Chaque jour nous publions un chapitre du livre de Michel SOURROUILLE,
SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni…
aucun pays n’est à l’abri
https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html
en 4e ouverture : Le poids de la population n’est pas mis en évidence actuellement, ni par les intellectuels, ni par les médias, encore moins par les politiques. Il est vrai que parler de fécondité est délicat. Il est vrai aussi qu’un surpeuplement dépend d’énormément de variables enchevêtrées : instances politiques, fondements culturels, conditions faites aux femmes et bien sûr déterminants écologiques. Démêler les fils d’une histoire démographique propre à chaque peuple, c’est l’objectif que Michel Sourrouille s’efforce de concrétiser dans ce livre.
Bonjour cher lecteur ou lectrice
J’avais personnellement une sensation de manque que je voulais vous faire partager. Il m’était en effet difficile, vu la présentation éclatée des réalités de tel ou tel pays, d’avoir une vision globale et critique quant à son état démographique. On nous accable de statistiques de tous ordres et de faits ponctuels sans jamais aller à l’essentiel : est-ce que tel ou tel niveau de peuplement est une marque de surpeuplement ou non ? Est-ce que la stabilisation d’une population est durable ou non ? La prolifération de notre espèce au détriment des autres espèces peut-elle se faire sans limites ? Les statistiques abondent, mais il n’y a jamais de jugement de valeur sur les nombres fournis… sauf quand il s’agit de s’inquiéter du vieillissement d’une population !
Le poids qu’exerce une population sur un pays n’est pas mis en évidence, ni par les intellectuels, ni par les médias, encore moins par les politiques. Les économistes s’intéressent à la croissance du PIB et certainement pas à l’expansion démographique, les médias préfèrent parler de la surpopulation carcérale ou des tribulations politiques… les ravages entraînés par la pression du nombre restent aux abonnés absents. Il est vrai que le débat sur la fécondité est délicat. Il est vrai aussi qu’un surpeuplement dépend d’énormément de variables enchevêtrées ; la situation plus ou moins supportable d’une nation découle à la fois de son économie, de ses instances politiques, de la culture d’un peuple, des conditions faites aux femmes et bien sûr de ses déterminants écologiques. C’est d’ailleurs incroyable, dans tous les articles sur un thème, par exemple sur les problèmes de disponibilité hydrique, on évoque toujours le manque d’eau pour la population et jamais le niveau de population pour l’eau disponible. Je suis très étonné depuis plusieurs années par ce déni généralisé, c’est pourquoi j’ai entamé cette analyse pays par pays. La tâche que je m’efforce d’accomplir dans ce livre ? Démêler les fils entremêlés, présenter une synthèse pour chaque pays.
L’ONU compte 193 États membres, de l’Afghanistan au Zimbabwe. Ce livre ne considère qu’un seul pays par lettre alphabétique. Le choix a été aléatoire. Mais je n’ai voulu laisser aucun pays de côté, le défi du nombre n’est pas l’apanage des pays pauvres. La France ou les Pays-Bas sont aussi des pays surpeuplés. En 1500, la population de l’Angleterre n’était que de 2,6 millions environ, elle atteint 5,6 millions en 1650 et aujourd’hui le Royaume-Uni compte 67,33 millions d’habitants, chiffre de 2021. On pourrait même atteindre près de 69 millions d’habitants en 2027 ! Cet accroissement démographique fait déjà penser à un niveau actuel de surpopulation britannique très très inquiétant à l’heure où les ressources fossiles s’épuisent. Un jour ou l’autre, le Royaume-Uni ne pourra plus compter sur son empire, ni sur son charbon et son pétrole pour garder son rang.
Prenons un dernier exemple plus global, l’alimentation. Autrefois on se nourrissait, plus ou moins, avec des ressources renouvelables. Aujourd’hui, alors que la production alimentaire mondiale et sa distribution est très dépendante des ressources fossiles, nous avons à la fois la déplétion de ces ressources et le réchauffement climatique, la double peine ! Sans pétrole sur une planète surchauffée, obligatoirement les rendements agricoles vont baisser. Suite à une réévaluation de l’ONU, environ 735 millions de personnes souffraient déjà de la faim en 2022, 797 millions en 2023. Pensez-vous vraiment qu’on pourra échapper aux famines à l’échelle mondiale alors qu’on n’y parvient pas encore à l’apogée du niveau atteint par le PIB mondial et ce avec une puissance technologique démesurée ? Pensez-vous qu’un pays peut compter sur ses propres forces dans le contexte géopolitique actuel ?
Si vous êtes conscients du fait qu’il nous faut d’urgence réfléchir à notre fécondité et faire entrer le mot « surpopulation » dans le langage courant, vous pouvez rejoindre l’association dont je suis membre, « Démographie Responsable »1. Elle a pour objectif l’autolimitation de la natalité. Sans un véritable planning familial consacré à la maîtrise de la fécondité dans tous les pays, no future. Mon constat est sans appel, territoires riches ou pauvres, tous sont confrontés au surnombre. Mais penser le contraire m’intéresse, vous pourrez m’envoyer votre analyse par l‘intermédiaire de la maison d’édition.
Notez que j’ai déjà publié plusieurs livres sur la surpopulation :
– Moins nombreux plus heureux – L’urgence écologique de repenser la démographie (13 coauteurs – Sang de la Terre, 2014)
– Alerte surpopulation, le combat de Démographie Responsable (Edilivre, 2022)
– Surpopulation… Mythe ou réalité ? ( 23 coauteurs – Edilivre, 2023)
Michel SOURROUILLE

– « L’ONU compte 193 États membres, de l’Afghanistan au Zimbabwe. Ce livre ne considère qu’un seul pays par lettre alphabétique. Le choix a été aléatoire. » (L’auteur)
Ben oui, avec seulement 26 lettres dans notre alphabet comment faire autrement ?
Quoi qu’ON dise le meilleur outil en démographie, comme en démocratie d’ailleurs, sera toujours la roue qui tourne.
Tiens, prenons V par exemple. Les jeux sont faits, rien ne va plus, le gagnant est… le Vatican.
Super, lui au moins il est bien représentatif du problème, comme quoi le hasard fait bien les choses. Avec une densité de 1820 habitants au km2 (en 2018) le nouveau pape ferait bien de s‘inquiéter. De vendre des capotes et d’adhérer à Démographie Responsable. 🙂 🙂 🙂 !!!
– Liste des pays par densité de population (Wikipédia) : Pour dire si la démographie c’est sérieux, il existe même des gens, très sérieux, qui font des… projections. Grâce à eux j’apprends qu’au 1er juillet 2100 le Vatican sera sur le bon chemin. Celui de la Décroissance, affichant joyeusement 1813,6 hab / km2.
C’est pas mal, encore un petit effort et ON devrait y arriver. Prions le ciel pour que le Vatican ne disparaisse pas d’ici là.
Par contre, de 26105 le Rocher sera passé à 40305. Nom de dieu !!!! Eh ben je les plains, tous ces monégasques. Visiblement ils n’ont rien compris au problème, les pauvres.
N’empêche qu’en ce moment la densité est grande sur les bords de certaines de nos belles routes de France. En attendant, vive le Tour et les roues qui tournent !