L’« opération militaire spéciale » a désormais duré plus longtemps que la« Grande Guerre patriotique » qui opposa l’URSS à l’Allemagne nazie de 1941 à 1945 et qui sert de référence à la propagande du Kremlin pour justifier son offensive contre le prétendu « régime fasciste » ukrainien. A la date de ce triste quatrième anniversaire de cette boucherie sans issue autre que la prolongation du désastre, quelle stratégie adopter face à cette nouvelle donne : l’enlisement. Quelle contribution conforme à nos valeurs écologistes, pouvons-nous apporter sur la position géostratégique de la France ? Quelques données préalables :
– Selon les calculs du Center for Strategic and International Studies (CSIS), au rythme actuel les pertes combinées russes et ukrainiennes pourraient atteindre 2 millions de tués, blessés et disparus d’ici le printemps 2026. Mais Vladimir Poutine sait qu’il joue son pouvoir dans ce conflit : dans ces conditions un dictateur n’a plus de limites, autrui mort ou vivant n’a que l’importance qu’il lui donne. Des millions de morts ne font pas peur à un dictateur, et même beaucoup plus puisque seul Poutine à l’usage de l’arme atomique.
– Des négociations ne servent à rien face à un dictateur, il y en a déjà eu plusieurs sans résultat. Vladimir Poutine conserve des exigences territoriales maximalistes et refuse la présence de troupes occidentales en Ukraine pour garantir la paix. On n’a donné aucun rôle à l’OSCE. En 2026, le président en exercice de l’OSCE, le ministre suisse Ignazio Cassis, prévoit seulement des visites à Kiev et Moscou pour favoriser des négociations directes entre Kiev.
– L’OTAN ne peut jouer de rôle puisque l’Ukraine n’en ait pas membre et que Trump se refuse à utiliser ce levier. De toute façon la position des écologistes devrait être la suppression de l’OTAN qui n’a plus d’utilité depuis la fin du pacte de Varsovie.
Les écologistes doivent présenter une idée de rupture totale avec les dysfonctionnements actuels, sinon ils ne servent à rien. L’orientation actuelle du parti « Les Écologistes » en est le signe, on s’est aligné sur le réarmement militaire voulu par Macron ! Nous rappelons le point essentiel du projet français pour la paix de Michel Sourrouille.
Mettons l’armée française sous couleurs de l’ONU
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été fondée en 1945 après la Seconde Guerre mondiale dans le but de préserver la paix et la sécurité internationales. Cet objectif est intégré dans la Charte des Nations Unies : « Nous, Peuples des Nations Unies, Résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances. » Cette Charte stipule que les États doivent résoudre leurs différends de manière pacifique et s’abstenir d’utiliser la force. Si tel n’est pas le cas, le Conseil de sécurité peut intervenir. Mais l’ONU, en tant qu’organisation mondiale en charge de la gestion des conflits et du maintien de la paix, est une structure fragile. En 2024, plus de 2700 milliards de dollars ont été dépensés pour les armes à l’échelle mondiale, à comparer aux 5,4 milliards de dollars de l’ONU pour ses opérations de maintien de la paix, soit 500 fois moins. Les Casques bleus sont constitués principalement de militaires prêtés par des pays membres de l’ONU. La France, en confiant ses forces armées à l’ONU pour le maintien de la paix, ferait basculer nos forces armées d’une préparation dédiée à la guerre vers une simple force d’interposition. Qui attaquerait la France alors qu’elle se positionne dans l’orbite des Nations unies ?
=> Mettons l’intégralité de nos forces armées sous l’autorité de l’ONU
=> L’armée française devient un élément important d’une gendarmerie internationale

J’ai assisté au début de l’allocution de Trump. Ce n’était qu’une succession d’applaudissements debout. En fait, il ne manquait que les mains levées pour saluer les propos dithyrambiques de leur guide suprême. On aurait alors crû assister au congrès de n’importe quelle dictature ordinaire ….
