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Edgar Morin, 103 ans et la dent dure

Il a vu l’humanité courir tant de dangers. Edgar Morin aura 103 ans demain 8 juillet, juste après ce second tour des élections législatives. Fils de juifs de Thessalonique, il a connu la guerre, l’Occupation, la Résistance, et maintenant l’hypothèse d’une nouvelle coalition anti-RN. Voici quelques extraits de son analyse confiée au journal Libération :

«  Le noyau dur de Marine Le Pen est «souchien» alors que la France s’est constituée historiquement dans l’intégration de peuples étrangers les uns aux autres. Le RN méconnaît la réalité française qui est la diversité dans l’unité. Je crains que s’il occupe le pouvoir, il n’y installe un néo-autoritarisme. La France se détacherait de l’influence impériale des Etats-Unis pour se soumettre à celle du bloc des dictatures impérialistes russo-chinoises. Mais être «contre» est insuffisant, il faut nécessairement un «pour».

L’alliance des gauches parvient à s’opposer à l’hégémonie du profit, aux inégalités extrêmes et lie son programme avec la réforme écologique oubliée par les autres partis. La compassion pour le peuple palestinien colonisé et réprimé ont été parfois taxées abusivement d’antisémitisme. En ce qui me concerne, je fais partie de ces Juifs humanistes comme le furent en France Stéphane Hessel, Jérôme Lindon, Pierre Vidal-Naquet et ceux qui sont critiques en Israël de la politique de leurs gouvernements. Les temps sont sombres.

Nous sommes dans une époque où le triomphe de l’illusion et du mensonge constitue une grande défaite pour la France, l’Europe et l’humanité. J’ai vécu la grande illusion du communisme, et je n’ai compris le grand mensonge auquel j’avais adhéré qu’en 1948 par dégoût des procès truqués. Je n’ai acquis la résistance de l’esprit qu’à 28 ans, j’espère qu’elle est définitive. L’heure d’une nouvelle résistance est venue. Celle d’avant-hier était contre l’occupant nazi, celle d’hier contre le profit déchaîné. La nouvelle résistance est d’abord la résistance aux hystéries collectives sur lesquelles surfe l’extrême droite en France et en Europe. Les tragédies se succèdent avec des différences et des traits communs. Ce qui se répète, c’est l’inconscience des gouvernants et des peuples lorsque l’on subit la course vers les désastres.

L’être humain n’est pas que rationnel – sapiens – il est aussi délirant – demens. Il n’est pas seulement technicien – faber – mais aussi voué aux mythes et aux religions. Il n’est pas seulement mû par l’intérêt personnel – homo œconomicus – mais il peut être animé par l’esprit du don ou celui du jeu. Toute politique devrait se fonder sur cette connaissance complexe et élaborer la voie nouvelle, ce que j’ai formulé dans mon livre la Voie, qui pourrait nous sauver du néo-autoritarisme.« 

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Une tribune d’Edgar Morin, à 102 ans ! (22 janvier 2024)

extraits : « Le progrès scientifique technique qui se développe de façon prodigieuse dans tous les domaines est la cause des pires régressions de notre siècle. C’est lui qui a permis l’organisation scientifique du camp d’extermination d’Auschwitz ; c’est lui qui a permis la conception et la fabrication des armes les plus destructrices, jusqu’à la première bombe atomique ; c’est lui qui rend les guerres de plus en plus meurtrières ; c’est lui qui, animé par la soif du profit, a créé la crise écologique de la planète. ...»

post-Covid, la conception d’Edgar Morin (21 avril 2020)

extraits : « Toutes les futurologies du XXe siècle qui prédisaient l’avenir en transportant sur le futur les courants traversant le présent se sont effondrées. L’expérience des irruptions de l’imprévu dans l’histoire n’a guère pénétré les consciences. J’étais de cette minorité qui prévoyait des catastrophes en chaîne provoquées par le débridement incontrôlé de la mondialisation techno-économique, dont celles issues de la dégradation de la biosphère et de la dégradation des sociétés. Mais je n’avais nullement prévu la catastrophe virale. Cette épidémie nous apporte un festival d’incertitudes…. »

lettre ouverte à Edgar Morin (12 juin 2010)

extraits : Edgar, tu nous invites à résister, d’accord, mais à qui, à quoi ? Tu vaudrais décoloniser l’imaginaire, parfait, mais lequel ? Tu nous invites seulement à « épouser les combats de notre temps » (Le Monde du 11 juin 2010). Un peu court, pour un grand intellectuel hors norme. De ton temps, puisque tu es né en 1921, il était assez facile de savoir à quoi résister, le nazisme, la guerre coloniale en Algérie, le communisme stalinien. Mais aujourd’hui, alors que les générations présentes sont menacées d’une amnésie généralisée,  ton interview ne nous aide pas beaucoup à savoir à quoi résister ! Dans notre société dont tu soulignes la complexité, la publicité habille en blanc même les idées les plus révolutionnaires, les entreprises habillent en vert l’environnement et la nature, les politiques retournent leur veste ! Alors, que faire ?…..

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Tous nos articles… publiés en juin 2024

Voici tous les articles publiés en juin 2024 sur ce blog

à chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

tendances structurelles

Écologie, choix du long terme contre le CT

Macron, Musk, Poutine, le culte du chef

Action écologique

Apprendre l’essentiel par les décroissants

L’indigne criminalisation des mouvements écolos

A69. Manifestation interdite, donc violente ?

Stage d’écologie profonde, 14 juillet 2024

L’enjeu écologique

CLIMAT. On ne peut que prévoir le pire

« Restauration de la nature » à l’arrachée

Les droits de la nature, à ne pas oublier

La canne à sucre, plus complexe que l’humanité

L’anti-écologisme du Rassemblement National

spécial élections

D-Day versus élections européennes

Européennes 2024, du plus écolo au moins écolo

Européennes, le paradis de Jordan Bardella

Européennes, les résultats du vote du 9 juin…

Macron, des Européennes aux Législatives

Législatives, dette monétaire / dette écologique

Législatives 2024, comparatif des programmes

Législatives, choc des mots et poids du groupe

Législatives 2024. Quel système éducatif ?

Boris Cyrulnik éclaire notre vote demain 30 juin

spécial Frontistes

Législatives 2024. Définissons l’extrême gauche

Le RN rend inaudible le message qui sauve

Front populaire contre Front national, ça va chauffer

Législatives 2024, rejet de l’écologie et RN

L’enjeu démographique

Unicef, enfant de trop, enfant mal nourri

Démographie galopante en Afrique

L’effet tunnel fabrique des mégalopoles

Questions sociétales

Le statut de la vérité au bac philo 2024

L’aide à mourir va-t-elle entrer dans la loi ?

Les Jeux Olympiques de Paris, une connerie

WePlanet, le scientisme fait du lobbying

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Boris Cyrulnik éclaire notre vote demain 30 juin

« A quoi une société désorganisée aspire-t-elle? A un sauveur, et peu importe le clan qu’il représente », estime Boris Cyrulnik. Il parle par expérience vécue. A son époque et pour les Allemands, c’était Hitler et la chasse contre les Juifs. En Russie c’était Staline. En Turquie aujourd’hui, c’est Erdogan. En Inde c’est Modi. Aux US, c’est Trump. Et en France, c’est Jordan Bardella (ou Mélenchon ?).

Aux électeurs de s’y retrouver demain 30 juin… dans l’isoloir.

