« Le technosolutionnisme évince le débat démocratique », cette tribune d’un collectif universitaire semble poser les vrais problèmes… En fait leur texte n’est que vulgaire corporatisme : « Donnez moi des sous !
Le collectif : L’université ne saurait se réduire à un simple guichet dispensant des compétences utilitaristes. Notre projet s’ancre dans les aspirations citoyennes à une vie riche de sens. C’est le réservoir de solutions indispensables pour affronter des crises inédites.
Mais en France, des coupes budgétaires draconiennes touche l’Université… du fait du sous-financement, nous sommes passés de la 6e à la 13e place mondiale en matière de production scientifique. Au total, près de 30 milliards d’euros sont mobilisables pour refonder notre système académique. Au cynisme ambiant, opposons la joie frondeuse de l’intelligence collective !
Biosphere : On croyait avec un tel titre « Le technosolutionnisme évince le débat démocratique » que cette tribune d’un collectif universitaire posait les vrais problèmes, on attendait une critique féroce de la technoscience… On se retrouve en fait dans l’expression d’un vulgaire corporatisme : « Donnez moi des sous !
Le problème essentiel, c’est à quoi sert l’université pour « affronter des crises inédites ». Cet amalgame de professeurs en informatique, mathématique, philosophie, archéologie, etc., il fait quoi de son emploi du temps ? Où est son action collective ? Quand on passe par l’université, on sait de source sûre qu’on y écoute seulement quelques cours d’hyperspécialistes sans prise concrète sur l’évolution écologique et sociale. Pire, ces professeurs de chaire, renfermés dans leur bulle, ignorent même que la société est en crise.
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CLIMAT. L’imposture du technosolutionnisme (09/2025)
extraits : Le groupe III du GIEC est chargé d’évaluer les solutions face au réchauffement climatique. Les groupes n°1 et n°2 reposent sur des sciences dures pour établir le constat du changement climatique et de ses conséquences, alors que le groupe n°3 est en quête de décisions politiques. Dès son premier rapport, en 1992, le groupe III avait fait de la technologie la « pierre angulaire » de la réponse. On donnait priorité à l’innovation, il y avait un biais technophile. Des salariés d’entreprises des énergies fossiles – la principale cause du réchauffement climatique –, notamment issus de Total, Exxon, ENI ou Saudi Aramco, deviennent maintenant participants du groupe III du GIEC. Autant dire qu’il est orienté…
« solutionnisme technologique », l’impasse (03/2023)
extraits : La notion de « solutionnisme technologique » s’est imposée en 2014 sous la plume d’Evgeny Morozov. Dans son ouvrage Pour tout résoudre, cliquez ici, l’auteur met en lumière les impensés des projets prométhéens des entrepreneurs californiens du numérique qui ambitionnent de « réparer tous les problèmes de monde », selon les mots de l’ex-dirigeant de Google Eric Schmidt, en 2012. En plaçant l’individu au centre des enjeux, leur optimisme technologique piloté par les lois du marché conduit à occulter les causes socio-politiques et même techniques des problèmes….

Ce « solutionisme » technologique montre combien nombre de personnes ne prennent aucun recul historique.
Il existe dans l’histoire de l’homme une corrélation quasi parfaite entre le développement de la technologie et la destruction de l’environnement parce que la technologie nous donne le pouvoir du déséquilibre. Nous violons avec elle toutes les lois de la nature. Par exemple, elle nous permet d’être plus de 8 milliards quant une espèce de notre taille n’a jamais été plus de quelques millions.
En demandant plus de technologie, nous nous approchons de ceux qui prétendent qui que nous améliorerions la sécurité automobile en roulant plus vite.
Nième syndrome de la fuite en avant.
Personnellement, je ne résumerais pas cette tribune à un vulgaire corporatisme « Donnez moi des sous ! » (sic). De toute façon, et pour quoi que ce soit, le Pognon est toujours là, en toile de fond. Mais bien sûr, politiquement correct oblige, ON préfère dire « Donnez-nous des moyens ! »
Ici donc c’est de moins en moins de Pognon pour la recherche fondamentale (connaissance, savoir). Sauf que ça ON le sait depuis longtemps, les articles sur ce sujet ne manquent pas.
Et en même temps, de plus en plus de Pognon pour développer telles ou telles innovations (IA, OGM, armements etc.). Là encore les articles ne manquent pas.
ON dira donc que ce n’est pas nouveau, et que c’est… la Règle.
Le Pognon va là où il rapporte du Pognon.
Quant à ce technosolutionnisme… c’est là encore un mot en « isme ».
Et là encore il y a technosolutionnisme ET technosolutionnisme ! ON peut donc lui faire dire n’importe quoi. La Preuve… là encore les articles ne manquent pas :
– Le techno-solutionnisme, cet épouvantail qui n’existe pas
(philippesilberzahn.com /2025/11/17)
– « Le problème essentiel, c’est à quoi sert l’université pour affronter des crises inédites » (Biosphère)
Oui. Seulement ça reste la vieille question sur le rôle de l’école.
Pour moi le problème essentiel… c’est qu’ON reste infichu de PENSER un véritable projet de société. Ne serait-ce que pour affronter des crises inédites.