidit les piscines et où la mer est à plus de 30°C. Le plus probable c’est qu’on agira à la marge dans les pays évolués, et la terre se réchauffera inexorablement.

Gustave Antoine : Et pendant ce temps-là, on nous gonfle sur l’installation des éoliennes, terrestre ou offshore : « c’est pas joli, ça fait du bruit, la coquille Saint-Jacques n’aime pas trop, etc… » C’est un peu comme si on refusait de monter dans une ambulance qui vous emmène en urgence à l’hôpital, sous prétexte qu’elle n’est pas de la couleur que vous aimez. Nous sommes, tous, gouvernants et citoyens, consternants dans nos refus de prendre les mesures qui s’imposent : mesures pas trop contraignantes, si prises il y a 15 ans ; mesures plus contraignantes aujourd’hui ; mesures ultra contraignantes, avec des risques de guerre civile, demain. Triste, triste.

JCM : En cause, la gigantesque inertie voire le monstrueux aveuglement volontaire des pays industrialisés et des grandes sociétés pétrolières, depuis au moins cinquante ans que des scientifiques alertent sur la question. Ceci a entraîné sur la voie de la croissance absurde de plus en plus de pays qui ne voyaient aucune raison de se priver à cause de nos excès. C’est vrai pour le climat, le plastique, les pesticides, les déchets de toute sorte, bref l’environnement c’est-à-dire l’endroit où vivre devient de plus en plus difficile. Quelle que soit la voie suivie, effort ou passivité, le prix sera lourd. Nous devons donc choisir: gémir en subissant les conséquences de notre stupidité, ou tâcher de limiter ces conséquences et en inventant un mode de vie moins consommateur mais pas forcément sinistre. C’est ce que disent les écolos depuis les années 70. Tous des boomers bien sûr.

Poprequiem : Les conséquences des « limites à la croissance » sont connues depuis 1972. L’homme étant un loup pour l’homme, il va continuer à produire, à extraire, à polluer, à limiter nos ressources en eau potable. « Verdir » notre électricité ! Les 6 principaux producteurs de charbon dans le monde représentent 3,5 milliards d’habitants. Si nous ne décroissons pas (un Covid chaque année pendant 50 ans), nous nous retrouverons, très vite, avec l’image du marin-pêcheur qui aura beau disposer du navire, d’un personnel, du matériel le plus performant au monde, mais sans poisson ! Les crises climatiques, la pollution, le manque d’eau potable, les virus finiront par avoir raison de ce capitalisme destructeur…

Batman : La transition énergétique est une escroquerie intellectuelle, irréalisable et nocive. Ce qui coûte le moins cher, c’est d’arrêter de consommer à tout va, revenir à une vie sobre. Il faut arrêter avec les trois voitures par foyer, les équipement barbecue pharaoniques, les smartphone qui durent 2 ans, les écrans télé qui prennent un mur. CA ne coûte rien d’être modeste et la planète s’en porte mieux. Il en faut peu pour être heureux.

Lorange @ Batman : Vous allez vous faire traiter de Khmer vert stalinien. Et puis les réactionnaires vous reprocheront d’avoir un téléphone ou un ordinateur (leur argument le plus élaboré concernant les tenants de l’écologie).

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5 réflexions sur “Qui paiera pour sauver la planète ? Personne”

  1. Esprit critique

    à lire, absolument, dans La Décroissance de ce mois-ci (N° 183) la rubrique intitulée «La saloperie que nous n’achèterons pas». J’aime bien cette rubrique, je la trouve très intéressante. Encore faut-il être intéressé. Et aimer la démolition, la décolonisation etc. Biosphère aussi il dit aimer les Dé : décroître, dévoiturer, déshurbaniser etc. etc. Déconner, pas trop.
    Au sujet de cette fable (ou saloperie), la Neutralité Carbone donc, Raoult Anvélaut écrit : «On se demande si les rédacteurs à la botte qui écrivent de pareilles sornettes y croient eux mêmes.»
    On peut se poser la même question chose au sujet de beaucoup de choses. On retrouve donc là d’un côté ceux qui y croient et de l’autre ceux qui n’y croient pas. Et au milieu ou au-dessus etc. ceux qui font semblant. Semblant d’y croire ou de ne pas y croire peu importe. Vous suivez… non ?
    Alors lisez vite cette rubrique.

  2. Expression à la con typique de cette époque imbécile : « sauver la planète  » ===> au fait qui doit être sauvé en premier , le monde du vivant (homo stupidus + animaux + plantes) ou la planète terre ?

    1. Et « sauver le climat » c’est mille fois plus con.
      Sauf si par «climat» on pense à autre chose qu’à la pluie et le beau temps.

  3. Parti d'en rire

    Question con => réponse con. Qui va payer ? => Toujours les mêmes !
    Puisque nous ne savons faire que ça, alors continuons à déconner. Toujours plus !

    – « Eric Albert : Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut […] »
    C’est c’là oui yaka et faucon ! Éteindre les centrales à charbon, éteindre les lumières, les télés, les radios, les micros, les ordis, les moteurs et Jean Pass. On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste !
    Petite question : Et si j’ai pas le Pass… comment je fais pour aller voir l’An 01 au ciné ?
    – « Qui paiera ? Il faut faire payer les émissions de gaz à effet de serre »
    Facile ! Eh toi la molécule de CO2, viens par ici et envoie la monnaie ! Plus con tu meurs.

    – « Petit Pierre : Qui paiera pour sauver la planète ? C’est très simple, il faut arrêter de faire la guerre et de produire des armements »
    Tellement que c’est simple, ça en est simplet. Alors yaka !

    1. Mois con :
      – « Batman : La transition énergétique est une escroquerie intellectuelle, irréalisable et nocive.
      Ce qui coûte le moins cher, c’est d’arrêter de consommer à tout va […] »
      Batman a raison, Transition piège à cons ! La joie de vivre dans la simplicité et la sobriété devrait être enseignée dès la maternelle. En plus du port du Préservatif, évidemment !

      – « JCM : Nous devons donc choisir: gémir en subissant les conséquences de notre stupidité, ou tâcher de limiter ces conséquences et en inventant un mode de vie moins consommateur mais pas forcément sinistre. »
      Gémir, pleurnicher, entretenir la sinistrose, c’est pas mon truc. J’ai pas choisi, je préfère de loin la rigolade. Chacun son truc, ou sa came, en attendant. Certains ont besoin de gémir, de pleurnicher, de ressasser, d’entretenir leur ulcère à l’estomac etc. Faut comprendre qu’il n’y a que ça qui leur fait du bien. C’est peut-être con mais c’est comme ça.

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