Avec le pétrole, on fait comme si les réserves étaient inépuisable alors qu’elles sont non renouvelables et limitées. En brûlant le pétrole, on fait comme si on ne savait pas qu’il faut limiter les émissions de gaz à effet de serre. On sait qu’il faut laisser le pétrole sous terre, mais les politiciens et les conducteurs de véhicules thermiques ne le savent pas encore.
On fait comme s’il n’y avait pas d’avenir viable et vivable pour les générations futures. Homo demens. Exemple, cette initiative des sénateurs.
Marie de Vergès : Adoptée en décembre 2017, la loi Hulot a mis un terme à la recherche d’hydrocarbures sur le sol français et prévoit la fin de toute exploitation d’ici à 2040. Une proposition de loi vise à revenir sur cette interdiction pour les territoires ultramarins. La Guyane n’est pas la seule ciblée par le texte. Celui-ci mentionne également Mayotte et les îles Eparses, « situées dans le canal du Mozambique ». Les sénateurs mettent en avant la nécessité de renforcer la souveraineté énergétique de la France.
– Le sénateur de la Guyane : « Notre territoire demeure dans un état de précarité. Pourquoi ne pourrait-on pas, nous aussi, exploiter nos ressources naturelles et profiter des retombées sur la croissance et le développement des infrastructures ? »
– Pour les organisations de défense de l’environnement, ce serait s’inscrire dans la logique trumpiste de relance de l’extractivisme et de remise en cause des engagements climatiques.
– La proposition de loi, qui se revendique transpartisane, a de bonnes chances d’être adoptée au Sénat.
– Le texte est rejeté avec vigueur par Monique Barbut, la ministre de la transition écologique.
– La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, soutient la possibilité de forages.
– Matignon tarde à rendre son arbitrage !
En savoir plus grâce à notre blog biosphere
Écologie, le ministère de l’impossible
extraits : Nicole Bricq, ministre (socialiste) de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie du gouvernement Hollande, n’a duré qu’un mois (16 mai 2012 au 18 juin 2012). Elle a été virée par le premier ministre (socialiste) Jean-Marc Ayrault pour avoir annoncé la suspension des permis d’exploration d’hydrocarbures, une décision pénalisant l’entreprise pétrolière Shell, qui prospectait au large de la Guyane….
Quel est le véritable prix du baril de pétrole ?
extraits : Pour les Romains le gage de la croissance était le nombre d’esclaves, pour le monde moderne c’est la merde du diable (le pétrole). Le prix du baril Brent était de 74,75 dollars le 29 mai 2018, le marché du système libéral ne sait pas si demain il sera à 20 dollars ou à 1000 dollars. Tout ce qu’on prévoit quand on raisonne en fonction des réalités géophysiques, c’est que le pic du pétrole conventionnel est déjà dépassé depuis 2006, ce qui aurait dû entraîner une hausse constante de prix car plus c’est rare, plus c’est cher. L’ère utile du pétrole en tant que combustible fossile s’achèvera avant le milieu du XIXe 21ème siècle, autant dire demain. Actuellement le prix du pétrole est artificiellement maintenu à bas prix depuis le début de son exploitation puisqu’il a permis les trente Glorieuses, le confort à tous les étages et l’auto pour une grande partie de l’humanité (soit plus de 1 milliard de voitures particulières). Pour une période faste qui aura duré moins de deux siècles, les humains ont gaspillé un don de la nature accumulé pendant des millions d’année et enfoui sous terre…..
La fièvre de l’or en Guyane, Macron est pour
extraits : La « Montagne d’or », un projet de gigantesque mine, mené en Guyane par le groupe russe Nordgold, associé au canadien Columbus Gold. Ce projet « participe pleinement au renouveau minier de la France », avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, aux Echos, en 2015 : « Il y a une richesse sous le territoire français, notamment de l’or. (…) Nous ferions une erreur profonde en ne l’exploitant pas. » ….

Entre personnes qui cherchent vérités et sagesse, tous les points de vue sont bons. Tout dépend comment ils se situent dans le temps. Ainsi l’aide aux pauvres est la preuve d’une générosité certaine, l’humanisme est une qualité. Mais si on regarde les conséquences à long terme, l’aide aux pauvres multiplie le nombre de pauvres si leur fécondité n’est pas auto-limitée. Se positionner uniquement dans le court terme de la charité bien chrétienne va à l’encontre du but normalement recherché, l’éradication de la misère.
Ajoutons que la formule magique de ne pas donner un poisson mais d’apprendre à pêcher est aussi discutable. Encore faut-il qu’il y ait des poissons à attraper. Il faut donc remonter à la source actuelle de la destruction halieutique, la pêche industrielle avec des bateaux usines qui ratissent la mer et traquent leurs proies avec des techniques sophistiquées.
