Trump est le descendant de génocidaires, il n’a historiquement aucun droit sur le territoire des Indiens qui peuplaient l’Amérique autrefois, et pourtant il revendique aujourd’hui le Canada, le Groenland, le Venezuela (son pétrole), l’Iran (son pétrole), etc. Il devrait lire pour essayer un tant soit peu de culpabiliser « Un génocide américain », le livre-enquête de l’historien Benjamin Madley.
Peu après la fin de la guerre américano-mexicaine (1846-1848), qui aboutit à la cession de la Californie aux Etats-Unis, les peuples autochtones de cette région ont été exterminés en toute impunité jusqu’en 1873. Le premier gouverneur du jeune Etat californien, Peter Burnett, a déclaré à ses administrés en 1851 qu’« une guerre d’extermination continuerait d’être menée entre les deux races, jusqu’à ce que la race indienne soit tout entière anéantie ». Aujourd’hui Trump veut exterminer la civilisation iranienne.
La découverte de pépites d’or dans l’arrière-pays de Califonie attira une horde de prospecteurs, bientôt suivis de colons et de familles entières. Les concessions aurifères, le moindre arpent de terre, furent attribués aux nouveaux venus, au mépris de tout droit d’antériorité des habitants premiers. Ces peuples menaient, dans ces régions isolées, une existence à peu près inchangée depuis des siècles. Ils furent massacrés, les Karuk, Yurok, Wintu, Yana… au cours de ce grand remplacement. L’état de guerre perpétuelle a créé une vaste zone de non-droit. Pendant près de trente ans, les milices locales « blanches » violèrent, tuèrent, mirent en esclavage les Amérindiens en toute impunité, avec l’accord tacite de Washington. A plusieurs reprises, l’armée des Etats-Unis contribua même au nettoyage ethnique, en recrutant sur place des « Volontaires de Californie » au passé criminel.
Les exactions californiennes des années 1846 à 1873, dépassant le registre de la violence coloniale, furent réellement une entreprise génocidaire, selon les termes de la convention des Nations unies de 1948. Les États-Unis peuvent difficilement se laver les mains de leur passé. C’est ce qu’ils font pourtant et leur action de rapines et d’éradication s’étend maintenant à la terre entière. Leur guerre avec Israël contre l’Iran et le Liban est significative de leur volonté impérialiste. Mais pour une fois ils éprouvent des résistances à leurs volontés de saccage !
Voici quelques éléments pour s’y retrouver dans une histoire sans queue ni tête puisqu’il s’agit de Trump :
– Les buts de la guerre déclenchée le 28 février 2026 par les Etats-Unis et Israël n’ont cessé de varier au fil des semaines.
– le 5 avril, Donald Trump renonce à toute retenue oratoire : « Ouvrez le putain de détroit d’Ormuz, bande de bâtards cinglés, ou vous allez vivre en enfer. »
– à la question d’un journaliste demandant si l’armée américaine était prête hier à mettre à exécution la menace de Donald Trump d’« anéantir une civilisation », le ministre Pete Hegseth a répondu : « Nous avions un objectif défini, prêt à être exécuté », mentionnant ensuite les ponts et les centrales électriques.
– le mardi 7 avril au matin, Trump emploie un langage génocidaire à l’encontre de l’Iran : « Une civilisation entière mourra ce soir pour ne plus jamais renaître. » Le soir, il publiait un message sur son réseau Truth Social pour annoncer un cessez-de-feu de deux semaines.
– Deux agences de presse iraniennes ont diffusé un plan en dix points qui correspondraient selon elles à la base de négociations avec les Etats-Unis. Il n’y a pas de confirmation officielle sur sa véracité, ce plan est contesté par les Etats-Unis.
– Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les Etats-Unis d’avoir violé trois des dix clauses proposées par l’Iran dans le cadre du cessez-le-feu et qui constituent, selon lui, une « base praticable pour les négociations ». Les trois violations sont le « non-respect » de la trêve au Liban, « l’intrusion d’un drone dans l’espace aérien iranien » et « la remise en cause du droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium »
– Donald Trump : « Il n’existe qu’un seul ensemble de “POINTS” importants acceptables pour les Etats-Unis, et nous en discuterons à huis clos. Ce sont ces POINTS qui constituent la base sur laquelle nous sommes convenus d’un cessez-le-feu. Il s’agit de quelque chose de raisonnable, qui peut être facilement mis en œuvre. »
– Le bilan des attaques israéliennes du 8 avril a été revu à la hausse par le ministère de la santé libanais, le nouveau bilan provisoire s’élevant à au moins 254 morts et 1 165 blessés.Jeudi sera « une journée de deuil national pour les martyrs et les blessés lors des attaques israéliennes qui ont visé des centaines de civils innocents et sans défense », a déclaré le premier ministre libanais.
– Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit « indigné par les morts et destructions dévastatrices » provoqués mercredi par les frappes israéliennes au Liban.
– « L’ampleur des tueries et des destructions au Liban aujourd’hui est tout simplement épouvantable », a déclaré le Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), appelant la communauté internationale à aider à mettre fin au « cauchemar ».
– Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que « l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran est un signe clair de sa responsabilité et de sa réelle volonté de résoudre les conflits par la voie diplomatique ». Mais il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban et a rappelé que cette revendication était l’une des conditions essentielles du plan en dix points pour une trêve de deux semaines décidée le 7 avril.

