C’est l’une des singularités de notre époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge. Voici à propos d’un article de Stéphane Foucart les commentaires de personnes qui nient que le niveau de santé se dégrade à cause de nos manières de produire. Selon le dernier calcul mené par Santé publique France , 60 % des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque suffisamment connus.
Stéphane Foucart : Le backlash cancer (« retour de bâton sur le cancer ») réduit la maladie aux comportements individuels pour la dépolitiser. L’augmentation de son incidence serait principalement liée à la consommation de tabac et d’alcool et à l’allongement de l’espérance de vie. Tout le reste – les déterminants socio-économiques, la dégradation de l’environnement, les réglementations laxistes ou absentes – ne serait que distraction. Ce discours n’a pourtant de la science que l’apparat. A bien des égards, il présente de nombreuses analogies avec la campagne climatosceptique. Dans les deux cas, l’accroissement des connaissances déclenche le même genre de contre-discours, souvent porté par des personnes s’exprimant hors de leur champ d’expertise. A chaque fois est répercuté dans l’espace public un mélange de contrevérités, d’omissions et de sophismes. A droite ou à l’extrême droite, les journaux qui propagent aujourd’hui la rhétorique du « cancer backlash » sont ceux qui ont alimenté le climatoscepticisme.
Les commentaires des trumpistes sur lemonde.fr,
l’art de parler pour ne rien dire
Sambon : Quelle honte cette article
aubledur : chronique consternante de mauvaise foi … une de plus
LeontiPreis : Le Foucart du dimanche. On ne le lit plus.
lecteur assidu : La capacité d’autodérision de nos Zecolos est stupéfiante. Vous avez aimé Fessenheim, le glyphosate , le scientisme … vous allez adorer le « backlash sur les cancers » …
Catcityreader : Comme toujours chez Stéphane Foucart, la manipulation et la déformation de la connaissance scientifique passe avant la rigueur. Tout d’abord, Stéphane Foucart semble accuser certains scientifiques sur ce « Cancer backlash »: pourquoi ne pas les citer et fournir des contre-arguments ? Je ne vois qu’une hypothèse: relativiser et hiérarchiser les différents facteurs de risque du cancer ne convient pas à l’agenda écologique dogmatique de S. Foucart.
Charlieck : Il y a de nombreux oncologues et épidémiologistes, visés par Foucart, qui sont tout à fait dans leur domaine de compétence et d’expertise quand ils doutent ou discutent des informations à la Foucart dont la compétence et l’expertise ne sont pas prouvées.
Arnaud.2 : Les analyses de S.Foucard sont contestées par de nombreux scientifiques qui leur reprochent un manque de rigueur et une dérive idéologique et politique.
22/02/2026 : L’abbé Foucart dans son exercice favori, quand on ne suscite que l’indifférence dans la population, on nomme un ennemi pour essayer de justifier sa quête messianique. Or, les gens ont d’autres préoccupations, des joies, des peines, enfin une vie propre loin de tous ces circonvolutions intellectuelles de bourgeois.
Hydropente : Cet article n’a rien de scientifique mais tout d’idéologique et comme dans toute croisade, il faut désigner les hérétiques qu’il convient d’éliminer…
pm22 : La peur, il faut alimenter la peur… Peur des pesticides, des polluants éternels, du diesel, de n’importe quoi en fait. Il faut alimenter la peur. « On empoisonne nos puits », vielle ritournelle… Nous vivons dans un pays privilégié, bien mieux que nos ancêtres. Heureux comme un français au début du 21 siècle… Mais « il faut alimenter la peur »..
Saint-Thomas : Il suffit pourtant de taper « cancer facteur de risque » dans Google pour avoir des informations plus fiables que cette tribune voulant faire passer au forceps l’idée que l’environnement est responsable d’une grande partie des cancers.
Bandera : La France est l’un des grands pays développés parmi les plus protégés, les plus propres et ayant l’environnement le mieux préservé. Qu’on arrête donc de nous rabattre les oreilles avec des risques environnementaux en réalité microscopiques voire inexistants.
Face à ces trumpistes, quelques vérités
Etoiledunord : Nous produisons salement et donc nous respirons de l’air sale, mangeons des aliments sales et buvons de l’eau sale. Produire proprement devrait être une évidence, mais ce n’est pas l’avis de ceux pour qui la rentabilité et le profit restent la priorité absolue. A charge pour la sécurité sociale de réparer au mieux les dégâts. Les discours moralisateurs vont bon train ( c’est de votre faute si vous êtes malade ), aussi bien dans la population générale que chez les médecins. Je pense à cette personne de ma famille, toujours prête à distribuer ses leçons de morale, qui ne fumait pas, ne buvait pas, mangeait ses cinq fruits et légumes quotidiens, faisait son heure de marche tous les jours, et vantait son mode de vie impeccable. Jusqu’au jour où il lui a été diagnostiqué une tumeur cancéreuse. Oups. Ça calme hein ! Merci à l’auteur de l’article de remettre un peu les pendules à l’heure.
Canicule : La SCIENCE est claire : Le rapport Cancer et environnement (INSERM, 2008), qui constitue l’une des expertises collectives les plus complètes réalisées en France, souligne que des facteurs environnementaux peuvent contribuer à la genèse de certains cancers. Il met notamment en avant l’importance des expositions chroniques à faibles doses et des effets cumulés. Le rapport Pesticides et santé (INSERM, 2013, actualisé en 2021) indique que certaines expositions professionnelles sont associées à un risque accru de lymphome non hodgkinien, de myélome multiple, de leucémies, de cancer de la prostate. (pm22 ca va ?) Certaines familles de substances, comme les organochlorés, les organophosphorés et les carbamates, sont notamment étudiées dans ce cadre. Les mécanismes biologiques plausibles incluent la génotoxicité, la perturbation du système immunitaire et le stress oxydant.
