Un référendum contre la dissuasion nucléaire

Aux racines de la guerre et du chaos actuel, il y a le non-respect de leurs obligations par les États dotés d’armes nucléaires – dont la France. Ils n’ont jamais entamé les négociations prévues depuis 1970 par l’Article VI du TNP en vue d’aboutir à un monde sans armes nucléaires ni radioactives, par un désarmement multilatéral planifié, progressif, intégral, universel et strictement contrôlé.

UN RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVES (résumé)

1. Tensions internationales :  Jamais depuis 1945 nous n’avons été aussi près de l’Apocalypse nucléaire. Il existe aujourd’hui plus de 12 000 armes nucléaires, dont près de 4000 « déployées », prêtes à partir et exploser à tout moment. Chacune est en moyenne dix fois plus puissante que celle d’Hiroshima qui fit au moins 200 000 morts.

2. Une dissuasion sans effet. Elle n’empêche pas les guerres dites « conventionnelles ». La possession de l’arme suscite l’arrogance de certains de ses détenteurs et les incite à piétiner le droit international, comme MM. Poutine en Ukraine, Netanyahou au Proche-Orient, ou Trump un peu partout.

3. Une arme écocidaire : Elle est la pire menace pesant sur le Vivant

4. Un crime contre l’humanité : « Tout État qui emploie des armes nucléaires et thermo-nucléaires doit être considéré comme violant la Charte des Nations Unies, agissant au mépris des lois de l’Humanité et commettant un crime contre l’Humanité et la civilisation » (Résolution de l’ONU 1653 XVI du 24 novembre 1961).

5. Une obligation légale de désarmement. Cette obligation est inscrite dans l’article VI du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), auquel la France a adhéré en 1992, et concerne tous les États Dotés d’Armes Nucléaires qui en sont parties.

6. Le TNP bafoué : Dotés d’armes nucléaires et parties au TNP, les cinq États membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France, ne se sont jamais réunis pour mettre en œuvre son article VI

7. Un suicide collectif : Employée par un État contre un autre État nucléaire, l’arme nucléaire est suicidaire. Le président Valery Giscard d’Estaing aurait préféré l’occupation de la France à sa destruction atomique assurée. Mais quelle serait la décision d’un Emmanuel Macron ? Nul n’en sait rien. 

8. Un scandale démocratique : Le choix d’employer l’arme est fait par le Chef ou la Cheffe de l’Etat, qui devra le décider en un quart d’heure. Il ou elle pourra alors prononcer la dissolution, non du Parlement, mais du pays et de sa population. Le tout au nom de la défense de« nos intérêts vitaux » !

9. Un scandale juridique :  La loi française prévoit depuis 2010 l’impunité pour l’anthropocide pourvu que cet « ‘acte nécessaire à l’exercice par la France de son droit de légitime défense » soit commis par elle « en usant de l’arme nucléaire ou de toute autre arme dont l’utilisation n’est pas prohibée par une convention internationale à laquelle la France est partie » !

10. La France, boutefeu nucléaire. Les stratèges se gardent bien de le dire, mais « l’ultime avertissement » sera, en réalité et par définition, une frappe nucléaire en premier. Si c’était un emploi en second (en riposte), il arriverait trop tard et ne serait plus un avertissement, mais un acte de vengeance.

11. Désarmer, oui, mais comment ? Avant d’envisager un désarmement unilatéral de la France – qui laisserait 97 % des armes nucléaires existantes subsister et menacer la planète – il faut donc tenter ce qui n’a encore jamais été tenté : enclencher le désarmement nucléaire multilatéral que le droit international exige depuis des décennies sans jamais l’obtenir.

Le peuple français est le seul acteur capable de forcer ses dirigeants à en prendre l’initiative par un référendum d’initiative partagée, qui peut être obtenu dès que 185 parlementaires sur 925 en auront fait la demande.