Le point dimanche 12 avril, 19 heures
Donald Trump a annoncé un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, à la suite de l’échec des négociations avec l’Iran au Pakistan…
« Tout le trafic est entièrement sous le contrôle des forces armées », a déclaré le commandement naval des gardiens de la révolution dans un message publié sur X, après l’annonce de Donald Trump d’imposer un blocus naval du détroit d’Ormuz.
Le génocidaire Trump se voit pour la première fois confronté à un adversaire coriace :
Si le vice-président américain, J. D. Vance, est en route pour le Pakistan pour les pourparlers prévus samedi 12 avril à Islamabad, l’Iran a pour sa part dit exiger une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute discussion avec Washington, jetant ainsi un doute sur la tenue du processus.
Le 12 avril le vice-président américain, J. D. Vance s’est présenté devant la presse américaine, les traits tirés. Ses propos furent courts, secs et plutôt vagues. annonçait l’échec des négociations avec l’Iran, au bout d’une seule journée sur place. « Ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions », a résumé J. D. Vance. Trump attendait une reddition iranienne. La réalité ne peut pas être une vérité alternative…
Téhéran, malgré les pertes humaines et matérielles, se sent conforté dans sa lutte asymétrique, du faible au fort.
Et comme ça ne suffisait pas :
– Des « déséquilibrés » au « QI très bas » : Trump attaque ces influenceurs MAGA après leurs critiques sur ses menaces contre l’Iran (msn.com/fr aujourd’hui)
– Les propos de Trump sur l’Iran font émerger des appels au 25e amendement y compris loin des démocrates (huffingtonpost.fr/ 08/04/2026)
Les paris sont ouverts : Sera-t-il prochainement déclaré inapte à gouverner… ou pas ?
Nous serions curieux de savoir ce qu’en pense Madame Irma. 🙂
Trump est partout. Pour la première fois dans l’histoire de l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA), son administrateur, Lee Zeldin, nommé par Donald Trump, est venu délivrer un discours devant l’un des bastions les plus influents du climatoscepticisme dans le pays le Heartland Institute. Face à un public qui l’a ovationné, Lee Zeldin a multiplié les contrevérités sur la crise climatique. Il a taclé les précédentes administrations qui auraient ignoré « ce que le dioxyde de carbone apporte de positif et de nécessaire à la vie sur la planète ». Le CO2 serait bon pour les plantes ! Il a également fustigé la « cabale » de l’« élite et la classe dirigeante » qui décideraient des choix de modèles climatiques, de méthodologies, etc.
Le consensus scientifique est pourtant irréfutable : la Terre a gagné 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle en raison des émissions humaines, principalement liées à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.
– « Jamais entendu parler de ce Zeldin, mais bravo quand même car cette première place est méritée » — Wen88, 9 avril 2026
(Lee Zeldin, personnalité préférée des Américains en 2026 – mediamass.net 10 avril 2026)
– « L’affaire Lee Zeldin » : cette polémique qui enflamme les États-Unis
(mediamass.net 10 avril 2026)
Zeldin devrait se méfier… les histoires d’A finissent mal, en général.
Personne n’aura oublié la belle paire que faisaient ces deux-là.
– « C’est comme une querelle d’amoureux » : la rupture entre Donald Trump et Elon Musk relativisée par des électeurs républicains (franceinfo.fr 07/06/2025)
Qu’ils sont cons ces républicains ! Ceux-là aussi feraient bien de consulter.
Ne voient-ils pas, non, que l’entourage de leur Grand Malade est à son image.
D’ailleurs, ne dit-ON pas « qui se ressemble s’assemble ? »
– « Le président des Etats-Unis est un fou » : l’escalade verbale de Donald Trump alimente les interrogations sur sa santé mentale (Le MONDE 07 avril 2026)
Quoi, ON s’interroge !!?? Et COMBIEN de temps va t-ON encore s’interroger ?
Mais comment ne pas voir que c’est, là encore, comme pour le Climat… comme pour notre dépendance au Pétrole, la fragilité de nos infrastructures, notre modèle intenable, etc. etc. ? Bref, comment peut-ON encore en douter !!??
Il faut croire que ceux qui en doute, encore, ont besoin, passez-moi l’expression… de voir les couilles pour dire que c’est un mâle. Bref, bien sûr qu’il est fou !!!!
Ceci dit, je suis quand même content d’observer que sur Biosphère plus personne n’ose venir nous l’encenser, nous vanter ses qualités, de grand stratège et patati et patata. Il faut donc en déduire que l’intelligence collective progresse. 🙂
– « John Gardner est une figure médicale très respectée aux États-Unis. Il pense que le lobe frontal du cerveau de Trump est abîmé. » (De plus en plus de psychologues et de citoyens américains estiment que Donald Trump est fou : pourrait-il être destitué ? rtl.be/ 07/04 )
Des éléments pour nous y retrouver… hélas ce n’est pas ça qui manque.
Vulgaire, grossier, inculte, menteur, tricheur, raciste, misogyne, ce grand malade collectionne toutes les tares. Rien ne l’arrête, c’est de pire en pire, tous les jours il se doit d’aller plus loin :
– « Ils me lèchent le cul »: Trump se moque des pays qui veulent négocier sur les droits de douane
(bfmtv.com 09/04/2025)
Même si son pouvoir est limité, il serait peut-être temps que la Cour pénale internationale s’occupe plus sérieusement de son cas. Trump sous le coup d’un mandat d’arrêt international, comme Poutine et Netanyahou… symbolique certes… mais ça serait toujours ça, non ?