Avec ça, l’Ukraine est mal partie, oubliée par Trump car inutile pour SA Grandeur !
suite de mon message initial …
Maintenant qu’elle est là les deux seuls moyens de l’arrêter c’est soit qu’un des deux camps gagne (et c’est mal parti …) soit de permettre aux DEUX camps d’arrêter sans perdre la face (hé oui sinon les négociations ne marcheront jamais, même avec un guignol comme Trump)
alors arrêtons de diaboliser l’un des camps, essayons de comprendre ce que veulent réellement chacune des parties et donnons un coup de pouce financier pour aider
Ce n’est pas en répétant qu’il y a un bon d’un coté qui se défend de son plein droit et un méchant agresseur de l’autre qu’on arrivera à la paix
de toutes façons une guerre ça se fait à deux (ou plus d’ailleurs) et ça n’existe que si les deux parties veulent en découdre (quelles que soient leurs raisons bonnes ou mauvaises, pour moi ces raisons ne justifient JAMAIS d’en venir aux armes)
Modérateur à Rémi
Le serveur met en « indésirable » certains des messages sans qu’on sache pourquoi. Inutile de les répéter, la modération (bénévole) récupère votre message quand elle consulte le blog.
pourquoi dire que les négociations ne servent à rien face à un dictateur ?
dictateur ne veut pas dire abruti complet, dans notre société actuelle il faut même être assez fin je pense pour se maintenir quand on est dictateur (voir le président Chinois par exemple)
Cette guerre il aurait fallu l’empêcher de commencer et on en avait les moyens
Je pense que vous serez d’accord pour dire que ça ne sert à rien de discuter avec un fou. Un cinglé, un grand malade, un abruti complet ou tout ce vous voudrez.
Oui, il eût mieux valu que cette guerre n’ait jamais commencée.
Quant à dire comment ON (qui exactement ?) aurait pu l’empêcher… alors là !
si on traite la personne de « fou, cinglé, grand malade, abruti complet » oui ça ne sert à rien de discuter (*)
Comment on aurait pu empêcher la guerre ? :
– en forçant les parties à négocier,
– en évitant de soutenir l’Ukraine (on (les américains surtout) a pousser l’Ukraine à jouer les gros bras avec la Russie)
– en évitant de provoquer la Russie en poussant l’Ukraine à se rapprocher de l’Europe
– …
j’ai publié une suite à ma réponse mais elle ne passe pas …, :
(*) Trump a bien réussi à parler à Kim Jung un et négocier avec lui
Je ne vois pas trop comment ON pourrait FORCER des gens qui se détestent à négocier. Ne serait-ce qu’à discuter, s’écouter, encore moins à se serrer la main.
Leur mettre à chacun un pétard sur la tête… pas très politiquement correct comme méthode… mais bon.
Les grands malades n’en font qu’à leur tête, et se foutent complètement de ce que peuvent leur dire les toubibs (les gens qui ont encore toute leur tête).
De plus si quelqu’un dit ou fait quelque chose qui les défrise (qui ne va pas dans leur sens), de suite il devient à leurs yeux un ennemi qui « mérite la mort ».
C’est ainsi que durant des années Trump et Kim Jong Un n’ont fait qu’échanger insultes personnelles et menaces de frappes militaires (nucléaires).
Plus fou que moi tu meurs ! Pour finalement se serrer la main… et devenir copains comme cochons. Tant que ça dure ! (à suivre)
(suite) Les histoires d’A finissent mal en général. Surtout ce genre d’histoires.
L’Histoire en regorge, de trahisons, de pactes rompus, de coups tordus et de coups de poignards dans le dos.
Regardez ce qu’est devenu le si « joli » couple Elon-Donald … Là aussi, plus fou que moi tu meurs ! Et si encore nous avions qu’affaire qu’à ces deux-là …
Seulement combien sont-ils, ces grands malades !!??
Abrutis complets si vous préférez. 😉
* Pour avoir insulté Kim Jong-Un, Trump « mérite la mort »
(parismatch.com 15/11/2017 )
Dans son discours de l’état de l’Union, Trump traite les démocrates de « fous voulant détruire le pays ». C’est à cela qu’on reconnaît les fous, ils croient que les autres sont fous. Trump en plus dit que c’est lui le meilleur, alors qu’il mène la planète et son pays au désastre.