LA TRIBUNE – On vous sent extrêmement affecté par une France qui fait le choix de l’enfermement à l’intérieur de ses frontières et du rejet des étrangers, mais aussi parce que ce contexte réveille les cauchemars de votre petite enfance, vous qui vous êtes miraculeusement échappé d’une rafle à Bordeaux qui eut raison du sort de votre famille…

Boris Cyrulnik : Je suis « dans » le dernier chapitre de mon existence, et voilà que j’entends les mêmes mots, j’observe les mêmes haines, je déplore les mêmes lâchetés, je constate la même désunion qui enténébraient le premier chapitre de ma vie, à la fin des années trente et pendant la guerre. Jamais je n’aurais imaginé revivre ce cauchemar, être de nouveau hanté par ces abominables discours désormais prêts à irriguer l’exercice du pouvoir. Les historiens aiment assurer que « l’histoire ne se répète jamais ». J’avoue ne plus les suivre.

Peste brune et peste rouge m’inspirent une même nausée. Si je fais référence à la xénophobie, au repli sur soi à l’intérieur de ses frontières, à la stigmatisation de groupes religieux ou ethniques et au rejet des étrangers, évoqué-je 1935 ou 2024? Bien malin qui peut répondre.

Cette complicité des extrêmes illustre l’antonyme de l’organisation sociale, la désorganisation. Or à quoi une société désorganisée aspire-t-elle ? A un sauveur, et peu importe le clan qu’il représente. La techno-communication s’est imposée contre celle de l’écoute, de l’attention, de la considération, c’est-à-dire de la communication humaine. Le débat politique reflète cette vérité. Notre goût du débat démocratique est intoxiqué, le désaccord est synonyme de division alors qu’il est par nature source d’enrichissement mutuel, nous peinons à trouver des espaces de dialogue. Ceux-ci semblent réduits aux réseaux sociaux, à des biais algorithmiques, et à des chaînes de télévision qui hystérisent les relations humaines. Le débat politique censé éclairer le débat public est défiguré. Emmanuel Macron est à l’aune d’une époque que les outils technologiques ont transformé en injonction de « faire immédiatement ». L’ivresse du moment présent est l’ennemi de la raison. L’offre politique incarnée par les deux pôles extrémistes est démoralisante. La profusion d’insultes, la quasi obligation de faire le buzz pour être repris sur les réseaux sociaux, le diktat des éléments de langage établis par les « services communication »… rendent impossible le débat politique, c’est-à-dire la confrontation utile d’idées. Même équipé des plus fortes convictions, on ne résiste pas au martèlement permanent et multicanal du récit collectif, et donc à la subreptice tentation de la résignation ou de l’abdication. L’extrémisme est devenue la norme des échanges, faut-il alors s’étonner que le 8 juillet soit peut-être désigné à Matignon Jordan Bardella ou Jean-Luc Mélenchon ? Le désordre profite toujours à quelqu’un, ces personnalités qui cherchent à tresser un lien de fascination et de subordination auprès de leur électorat.

A plusieurs reprises dans mon existence, mes engagements en faveur de la paix et d’un État palestinien m’ont valu des menaces de mort en provenance des extrêmes droites israélienne et française. Tout comme Edgar Morin, Robert Badinter ou Jean Daniel, mon adresse a été publiée sur internet, accompagnée pendant plusieurs mois d’exhortations à m’assassiner. Et je n’ai pas manqué non plus d’être insulté par des individus issus de l’immigration, cette fois pour ma judéité. Bref, des deux côtés d’une adversité que je n’ai jamais cessé de vouloir rapprocher l’une de l’autre et réconcilier, j’ai été la cible. L’indicible histoire de mon enfance s’est à plusieurs reprises brutalement rappelée à moi. Et dorénavant j’éprouve le même vertige.

Quelle que soit l’échelle qu’on observe, ceux qui échappent aux déchirements ont réussi à cultiver et à préserver un espace de dialogue, d’écoute, de respect même lorsque l’objet de la communication est aussi aigu que celui auquel nous sommes aujourd’hui confrontés. Ils acceptent le désaccord… Chacun de nous est en transaction avec autrui, c’est-à-dire qu’il doit respecter des règles grâce auxquelles autrui existe à ses yeux et il existe aux yeux d’autrui. Ces règles sont induites dans une culture où nous apprenons à contrôler nos pulsions et à construire cette transaction. La culture qui nous relie est tout sauf élitiste.

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L’intelligence collective, impossibilité majeure

extraits : Sur ce blog biosphere, le commentateur Michel C. fait feu de tout bois contre le malthusianisme et se heurte à fleuret non moucheté à Tsp qui ne voit que surpopulation. Par contre, entre le climatosceptique Tsp et le partisan du GIEC Michel C., ça chauffe à feu continu. Comme quoi, entre deux personnes qui semblent intelligentes et bien informées, le rapprochement des points de vue semble impossible de toute éternité. Ce blog, qui se voudrait promouvoir l’intelligence collective, est bien emmerdé, que faire pour réconcilier l’inconciliable, Poutine et l’Ukraine, Hamas et Israël, climatosceptiques et malthusiens !

GPT, intelligence artificielle et/ou collective

extraits : Avec ChatGPT, tout se passe désormais comme si créer une œuvre consistait à assembler des extraits d’œuvres antérieures. Avec ce blog biosphere, l’enjeu est de reproduire ce qui se dit de plus significatif publiquement sur notre avenir commun. C’est la même démarche. De notre point de vue d’écologistes, c’est l’imaginaire social qui conditionne nos comportements. Nous assistons aujourd’hui à une dégradation des imaginaires par le consumérisme et à un abrutissement spectaculaire avec la société des loisirs. Nous sommes soumis à l’imaginaire de la démesure et à la boulimie des privilégiés, soumis à la surenchère de la marchandisation…

pour mieux connaître Nicolas Hulot

extraits : Nicolas Hulot lit beaucoup et il fait partager ses lectures. Dans ses voyages au long cours, il emportait les livres de Boris Cyrulnik, Théodore Monod, Hubert Reeves, Pierre Rabhi, Francis Hallé et bien d’autres. Pour une émission d’Ushuaïa, il avait annoté pas moins de huit ouvrages sur l’évolution, de Darwin à Mendel. Pourtant Nicolas a été beaucoup attaqué par une certaine frange de personnes qui se contentent d’une approche superficielle de « l’hélicologiste vendeur de shampoing ». Nous sommes une époque où le bashing fait rage….

