l’empreinte carbone des voitures électriques

Les constructeurs automobiles européens ne veulent plus mesurer les émissions de carbone au pot d’échappement, ce qui favorise les voitures électriques, mais l’empreinte carbone d’un véhicule sur l’ensemble de son cycle de vie, « du berceau à la tombe » (from cradle to grave ). C’est ce que fait le Conseil international pour des transports propres qui estime que les voitures électriques à batterie produisent 73 % moins d’émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de leur cycle de vie que leurs homologues à essence, même si l’on tient compte de leur production qui émet 40 % de CO₂ de plus que la production d’un modèle diesel ou essence. Ces progrès sont largement dus au déploiement rapide de l’électricité renouvelable sur tout le continent et à la plus grande efficacité énergétique des voitures électriques à batterie. Les voitures à essence ou diesel émettent environ 235 grammes de CO₂ par kilomètre sur toute la durée du cycle de vie, selon l’ICCT, les hybrides 188 grammes par kilomètre, les hybrides rechargeables 163. Les « wattures » entièrement électriques à batterie sont à 63 grammes par kilomètre.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/07/20/voitures-electriques-deux-etudes-confirment-qu-elles-polluent-beaucoup-moins-que-les-vehicules-thermiques_6622330_3234.html

Le point de vue des écologistes

Une voiture électrique ne fonctionne pas du tout à l’électricité. L’électricité n’est que le trait d’union entre des sources d’énergies très très majoritairement polluantes (Atome Charbon Pétrole) et le fonctionnement de son moteur. Le tout électrique va demander une impossible production d’énergie. Certes le gaz ne s’échappera plus des voitures, mais la situation elle, va nous échapper complètement.

L’écologie politique devrait montrer que la situation actuelle exige une rupture totale avec le système croissanciste. Il faut envisager pour chaque chose la généralisation dans l’espace et le long terme. En 2024, les experts estiment qu’il y aurait déjà environ 1,5 milliard de voitures dans le monde. Il est physiquement impossible d’électrifier ce parc automobile gigantesque. L’écologie politique devrait nous préparer au dévoiturage, l’abandon du véhicule individuel. C’est une nécessité avec l’augmentation prévisible du prix de l’énergie et les effets du réchauffement climatique.

Le retour des transports collectifs, le vélo et surtout la marche à pied sont les prémices de l’abandon de la voiture, qu’elle soit électrique ou thermique. Cela implique une déconstruction de nos pratiques actuelles. Il faut un rapprochement des lieux de vie, de travail et de loisirs. Il faut relocaliser les commerces, les marchandises doivent être disponibles sur place comme cela se faisait autrefois dans les villages, avec moins de choix mais de la qualité. Etc.

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Électrique ou thermique, NON aux voitures (février 2024)

extraits : La voiture électrique est extrêmement polluante dans sa fabrication (batterie et tous les composants numériques), il n’existe à ce jour aucun procédé de recyclage de tous ces éléments (terres rares etc) et l’Europe est totalement dépendante de l’Asie pour son approvisionnement…..

Voiture électrique, une fausse bonne idée (mars 2023)

extraits : La « watture » (contraction de watt et de voiture) traverse une mauvaise passe, « l’illusion électrique . Rien dans l’article de Jean-Michel Normand sur les problèmes de la production d’électricité, une source d’énergie qu’il nous faut fabriquer contrairement aux énergies fossiles. Cela fait penser à tous les plans foireux du type « avion supersonique », on se lance parce que c’est à la mode et techniquement réalisable. Mais on ne considère ni l’état de la demande future, ni le coût financier et écologique, ni la possibilité de produire suffisamment d’électricité de manière renouvelable pour un véhicule à la disposition de chaque ménage. On a une pensée hors sol, motivée par des considérations politiques et certainement pas écologiques. 

