Soudan, une guerre parmi d’autres

La communauté internationale laisse des groupes armés s’entre-tuer au Soudan. Déjà 150 000 morts, 13 millions de déplacés, 25 millions de victimes de la famine. La guerre civile soudanaise s’est déclenchée en avril 2023. Malgré la résolution 2736 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exigeait que les FSR mettent fin au siège d’El-Fasher, aucune mesure concrète ou significative n’a été prise. A une autre époque, on aurait eu une résolution des Nations unies qui aurait envoyé une force d’interposition . Les armes continuent d’affluer depuis les puissances étrangères. Deux chefs de guerre s’affrontent. Il y a disparition complète de structures étatiques, beaucoup de banditisme, des extorsions et des viols, des massacres de civils.

Les travailleurs humanitaires sont contraints de choisir qui on sauve et qui on ne sauve pas . L’ONG Handicap International privilégie les enfants, les femmes enceintes et les femmes allaitantes en espérant que les autres tiennent le coup. D’autres auraient choisi de sauver les adultes encore capables d’aider leurs compatriotes : favoriser la surpopulation n’est pas une solution.

Le point de vue des écologistes malthusiens

Chaque fois qu’on parle d’un confit armé dans un pays en voie de sous-développement, on devrait parler de la cause démographique. Le Soudan a une population de plus de 51 millions en 2025 et son taux de fécondité est très élevé, 4,32 enfants par femme (2023). Le taux de croissance de la population de 2,4 % en variation annuelle (2021) signifie un doublement tous les 30 ans, ce qui est ingérable. La densité de 27 hab./km² paraît faible (moyenne mondiale 61 hab./km² ), mais c’est un pays situé dans une zone torride avec un des climats les plus chauds de la Terre et ça ne va pas s’arranger avec le réchauffement climatique.

Le débat sur lemonde.fr

Lenco : A chaque fois qu’on mentionne la densité de population comme cause d’un conflit on devrait le démontrer. Surtout dans un pays riche en ressources naturelles. Surtout dans un conflit dont les causes sont bien documentées, notamment dans Le Monde. Sinon c’est de la simple paresse intellectuelle.

Michel Sourrouille à Lenco : Certes les causes d’un conflit sont multifactorielles mais la densité, et donc l’intensité des problèmes, est un facteur clé. Le nombre fait l’appauvrissement qui fournit des volontaires pour user de la facilité des kalachnikov contre les paysans. Quant au ressources naturelles (or et pétrole), déjà pillées par d’autres pays, elles s’amenuisent. Il faudra dorénavant s’habituer aux guerres pour les ressources, sachant que ce sont ceux qui commandent ou financent les milices qui en profitent d’abord, pas les habitants du lieu. Quant au journal LE MONDE, il ne connaît que la surpopulation carcérale, pas la surpopulation humaine, absente systématiquement de ses analyses.

10 réflexions sur “Soudan, une guerre parmi d’autres”

  1. Le point de vue du Devoir

    – « Les nombreuses ressources du pays alimentent les alliances et les rivalités régionales depuis plus de deux ans. » (Terres, commerce, or: les dessous stratégiques de la guerre au Soudan – ledevoir.com il y a 3 jours)

    Là encore, comme pour Le Monde, et tous les autres… ON pourra toujours dire que les gens du Devoir oublient l’Essentiel («essentiel») .

    1. – « Le Devoir est un média indépendant de référence qui se distingue par la qualité et la diversité de ses contenus factuels et d’opinion. Il entretient un débat d’idées respectueux et pluriel sur les grands enjeux de société. Témoin lucide et exigeant de l’évolution du Québec, il encourage la réflexion critique et l’engagement civique dans une approche participative avec sa communauté de soutien […] La mission première du Devoir est d’informer ses lecteurs et d’alimenter la réflexion au sein du public. Notre fond de commerce est la recherche de la vérité. Le Devoir et ses artisans s’engagent à tout faire pour publier des informations complètes, rigoureuses, justes et impartiales. »
      ( Pourquoi faire confiance au Devoir – ledevoir.com/nos-pratiques-journalistiques )

      Finalement Le Devoir a les mêmes objectifs que Biosphère. À la petite différence près que ce dernier ne cible pas spécialement les caribous, mais plutôt d’autres genres de ruminants. 🙂

  2. esprit critique

    – « Les travailleurs humanitaires sont contraints de choisir qui on sauve et qui on ne sauve pas .
    L’ONG Handicap International privilégie les enfants, les femmes enceintes et les femmes allaitantes en espérant que les autres tiennent le coup. D’autres auraient choisi de sauver les adultes encore capables d’aider leurs compatriotes […] »

    Cette situation fait penser à ces choix (il s’agit bien de ça) qu’ON doit faire dans certaines situations.
    Les femmes et les enfants d’abord… lors d’un naufrage. Les vaxinés d’abord… ON a malheureusement connu ça. Sans parler des Français d’abord. De toute façon, en situation de guerre… ON choisit de sauver d’abord ceux qui sont encore capables de tenir un flingue. Misère misère !