Plus que jamais, Donald Trump est enfermé dans une galerie des glaces dont chacune lui renvoie un reflet faussement flatteur. Toute perturbation de cette félicité est considérée comme un acte hostile et illégitime.
Les dictatures qu’elles soient en Russie, en Iran ou en Corée du Nord, dévorent leurs peuples pour maintenir leur pouvoir. Seule la terreur qu’elles imposent à leurs populations leur permet de perdurer. Poutine finira-t-il comme Staline dans son lit, j’en doute. Plutôt comme Mussolini pendu à un crochet. Aura-t-il un héritier pour perpétuer son entreprise criminelle ? Sa population se révoltera-t-elle un jour comme en Iran ? Les USA post-midterms changeront-ils la donne? L’avenir le dira, mais je sais de source sûre que le pouvoir du dictateur s’arrête par définition dès le moment de sa mort.
Les dictateurs finissent généralement comme ils ont vécus. Mal !
– Dictateurs célèbres : comment sont-ils morts ? (quebecblogue.com)
Pour en tirer une quelconque leçon, notamment pour le futur… je pense qu’il faudrait peut-être attendre qu’elle soit finie, cette put’ de guerre.
En attendant, ON peut bien sûr en tirer déjà quelques unes, leçons. La première c’est que nous ne sommes jamais à l’abri de rien. Même de la guerre. Et même avec de superbes traités, accords, pactes de non agression et autres papelards dont ON voit finalement comment certains s’en torchent. La seconde c’est qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Qui eût cru que l’Ukraine résisterait 4 ans ? Et que ce petit pays serait capable de frapper sur le sol russe, et de causer autant de dommage à cette armée que tout le monde pensait largement supérieure.
Mais rien que ça, finalement, nous devrions déjà le savoir, non ? Comme qu’il est totalement inutile de discuter avec un fou, surtout si c’est un dictateur. Bref, du coup ce ne sont donc même pas de véritables leçons. Ou alors des leçons de rattrapage pour les nuls.
La mobilisation générale pourrait déclencher la panique en Russie. Alors comme Poutine peut-il envoyer au front toujours plus de chair à canon ? D’un côté, des primes et des prestations sociales pour les familles des « morts pour Poutine ». Les abrutis des villages se retrouvent au front, sans même d’entraînement. Ils survivent un mois ou deux. De l’autre côté,de plus en plus d’enrôlements forcés. Les autorités ciblent les personnes vulnérables, facilement manipulables. Envoi au massacre de patients séjournant dans les hôpitaux psychiatriques. Affluent désormais toutes sortes de rebuts, alcooliques, toxicomanes, sans-abris. Cerise sur le gâteau, plus les recrutés sont vulnérables, plus les recruteurs s’arrangent pour empocher une partie de l’argent versé par les contribuables russes.
Moralité : Poutine est en train de perdre la guerre…
En mettant hors de combat 1000 à 1100 soldats russes/ jour, soit 30 à 35 000 /mois, ce que recrute péniblement les enrôleurs russes, les Ukrainiens gagnent la bataille du recrutement. Poutine s’acharne à envoyer à l’assaut de jeunes recrues pour gagner du terrain. Les Russes meurent par milliers en voulant avancer à tous prix. Les Ukrainiens ont de vieilles troupes aguerries. Ils ont déserté les premières lignes et le champ de bataille est un no-man’s land survolé pardes drones avec lesquels rien ne survit.
En effet, et ce serait peut-être la première leçon à tirer de cette guerre.
D’ailleurs même les grands stratèges le disent :
– « En l’espace de quatre ans, les drones ont pris une importance majeure dans ce conflit, au point que plusieurs milliers sont aujourd’hui employés chaque jour par les deux belligérants. Trois experts en détaillent pour l’IHEDN les différents usages, l’impact et les leçons à tirer pour les armées occidentales.» (Ukraine–Russie : quand la guerre des drones redéfinit le champ de bataille – ihedn.fr 19 février 2026)