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Le statut de la vérité au bac philo 2024

« La science peut-elle satisfaire notre besoin de vérité ? » Le sujet de philosophie du baccalauréat général 2024 propose d’aborder la science depuis un mobile subjectif (satisfaction d’un besoin) alors même que la démarche scientifique témoigne d’un souci d’objectivité. Problème existentiel à mille lieux des préoccupations des lycéens pour qui Tik Tok tient lieu de messie.

corrigé de Didier Guilliomet (prof de φ) : « La vérité est l’accord de la pensée avec la réalité, et la science propose justement de penser la réalité quelle qu’elle soit – formelle, naturelle ou spécifiquement humaine. Les experts du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] peuvent éclairer les politiques et les citoyens sur le dérèglement climatique et faire reculer le climato-scepticisme. Un historien peut lutter contre toutes les formes de falsification de l’histoire (révisionnisme ou négationnisme). Mais est-ce que cela suffit ? La science ne peut satisfaire notre besoin de vérité, car ce dernier peut porter sur des objets qui ne sont pas nécessairement connaissables et qui relèvent, par exemple, de la religion ou d’aspiration personnelle. »

Le point de vue des écologistes

Michel Sourrouille : Si c’est ça qu’on enseigne aux élèves, ce fatras informe avec juste quelques noms connus pour égayer le tout, et il ne reste plus pour nos lycéens qu’à s’engager en religion car là est la vérité ultime (cachée derrière un soi-disant « besoin existentiel d’authenticité »). Didier Guilliomet a oublié que la France était un État laïque où la religion n’a pas de place dans la sphère publique (scolaire). Par contre, comme la réalité socio-économique dépasse la connaissance scientifique car constructions purement humaines, on a besoin du débat démocratique pour savoir quelles décisions prendre en situations confuses. D’accord le GIEC nous dit qu’il y a réchauffement climatique, mais que faisons-nous pour lutter contre ce phénomène que nous avons nous-même crées ? Tel est personnellement mon besoin de vérité, examiner les réponses que nous faisons au niveau… politique (au sens de savoir comment gérer notre cité, notre société). La science peut aider, mais elle ne dit pas tout !

Pommepoirescoubidou : 41% des Français lisent avec confiance leur horoscope, croyant y lire la vérité sur leur avenir…

Alno : Des vérités factuelles, scientifiquement ou rationnellement établies, peuvent être supplantées aujourd’hui par des vérités dites « alternatives » proférées sur les réseaux sociaux par des hurluberlus de tous poils : créationnistes, platistes, complotistes et j’en passe !

Athanagore Porphyrogenete : Eh oui. La science n’est pas une religion. Si Greta Thunberg continue ses études elle l’apprendra peut être un jour.

EsseG : Vous avez raison, Athanagore. Le réchauffement climatique, la disparition du vivant, la pollution de l’eau, de l’air, des sous sols, qui gagne toutes les parties de la planète sans aucune exception, sont très certainement des fake news, et ceux qui s’en inquiètent doivent être des fanatiques…

Neril : Ne pas oublier que « Savoir » à deux contraires : « Ignorer » et « Croire »…

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COP28, le moment d’une vérité édulcorée

extraits : « La COP28 sera un moment de vérité pour l’industrie pétrolière et gazière », affirme Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). En réalité, les entreprises pétrolières et gazières jouent aujourd’hui un rôle plus que marginal dans la transition énergétique. Un chiffre résume ce manque d’engagement : leurs investissements dans les énergies bas carbone ne représentent que 1 % des investissements totaux (1 800 milliards de dollars en 2023).

2022, dire la vérité scientifique aux Français

extraits : On ne sait pas si les candidats à l’élection présidentielle de 2022 auront recours à la science, mais beaucoup de thèmes de campagne s’y prêteront : la santé, l’environnement, la démographie. Les candidats auront l’opportunité d’élaborer leurs programmes sur une quantité de faits. Pr exemple un État qui tient à protéger sa population doit s’en prendre aux industries qui vivent intentionnellement ou non de la production de maladies. La chimie, les transports fossiles, l’alcool, le tabac….

Dire la vérité, c’est augmenter le prix du carburant

extraits : Conduire pollue, et cette pollution tue, et tuera pour plusieurs siècles en ce qui concerne le gaz carbonique. La levée de boucliers concernant la hausse du prix du carburant constitue un moment de vérité écologique. Le principe pollueur-payeur justifie que ces dommages soient intégrés au prix des carburants à la pompe….

Pour dire la vérité vraie, il faut avoir un cancer

extraits : Pour la question du pic pétrolier, il en en de même, ce sont des experts à la retraite qui ont dit une vérité bien occultée aujourd’hui. Des transfuges de l’industrie pétrolière ont fondé lASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier et gazier) en 2000. En France le spécialiste de l’ASPO, Jean Laherrère, ancien ingénieur pétrolier, est né en 1931. Ce sont les Cassandre des temps modernes, ils ont dit la vérité sur la fin de leur vie, ils ne sont pas écoutés, occupés que nous sommes par les sirènes du marketing, étouffés par le lobbying des industries fossiles….

Parler d’urgence démographique, une vérité qui dérange

extraits : La démographie ne pose aucun problème pour ceux qui, enfermés dans une discipline particulière, n’ont pas de vision globale des choses. Les démographes ne raisonnent qu’en termes de transition démographique, donc tout ira mieux demain puisque la fécondité va baisser comme par miracle. Les agronomes croient que des prouesses agricoles (incertaines) vont pouvoir nourrir la population demain, même à plus de 10 milliards de personnes. Les « écologistes » institutionnels, je pense à ceux qui courent après les places grâce à un parti, ne veulent pas faire de vagues puisqu’ils désirent être élus….

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Apprendre l’essentiel par les décroissants

mensuel La décroissance, juin 2024

Christian Bonnet : Je comprends de moins en moins la raison d’être d’Homo sapiens. Que fait-on d’autre, si ce n’est attenter à la vie sous toutes ses formes au nom d’un supposé progrès ? Où est la cohérence quand il est unanimement choisi d’investir davantage dans l’armement et dans l’extractivisme ? Est-ce vivre que d’être des heures durant rivés sur un portable ? D’être progressivement télécommandé par une IA ? Je ne comprends plus mon espèce et sa civilisation.

Philippe Pongy : L’usage des écrans connectés par les adultes en présence des enfants a un pouvoir de contamination majeur sur ces derniers et il serait illusoire d’envisager une restriction de l’appétence infantile pour ces outils sans proposer une restriction de leur usage par les adultes… Tout est donc prêt pour la généralisation de l’Idiotie Augmentée (IA).

Bernard Charbonneau : Parce qu’il y a des machines, sur sa machine l’homme fuit la machine.

Denis Baba : Nombre de Français rechignent de plus en plus à certaines conséquences du programme d’industrialisation sans limites. Voici un terreau fertile pour la national-libéralisme. Lequel ne conteste pas une seule seconde le monde-machine. « La croissance, la croissance, la croissance »  psalmodie, tel un possédé, ce qu’il est (comme nous tous) Jordan Bardella. Mais il prétend la mettre au service exclusif des Français (« de souche » [sic])

Clive Hamilton : Gabriel Attal n’est qu’un homme politique accro à la croissance. Tout le reste doit venir après la croissance. Le capitalisme ne peut exister sans une croissance sans fin. Pour Attal, il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.

François Jarrige : Les secteurs high tech ajoutent des strates supplémentaires d’accaparement de l’eau, pour refroidir les centrales nucléaires, les centres de données. Chaque année ce sont plus de 16 milliards de litres d’eau qui sont absorbés par les centres de données de Google aux États-Unis pour leur refroidissement.

Marine Le Pen : On finit par s’interroger tout de même sur l’objectif de ceux qui entretiennent des prix de l’énergie aussi hauts. N’ont-ils pas comme objectif la réduction de l’activité humaine, ce qui en réalité correspond à l’idéologie très en vogue à l’Union européenne de la décroissance généralisée. Il faut moins de tout, moins d’industrie, moins d’énergie, moins de voitures, moins de maisons individuelles, même moins d’enfants nous disent certains.

Elle, 8 mai 2024 : Emmanuel Macron veut accélérer la procréation médicalement assistée. Dans le même entretien, il veut instaurer le « droit de visite » des pères divorcés. Mais si le père est le frigo, comment faire ?

