Le 23 avril, le président Donald Trump a affirmé pendant un échange avec la presse dans le bureau Ovale ne pas avoir l’intention d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran, : « Non, je ne l’utiliserai pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d’utiliser l’arme nucléaire… Pourquoi utiliserais-je l’arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle ? »
Le commentaire de Michel Sourrouille
Cette phrase du président américain veut dire en fait que si l’Iran n’était pas anéanti de manière conventionnelle, alors Trump pourrait utiliser l’arme nucléaire. Il ne faudrait jamais oublier que les USA ont déjà utilisé l’arme nucléaire deux fois contre des civils.
La dissuasion nucléaire est donc un leurre, l’existence de ce moyen de domination peut être utilisé par n’importe quel dirigeant… surtout s’il s’agit d’anéantir la résistance d’un pays non possesseur de la bombe. On peut par exemple penser au conflit entre Israël (nucléarisé) et l’Iran (non nucléaire) !
Les écologistes sont le seul parti qui pourrait prôner le désarmement nucléaire de la France. L’avantage politique, c’est que ce parti aurait un créneau de visibilité électorale conforme à son ADN pacifiste (préparer la paix pour éviter la guerre).
Les Insoumis, les plus proches de la position globale des écologistes, sont ambigus. A ma connaissance, la dissuasion nucléaire est « caduque » selon Mélenchon. Du moins telle qu’elle est mise en œuvre aujourd’hui. Il penche pour une refonte radicale. La dissuasion serait opérée depuis l’espace et sans faire appel à des moyens nucléaires. (février 2022).
Les précisions de Philippe Leclerre
(résumé) Lutter contre la propagande militariste est aussi une entreprise sémantique. La notion d’industrie de « défense » n’existe pas, c’est une invention du lobby militaro-industriel qui conditionne les mentalités. Il y a création d’éléments de langage qui collent aux cerveaux comme du sparadrap. Les ventes d’armes alimentent des guerres et des massacres, mais la production en masse destinée à l’exportation permettait des économies d’échelle et obtenir ainsi des coûts moindres pour l’armée française.
Les médias, à commencer par Le Monde, publient des articles sur les guerres sous l’appellation « défense » et l’industrie militaire est devenue « industrie de défense ». C’est un tour de passe-passe, une tromperie. Il n’y a pas d’industrie « de défense ». Quand la France guerroie au Sahel, les armes utilisées ne sont certainement pas « de défense » ; quand la France expédie des armes en Israël ou en Arabie saoudite au plus fort des massacres (Palestine, Liban, Iran,Yémen…), ces armes ne sont évidemment pas produites pour la défense.
L’expression « industrie de défense » nous fait avaler la participation en notre nom à l’incendie criminel qui ronge la planète. Je dis souvent que le premier combat des militants est celui de la sémantique. Lorsqu’on emploie la terminologie imposée par des gens avec qui nous ne sommes pas d’accord, nous confortons leurs positions et leurs argumentations : nous sommes piégés, sur la défensive, et même souvent captifs.
Il n’y a pas d’industrie de défense, mais seulement une industrie militaire.

Vu qu’il dit n’importe quoi, tout et son contraire, je doute que ça serve à grand chose que d’essayer d’interpréter les phrases du Grand Malade.
Pour moi c’est clair comme de l’eau de roche, Trump est un grand malade.
Certes il n’est pas le seul, mais celui-là est largement au-dessus du lot.
Sur la dissuasion nucléaire, et la Guerre en général, si les autres sont clairs… en général… les Écologistes et les Insoumis sont aussi ambigus les uns que les autres. Empêtrés dans leurs contradictions, dans leurs petits intérêts de partis, et personnels, si ce n’est dans leur hypocrisie.
– Dissuasion nucléaire : du RN à Jean-Luc Mélenchon, comment ont réagi les opposants d’Emmanuel Macron ? (letelegramme.fr 2 mars 2026)
Résultat : Tout le monde, ou presque, dit amen à la Guerre.
C’est la vie… c’est comme ça… c’est dans notre nature… voilà ce qu’ON dit !
Autrement dit, la Capitulation est désormais dans toutes les têtes, ou presque. Misère misère !
(à suivre)
(suite 1 ) Les précisions de Philippe L sont d’une importance capitale. Lutter contre la propagande militariste est aussi une entreprise sémantique (sic). C’est ce que je dis moi aussi à chaque occasion, et pas seulement sur des sujets qui traitent de la guerre. Déjà, comment ne pas voir que même le mot « guerre » a été dévoyé, détourné… instrumentalisé ? Guerre économique, guerre des prix, guerre contre le Covid, guerre contre ceci et contre cela etc. Et comment ne pas voir que le langage guerrier est omniprésent ? Combats, victoires, stratégies, cibles, ennemis, alliés… de tous les côtés !
Moralité : Ne nous ne laissons pas abuser par LEURS mots ! Pensons à Orwell.
Et ne les utilisons pas sans les avoir déconstruits, déminés, désamorcés… neutralisés !
Pensons aux « dé », et la Décolonisation des imaginaires.
(à suivre)
(suite 2) Pour finir, je tiens quand même à préciser autre chose, de tout aussi CAPITAL !
À savoir l’origine de l’incendie criminel qui ronge la planète (sic Philippe L).
À savoir ce satané Système qui détruit et pollue tout, notamment nos esprits.
Et qui a absolument besoin de la Guerre. Le Capitalisme, pour ne pas le nommer.
De ça aussi j’en parle autant que je peux, comme encore dans l’article précédent (Le Japon tourne le dos au pacifisme). Et pas grand monde ne semble y prêter attention.
Comme c’est bizarre… Comme si, là encore, tout le monde, ou presque, disait amen au Capitalisme. TINA etc. Et/ou y trouvait son compte.
Bien sûr, ON pense de suite aux gros profiteurs, ceux qui se gavent de gros profits bien juteux. Et qui bien sûr en veulent toujours plus. Les marchands de canons, de saloperies en tous genres, de rêves et de bien être, de Pétrole, de Soma et de Viagra, de jeux à la con, et de gadgets tout aussi débiles, etc. etc. etc.
(à suivre)
(et fin) Pour moi, tous ceux qui font leur beurre sur la misère du monde sont des profiteurs de guerre.
Seulement je n’oublie pas les braves gens. Les pragmatiques bien-pensants, et défaitistes. Ceux qui ont capitulé, sans pour autant capitalisé. Parmi eux des pacifistes, des écologistes… avec ou sans guillemets peu importe, eux-aussi empêtrés dans leurs contradictions.
Ceux-là rêvent d’un Capitalisme Vert Pacifique, durable, équitable et tout et tout. Et se rassurent en s’accrochant à l’idée qu’ils se font du Communisme. Oh mon dieu tout mais pas ça ! Ces braves gens qui, en plus, n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux. (Brassens)