La voiture électrique, une imposture avérée (février 2022)

extraits : En tournant la page des énergies fossiles, certains ont cru que l’économie finirait par devenir un chemin tapi de pétales de roses, enfin débarrassé du carbone, de la dépendance aux matières premières et des troubles sociopolitiques. Les protestations serbes contre un projet d’extraction de lithium ont le mérite de nous faire prendre conscience que l’avenir s’annonce beaucoup plus compliqué.Si l’eau et la nourriture sont souillées par l’extraction du lithium, indispensable à la fabrication des batteries, cela amène à réévaluer le coût réel du basculement vers la mobilité durable. Il est enfin temps de se demander s’il y aura de quoi fabriquer les dizaines de millions de batteries nécessaires à cette gigantesque transition. La demande des métaux nécessaires à la fabrication des batteries devrait augmenter de plus de 1 000 % d’ici à 2050. De plus l’UE est dépendante sur la quasi-totalité de son approvisionnement en métaux rares….

Tout savoir sur la voiture électrique (octobre 2021)

extraits : Le transport routier en France représente une consommation d’énergie avoisinant les 450 TWh/an. La production électrique en France est d’environ 525 Twh/an. Le doublement de la capacité de production électrique en France étant difficilement envisageable dans les 15 ans, il semblerait que la proposition politique (politicienne) consistant à laisser croire en creux que l’ensemble des véhicules thermiques seront à terme remplacés par des véhicules électriques est illusoire….

Voiture électrique, le piège du cobalt (février 2021)

extraits : La valeur du lithium et du cobalt, mais aussi du nickel, les trois composants de base d’une batterie moderne, pourrait rapidement doubler. Ces matières premières constituent plus de 50 % du prix d’une batterie, qui elle-même représente 40 % du coût d’une automobile électrique. Le prix du cobalt ne peut que grimper, la demande devrait être multipliée par 20 d’ici à 2040. Or, les mines existantes ou en projet ne représentent que la moitié des besoins futurs. Même chose pour le lithium. Dernier point, la production de cobalt est concentrée aux deux tiers en République démocratique du Congo, État impuissant et corrompu, et dont 20 % au moins de ses exploitations sont « artisanales », sans aucune protection….

Voiture électrique pour tous, faut pas rêver (juillet 2019)

extraits : Franchement vous vous voyez faire la queue à la prise électrique pour recharger pendant 1/2 heure votre voiture sur une aire d’autoroute le 1er Août ? Vous vous voyez réclamer à corps et à cris la construction de nombreuses centrales nucléaires du type EPR ? Vous vous voyez continuer à être complètement dépendant de la voiture pour faire vos courses ?….

8 réflexions sur “l’empreinte carbone des voitures électriques”

  1. pour éviter la pollution des villes il faudrait que rapidement toutes les 2ème voitures soient électriques, ainsi que les scooters et voitures sans permis qui quand ils sont thermiques ont un rendement encore plus faible et polluent donc encore plus (les autos à moteur de tondeuse comme je les appellent)
    pour les premières voitures on a plus le temps, il faut changer le comportement, ne pas reproduire l’usage qu’on a d’une thermique et donc avoir une électrique avec une batterie de capacité raisonnable et accepter de s’arrêter toutes les 2 heures pour recharger (c’est d’ailleurs ce qui est recommandé par la prévention routière )

    je suis passé à l’électrique et je ne reviendrai pas au thermique, j’ai un peu changé mon usage (déjà j’aimais bien m’arrêter sur la route et ne pas faire un long trajet d’une traite, je le fait juste un peu plus), et mon porte monnaie est bien content

    1. Vous auriez pu dire jamais, mais vous dites que vous ne reviendrez pas… au thermique.
      Vous avez raison, il ne faut jamais dire jamais.
      Qui sait… peut-être un jour prochain serez-vous bien content, et peut-être fier, de rouler dans une petite auto à moteur de tondeuse (à gazon je suppose).
      À moins que vous préfériez la traction animale. Dans ce cas le cheval c’est le Top.
      Deux c’est mieux, et c’est déjà pas mal. Et avec quatre là ON peut être fier.
      Sinon il y a les bœufs, et de ça ON n’en manque pas. Le gros problème des bœufs, c’est qu’ils vont moins vite. Mais ça tombe bien, vous n’êtes pas pressé.