Paul Hawken : Tout électrifier, c’est la solution. Nous pouvons garder nos voitures, mais il faut qu’elles soient électriques. L’énergie du réseau doit être entièrement issu de sources renouvelables, ce qui est faisable. 20 millions d’emplois seront créés. Les coûts diminueront, les bénéfices s’envoleront. Le ciel s’éclaircira, le bruit dans les villes s’estompera. La vie continuera, plus belle qu’auparavant… (ndlr, Hawken nous refait le coup de « demain on rase gratis »)

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Tous nos articles… publiés en mai 2024

Voici tous nos articles publiés en mai 2024 sur ce blog

A chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

Trouver une solution par l’action

Contre-violence et rupture radicale

La Terre se soulève, son manifeste

Testament écologique d’un militant politique

Chercher l’équilibre par la décroissance

Horrible, l’expression « décroissance »

Dévoiturage, on commence juste à en parler

Le groupe III du GIEC ignore la décroissance

Décroissance, Démilitarisation, Désarmement

Chercher la paix, pas la guerre

sois logique, si tu veux la paix, prépare la paix

TRIBUNE d’objecteurs de conscience

Droit international à l’objection de conscience

Le droit d’être Objecteur de Conscience

Etre objecteur de conscience en Belgique

Être objecteur de conscience au Canada

Être objecteur de conscience en France

Être objecteur de conscience au Royaume-Uni

Être objecteur de conscience en Suisse

Être objecteur de conscience aux USA

Ministre des armées, retour à un passé révolu

L’objection de conscience sur notre blog

Chercher des limites à la fécondité humaine

Malthus, un précurseur de la décroissance

Pour l’autolimitation de la fécondité

Baisse natalité, solution à la surpopulation

1 enfant ça va, 3 ou plus bonjour les dégâts

Questions politiques

Liberté de la presse et démocratie en lambeau

Européennes 2024, l’union sacrée pour la voiture

Européennes. Des écologistes inaudibles

La biodiversité aux abonnés absents

CLIMAT. Adaptation, Atténuation ou Rupture ? 

Extractivisme, l’inquiétante frénésie

Questions scientifiques

La neutralité des scientifiques en question

Contre une recherche scientifique destructrice

Les Dix Commandements de la biosphère

électricité, les inconvénients d’un avantage

Questions sociétales

Festival de Cannes, l’inutile en avant-première

Les voyages forment-ils la jeunesse ?

Prostitué, un travailleur comme un autre

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Tous nos articles… publiés en avril 2023

Bonjour les Biosphériens

Nous avons inauguré ce mois d’avril une nouvelle catégorie de classement des idées, « pacifisme ».

Nous pensons qu’une décroissance de l’appareil militaire doit nécessairement accompagner la décroissance du niveau de vie de ceux qui vivent à l’occidentale et la décroissance démographique sur une planète largement surpeuplée. Nous pensons qu’il faut mettre un terme au fait de s’entre-tuer avec des moyens technologiques de plus en plus disproportionnés jusqu’à avoir envisagé d’instaurer un hiver nucléaire sur la planète. Nous pensons que le pacifisme apporte un message d’espoir. Il faut remplacer le principe historiquement inefficace « Si tu veux la paix, prépare la guerre » par la conviction ouverte vers un avenir meilleur, « Si tu veux la paix, prépare la paix ».

C’est un des moyens nécessaires pour rendre notre planète plus habitable…

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Perspectives de long terme

Anthropocène, expression significative ou non ?

Écologie : rendre possible l’impossible

Regards sur l’actualité

La dictature des faits divers, un désastre

Bavardage médiatique, oubli de l’écologie

Le pacifisme

Pacifisme, une nouvelle rubrique de ce blog

Les jeunes et la guerre, la mort s’avance

Les jeunes et le service civique écologique

SNU, service national universel, un échec

Refus de la guerre et obsolescence des Nations

Déclarons-nous tous objecteurs de conscience

objecteur de conscience en temps de guerre

Ukraine et Palestine, des guerres injustifiées

L’activisme écologique

Les océanologues font de la politique

Lisez La Décroissance, la joie de vivre en +

L’impuissance politique

écologie, le ministère de l’impossible

Planification de nos besoins, une nécessité

A69, État pillard et non État stratège !

ZAN, zéro artificialisation nette, faux débat

Polluants éternels, le poison de l’emploi

La question démographique

Amusant la critique marxiste contre Malthus

L’histoire du natalisme

Tout savoir sur le débat démographique actuel

Madeleine Pelletier, féministe ET malthusienne

Les raisons de ne pas avoir d’enfants

Questions sociétales

Culte de la performance sportive, un dévoiement

JO2024 à Paris, les anti-JO à la peine

Une société sans tabac, est-ce possible ?

L’apologie du suicide est-elle recevable ?

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La dictature des faits divers, un désastre

L’aliénation médiatique consiste à occulter les questions essentielles de l’existence sociale au profit de préoccupations infantilisantes, d’anecdotes futiles, de faits divers dérisoires. C’était le cas d’une presse « à scandales », cela devient le lot commun des journaux dits de références. Un journaliste se doit de trier les évènements et ne garder que ceux qui ont de l’importance. Le fait de vouloir correspondre au penchant malsain des gens pour les faits croustillants devient un obstacle supplémentaire à la formation d’une intelligence collective.

Hélène Bekmezian : Les spéculations et les hypothèses autour de la mort du petit Emile ont permis de meubler des journées entières d’antenne. Sur BFM-TV, on n’a pas peur des mots. En bas de l’écran, le bandeau est persistant : « Randonneuse : “Le crâne au milieu du chemin” ». Sur le plateau, on s’enfonce dans les détails morbides. Un présentateur : « Je ne sais pas, je n’ai pas ces éléments. » C’est bien ce qu’on se disait. L’équilibre entre la profondeur abyssale des questions et l’absence de fond des réponses n’est pas en faveur de la qualité de l’information.

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Les faits divers, des faits qui font diversion (2021)

extraits : Un événement ponctuel est un fait divers, et leur multiplication n’en fait pas un phénomène de société ; cela reste des faits divers, mais cela permet la manipulation des lecteurs. LE MONDE dans ses choix éditoriaux impose des faits divers mettant en avant le racisme et la misogynie parce que cela facilite un discours politique de gauche, Le Figaro privilégie la délinquance et la criminalité qui facilitent une vision politique de droite.Dans ces deux journaux, la place de l’urgence écologique ne peut alors qu’être limitée. L’écologie, c’est une vision du long terme, pas un enlisement dans les faits divers….

L’effet de loupe, le fait qui fait diversion (2021)

extraits : Les médias nous défrisent, les réseaux sociaux encore plus, ils cultivent ce qu’on appelle en sociologie l’effet de loupe : montrer une réalité qui existe, certes, mais qui est tellement minoritaire qu’elle ne nécessite même pas une brève. Normalement le journalisme, c’est l’art de trier entre l’anecdotique et l’essentiel, sinon les pages d’un média se remplissent de vide. Mais à force d’être diffusés en boucle sur les réseaux de communication, un micro-évènement sature l’espace public et devient la dernière question à la mode dont il faut causer. Le problème, c’est que cela nous détourne de l’essentiel, nous rentrons dans le domaine du commérage et en oublions de réfléchir.

