Transition de genre, à la mode !

Nous aimons bien le préfixe « trans », transition écologique, transition énergétique, transnationalisme, transparence de l’information, transculturel, le fait d’aller au-delà de l’apparence des temps présents pour percevoir un monde meilleur. Malheureusement le bon côté du fait de pouvoir aller « au delà » des choses s’est transformé en possibilité technoculturelle de faire n’importe quoi : transhumanisme et transsexualisme. Cela serait de peu d’importance si ce phénomène « trans » à la mode ne bénéficiait pas d’une couverte favorable dans LE MONDE :

Transidentités : une étude française contredit une théorie antitrans

Théorisée par la docteure Lisa Littman, la ROGD (Rapid-Onset Gender Dysphoria ou dysphorie de genre à apparition rapide ) émet l’hypothèse d’une vague de transition de genre soudaine chez les adolescents, qui subiraient une « contagion sociale » à travers l’influence des réseaux sociaux. Pour les personnes AFAB (pour Assigned Female at Birth, « assignée femme à la naissance »), l’image dégradée de la femme véhiculée sur les réseaux sociaux les plongerait dans un profond désarroi, dont elles sortiraient en transitionnant vers le genre masculin. Cette théorie a prospéré, d’autant que, depuis les années 2000 et l’émergence des réseaux sociaux, on assiste à une inversion du sex-ratio jusqu’ici inexpliquée.

En mai 2024, les sénateurs français ont voté une proposition de loi visant à interdire tout accès à des soins d’affirmation de genre avant 18 ans. Dans un article paru dans The New England Journal of Medicine (NEJM), deux médecins et un avocat dénoncent ces lois répressives et transphobes, expliquant qu’elles « soulignent un effort plus large visant à faire reculer les droits des personnes trans et non binaires ». En 2022, le pédopsychiatre américain Jack Turban rappelait que la théorie de la ROGD a été utilisée par les législateurs aux Etats-Unis pour interdire les soins d’affirmation de genre aux adolescents trans. Chez les personnes ayant eu un coming in (âge à laquelle une personne LGBT+ prend conscience de son identité de genre avant 18 ans, les hommes trans ont fait leur coming out à 18,8 ans, contre 23,4 ans pour les femmes trans, quand les hommes gay cisgenres partagent leur orientation sexuelle et/ou romantique à 19,1 ans, et 17,5 ans pour les femmes lesbiennes cisgenres. Ce que l’on démontre, ce n’est pas tant la prépondérance de jeunes personnes transmasculines dans les cliniques pédiatriques qu’une absence de jeunes personnes transféminines qui demeurent dans le placard.

Le point de vue des écologistes perplexes

XY : Donc on a de la science pro-trans et de la science anti-trans. Pathétique.

Pm42 : Il suffit de voir le vocabulaire employé pour se rendre compte que ce n’est pas un article d’un journal généraliste mais celui d’une revue spécialisée LGBTQIA+. L’obsession de mettre le sujet trans sur le devant de la scène est très forte et Trump dit merci

furusato : Quelle bouillie ! Tous ces efforts pour dire  » plus la transition aura lieu jeune mieux ce sera  » : donc laissez faire et le marché et les réseaux sociaux où l’on fait la roue sur sa transition (heureuse ou malheureuse).

Pelayo Decovadonga : Que signifie l’article ? Incompréhensible. Et cela n’aide pas la cause des trans. On sait ce que valent ces études sociologiques, dans un sens où dans l’autre. Le « chercheur » écrit d’abord la conclusion de son mémoire puis organise ses travaux pour la justifier et sélectionne les données en conséquence.

Jean le Français : L’étude ne contredit pas la thèse de Littman, car elle reconnaît que les personnes transgenres utilisent davantage les réseaux sociaux. Selon une étude publiée par la Statista Research Department, en 2021, 1% de la population en France et en Italie se percevait comme non cisgenre. Aujourd’hui, ce chiffre est respectivement de 3% et 4%. Comment expliquer une telle évolution ? Si l’identité transgenre était un phénomène constant, les chiffres resteraient stables au fil des sondages, comme c’est le cas pour l’homosexualité. Or, ils varient de manière significative d’une année à l’autre. Cela suggère qu’il pourrait s’agir d’un phénomène de mode.

Stephane M. : Le titre« Transidentités : une étude française contredit une théorie antitrans » laisse supposer que les études, notamment celles qui alertent de manière neutre sur la dangerosité de changements de sexe seraient «  antitrans ». Le Monde a le droit d’avoir une ligne éditoriale assumée. Mais se faire colporteur d’idéologies politiques pose problème de la part d’un journal généraliste.

