En 2018, l’Organisation mondiale de la santé a retiré la transidentité de sa liste des maladies mentales. En 2025 la Haute Autorité de santé (HAS) recommande une prise en charge généralisée de la dysphorie de genre (la souffrance liée à l’inadéquation entre le sexe de naissance et le genre ressenti): « L’accès aux soins de transition ne constitue pas un “confort” mais un enjeu vital en matière de bien-être, d’image de soi, de vie personnelle, de santé globale et aussi de vie sociale ».
lemonde.fr : La Haute Autorité de santé recommande la prise en charge de « toute demande de soins », « sans jugement ou idée préconçue ». 152 recommandations sur la prise en charge des personnes en transition de genre, hormonothérapie, interventions chirurgicales, accompagnement psychologique… Le document entre dans le détail des bonnes pratiques à diffuser auprès de tous les professionnels de santé. L’identité de genre ne doit pas faire l’objet d’une évaluation psychiatrique spécifique, insiste la HAS.
Le sujet s’était imposé dans le débat public, agité comme un chiffon rouge par la droite et l’extrême droite, qui ont concentré leur argumentaire sur les enfants transgenres. La dénonciation d’une « épidémie de transidentité » parmi les jeunes a été été brandie lors de l’examen, au Sénat, d’une proposition de loi issue du parti Les Républicains visant à interdire les traitements hormonaux et les bloqueurs de puberté pour les mineurs. Le texte a été adopté en première lecture, le 28 mai 2024.
Le point de vue des commentateurs sur lemonde.fr
LE MONDE soutient inconditionnellement ces pratiques sans aucun recul avec pour seul argument de crier à « l’extrême droite », c’est très dommageable et les commentaires en sont conscients. Un corps médical qui s’interdit d’examiner s’il n’y a pas d’aspect pathologique à une demande de transition de genre faillit à son code éthique.
Denis Monod-Broca : « Transition de genre : la Haute Autorité de santé recommande la prise en charge de « toute demande de soins », « sans jugement ou idée préconçue » ». Une telle recommandation est-elle l’effet d’une idée préconçue ou d’un jugement ?
lecteur assidu : En tant que médecin, on ne voit pas bien ce que l’HAS vient faire dans cette affaire.
Semper : Même la HAS n’est pas à l’abri des délires wokistes
Mendo : Evidemment qu’il y aune « épidémie sociale », liée à une mode. La victimisation et le privilège d’appartenir à une minorité, ça fonctionne actuellement très bien.
Misha : Ouf ! les mineurs sont exclus. Mais à 18 ans, est-on à l’abri des incitations idéologiques et sans nuances des influenceurs, dont la HAS ?
Jairzinho : Il y a probablement des tas d’ados mal dans leur peau et chez qui proclamer sa différence et son mal-être n’est qu’une autre manière d’attirer l’attention.
Decaclic : Soit la « transidentité » est une maladie- de riches-et alors on la soigne – soit elle est une excentricité et alors elle n’a pas à être prise en charge par l’assurance maladie. Marre du prosélytisme drag queen qui a ses rendez-vous coutumiers sur les médias.
Maltoutes : La transidentité n’est pas une maladie, alors pourquoi cela fait partie des ALD (affection de longue durée) avec prise en charge à 100 % ? C’est une maladie ou pas ?
Spectre : Ils sont libres de le faire… à leur frais uniquement. Comme toute chirurgie plastique actuellement, celui qui n est pas bien dans sa peau et veut faire des travaux partiels ou « complet » le fait a ses frais.
PChabert : Je ne crois pas que nous sachions faire des pénis ou des vagins qui réagissent et produisent les sensations d’organes naturels. Donc les vraies transformations n’existent pas.
Interloqué : Si la transidentité n’est pas une pathologie, alors les soins comme l’hormonothérapie ou le changement de sexe (tiens d’ailleurs, pourquoi vouloir opérer un changement de sexe pour qu’il se conforme à notre genre si ce sont des notions distinctes ?) relèvent du confort et de la cosmétique. Faut il alors prendre en charge intégralement les opérations de chirurgie esthétique de chaque personne mal dans sa peau ?
Paul Bouriane : Petit rappel, les frais d’hébergement en EHPAD pour les patients Alzheimer sont entièrement à la charge des familles, soit entre 25 000 et 50 000 € par an pour une personne.
Nonnuocere : La France est en retard par rapport aux décisions de prudence de nombreux pays notamment les pionniers qui font marche arrière car les conséquences sont très lourdes sur la santé. Il ne s’agit pas de soin mais de médicalisation à vie souvent très invalidante et de mutilations. Les procès risquent de se multiplier à l’avenir.
HENRI F : La confusion entre sexe et genre pollue tous les débats. Si le genre est l’identité sociale (on peut être un homme et s’habiller, se coiffer selon son goût, changer de prénom au besoin et refuser de jouer un rôle prescrit pas la société), par contre on voit que si on se lance dans la chirurgie, c’est du sexe que l’on voudrait changer. Cela est impossible, le sexe étant un code, ADN présent dans chaque cellule dès la conception. De plus les mutilations et chirurgies de reconstruction ne changent pas le sexe mais essaient d’imiter l’autre sexe pour répondre à un désir ou fantasme personnel pour jouer le rôle féminin jusqu’au bout
Ce qui est possible est-il toujours un progrès ?