  2. pas d’accord
    le gros problème de la voiture thermique c’est le rendement de son moteur qui est de 30% on arrivera peut-être à 40% là où un moteur électrique a un rendement de 90%
    ce mauvais rendement entraine de la pollution qui plus est dans les villes où des véhicules thermiques sont utilisés
    sur la consommation totale d’électricité nécessaire, il faut tenir compte de la transition, une auto dure en moyenne 15 ans, ce sera plus avec les autos électriques (les nouvelles batteries permettent déjà 1 million de kms) donc même si en 2035 on ne vends plus d’autos thermiques en Europe il faudra 15 ans de plus pour que les thermiques disparaissent, on a donc largement le temps d’augmenter la production d’électricité

    1. Pas d’accord.
      Le gros problème de la Voiture (thermique, électrique ou hybride peu importe) c’est qu’elle est beaucoup trop grosse, et trop compliquée. Et surtout beaucoup trop à la mode.
      Trop grosse, trop lourde, trop puissante, trop rapide… bourrée de gadgets aussi inutiles qu’énergivores. Et trop à la mode parce que tous les ans elle se doit d’en rajouter, toujours plus. Et de changer de look. Et ce juste pour être dans le vent (l’ambition d’une feuille morte), pour faire comme les autres (hi-han !)
      Voire mieux, c’est à dire plus, toujours plus, Compétition oblige. (ON en crève !)
      Combien d’énergie, et de matières, et de temps, d’argent… sont ainsi gaspillés pour RIEN ?
      Combien de kilomètres parcourus chaque jour en Bagnole (thermique, électrique ou hybride peu importe) pour se rendre au bureau ou à l’usine, pour dessiner ou fabriquer la nouvelle calandre, les nouveaux phares de la prochaine R4 , R5 ou X6 peu importe ? (à suivre)

      1. (suite) Sans parler de tous ceux (les km et les pollutions qui vont avec) pour se rendre à la salle de gym pour pédaler sur un vélo immobile… et/ou pour aller acheter le pain à 200m… amener les gosses à la danse ou au cheval, etc. etc.
        Et tous ceux pour trimballer toutes sortes de marchandises à droite et à gauche.
        Bref, combien de jobs et d’activités, en tous genres… non seulement inutiles mais néfastes ? Et quel est leur Bilan Carbone ?

        Commençons par réfléchir à tout ça, et après ON verra s‘il y a lieu, ou pas… d’en rajouter à la production d’électricité (nucléaire je suppose).

  3. Oui enfin, les gens préféreront une voiture électrique que pas de voiture du tout ! D’autant que les très UmPs socialo-communistes vont encore dilapider l’argent public au profit des boomers ! Pour preuve, sur Figaro (et tous les autres journaux, donc c’est officiel),cette semaine article intitulé : « Le gouvernement annonce une prime de 1000 euros pour l’achat d’une voiture électrique avec une batterie européenne ». Voilà, les gens qui travaillent et ne parviennent plus à joindre les deux bouts, vont se faire taxer et augmenter les impôts pour que les boomers à la retraite se payent une voiture électrique avec l’argent des contribuables. A lire sur Figaro et autres journaux article intitulé : « Tesla, Citroën, Volkswagen: quel âge ont les acheteurs de voitures neuves? »… Moyenne d’âge toutes marques confondues = 54 ans !

    1. Boomer esprit critique

      T’en connais beaucoup, Toi, des boomers de 54 ans ?
      Bon d’accord, tu diras que 54 c’est une moyenne, et que dans les acheteurs de voitures neuves il y a des boomers.
      Salauds de vieux va ! TOUS pétés de thunes, alors qu’ils n’ont rien foutu de toute leur vie, à part saloper la planète. Faudrait TOUS les tuer, na !
      Combien de fois faudra t-il que je répète que le temps ne fait rien à l’affaire !!???
      (à suivre)

      1. En attendant, le retour de la voiture hippomobile, heureusement qu’il y a des boomers qui n’ont pas de soucis avec leur banquier, sans pour autant rouler sur l’or.
        Et qui peuvent donc aider leur gosses, ou leurs petits enfants, ne serait-ce qu’en leur donnant la « vieille » bagnole. Et en leur payant l’assurance, l’entretien etc.
        En attendant bien sûr que les jeunes terminent leurs études, décrochent un super job, et aient enfin les moyens de s’acheter le dernier SUV de chez Tesla, Citroën ou Volkswagen. Et tout le reste bien sûr. Tout ce qui « va bien », pour sauver la planète évidemment. N’empêche que sans les boomers, sans cette aide intergénérationnelle, il y a un bon moment que tout aurait pété.

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