Rubrique faits divers, Notre-Dame de Paris en flammes (2019)

extraits : Notre république est soumise à la dictature des faits-divers. Dès 18h50, les premières flammes sont apparues sur le toit de l’édifice touristique ; quelques instants plus tard, Emmanuel Macron reporte à une date non déterminée l’allocution télévisée qu’il devait prononcer ce lundi 15 avril à 20 heures pour conclure le Grand débat. Qu’est-ce qui était le plus important, la manière de structurer notre avenir ou quelques pensées éparses pour notre passé religieux ? Qu’est-ce qui est le plus important, se laisser emporter par une émotion artificiellement construite autour de quelques pierres et charpente ou agir rationnellement contre les émissions de gaz à effet de serre ? Le musée du Louvre brûlerait-il intégralement que rien ne serait véritablement changé sur cette Terre. A plus forte raison quand Notre-Dame de Paris connaît un incident de parcours….

Avec ce blog, vous arrêterez de croire n’importe quoi (2008)

extraits : Avec la navigation sur le Web, nous sommes dans la bibliothèque de ­Babel, où l’on trouve toutes les vérités mais aussi tous les mensonges du monde. C’est la cacophonie de millions de personnes, le smartphone par exemple est non seulement un récepteur, mais aussi un émetteur de tweets. Chaque humain, qu’il soit n’importe qui ou même président des États-Unis peut dire n’importe quoi sans être vraiment détrompé….

L’écologie politique, victime des faits-divers médiatisés (2014)

extraits : La secrétaire nationale d’EELV est interrogée au Grand Rendez-vous. Aucune question sur l’écologie, pourtant la spécificité d’Emmanuelle Cosse. Mais six questions (sur 8) à propos des alcôves de l’Elysée : Aujourd’hui, la vie personnelle du président de la République est étalée en détail. Faut-il s’y faire ou s’en plaindre ?….

La dictature des faits divers, un désastre Lire la suite »

Lisez La Décroissance, la joie de vivre en +

Dès son premier numéro de mars 2004, quelle bouffée d’oxygène. Nous découvrions un nouveau périodique mettant en cohérence toutes les… incohérences de notre société. « La Décroissance » devenait la référence en matière de critique de la société consumériste, productiviste et capitaliste : démontage en règle de ses instruments (la pub) et de ses moyens (le pic pétrolier), dénonciation de la saloperie à ne pas acheter, promotion de la simplicité volontaire…

lire le livre de Vincent Cheynet, rédacteur en chef

Le choc de la décroissance (Seuil, 2008)

extraits : La réflexion sur les mots est primordiale car ceux-ci sont le socle sur lequel faire avancer les idées. Il existe tout autant des mots poisons qui empêchent de penser, que d’autres qui frayent de nouveaux imaginaires. L’expression objecteurs de croissance est très parlante : les objecteurs de croissance font acte de non violence en refusant la guerre économique comme les objecteurs de conscience refusent l’ordre de la guerre…..

Aujourd’hui le mensuel de Vincent Cheynet est toujours source d’inspiration pour ceux qui veulent réfléchir davantage. Ainsi dans le numéro d’avril 2024 :

page 2, rubrique « Les Amis de La Décroissance » (Jean-Luc Pasquinet) à Belle Île : le 26 à partir de 19h30, intervention de Michel Sourrouille intitulée « Malthus est-il ou non un précurseur de la décroissance ? (la question démographique dans la crise écologique) ».

p.5 Verbatim : Il existe bien une autre voie, qui rompt avec l’idée et la pratique d’une économie reposant sur l’illimitation des ressources et des rejets. Sa règle : l’économie n’existe pas hors de la biosphère… (Guillaume Quiquerez)

p.7, la page habituelle sur la simplicité volontaire en acte. Laurent Blourdier, un prêtre récemment converti au vélo (non électrique) : « Le choix du vélo m’a fait recoller à la nature, au chant des oiseaux, à l’existence de « frère vent » pour parler comme François d’Assise dans son magnifique « Cantique des créatures. … Il faut nous penser comme les jardiniers de la Création comme l’a écrit un autre François dans son encyclique Laudato si. Et pour cela nous n’avons pas besoins de data center… »

p.10, chronique de Vincent Jarrige, Dépendances fossiles agricoles : Il conviendrait de soutenir ceux qui souhaitent la dé-mécanisation et l’aide à l’agriculture paysanne… Ce serait un programme de décroissance qui impliquerait bien sûr une augmentation des prix payés pour les denrées agricoles, l’accroissement du nombre de paysans…

p.14, rubrique Lectures. Utile piqûre de rappel à tous ceux qui traitent les écolos de bobos privilégiés ; « « Sur une planète qui essore ses ressources, défendre une forêt ou un morceau de terre n’a jamais été une affaire d’écologistes gâtés ou d’écolos gentillets. » C’est ce que montre le journaliste péruvien Joseph Zate en donnant la parole à des habitants de la forêt amazonienne qui luttent au péril de leur vie…

p.15, rubrique pacte du mois : D’après une étude australienne, nous absorbons de manière hebdomadaire, en moyenne, 5 grammes de microplastiques, soir l’équivalent d’une carte bleue…

Bien entendu un contenu ne peut pas être toujours clairvoyant. Ainsi cette critique de Jérôme dans le courrier des lecteurs (p.2, à moitié satisfait) : « Une part beaucoup trop importante du journal est consacré à donner la parole aux ennemis de la décroissance et donc de ce fait à produire, comme disent les communicants, un buzz négatif qui ne donne pas envie de lire les textes de fond et qui laisse peu de place à des articles consacrés à la pratique de la décroissance. »

Sur ce blog biosphere, nous parlons régulièrement de ce mensuel,

pointant les bons… comme les mauvais côtés.

La Décroissance en mai 2011

extraits : Quelques moments forts du dernier numéro du mensuel La Décroissance pour en décrypter les principaux errements. En résumé, ce journal est anti-Hulot, anti-malthusien, anti-écolos….

LA DECROISSANCE est-elle écolo ? (septembre 2011)

extraits : Le mensuel LA DECROISSANCE est plus un outil d’attaque contre les écologistes qu’un organe anticapitaliste. Dommage ! Prenons le numéro de septembre 2011. Les « décroissants » s’attaquent comme d’habitude à Nicolas Hulot : «  La défaite de NH (aux primaires de l’écologie) est aussi notre victoire ». …

La revue décroissante jugée par le parti de la décroissance (janvier 2012)

extraits : « Le Parti Pour La Décroissance affirme son indépendance avec le mensuel La Décroissance. Un grand nombre d’Objecteurs de Croissance (OC) affichés ne partagent plus ses positions et ses méthodes. La tentation d’occuper le devant de la scène et de minimiser la multiplicité des points de vue dans l’objection de croissance, s’inscrit dans une posture autoritaire globale du journal. En ce qui concerne le fond des idées proposées, ce qui saute aux yeux, c’est cette attitude dogmatique qui consiste à systématiquement rejeter en bloc tout ce qui n’est pas dans la ligne…. »….

Achetez la Décroissance, ça défrise (avril 2012)

extraits : C’est presque gratuit, à 2,20 euros pour un mensuel qui défrise et fait penser. Entre le vrai visage des Anonymous, la thermodynamique contre le croissancisme, les soubassements de la simplicité volontaire et une BD, etc., il y a de quoi comprendre et respirer. Comme avant-goût, nous vous résumons le texte de Pierre-Jean Delahousse, président de l’association Paysages de France, contre l’affichage publicitaire…..

mensuel « La Décroissance » numéro 101, le bilan général (juillet-août 2013)

extraits : Ce numéro double juillet-août 2013 nous fait l’historique de la revue. Il contient aussi comme d’habitude des informations intéressantes. Nous avons relevé deux choses. D’abord, la messe est dite, ensuite il faudra penser et agir autrement. « Aujourd’hui, il est trop tard pour éviter un effondrement des sociétés et les concepts de la thermodynamique feront partie de nos sociétés futures….