Pour en savoir plus sur Stéphane Foucart grâce à ce blog, le lien :

– « C’est l’une des singularités de l’époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge. » (Stéphane Foucart)
Oui, en effet. Et d’une manière générale je dirais que les saloperies sont commises au nom de la lutte contre la Saloperie. Mais puisque ce n’est là qu’une parmi d’autres… quelles peuvent donc être les autres singularités de notre époque ? Moi je dirais la grande confusion, l’hypocrisie et le grand n’importe quoi. Et vous ?
Mon dieu… je ne cesse de le dire, mais vous n’êtes pas obligé de me croire… aujourd’hui ON ne sait plus à quoi se raccrocher. Que faut-il croire, et ne pas croire ? Et QUI faut-il croire et ne pas croire ? Comme ici… Foucart ou bien ces nouveaux négationnistes ?
Se raccrocher à une branche pourrie… quand ON n’a rien d’autre à se mettre sous la main.
Le Cancer… maladie du siècle. ON dit aussi maladie à la mode. L’air du temps quoi.
Comme la Cigarette, à une époque. Pendant des années les industriels du tabac ont utilisé des techniques marketing pour nous y rendre toustes accros.
La Clope vous donnait alors un air de vrai mec, de cow-boy, comme Lucky Luke.
Côté femmes, elle était un symbole d’émancipation, de Liberté. En plus elle leur permettait de garder la ligne. L’argument minceur, ça c’était l’argument qui tue !
Et bien sûr à l’époque le tabac ne présentait aucun danger. Comme l’amiante, et des tas d’autres merdes, comme le Glyphosate il n’y a pas si longtemps. (à suivre)
(suite 1) Aujourd’hui donc, la Clope n’est plus à la mode.
Parce que c’est notamment à cause d’Elle qui a autant de cancers.
La Clope et l’Alcool… voilà donc ce dont ON crève !
Comme quoi ON avance, ON avance. Demain, les négationnistes finiront, peut-être… par admettre que le CO2 a quelque chose à voir avec le Réchauffement.
En attendant, tout est bon pour faire du Pognon, et maintenir le Système.
Aujourd’hui ce qui est à la mode c’est le Bio. Le Green, le Vert, le Durable etc.
Et c’est comme ça qu’ON en arrive au « biohacking » :
– Le Biohacking : Le Futur de la Médecine ou Nouvelle Mode Ravageuse ?
(sante-centre.fr 21 juin 2025)
– « Si vous tombez malade, c’est presque toujours de votre responsabilité. »
(lecho.be 30 janvier 2026)
(suite 2) Je vois donc une certaine similitude entre ce fumeux «biohacking» et ce misérable «cancer backlash».
– « Avec le “cancer backlash”, les intérêts économiques prévalent toujours sur le reste »
(reporterre.net 26 janvier 2026)
Avec l’un comme avec l’autre, le Postulat veut que c’est (presque) toujours de votre responsabilité. Autrement dit, que la santé, et la longévité, ne dépendent que de comportements… individuels. Si vous chopez un cancer, et plus généralement si vous tombez malade, et si vous crevez avant d’avoir atteint l’âge «raisonnable» de 150 ans… eh ben c’est parce que vous fumez, que vous buvez, que vous ne faites pas assez de sport etc. Et finalement c’est que l’avez voulu !
Et les causes environnementales là-dedans, c’est peanuts !
Et la Loi du Pognon, n’en parlons pas ! (à suivre)
(suite 3 et fin) Ou plutôt si … parlons-en !
Que ce soit pour le tabac, l’amiante, les pesticides etc. et bien sûr le Réchauffement, notons que ces gens-là se foutent complètement de la Science. Pire, ils la combattent. Alors évidemment, les seuls scientifiques (avec ou sans « ») qui ont grâce à leurs yeux… ce sont ceux qui vont dans leur sens.
Comme les Allègre, Courtillot et Compagnie pour le climat.
Ces négationnistes ne se réfèrent donc qu’à LEUR «science», ou pseudo-science.
Et là derrière, c’est toujours le Pognon.
Tout est bon pour en gagner, toujours plus ! Comme tout est bon pour dézinguer tout ce (et tous ceux) qui entrave(nt) leur Business !
– Gros sous et marketing : Nature & Découvertes, chaîne du bien-être… et surtout des pseudo sciences (sosdiscernement.org 28/06/2023)
– « Manuela Fernández Pinto (2017) présente dans son étude agnotologique, cinq mécanismes liés à la production de l’ignorance qui sont utilisés par les industries comme stratégies centrales pour promouvoir leurs propres intérêts. Ceci a pour objectif d’affiner notre connaissance des conséquences sociales et épistémologiques issues de l’interaction entre l’industrie et la recherche scientifique. […]
Puisque la recherche guidée par des intérêts commerciaux et les pseudosciences utilisent les mêmes stratégies, il devient alors légitime de se demander ce qui les différencie »
( Les pseudosciences et la recherche guidée par des intérêts commerciaux : stratégies communes et différences – shs.hal.science – 2019 )