Alors on s’approche d’une autre approche, aider ne consiste pas seulement à apprendre à pêcher, mais il devient nécessaire de combattre la société thermo-industrielle et ses innovations destructrices, quelles prennent la forme de bateaux, de voitures, d’avions, de pesticides, etc. On vient là de dépasser la logique malthusienne, notre société est beaucoup plus complexe que du temps de Malthus en 1800 où on comparait seulement le nombre de pauvres et la possibilité de les nourrir avec une agriculture traditionnelle.
Il faut apprendre à ne faire personnellement un enfant que si on est capable de le nourrir et de l’éduquer. Mais il faut aussi dans notre période moderne et ultra-complexe ne faire des enfants que si on s’applique à mettre en harmonie le nombre d’humains, le niveau de vie et la technologie utilisée avec le niveau des ressources durables. En d’autres termes agir pour les générations futures et ne pas se contenter du présent.
La pauvreté serait donc une maladie sexuellement transmissible…
Et pourquoi pas… Comme la connerie, en somme.
Apprendre à penser est tout aussi discutable que d’apprendre à pêcher.
En effet, encore faut-il qu’il y ait matière à penser. Il faut donc remonter à la source actuelle de la destruction de la pensée. Ou de la raison.
– « Nous avons été dupés dans tous les domaines, et notamment dans l’enseignement, la littérature, et les arts, pour nous conduire, par une subversion lente, à la dépendance par l’anéantissement des moyens de notre autonomie. C’est la pensée de l’homme qui a été visée. C’est le lieu où elle s’élabore qui a été ciblé : son cerveau. On s’est acharné à n’en solliciter qu’une moitié, l’autre siège de la raison a été délaissée.
Et l’on a glissé au fil du temps de la réflexion vers l’émotion, de l’analyse vers l’intuition, de l’argumentation élaborée vers le choix sans nuance. »
(Joseph Vaillé – La destruction programmée de la pensée – Comment résister)
Dans le débat du court terme contre le long terme, le court terme l’emporte presque toujours.
C’est sans doute le résultat de nos origines où se sauver d’un danger immédiat était essentiel, c’est aussi le résultat de la difficulté de vivre en sociétés géantes où imposer le long terme à l’ensemble de la collectivité est presque impossible.
Monsieur Barthès, le problème c’est que le long terme l’emporte toujours puisque c’est lui qui sera notre avenir.
Comme l’écrivait Malthus au moment de la révolution française, si on fait beaucoup d’enfants un jour, ce sera la pauvreté demain, si ce n’est la famine et la guerre. Nous y sommes, il suffit de regarder l’état du monde actuel.
Comme le prévoit le rapport de 1972 sur les limites de la croissance, l’effondrement du système thermo-industriel aura lieu au cours de XXIe siècle. Sans pétrole, nous n’aurons plus ni voiture individuelle, ni avion pour les classes moyennes, ni même souvent de quoi manger tous les jours, et le réchauffement climatique en prime.
Ce qu’on croit impossible va arriver, inéluctablement.
Ce qui va arriver, inéluctablement, c’est la fin du Pétrole.
Quant au reste…. je ne suis pas Madame Irma.
Je ne parlais pas de celui qui l’emportait dans les faits (bien sûr que le long terme l’emporte), je parlais évidemment de celui qui l’emportait dans les décisions des hommes et là… c’est le court terme presque toujours.
Le résultat de nos origines… oui peut-être. Mais plus que la taille de nos sociétés, si le court terme l’emporte presque toujours… pour moi il ne faut pas chercher la cause ailleurs que dans l’appât du Gain. Le Pognon vous dis-je !
Autrement dit l’économie, et ses foutues « lois ». La Compétitivité, la Concurrence, la Dette, les Banques, la Bourse et toutes ces conneries dont ON crève !
– « Paradoxalement, l’État est souvent amené à combiner long-terme et court-terme. En fait, chaque problème économique a à la fois sa solution de court-terme et de long-terme. La question n’est pas plutôt celle de l’utilité d’un tel arbitrage. A-t-on le choix de faire cet arbitrage ? [….] La mondialisation a rendu cet arbitrage désuet, puisqu’elle a axé les objectifs sur la compétitivité et la concurrence, enjeux nécessitant forcément des politiques structurelles. » (Investir à long-terme : une urgence à court-terme ? misterprepa.net)
ON fait comme si ON ne savait pas… comme si ON n’avait pas vu, ou entendu.
Par exemple que ce « débat » ne date pas d’aujourd’hui.
– « Pourquoi rouvrir le débat aujourd’hui ? D’abord, parce que la pression politique monte. Les élus locaux dénoncent une hypocrisie […] »
( Pétrole en Guyane : l’or noir qui fait débat (radiofrance.fr 4 mars 2025 )
Ah… l’hypocrisie !
