Un monde déjà surpeuplé dans les années 1970

Un article du 20 juillet 2020 compile ce qu’il croit être des agressions contre le courant malthusien. Les citations qui émaillent ce pamphlet méritent d’être connues, à chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent  :

« Les riches semblent disposer d’un mystérieux engin appelé eudémomètre, appareil qui permettrait de mesurer le bonheur ; leur appréciation est en fait basée sur les statistiques relatives au revenu. À partir de là, les riches estiment que la vie des pauvres n’a pas de sens parce qu’ils ont un faible revenu ; il faut donc – disent-ils – empêcher les pauvres d’avoir des enfants. La vie des pauvres vaudrait la peine si ces pauvres avaient accès au plaisir et à la richesse qui y ouvre la voie ».  (le père Michel Schooyans, professeur à l’Université catholique de Louvain in Tribune médicale en 1970)

« De nouvelles définitions légales de la vie et de la mort sont nécessaires si l’on ne veut pas que l’explosion démographique pose un problème de qualité autant que de quantité. Par exemple, on pourrait envisager une nouvelle définition légale de la naissance, en repoussant la date de deux jours après la délivrance. Cela permettrait d’examiner les nouveau-nés qui ne sont pas des êtres humains au vrai sens du terme et d’administrer l’euthanasie à ceux qui sont nés avec une difformité, quelle qu’elle soit. » (Francis Crick, prix Nobel de médecine 1962 in Tribune médicale en 1970)

« Le contrôle de la natalité apparaît comme un substitut au développement économique et au changement social. Il est clair que le problème concerne les pauvres, car c’est eux qui se reproduisent le plus au niveau international, avec les pays sous-développés, et au niveau national, avec les classes marginales. Les riches internationaux et nationaux qui forment une même classe, n’ont pas de problème démographique. Ils ont le problème de conserver leurs privilèges dans un monde où la multiplication des pauvres menace l’existence de l’ordre établi ». (1974, E. S. Calderon)

« Au 31 décembre 1974, 80 millions de convives supplémentaires chercheront au “banquet de la vie” au moins un tabouret à défaut d’une bonne place où recueillir quelques miettes. Ces nouveaux venus ne sont pas toujours les bienvenus. (…) Le Niger, Haïti, l’Inde ou le Congo accroissent chaque année la population du monde de quelques millions de misérables qui n’auront pas assez de nuits pour maudire le jour qui les a vus naître. L’espérance de vie ne se chiffre pas seulement en quantité mais en qualité. (…) Les riches, au contraire, ont depuis longtemps appliqué volontairement une politique de restriction des naissances. Ils n’en partagent pas pour autant leurs richesses. Mais, après tout, au nom de quelle justice ? On ne voit pas pourquoi les parents des uns trinqueraient pour les enfants des autres ». (Dominique Jame lors de la Conférence mondiale de la Population à Bucarest, 19 au 30 août 1974)

« Si le législateur refusait au médecin les moyens légaux de remplir sa tâche, toute sa tâche, la marée démographique ne pourrait être endiguée. Il doit être aussi bien compris que l’œuvre ne devra pas être circonscrite à tel ou tel pays hautement développé. Le problème démographique doit être également résolu dans les pays sous-développés. Sans doute les moyens d’application devront-ils varier. (…) Mais leur généralisation est d’autant plus indispensable que les pays sous-développés sont justement ceux où le taux de natalité est le plus élevé. »  (Jean Corneloup le 9 mars 1974, colloque organisé par le Grand Orient de France sur le thème « Avortement, contraception, la parole est aux femmes »)

« La société moderne, par une meilleure connaissance de tous les domaines de la santé, a fait disparaître la sélection naturelle. On peut penser que sans freins, cette société moderne sera un jour capable de faire “vivre” définitivement les individus la composant. Mais alors se pose un problème social, conséquence lui-même d’un problème économique. Déjà les économistes estiment trop lourdes les charges financières de santé : jusqu’au point de devenir insupportables à la société. Dans ces circonstances, l’homme est appelé à faire des choix, choix ô combien difficiles ou souvent cruels ! entre les sommes que l’on pourra consacrer au maintien de la vie et celles nécessaires aux conditions de la vie. Sachant qu’il est utopique de pouvoir laisser vivre à n’importe quel prix chaque individu, sera-t-il moral de consacrer des sommes considérables à vouloir faire naître des monstres, alors que ces mêmes sommes auraient permis de soigner et de guérir de nombreux enfants “pleinement humains” ? ».  (Claude Peyret, catholique, médecin et député gaulliste, 1974)

« Le contrôle de la population est nécessaire pour maintenir l’activité normale des intérêts commerciaux américains dans le monde entier. Sans notre effort pour aider les pays dans leur développement économique et social, le monde se révolterait contre la forte présence commerciale des Etats-Unis. L’intérêt propre est un impératif. Si l’explosion démographique se poursuit sans qu’on la brise, cela causerait des situations économiques si terribles que des révolutions s’ensuivraient. Et les révolutions sont rarement bénéfiques aux intérêts des Etats-Unis ». (Jeremy Campbell, directeur du bureau américain de la population, 1977)

Conseil de lecture : « Arrêtons de faire des gosses (comment la surpopulation nous mène à notre ruine) » de Michel Sourrouille aux éditions Kiwi (collection lanceurs d’alerte)

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2 réflexions sur “Un monde déjà surpeuplé dans les années 1970”

  1. Merci Biosphère de nous faire connaître cet article, qui en effet mérite d’être connu, et qui renvoie à une série d’autres articles tout aussi intéressants.

    – « Un article du 20 juillet 2020 compile ce qu’il croit être […] à chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent».
    Je trouve assez drôle la façon de présenter cet article. Comment pourrions-nous (nous les quatre pelés) tirer les conclusions qui s’imposent (par qui ?)… si Biosphère ne nous dit pas clairement ce qu’il faut en penser de ces principes («plus que jamais d’actualité») sensés animer le courant néo-malthusien ?
    Personnellement je connaissais déjà les liens entre le malthusianisme et l’eugénisme, comme avec le racisme et le fascisme. Maintenant je me mets à la place d’un malthusien, ou d’un dénataliste… que pourrais-je bien opposer à cette argumentation ?
    C’est un drôle de piège qui leur est tendu là, non ?

    1. Complément de lecture : EUGÉNISME, ÉCOLOGIE ET MALTHUSIANISME, LE COMPLOT FASCISTE DES BÉBÉS
      Extrait :
      – « Ce petit monde a ainsi reconstitué, sans s’en rendre compte, le schéma du début du siècle. D’un côté, les opposants catholiques rétrogrades ; de l’autre, les généticiens et leurs partisans progressistes (en général antipapistes), à qui s’ajoute en douce les théoriciens du nazisme, eux aussi partisans de l’eugénisme. Le tout laminant ceux qui essayent de faire entendre la voix de la raison. »
      https://zoidberginfo.wordpress.com/2013/08/20/eugenisme-ecologie-et-malthusianisme-le-complot-fasciste-des-bebes/

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