5 réflexions sur “Un référendum contre la dissuasion nucléaire”

  1. Michel C est POUR

    – « Le 5 juin 2019, la Proposition de Loi visant à organiser un Référendum d’Initiative Partagée sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires et radioactives a fait l’objet d’une présentation à l’Assemblée nationale. […] Une telle initiative reçoit d’ores et déjà, d’après plusieurs sondages, le soutien massif de la population française. […] La collecte des signatures parlementaires se poursuit, […] » (Assemblée nationale : un R.I.P. pour abolir les armes nucléaires et radioactives ! acdn.net 6 juin 2019)

    – Nucléaire : « Un référendum pour abolir les armes nucléaires et radioactives »
    (Le MONDE 14 février 2020)
    – Choisir entre l’enfer et la raison – Un Référendum pour en finir avec la terreur nucléaire (petitions.assemblee-nationale.fr 12/09/2025)

    28 mars 2026 : Où en est-ON… de ces pétitions ?
    Et de ce référendum… CONTRE la dissuasion nucléaire.
    En tous cas moi je ne suis pas CONTRE. Même que je suis POUR.
    À fond et à 100%, POUR un référendum !

    1. Vieil anar aussi

      Toutefois, peut-être faudrait-il commencer par faire un référendum… pour mesurer combien sont POUR et combien sont CONTRE, ce référendum.
      Mais vu que toute cette organisation, les campagnes, toute cette paperasse etc. etc. ça coûte cher au con tribuable, comme toute élection… alors par pur souci d’économies, le mieux serait peut-être… un méga Référendum. Lors duquel le Citoyen, parce qu’il le veau bien, pourrait se prononcer sur une multitude de sujets sensés le con cerner.
      La dissuasion nucléaire, le nombre d’ogives, de sous-marins, de porte-avions, de EPR, l’âge de la retraite, le salaire min, le salaire Max, l’IVV, pour toustes ou seulement pour les fatigués, comme moi, les Jeux à abolir, ou pas, la Pub et j’en passe.
      Soit à peine quelques centaines de petites questions, toutes simples, comme lui, en face desquelles le Citoyen n’aurait qu’à cocher OUI ou NON. Si ce n’est POUR ou CONTRE.
      À voté, hi-han !

      1. Parti d’en rire idem u

        Et là, enfin… ON saurait exactement combien sont POUR et combien sont CONTRE, tel ou tel référendum. Ce qui serait une sacrée avancée ! Parce que là, au moins, ON saurait si ça vaut le coup ou pas, de l’organiser ce foutu référendum.
        Quoique… avec seulement 15 ou 20% de POUR la question se pose.
        Pas de problème, si ce n’est que ça, yaka mettre cette question dans la liste initiale. Tout bonnement. Et même avec le plus large choix possible.
        Oui oui c’est possible ! Et pour dépouiller et interpréter tout ça… le taux de participation, les POUR, les CONTRE, les indécis, les NULS, les blancs et j’en passe… et même pour commenter, eh ben yaka déléguer à l’IA. Tout connement ! Le seul petit problème, c’est que ça serait un peu long. Bonjour la queue pour voter. Hi-han !
        Mais non, plus c’est long plus c’est bon !

  2. Dans sa Tribune au Monde du 15 janvier 2026, Marine Tondelier : écrit « La France doit envisager l’extension de sa garantie de sécurité nucléaire de dernier recours sans partager la décision finale. Elle doit aussi conduire avec ses alliés un mouvement de désarmement global pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive. » 

    Ces deux propositions sont incompatibles. Sauf en novlangue, pérenniser nos armes nucléaires, ce n’est pas désarmer; étendre à tout un continent la menace de leur emploi, ce n’est pas « prévenir la prolifération des armes de destruction massive ». Offrir à nos alliés une « garantie de sécurité nucléaire de dernier recours » – la décision finale demeurant l’apanage du chef de l’Etat français, c’est absurde.

    1. Que voulez-vous, c’est comme ça. Et ON n’est plus à une contradiction près.
      Dites-vous que la Bombe c’est la Sécurité. Et même que c’est le Respect !
      Aujourd’hui pour être respecté il faut en avoir une bien grosse.
      Et si maintenant les femmes aussi le disent, alors que voulez-vous y faire ?
      Espérons seulement qu’elle soit bien grosse et très respectueuse.
      De l’environnement, bien sûr.

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