ON fait donc comme si la loi Hulot (adoptée en 2017) n’avait plus aucun sens aujourd’hui.
Et comme si un ministre de l’écologie ne servait à rien, si ce n’est juste à faire joli.
Mais ça il ne faut pas le dire. (à suivre)
(suite) Le Top ça reste de faire comme les autres, comme les voisins.
Copier, imiter, singer … ça évite de réfléchir.
– « On pourrait forer comme nos voisins» : l’exploitation pétrolière, le rêve inachevé de la Guyane française (Le Figaro 16 juin 2025)
C’est l’argument qui tue ! Voilà donc ce que nous servent ceux qui veulent en finir de cette interdiction. Alors bien sûr, hypocrisie oblige, ON ne le dit pas comme ça. Non, dans le cas où il y aurait quelque chose à pomper, comme là en Guyane, ON veut juste une petite dérogation. Par contre s’il n’y a rien…. là ON défendra la Loi Hulot. La bonne blague !
– La France va-t-elle relancer l’exploitation pétrolière et gazière en Outre-mer ? Une proposition de loi bientôt examinée au Sénat (vert.eco 02/01/2026)
– « Avec le pétrole, on fait comme si les réserves étaient inépuisables […] On sait qu’il faut laisser le pétrole sous terre, mais les politiciens et les conducteurs de véhicules thermiques ne le savent pas encore. » (Biosphère)
D’abord arrêtons de prendre les politiciens et les conducteurs de véhicules thermiques pour des imbéciles. TOUT LE MONDE LE SAIT !!!! Et même ON, qui pourtant est un con.
Alors certes ON fait comme… Seulement si encore il n’y avait qu’avec le Pétrole !
Du Pétrole ON en a encore pour des ânées et des ânées.
Alors certes pas pour une éternité.
En attendant, ON vient donc de découvrir un gisement au large de la Guyane française…
Un gisement estimé à … 700 millions de barils ! Nom de dieu !!!!
Tous à vos calculettes. 67 dollars le baril (aujourd’hui) x 700 millions => disons 47 milliards. De dollars ou d’euros ON va pas chipoter.
En tous cas il n’y a même pas là de quoi éponger la Dette (environ 3500 milliards).
D’autre part la France consomme environ 720 millions de pétrole par an.
Soit même pas un an pour continuer à faire comme.
ON peut donc dire que les sénateurs ne voient pas bien loin.
Et ON peut dire aussi que c’est normal, vu qu’ils ils sont vieux. 🙂
Cet épisode n’est pas sans rappeler cette autre «grande» découverte, en France, dans l’Allier, d’un gisement de lithium.
Ce qui, disait-ON, était une formidable opportunité pour la Transition. Piège à cons.
Et qui allait bouleverser l’équilibre énergétique du pays. Oui oui, rien que ça !
– « Des réserves estimées à 375 000 tonnes (l’un des plus importants gisements de lithium en Europe), une extraction de 34 000 tonnes par an… soit tout juste une douzaine d’ânées à tout péter. […] juste pour 17 millions de bagnoles électriques ! Comme l’objectif de la France est d’en produire 2 millions par an d’ici à 2030… faites les comptes. C’est pas avec ça qu’ON va aller bien loin. Misère misère. »
(MICHEL C 24 MARS 2024 : BIOSPHÈRE : L’extractivisme se veut indispensable, à tort)
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.
« une hausse constante de prix car plus c’est rare, plus c’est cher. L’ère utile du pétrole en tant que combustible fossile s’achèvera avant le milieu du XIXe siècle, autant dire demain. »
–> Au milieu du 19 ème siècle soit autour des années 1850… L’auteur de l’article serait il un vampire anachronique ? En tout cas il a des difficultés avec les chiffres romains.. Je pense qu’il voulait dire au milieu du XXI ème siècle…
Oui bon, mais qui n’en fait jamais de ce genre de boulettes, et pas qu’avec les chiffres romains… Toi peut-être ? Et à part ça, qu’est-ce que t’en penses de ce formidable gisement qu’ON vient de découvrir, «chez nous» en France ?
Et de nos chers bons vieux sénateurs, qu’est-ce que t’en dis, hein ?
Moi je crois qu’ils vont finir aussi débiles que ce pauvre Trump.
21èmes siècle bien sûr !
Merci de votre lecture attentive de notre blog,
nous avons rectifié.
Tant qu’à bien faire, autant rectifier sur l’article original… non ?
– Quel est le véritable prix du baril de pétrole ?
Ceci dit je n’avais même pas fais attention à la boulette. Comme quoi je ne suis pas très attentif.
Quoique… le s à 21ème (siècle)… Oui bon, je chipote. 🙂