Hauteclaire : Je souhaiterais changer de classe sociale et appartenir aux ultra-riches. C’est là mon projet existentiel et identitaire sans lequel je ne saurais me sentir profondément moi-même, je souffre en effet d’une implacable dysphorie de classe. J’espère que ce sera remboursé par la Sécurité sociale.
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Transidentités, un débat faussé et inutile
extraits : Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ; elles sont historiquement construites et socialement reproduites. Il n’est par exemple nullement génétique d’aimer les voitures ou le maquillage ! Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple enseigner au primaire la notion « d’égalité de genre ». Quelle différence avec l’égalité des sexes ? Sauf cas rares, cette distinction est inscrite dans les chromosomes de chaque être humain, elle est irréductible. Cela constitue un fait, et non une opinion. Le nier nuit gravement à la cohérence sociale quand le critère de distinction devient l’indistinction basée sur la toute puissance de l’affirmation de soi. Ce n’est pas l’avis d’une journaliste du MONDE…

– « Un corps médical qui s’interdit d’examiner s’il n’y a pas d’aspect pathologique à une demande de transition de genre faillit à son code éthique. »
Qu’est-ce qui permet à l’auteur de cette déclaration d’affirmer que c’est ainsi que les choses se passent ? Qu’il suffit de demander pour être servi… par le corps médical.
Peut-être cette phrase dans la première recommandation de la Haute autorité de santé :
– « L’identité de genre ne doit pas faire l’objet d’une évaluation psychiatrique spécifique »
Si tel est le cas, essayons alors de comprendre ce que l’HAS veut dire par-là.
Pour ça commençons par examiner attentivement ce quelle dit, ou écrit.
Et si ce n’est pas clair, alors faisons-nous le expliquer.
– Transition de genre : la HAS publie les premières recommandations sur la prise en charge médicale de l’adulte (has-sante.fr)
– Prendre soin sans stigmatiser : la HAS repense le parcours de transition de genre (demarchesadministratives.fr)
– « En tant que médecin, on ne voit pas bien ce que l’HAS vient faire dans cette affaire. »
Ce pauvre lecteur (assidu) devrait peut-être consulter un confrère, un de ceux qui sont spécialisés dans les problèmes de vue. Peut-être alors verrait-il mieux.
Parce qu’en tant que médecin, c’est grave. Quoi donc ? Non pas de porter des lunettes, mais de ne pas comprendre que là derrière il y a une réelle souffrance. Et que le rôle du médecin est alors de tout faire pour la traiter, cette souffrance. L’atténuer, pour la rendre plus supportable, mieux la faire disparaître, sans pour autant être obligé d’avoir recours à l’euthanasie.
Ne pas comprendre que la santé est un vaste domaine, et que finalement l’HAS se doit, ou se devrait, d’intervenir sur des tas de sujets, est tout aussi grave.
Il est déjà compliqué de connaître tout d’une personne, encore plus difficile de saisir un contenu qui n’existe que par des jeux de langage. Les modes d’expression en ligne participent ainsi d’une forme de brouillage idéologique. Ou trop souvent résultent d’une non lecture de ce qu’on est censé commenter…
– « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. » ( Bernard Werber )
– « Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ; elles sont historiquement construites et socialement reproduites. Il n’est par exemple nullement génétique d’aimer les voitures ou le maquillage !
Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple [etc.] ».
( Transidentités, un débat faussé et inutile – Biosphère 1 mars 2023 )
Et moi c’est pareil. Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que d’un âne ON ne fera jamais un cheval de course. C’est une affaire de génétique, ou un truc comme ça, Trump vous l’expliquerait mieux que moi. Et notre généticien maison encore mieux. Avec celui-là vous saurez tout sur le zizi, sur le gène de l’intelligence, celui du maquillage, celui de la grosse bagnole et tous les gènes du même genre. Et puis il y a des choses que je ne comprends pas. Par exemple, pourquoi les gens ne comprennent pas. (à suivre)
(suite) Quoi donc ? va t-ON alors me demander …
Ce qui est déjà la Preuve qu’ON ne comprend pas.
Ce qui n’est pourtant pas très difficile à comprendre.
D’abord qu’il y a des choses très difficiles à comprendre. Du genre celles qui nécessitent des années et des années d’études, de travail et d’efforts, pour commencer à comprendre. Le fonctionnement de notre cerveau, par exemple. Ou encore ces histoires d’inné et d’acquis, de nature et de culture, ces choses qui font débat (surtout « débat ») depuis des lustres, et sur lesquelles tout le monde (ou presque) a besoin d’avoir raison.
Et puis qu’il y a des choses qui nous dépassent, Dieu par exemple, ces choses que notre cerveau est incapable de résoudre. Finalement ces choses où il n’y a rien à comprendre.
Bref toutes sortes (ou de genres) de choses sur lesquelles ON ferait bien mieux de se taire. Et surtout d’éviter de se bouffer le nez avec ça. Et ça non plus ce n’est pourtant pas très difficile à comprendre. 🙂