Nawak : Aucun médecin ou sage-femme n’assigne un nouveau-né à un genre/sexe. Il constate le genre/sexe en écartant les jambes du nouveau-né pour regarder son sexe: Pénis = garçon (ou mâle), vulve avec clitoris = fille (ou femelle). Qu’ensuite ces nouveau-nés devenus enfants, adolescents ou adultes se sentent mieux en devenant du sexe opposé ne change rien aux faits scientifiques. Un XY restera un homme/mâle et un XX une femme/femelle. Cela n’enlève rien au fait que des gens puissent transitionner s’ils le désirent. Mais que l’on cesse ne parler d’assignation à un sexe alors que c’est un constat.

Ced-Alexa : Les progressistes les plus extrémistes ont fait de la personne « trans » l’ alpha et l’oméga de la lutte pour les droits des LGBTQAI+. Or rien en fait ne lie les gays et les trans.

Goty : Une chose est certaine, ces soins sont des mutilations du corps, même si cela se limite à la prise d’hormones. Si vous n’êtes pas assez matures pour voter, vous n’êtes pas assez mature pour changer de sexe, si tant est que ce soit possible. Chacun sait que le sexe est inscrit dans les gènes.

PBI : Nous sommes quand-même dans une société étonnante où les mêmes vont dénoncer l’usage d’hormones dans l’élevage animal mais le revendiquer sur des humains. En fait ce débat n’a été rendu possible que par les progrès scientifiques. Faut-il s’en réjouir ?

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Parler « trans » et sans débat aux journées d’été

extraits : Les Journées d’été des Écologistes (ex-EELV) ont eu lieu du 22 au 24 août 2024 à Tours. J’ai suivi avec intérêt la profusion des idées « en tout genre », et c’est le cas de le dire. Le thème de l’atelier auquel j’ai assisté le jeudi : « Transphobie et propagande d’extrême droite : la conquête des droits comme contre-offensive ». Question de genre donc….

Transidentités, un débat faussé et inutile

extraits : Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ; elles sont historiquement construites et socialement reproduites. Il n’est par exemple nullement génétique d’aimer les voitures ou le maquillage ! Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple enseigner au primaire la notion « d’égalité de genre ». Quelle différence avec l’égalité des sexes ? Sauf cas rares, cette distinction homme/femme est inscrite dans les chromosomes de chaque être humain, elle est irréductible. Cela constitue un fait, et non une opinion.  Le nier nuit gravement à la cohérence sociale quand le critère de distinction devient l’indistinction basée sur la toute puissance de l’affirmation de soi….

Après les homosexuels et les trans, les fluides

extraits : L’écologie scientifique constate que les escargots et les lombrics sont hermaphrodites, mais dans la plupart des espèces sexuées on naît mâle ou on naît femelle. Par contre pour l’espèce humaine, qui prend ses constructions cérébrales pour des réalités, on ne naît pas homme ou femme, on le devient par la socialisation. Certains profitent de cette faille potentiellement anti-nature pour entretenir la confusion entre les deux problématiques suivantes : l’ordre biologique, fondé sur la différence de sexe et la complémentarité en vue de la reproduction, et l’ordre culturel qui institue des inégalités de pouvoir selon le sexe d’origine. Or qui dit différence ne dit pas inégalité….

Mouvement trans, négation de l’altérité

extraits : Devenir unisexe sans amour est présenté comme le summum de la liberté. J’ai été il y a peu en Amérique du Nord où beaucoup d’enfants, souvent de couples LGBT mais pas seulement, reçoivent des inhibiteurs de puberté qui empêchent le développement des parties sexuées du corps. Pourquoi ? Pour que ces enfant décident plus tard, « en toute liberté », du sexe qu’ils se seront choisi. Bref il n’y a pas de limites à ce à quoi j’ai droit puisque « c’est mon choix ». Sauf que c’est d’abord le choix du marché qui se fait fort de permettre aux individus de choisir….

8 réflexions sur “Transition de genre, à la mode !”

  1. esprit critique

    – « Cela serait de peu d’importance si ce phénomène « trans » à la mode ne bénéficiait pas d’une couverte favorable dans LE MONDE » (Biosphère)

    Et ce serait pareil si Biosphère accordait moins d’importance à ce phénomène, à la mode.
    Le MONDE ratisse large, il y en a pour tous les goûts, et tous les genres, ON ne va quand même pas le lui reprocher. Cet article du MONDE est classé dans la rubrique « Sciences – Droits LGBT».
    Lilas Pepy, l’auteure, est spécialisée sur les sujets de santé. Il me semble donc tout à fait normal que le phénomène « trans » soit traité, comme tant d’autres. Quant aux droits des LGBT, comme de toutes les autres minorités, c’est pareil. Et si Biosphère se désintéresse de ces gens-là, alors qu’il évite d’en parler.