Question qui tue : la décroissance est-elle antisociale ? (octobre 2013)

extraits : Le mensuel La Décroissance nous en informe, tout dépend de ce qu’on appelle social. Voici un résumé du dossier : comment se fait-il que la décroissance soit accusée d’être antisociale ? Tout simplement parce que, dans une économie productiviste, la décroissance est assimilée à la récession. La récession est antisociale parce qu’elle détruit des emplois et qu’elle entraîne un manque de financement des mécanismes de solidarité. ….pendant la Seconde Guerre mondiale, le rationnement a profité aux ouvriers et aux populations les plus pauvres puisque les ressources étaient distribuées de manière équitable…

Cheynet : La Décroissance souffle le chaud et le froid (octobre 2014)

extraits : Vincent Cheynet mérite d’être connu. En tant que rédacteur en chef du mensuel « La Décroissance », il est quasiment le seul à mener une bataille médiatique frontale contre un système croissanciste qui nous mène à notre perte. Son dernier numéro d’octobre 2014 nous rappelle que le prochain et ultime choc pétrolier nous attend, que nous subissons l’empire des économistes libéraux sans contre-partie, montre que la notion de limites est centrale pour l’écologie politique, dénonce la robotisation de l’homme et nous informe que nous sommes entrés dans l’ère de la catastrophe….

La Décroissance, c’est simplement le sens des limites (novembre 2014)

extraits : Le mensuel La décroissance de novembre 2014 insiste à juste titre sur ce qui constitue un des fondements de la pense écologique, retrouver le sens des limites. En voici une présentation succincte : p.3, La perte de la mesure (Olivier Rey)….

La Décroissance en kiosque, est-ce du négativisme ? (mai 2015)

extraits : « La terre est morte sous les produits chimiques. La mer meurt sous la pollution. Les espèces disparaissent par milliers. Le climat est déboussolé et les catastrophes à venir sont déjà perceptibles. MAIS IL NE FAUT PAS ETRE NEGATIF. Il ne faut pas dénoncer le système… car ça peut faire peur aux gens, ce ne serait pas mobilisateur… ». Ainsi s’exprime un lecteur, Michel Chevalier, dans le mensuel La Décroissance*. Achetez ce brûlot, il mérite le détour. Voici quelques autres articles dans le même numéro :….

A acheter en kiosque, le mensuel « La Décroissance » (juin 2015)

extraits : Le « journal de la joie de vivre » était devenu, en France, le porte-drapeau du mouvement naissant de la Décroissance. Réalisé avec peu de moyens, sans aucune publicité, ses articles sont réalisés par des auteurs amoureux du bénévolat. Son rédacteur en chef, Vincent Cheynet, vit sans doute au-dessous du SMIC. Hommage lui soit rendu sur ce point, l’amour de ses idées et le mépris apparent de l’argent….

Un peu de pub pour le mensuel « la Décroissance » (mai 2016)

extraits : Nous menons un combat d’arrière garde : celui de la vie contre les mégamachines. Qui passe par la lutte contre la numérisation du monde. Et qui passe par le refus de nos textes sur Internet. Nous sommes pour une presse papier, qui s’achète pour ne pas être vendue…..

La Décroissance, un journal anti-écolo, anti-Hulot (juin 2017)

extraits : « Hulot, le garde vert du capital » titre un article du mensuel La Décroissance*. Cette revue, qui se présente faussement comme « le 1er journal d’écologie politique », tire en fait sur tout ce qui bouge au niveau écologique en se gardant bien de pourfendre les entreprises qui détériorent la planète. Tout le monde y passe, ce sont des écotartuffes, Pierre Rabhi, Yves Cochet, Yann Arthus-Bertrand, Fabrice Nicolino, etc. Nicolas Hulot est en particulier leur tête de turc,

Hauts et bas du mensuel « La Décroissance »(novembre 2018)

extraits : Ce journal, contestation radicale de la société croissanciste, nous semble dans le vrai. Mais, comme tout un chacun, il a aussi ses insuffisances. Dans la rubrique lecteurs, au chapitre des regrets, j’ajouterai l’absence totale que vous portez à la question démographique. Je ne me souviens pas vous avoir vu une seule fois aborder ce sujet, sinon pour hurler à la misanthropie**. Faut-il être journaliste à « La Décroissance » pour penser qu’une croissance infinie de la population est possible dans un monde fini ?…..

À lire, mensuel « La décroissance », extraits (septembre 2019)

extraits : Raoul Anvélaut : Nous remettons fondamentalement en cause l’hypermobilité et appelons à en finir avec la grande vitesse, que ce soit sur mer, dans les airs, sur rail, sur route ou dans des tubes à faible pression d’air. Ni TGV, ni Hyper-loop, ni avion à réaction. De la lenteur, de l’enracinement, de l’enclavement….

« Casseurs de pub » vingt ans après (2019)

extraits : Casseurs de pub n° 1 ( dossier de novembre 1999, 25 francs) 1999 : Automobile, la solution finale ! La civilisation automobile nous conduit tout droit à l’holocauste écologique. Épuisement des ressources naturelles, fossiles, minières… Pollution atmosphérique…2019 : L’idée selon laquelle la voiture n’est qu’un objet, et non un système demeure. Les gens se disent que la voiture privée est nécessaire, car il n’y a actuellement aucune alternative à l’utilisation de la voiture…

Vincent Cheynet, la décroissance démographique (avril 2023)

extraits : Après des années de silence absolu sur la question démographique de la part du mensuel « La décroissance » et de son rédacteur en chef Vincent Cheynet, voici ce mois d’avril 2023 une première approche, disons assez « décalée ». Le grand titre en première page : «  Pour sauver le monde, faites des bébés, pas la guerre »….

Le pire et le meilleur de « La Décroissance » (février 2020)

extraits: Un mensuel comme La Décroissance (né en 2004) consacre une partie de ses colonnes à faire le tri entre les « vrais » et les « faux » écologistes,ces derniers étant jugés « écotartuffes ». On bascule d’une posture politique à une posture moralisatrice. La récupération des questions écologiques est un problème crucial car cet opportunisme qui prétend agir « au nom de l’écologie » (écoblanchiment, greenwashing) va à l’encontre de ce qu’il faut faire vraiment. Une des difficultés pour les écologistes décroissants est de ne pas tomber pour autant dans une chasse aux sorcières….

Que vive La Décroissance en septembre 2020

extraits : Quand j’étais adolescente, je me lavais avec une bassine, en utilisant l’eau que je faisais chauffer sur le poêle. Il n’y avait pas de salle de bain. On vivait du jardin et des produits de la ferme… Si on a une carte bleue assez alimentée et qu’on peut acheter ce qu’on veut immédiatement, on n’a plus en tête la valeurs des choses. (Danielle, rubrique « Simplicité volontaire »)….

Aurelio Peccei et la revue « La Décroissance » (janvier 2021)

extraits : Nous aimons bien le mensuel « La Décroissance », coup de poing contre la pensée unique croissanciste. Nous aimons beaucoup moins le fait que tout ce qui bouge au niveau des écologistes y est automatiquement classé comme « écotartufe », que ce soit Hugo Clément ou Aurélio Peccei dans leur dernier opuscule (numéro de décembre 2020/janvier 2021)….…..

