En attribuant le réchauffement climatique aux volcans et aux variations de l’axe de rotation terrestre, D Trump reconnaît incidemment la réalité du réchauffement climatique. Jusqu’à présent il le considérait comme une arnaque. Il a donc fait un grand pas vers la vérité.
Audrey Garric : L’Agence pour la protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA) a supprimé toute mention du rôle des activités humaines et des combustibles fossiles sur sa page Internet très consultée concernant les causes du changement climatique. Désormais, elle n’évoque plus que des phénomènes naturels : le changement de l’orbite et de l’axe de rotation de la Terre, l’activité solaire, la réflectivité de la Terre ou les volcans.
Le consensus scientifique est pourtant irréfutable : le changement climatique en cours est entièrement provoqué par les activités humaines, les facteurs naturels le modulant seulement d’une année ou d’une décennie à l’autre, comme l’a montré le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La grande majorité de ce réchauffement est due à l’usage de charbon, de pétrole et de gaz – le reste provenant de la déforestation et des changements d’usage des sols – qui rejettent dans l’atmosphère de larges quantités de gaz à effet de serre.
L’agence américaine a aussi supprimé deux pages Internet cruciales. La première rassemblait plus de cinquante indicateurs du changement climatique (concentration en gaz à effet de serre, élévation du niveau de la mer, etc.). La seconde recensait les impacts et les risques du réchauffement sur la santé, l’agriculture ou encore l’eau. L’administration Trump mène une attaque sans précédent contre les sciences du climat et les régulations environnementales. Elle encourage et facilite la production de gaz et de pétrole, et multiplie les obstacles aux énergies renouvelables.
Le point de vue des écologistes pas trumpistes pour un sou
– C’est un net progrès des Américains ! Le réchauffement climatique est reconnu ! Youpi !
– Le fait que les trumpistes sachent qu’il y a rotation de la Terre est déjà rassurant. Normalement, ils devraient penser qu’elle est plate.
– En même temps, tout le monde sait que les volcans sont des gens très idiots et très très méchants. Les volcans font ça parce que ce sont de mauvaises personnes. Très mauvaises.
– Trump un passager clandestin ! Les USA bénéficieront autant que les autres des efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre puisque l’atmosphère est commune… Mais ce n’est pas possible que Trump puisse comprendre cette phrase.
– Décidément, c’est le grand divorce entre les USA et les principes des Lumières, notamment celui-ci : baser notre jugement sur la raison scientifique.
– Comme quoi le climato-négationisme est un marqueur fiable de l’Extrême Droite.
– Obscurantisme et dictature font toujours fait bon ménage.
– Il faut relire de toute urgence « 1984 » de Georges Orwell : la vérité, c’est le mensonge.

Donald Trump a la « personnalité d’un alcoolique », a lancé sa directrice de cabinet Susie Wiles. Bien qu’il ne boive pas une goutte d’alcool, il « agit avec l’idée qu’il n’y a rien qu’il ne puisse faire. Rien, zéro, rien ». Loin de la critiquer, le président américain a réagi en confirmant au New York Post avoir « une personnalité de type possessif et vulnérable à l’addiction ».
Susie Wiles affirme par ailleurs que Donald Trump n’a pas l’intention de se présenter à nouveau en 2028, ce que la Constitution interdit, mais qu’il évoque régulièrement le sujet parce que « cela l’amuse » et que cela « rend les gens fous ».
Susie Wiles décrit aussi le vice-président J. D. Vance comme un adepte de théories du complot.
Un semblable syndrome est décrit dans la pièce d’Eugène Ionesco, Rhinocéros. On dépeint une épidémie imaginaire de « rhinocérite », maladie qui effraie tous les habitants d’une ville et les métamorphose bientôt en rhinocéros. Métaphore tragique et comique de la montée des totalitarismes à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, elle montre les dangers du conformisme ; même ceux qui pensent y échapper sont contaminés et succombent, aujourdhui trumpistes comme anti-trumpistes !
– « Un mal qui répand la terreur, mal que le Ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre. […] Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »
( Les Animaux malades de la peste – Jean de La Fontaine )
Une épidémie touche la gauche, un état d’esprit toxique qui divise les familles, le pays, et provoque un climat de violence nationale. C’est le « Trump derangement syndrome », une obsession paranoïaque des opposants au président Trump. Dénoncer l’influence russe dans l’élection de 2016 ? Un symptôme évident de TDS. Accuser le cercle qui gravite autour de Donald Trump de collusion avec le monde des affaires ? TDS.
Lundi 15 décembre, Donald Trump expliquait sur son réseau Truth Social que la mort du cinéaste Rob Reiner et de son épouse retrouvés assassinés à leur domicile de Los Angeles était la conséquence de « la colère que le cinéaste atteint de TDS provoquait chez les autres : « Il rendait les gens FOUS par son obsession enragée contre le président Donald J. Trump. »
Bizarre, on peut aussi bien définir le TDS comme une épidémie qui touche les trumpistes, un état d’esprit toxique qui divise les familles, les Etats-Unis, provoque un climat de violence et éloigne des réalités vraies.Trump représente en vérité l’incarnation du chaos, de la menace mondialisée et de la perte de contrôle
TDS de gauche? C’est l’inversion des réalités, toujours un grand classique de l’extrême droite. Comme l’URSS mettait en hôpital psy les opposants, le TDS permettrait l’incarcération psy des adversaires politiques.
Être incapable de dénoncer ce vent de folie, c’est cela le plus inquiétant.
– « Un abruti fini » : Donald Trump atterre la classe politique américaine avec sa théorie sur la mort de Rob Reiner (msn.com/fr 16 déc 2025)
Comme quoi il y en a encore quelques un(e)s qui dénoncent cet immonde vent de folie.