    1. parti d’en rire

      – « Quand je vais à la fête, foraine, rien ne m’oblige à monter dans un de ces manèges qui vous foutent la gerbe et la tête à l’envers. Quand je vais au resto, rien non plus ne m’oblige à bouffer un plat que je n’aime pas. […] Avec 40 plats (manèges) au menu, le diable y serait si je n’arrivais pas à y trouver mon compte. »
      ( Au risque encore de provoquer – 3 septembre 2024 : Parler « trans » et sans débat aux journées d’été )

  2. Je me présente à la présidentielle 2027. Je connais bien le système judiciaire, je saurai donc préserver son indépendance.
    Je suis certaine que la Cour de Cassation va me blanchir d’un détournement de fonds présumé puisque je suis innocente, complètement innocente.
    De toute façon même si cette Cour ne décide pas de mon total blanchiment, je lui dirai, une fois élue en tant que représentante du peuple français, que la parole du peuple doit toujours avoir le dernier mot.

    1. Parti d'en rire

      Bien plus que ce genre de transition à la mode… tout ça en dit long sur notre état de décomposition. Ou de déchéance, décadence, décrépitude, dégénérescence, etc. etc.
      Pour dire si c’est grave, ON n’a même plus le moindre problème pour imaginer un(e) président(e) sous bracelet. Misère misère !

  3. – « faire payer à toute la société, les désirs de quelques-uns parce qu’à un moment ils ont une interrogation sur leur identité est une aberration. » (DIDIER BARTHES 7 JUILLET 2026 À 12:09)

    Toute la société !? Personnellement, si demain vous décidiez de devenir madame Barthès…je vous jure que ça ne me dérangerait pas plus que ça. Si tel est votre choix… alors pourquoi pas !
    Blague à part, combien sont-ils, ou sont elles, disons alors sont-ielles… ces personnes en grande souffrance, complètement perdues, déboussolées, désespérées etc. ?
    Des tonnes et des tonnes ! Oui mais, si ON ne parle que de ce genre là… alors il y en aurait entre 20 000 et 60 000 en France (Biosphère mars 2023 : “Transidentités, un débat faussé et inutile”).
    Ce qui n’est pas rien, certes. Mais il n’y a quand même pas là de quoi en faire un fromage. Comme avec cette mode de l’écriture inclusive qui me fait bien rigoler.
    Sauf que de nos jours tout le monde se doit d’avoir une opinion sur tout et n’importe quoi.
    (à suivre)

    1. (suite et fin) Et surtout de la … partager, comme ON dit ! Au bistrot, au boulot, sur les réseaux, sur Biosphère ou ailleurs peu importe. Et tant qu’ON cause de ça, et qu’ON s’étripe sur ce genre de conneries, eh ben ON oublie le reste. Le Foot, le Tour etc. 🙂
      D’autre part je fais remarquer qu’ON pourrait en parler longtemps, des désirs de quelques-uns (sic). Au sujet de l’IVV, comme seul exemple.
      Ceci dit, ces histoires de genre… ce n’est pas rien non plus. Parce que ça plus tout le reste, mis bout à bout… tout ça en dit long sur notre état de décomposition. Ou de déchéance, décadence, décrépitude, dégénérescence, etc. etc. etc. Justement, si sur Biosphère nous aimons bien le préfixe « trans »… il en est de même du préfixe « dé ».
      Mais attention, pas tous. Seulement ceux d’un certain genre.
      D’où l’urgence d’une certaine transition de genre. 🙂

  4. Didier BARTHES

    Croire que tout est possible, ne pas accepter la nature est une folie, un manque de sagesse et de maturité.
    Il y a des gens handicapés et c’est terrible et je peux comprendre leur volonté absolue de demander à la science de les aider.
    Mais faire payer à toute la société, les désirs de quelques-uns parce qu’à un moment ils ont une interrogation sur leur identité est une aberration.
    Un jour de toute façon la société ne pourra plus se payer tout cela, comme d’ailleurs elle était bien incapable de se le payer il y a peu d’années encore.
    Soyons raisonnables, l’acceptation souvent est une sagesse, réservons la non-acceptation aux cas extrêmes.
    je ne comprends pas que des médecins se prêtent à cela, (pour des raisons financières ?) je ne comprends pas que nombre d’écologistes se montrent favorables à ce refus de la nature.

    1. En général, quand ON dit « je ne comprends pas que … » cela veut dire que ça ne mérite même pas de faire l’effort d’essayer de comprendre. Tout connement parce que c’est tellement absurde, idiot etc. qu’il n’y a rien à comprendre.
      Or, moi je pense que ce n’est pas si simple (simplet) que ça. Quoi que…
      Vu déjà que la Transition (piège à cons) est à la mode (dans l’air du temps), et que de nos jours tout et n’importe quoi s’étale sans aucun tabou… il n’y a donc rien de surprenant à ce que la transition de genre soit elle aussi à la mode. D’autant plus que de tous les côtés ON nous dit qu’il faut vivre avec son temps, être dans le vent, et regarder devant … hi-han !
      D’ailleurs je me demande bien pourquoi la mode n’est pas à se faire greffer une belle paire d’oreilles d’ânes. D’autant plus que la Technique en est certainement capable. 🙂

      – Être dans le vent : une ambition de feuille morte. (Gustave Thibon)

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