Tout savoir sur Vincent Cheynet, l’écotartuffe (avril 2023)

extraits : Vincent Cheynet, né en 1966, est un militant décroissant français. Il est le fondateur, en 1999, de l’association et de la revue Casseurs de pub, en 2003 du journal La Décroissance, puis en 2006 du Parti pour la décroissance….

Action (non-)violente pour la décroissance !? (mai 2023)

extraits : Les points de vue d’après Sainte-Soline sur l’utilité ou non de la violence militante sont très différents dans le mensuel « La décroissance » de mai 2023. Mais la destruction de biens nuisibles à l’environnement prônée par Andreas Malm nous semblent un incontournable…..

Décroissance psychiatrique par déprescription (février 2024)

extraits : Grâce au mensuel « La décroissance » de février 2024, nous pouvons ajouter un mot à la liste des « Dé » qui nous tient tant à cœur : « déprescription ». Voici l’essentiel du discours de trois psychiatres….

À lire, L’article que vous ne lirez pas…

à cause de V.Cheynet

extraits : Vincent Cheynet, rédacteur en chef du mensuel La Décroissance, n’a pas voulu que nous reproduisions un vieil article de Pierre Thiesset (mensuel la décroissance, n° 103, novembre 2013) qui faisait pourtant une excellente synthèse de l’évolution mortifère des Verts : « L’écologie politique digérée par le système. » Il est allé se plaindre au MONDE, qui a retiré de ce blog biosphere (qu’il hébergeait) cet article daté du 12 avril dernier  ; vous ne le lirez pas, vous en savez la cause (…)

Nous, les objecteurs de croissance, nous sommes minoritaires, marginalisés et pourtant nous montrons la catastrophe en marche, la course au désastre de la société thermo-industrielle. Nous ne sommes donc pas opposés, nous menons le même combat. Pourquoi ne pas unir nos forces ? »

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Bénéfices et profit, des anomalies financières

Le chiffre d’affaires de l’entreprise, c’est l’apport d’argent par les consommateurs. Une fois payée les charges, la répartition de la valeur ajoutée peut se faire de différentes façons et dans une société bien faite, il n’y a plus de profit. Les actionnaires ne sont que des profiteurs qui ont accumulé un capital financier sur le dos des travailleurs. Ils n’ont donc droit à rien, les institutions financières sont là pour avancer l’argent aux entreprises qui en ont besoin. Plutôt que de distribuer les bénéfices aux actionnaires, mieux vaut répartir l’argent « en trop » à l’ensemble du personnel ou, et c’est le plus justifié, redonner l’avancée de fonds des consommateurs en diminuant les prix de vente. S’il reste encore un profit, il va à l’État qui l’utilise pour le bien commun

Béatrice Madeline : Si l’on retire la part qui est reversée à l’Etat sous forme d’impôts et de taxes, les deux tiers (66 %) de la richesse produite va aux salariés, sous forme de rémunération, et un tiers aux profits − ceux-ci étant pour partie reversés aux actionnaires avec les dividendes, et pour partie réinvestis dans l’entreprise. La rémunération des actionnaires représente environ 4 % du PIB en France. Une part des dividendes part vers les investisseurs du reste du monde. La part des dividendes dans les profits est historiquement élevée : elle représentait plus de 50 % en 2023, mais elle est montée à plus de 80 % en 2022. En moyenne, sur la période 1980-2023, ce chiffre était d’environ 30 %.

le point de vue des écologistes anticapitalistes

– Les marges nettes dans certains secteurs (automobile, pharmacie, énergie et bien d’autres) sont rarement annoncés car les chiffres sont tout simplement déraisonnables. Si c’était le cas, les consommateurs verraient qu’ils se font voler.

– Les dividendes du seul CAC40 sont de 47 milliards d’€. Si on les redistribuait intégralement aux 48 millions des français qui ont un revenu cela ferait déjà 979 € pour chacun.

– Ce qui gêne encore plus que le fait que des sociopathes cherchent à être toujours plus riches, c’est que des familles de travailleurs ne puissent pas se loger, se nourrir et se soigner correctement avec le fruit de leur activité.

– Que l’actionnaire reçoivent un dividende comme propriétaire de l’entreprise choque. Il devrait en être de même à propos des propriétaires de logement qui touchent un loyer, c’est le même mécanisme.

– Le libéralisme économique a voulu une économie ouverte, en particulier depuis l’Acte unique européen de 1986 et le Traité de Maastricht. Depuis, la redistribution des facteurs de production est donc mondiale et si on ne change le paradigme, les effets principaux resteront les mêmes.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Nicolas Hulot et le PROFIT

extraits : Dans le code civil français, on peut lire aujourd’hui encore que l’objet d’une entreprise, c’est le profit. Pourtant, à l’origine, elle devait être un moyen au service de l’humain, et petit à petit, par la dérégulation, les priorités se sont inversées, et aujourd’hui on annexe l’économie aux besoins de la finance, et on utilise les hommes comme du vulgaire capital. Ce monde où on licencie des gens parce que les dividendes versés aux actionnaires ne correspondent pas à la prévision du dernier conseil d’administration n’est rendu possible que parce qu’on l’accepte.

Le profit privé est incompatible avec le bien commun

extraits : Une transition écologique réussie bouleverserait les règles du libéralisme économique. Promouvoir le bien commun plutôt que le profit, c’est vouloir la coopération plutôt que la compétition, l’équilibre écologique plutôt que l’expansion économique. Il nous faut un Etat qui pose la prévention de l’effondrement de la biosphère comme but de la politique humaine dans le demi-siècle à venir. Appelons partout à la régulation, à la réglementation et à la logique coopérative. Les entreprises ne doivent pas désirer le profit pour leur propre compte, mais doivent toujours rechercher le bien commun au travers de leurs activités particulières. La concurrence doit être bannie du système économique….

Fin des inégalités, c’est bon pour le climat

extraits : Qu’on se le dise, toute inégalité de revenu ou le patrimoine résulte d’une expropriation par certains individus de la plus-value produite par autrui. Normalement un travailleur, qu’il soit simple manœuvre ou grand PDG, ne peut consacrer en une heure de travail plus de 60 minutes de labeur. Et d’ailleurs chaque personne a les mêmes besoin qu’autrui. On s’aperçoit aujourd’hui, avec les crises écologiques, que la distribution des richesses n’est pas seulement une exploitation de l’homme par l’homme, mais de plus en plus une détérioration forcenée de la planète par les plus riches.

Les inégalités du point de vue écologiste

extraits : Notre société est toujours une royauté, avec ses privilégiés qui n’ont pas un carrosse mais un avion personnel, par de palais mais des demeures luxueuses disséminées dans le monde entier, et un amour immodéré pour les paradis fiscaux. L’inégalité permet à certains d’avoir une empreinte écologique démesurée alors que d’autres personnes vivent en dessous du minimum vital. La différence de richesses entre personnes est non seulement injustifié d’un point de vue socio-économique, mais insupportable d’un point de vue écologique. Notre critère est simple. Dans une société du gaspillage généralisé sur une planète dévastée, nous devons mettre en place un système de sobriété partagée.

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EGALI-TERRE, une dystopie utopique

(Texte reçu d’une de nos correspondantes)

Aujourd’hui, 26 avril de l’an 2622, on peut enfin souffler !

