Tous les OGM n’ont qu’un but : rendre les cultures plus intensives encore et ce au détriment de la biodiversité. Cela est radicalement inacceptable. Quand bien même, les firmes et leurs agents rémunérés démontreraient l’innocuité de leur matériel génétique pour la petite santé humaine, reste que ces végétaux sont  fondamentalement des agressions intolérables contre le vivant.

Ce qui se joue ici est deux conceptions  irréductiblement inconciliables de l’espace terrestre. Pour les uns, l’humanité destinée à croître et multiplier sans cesse doit s’alimenter au détriment de toutes les autres formes de vies qui à terme sont toutes condamnées à disparaître, si elles ne profitent pas directement à l’espèce élue. Pour ces productivistes, il faut des cultures intensives partout et sans aucun parasite végétal ou animal. La terre doit devenir un immense champ de production exempt de vies sauvages.Les insectes ravagent les récoltes. Les oiseaux préemptent des graines. Les loups mangent des moutons. Les pigeons souillent les monuments. Les cormorans concurrencent les pêcheurs à la ligne. Nous ne voulons pas de cet enfer productiviste.

Nous voulons des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des amphibiens donc des insectes et des fleurs sauvages. Si nous ne posons pas le problème en ces termes éthiques, le débat est biaisé et demain des intérêts très privés « de scrupules » nous démontreront que
leur technoscience est bonne pour le consommateur à l’engrais dans le super-marché mondialisé.

Je consomme « bio », non pas pour vivre plus longtemps car je n’ignore pas qu’au siècle passé tout le monde mangeait « bio » et que les gens mouraient massivement de phtisie, de typhoïde et de cancers qui n’ont pas attendu les molécules de l’agrochimie pour torturer les hommes. Je mange « bio » pour la nature, pour que les espaces ruraux ne deviennent pas des déserts de vies.

Deux processus sont à l’œuvre : une élévation de la conscience écologique globale et une accélération de la quête du profit. Du résultat de cette course dépendra le devenir de l’homme qui, jusqu’à ce jour, fut incontestablement le plus féroce nuisible que la terre a généré.

Gérard  CHAROLLOIS, le 15 octobre 2012

CONVENTION VIE  ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

www.ecologie-radicale.org