    Ici c’est pareil. Et oser dire « favoriser la surpopulation n’est pas une solution»… me donne une petite idée de celle que certains ici se font de l’humanisme. Pour ne pas dire du rôle de l’Humanitaire.

  3. Fondation de France

    On ne combattra pas la précarité sans développer l’emploi
    On ne développera pas l’emploi sans améliorer l’accès à l’éducation
    On n’améliorera pas l’accès à éducation sans réduire les inégalités
    On ne réduira pas les inégalités sans répondre à la question des migrations
    On ne répondra pas à la question des migrations sans agir sur le réchauffement climatique
    On n’agira pas sur une seule de ses causes sans agir sur toutes.

    1. Alors bien sûr, ON pourrait rajouter : « ON n’agira pas sur une seule de ses causes sans répondre à la question démographique ».
      Et pour paraphraser les zécologistes malthusiens : « Chaque fois qu’ON parle d’un confit armé dans un pays en voie de sous-développement, ON devrait parler de son histoire. »
      J’ai même envie de rajouter : « … de sa culture, etc. etc. De toute façon ON ne fera jamais de véritable écologie sans combattre la Bêtise. La Peur, la Haine, la Saloperie, etc. etc. »

      Tout est lié ON le sait. Toutefois il y a des liens plus évidents que d’autres, sur lesquels il n’y a pas photo.

      1. esprit critique

        Hier à la radio, ON parlait de l’élevage intensif des poissons, en Norvège.
        Principalement de ces saumons, bourrés de saloperies, notamment chimiques, qui engendrent tous les problèmes qu’ON sait.
        Ou qu’ON ne sait pas… ou qu’ON ne veut pas savoir.
        Ces poissons qu’ON nourrit avec des… croquettes. Ces croquettes qu’ON fabrique avec ces farines de poissons, notamment de petits poissons (sardines, anchois etc.)… que les Norvégiens vont pêcher (industriellement !) sur les côtes africaines. Bouleversant ainsi les écosystèmes, et en même temps privant les populations locales de leur principale ressource alimentaire. Engendrant ainsi des problèmes de malnutrition, et de migrations. Ces farines de poissons et de… soja. Ce soja qui participe grandement à la déforestation. etc. etc. etc.

        Et ce n’est là qu’une exemple. Et là, qu’ON ne vienne surtout pas me parler du Surnombre !
        Sinon je vous parlerais de la paresse intellectuelle.

        1. Business as usual !

          –  » Chaque année, plus de 500 000 tonnes de poissons frais, qui auraient pu nourrir des millions de personnes en Afrique de l’Ouest, sont détournées pour produire de la farine et de l’huile de poisson et alimenter les fermes aquacoles et les élevages industriels, principalement d’Europe et d’Asie. Comment les industries européennes de l’aquaculture et de l’alimentation animale détournent la nourriture des communautés d’Afrique de l’Ouest ?  » (L’Afrique de l’Ouest : Principal théâtre de la pêche minotière mondiale – afrimag.net)

    2. Mais nom de dieu qu’est ce que ta vidéo à la con apporte d’intéressant à la réflexion sur cette guerre au Soudan !!?? Comment ton anti-gauchisme primaire, parfaitement assorti à ta bêtise crasse, pourrait-il faire progresser l’intelligence collective ? Ou nous tirer vers le haut… ou sauver le monde… si tu préfères.
      Allez, vas-y, développe !

      Modération à « dieu »

      prière de ne pas utiliser de termes désobligeants à l’égard d’autres personnes, cela ne fait pas progresser l’intelligence collective… merci.

  4. Oui la grande purge de la surpopulation a déjà commencé, et pas qu’au Soudan ! En effet, il y a aussi l’IRAN actuellement, car les iraniens manquent d’eau ! Le gouvernement iranien prévoir déjà la mort d’au moins 15 millions d’habitants prochainement. Le gouvernement iranien veut aussi expulser plusieurs millions d’habitants de Téhéran pour qu’ils s’installent ailleurs, mais où ? Dans les Pyrénées où des socialos locaux seront ravis de les accueillir à domicile ? A savoir que 80% des nappes phréatiques du pays sont asséchées sans aucun espoir de régénération puisque les iraniens ont tiré trop d’eau, en l’occurrence c’est définitivement asséché ! Au minimum 70% de la population iranienne est exposée aux pénuries d’eau.

    1. Bon j’imagine que le Soudan ne soit pas tellement plus abondant en eau que l’Iran, donc plusieurs dizaines de millions de soudanais vont crever de soif ou crever par des conflits pour l’accès au peu d’eau qui reste. Mais c’est pas grave, les socialos des Pyrénées disent que les ressources y sont illimitées, il suffira d’implanter des soudanais aussi, aux Pyrénées ils disent vote socialo et les ressources deviennent illimitées par magie… Je connais un Pyrénéen qui sera ravi d’accueillir des millions de soudanais en plus de millions d’iraniens ! En plus ce Pyrénéen est favorable à une natalité très forte, tout ce beau monde pourra y pondre à volonté. Il suffira à ces soudanais et iraniens de voter socialo et les ressources seront surabondantes !

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