Alain Hervé, la religion, le terrorisme…

Religion : L’ouvrage philosophique qui sert de référence aux temps modernes, dans lequel on célèbre la religion du plus vite, plus grand, plus gros, plus riche, plus n’importe quoi… s’intitule le Livre Guiness des records.

Supposons que Dieu ait décidé de se reposer le sixième jour, ait oublié de nous créer. A vue de galaxie on peut dire que ça ne changerait rien. Le printemps n’attendrait pas les météorologues pour se présenter, et les grenouilles jouiraient aussi bien du clair de lune sans l’éclairage urbain. Pensons que la vie est tout, et l’homme est le reste.

Terrorisme : Si nous brûlons le pétrole du Proche-Orient dans nos voitures, si nous nous éclairons à l’énergie nucléaire, si nous achetons notre nourriture au supermarché, si nous passons des heures sur Internet… alors, nous appartenons à la civilisation des tours. Alors nous sommes des cibles pour ceux qui ont été chassé de leurs terres par les monocultures, par la construction de grands barrages, par la déforestation… pour tous ceux qui ont été chassés de leurs traditions, de leurs cultures, de leur civilisation.

Urbanisation : Lorsqu’une ville juge nécessaire de s’équiper d’un métro, c’est qu’elle est devenue trop grande. Les habitants ne réussissent plus à se croiser en surface. On les enterre. Paradoxe apparent : c’est dans le métro que l’on trouve le plus grand nombre de publicités pour l’espace, les produits naturels, l’air, le soleil, le confort, la paresse, l’eau pure, et le sexe.

La prolifération humaine dans les magmas urbains, que l’on persiste à appeler des villes, ne semble pas une réussite du bien vivre. Sauf pour d’infimes minorités. Ce sont plutôt des amas de larves affamées qui formeront les milliards dont on peut dire avec certitude qu’ils n’accéderont jamais à la qualité d’hommes, ni même de sujets de la société de consommation. Ce sont les déchets de la religion nataliste.

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1 réflexion sur “Alain Hervé, la religion, le terrorisme…”

  1. Le début du déclin de notre société est bien plus ancien qu’on le croit généralement. A la fin du 19ème siècle, Nietzsche déclare « Dieu est mort ». Et Ivan Karamazov (Dostoïevski) nous dit : « si Dieu est mort, tout est permis ». Ben oui. On pourrait même dire : « Dieu est mort, tout est mort. » A partir de là on ne croit plus en rien (nihilisme), il n’y a plus rien pour s’accrocher. Ou alors si, on croit n’importe quoi, on se raccroche à n’importe quoi, ce qui revient au même, on est con damné.
    Précisons tout de même que « Dieu » ne désigne pas nécessairement ce dieu que racontent les curés, les imams, les rabbins. Seulement là encore tout est permis, d’autant plus que les guerres de religions sont encore plus anciennes que le début de notre déclin. Pendant des siècles et des siècles les hommes ont tué, massacré, pillé, pour ou au nom de leur dieu, unique. Et ils ont même poussé leur folie jusqu’à s’entretuer pour des divergences, plus que futiles quand on y pense, bref pour des conneries. Qu’est-ce que ça change vraiment qu’on l’appelle Dieu, Allah, Pierre, Paul ou Jacques ? Et même qu’on ne veuille pas le nommer, lui parler, le prier. Qu’est-ce qu’on en a à foutre que Marie soit vierge ou pas ? Le plus grotesque là dedans, c’est quand tous ces fous appellent leur dieu, le Dieu d’Amour.

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