année 2012

RÉSEAU de DOCUMENTATION

des ECOLOGISTES

Ce livre captivant donne 200 clés pour comprendre les insectes. Voici quelques points qui peuvent éclairer les rapports entre les humains et les insectes :

- Un fonctionnement similaire à l’homme

De nombreux animaux comme les vers par exemple possèdent un système nerveux décentralisé. Chez les organismes les plus complexes, dont l’homme est considéré comme le représentant le plus perfectionné, le système nerveux est géré par une sorte de poste de commandement centralisé, le cerveau. Sans lui, l’organisme est  incapable de maintenir ses fonctions vitales. L’ancêtre des insectes était proche des vers. Le premier insecte se caractérise par la fusion des six premiers articles du corps pour former la tête. Les ganglions nerveux qui étaient indépendants se sont agglutinés en une masse comparable au cerveau humain. Il est donc juste de dire que les insectes ont un cerveau.

Beaucoup de comportements des  insectes sont instinctifs, c’est-à-dire non appris, mais il est prouvé depuis longtemps qu’ils sont capables d’apprendre certaines choses, en relation avec leur mode de vie. Et la très grande masse des insectes se reproduit comme les êtres humains. Un mâle et une femelle s’accouplent, le sperme du mâle féconde les œufs de la femelle.

- L’abeille possède langage et mémoire

Les abeilles ont acquis un langage de communication décrypté par Karl von Frisch. Pour transmettre l’information concernant la direction et la distance par rapport à la ruche d’une ressource intéressante en nectar et en pollen, une butineuse exploratrice effectue sur un rayon une danse décrivant un 8. L’angle que fait l’axe de ce 8 par rapport à la verticale correspond à l’angle de la direction de la zone avec le soleil. La vitesse de la danse donne une estimation de la distance. Plus la danse est rapide, plus la distance est grande.

Les abeilles mémorisent la carte des environs de la ruche, pour retrouver celle-ci au retour de leurs expéditions de butinage. Si vous déplacez la ruche de 10 mètres, les ouvrières qui étaient sorties s’agglutineront à l’ancien emplacement à 2 ou 3 mètres près.

- Une supériorité des insectes sur l’homme

Les insectes étaient là bien avant l’homme, qui a trop souvent tendance à croire que la planète est pour lui et pour lui seul. Sur 1 200 000 espèces animales connues à ce jour, 830 000 sont des insectes. Petits, voire minuscules, les insectes ont su s’adapter à une infinité de milieux particuliers.

L’homme pense dominer la planète. Pourtant, à y regarder de plus près, les vrais maîtres du monde sont les insectes. Si nous disparaissons, la vie sur Terre n’en serait pas changée. Sans les insectes, elle deviendrait quasiment impossible. Ils sont indispensables au recyclage de la matière organique morte, et donc à la fertilité des sols comme à la pollinisation des fleurs.

(éditions Quæ, 202 pages, 22 euros)