Les Fouilleurs n’ont plus rien à fouiller, les Tribus sont en bonne santé et les Puissants n’existent plus, ou, du moins, ils n’ont plus aucun pouvoir. Je parle des Puissants, parce que j’ai entendu dire qu’il y en avait beaucoup avant … mais moi, perso, j’en connais pas. On dit qu’il y en avait beaucoup dans les Villes, mais comment savoir ? Depuis que je suis tout petit et même avant , on nous dit : « N’allez pas dans les Villes ! Surtout pas ! Elles sont pour les Morts et il faut les laisser tranquilles , les Morts ! »

Nous, on n’a besoin de rien : le printemps est là , bientôt fruits, baies et noix seront abondants et déjà quelques légumes pointent le bout de leur nez ! On va passer tout l’été là haut dans les pâturages en altitude et les filles viendront nous rejoindre en Août pour la Grande Fête de la fin des Moissons, et là, ça va être la Liberté totale pour les jeunes : pour moi, ce sera la première fois, vu que je viens d’avoir 13 ans.

Dans les Black Hills, il y a un peu plus de 500 ans, des familles ont trouvé refuge, après des semaines de fuite éperdue, à bord de véhicules qu’il fallut abandonner faute de carburant . Quelques générations plus tard, les descendants de ces familles,les  »Stoneheads », les Têtes de Pierre, vivaient assez confortablement, tout en observant la plus grande prudence dans leurs déplacements : il y avait des chemins précis que l’on pouvait ou plutôt DEVAIT emprunter et chaque enfant apprenait par cœur le tracé.  »Ici, tu tournes autour du grand hêtre, tu descends jusqu’au rocher sur ta droite, tu te glisses entre les ronces sans les écraser, puis tu longes le ruisseau… Les myrtilles , les fraises et les noix sont abondantes de l’autre côté du chemin mais si tu entends le moindre bruit, tu t’accroupis sans bouger, et tu reviens .  » La chasse était essentielle et très vite on s’aperçut que les filles étaient des as du tir à l’arc…

Des deux côté de la Grande Masse d’Eau Salée, les humains avaient appris à se méfier des I-Meubles, ces hautes tours pleines d’objets étranges, et de ces routes au revêtement fendu ou explosé, de ces caves d’où pouvaient surgir des êtres de cauchemars et où il n’y avait plus rien à récolter, plus rien à trouver.

Les villes ? A éviter. Y a plus rien, plus rien du tout ; des ruines, des cadavres à l’état de squelettes. Depuis, personne n’a été tenté de retourner vers la Ville , ni celle là , ni une autre. Un jour, peut être… Mais le Monde d’avant, il est bien fini.

Les villages ? En ruine .

Les ex-routes et les ex-voies ferrées ? Mal fréquentées.

Les rivières ? Empoisonnées.

Les forêts ? OUIIIIIIIIII ! Là , c’était possible.

L’Autre était toujours le Danger. Le danger surgissait de nulle part aux abords des cités, des brutes mâles ou femelles n’hésitaient pas à attaquer les Fouilleurs.

Partout où survivaient des groupes humains organisés, on se récitait la longue liste des Ancêtres. Les survivants de l’Oural, eux, avaient des preuves ECRITES ! Dix générations plus tard, une petite centaine de descendants de ces pionniers prenaient toujours le plus grand soin des Papiers-de-Mémoire que l’on exhumait une fois l’an au Solstice d’été :  »Nous sommes la dernière bibliothèque vivante de la Planète Terre !  » On voulu rédiger le « GRAND MEMORANDUM sur la Société du XXVI e Siècle finissant. » Les MEMOIRES VIVANTES avaient soigneusement transmis à leur descendance la liste interminable des technologies du XXIe siècle ; rien n’y manquait , depuis le tout premier ordinateur MacIntosh jusqu’à la domotique la plus farfelue et les premiers implants neuronaux . Ces derniers soulevaient en général un mouvement de scepticisme, voire de colère que les Anciens qui avaient connu ces usages ne calmaient qu’à grand peine. Plus personne ne comprenait l’intérêt de ce monde d’objets et les plus jeunes s’étaient mis à grogner à l’idée de devoir en réciter la liste interminable et absurde .

Mais est-il vraiment nécessaire de connaître le mode de vie de tous ces Criminels ?  »

– De tous ces Criminels ? Tu considères que nos ancêtres étaient des Criminels ?

– Oui !

– Non ! Nous n’avons pas besoin de faire la liste de leurs méfaits, nous devons découvrir comment ils vivaient AVANT cette technologie. »

Il fut donc décidé d’attendre la fin du mois d’Octobre pour poursuivre… Chez les Knigaspatistielt’se, il n’y avait pas eu de ces débats houleux ; d’une part parce que jamais on n’avait obligé personne à se souvenir des  »CHOSES  ». La Catastrophe, l’Effondrement, c’était le passé !

Dans les clairières des Monts Jigouli, on ne manqua jamais de célébrations et de moments de communion profonde avec le monde vivant sous toutes ses formes, du plus petit scarabée jusqu’aux étoiles … Mais Dieu, Jéhovah, Allah, Jésus le Christ, le Saint Esprit, les Prophètes avaient disparu, en tout cas, peu à peu, de la mémoire des survivants de la Communauté . Si d’aventure un voyageur, comme il s’en présenta beaucoup aux cours des siècles, s’étonnait de ce vide , alors que tant de traditions étaient apparemment maintenues , on lui répondait avec assurance :  » Nous ne souhaitons pas introduire dans cette Famille la moindre dissension comme il ne manquerait de s’en produire si les Religions venaient à se glisser dans nos vies pleines de joies et de peines .  »

Les guerres, voici le fléau dont il faut se prémunir. Mais nous, ici , ne devons plus la craindre : quelle avidité pourrait mettre en péril notre Communauté ? L’autre cause de la haine , des dissensions et des massacres , ce fut la Religion et celle ci arrive à exister même dans le plus grand dénuement . Voilà pourquoi je vous demande de ne pas céder à ses chants séducteurs et de prendre conscience des menaces qu’elle représente. Nous sommes LIBRES .

Anne Jordan

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Tous nos articles… publiés en février 2024

Bonjour

voici les articles publiés en février 2024 sur ce blog biosphere

A chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

Perspectives de long terme

Entre imaginaires contradictoires, que choisir ?

Horrible, la société écolo idéale ?

Dans les archives du MONDE, années 1970

Aurelio Peccei et le déclin de l’humanité

Démographie, apocalypse ou régulation ?

Pierre SAMUEL, De l’espace ou des enfants

LE DÉSARMEMENT DÉMOGRAPHIQUE

ESCOFFIER-LAMBIOTTE dénonce la surpopulation

LA SURPOPULATION : un nouveau  » cauchemar  » ?

L’activisme écologique

Criminalisation des mouvements écolos, erreur

Anti-écolos, leur stratégie de l’épouvantail

Les scientifiques font de la politique

Écologie / Économie, les frères ennemis

La chronique décroissante d’Alain Accardo

Décroissance psychiatrique par déprescription

La question agricole

Emmanuel Macron se couche devant la FNSEA

Feux croisés contre le FNSEAiste Macron

Schizophrénie au ministère de l’agriculture

L’agriculture va dans le mur, Attal accélère

La FNSEA n’aime pas les loups

Match en bio Jordan Bardella / Gabriel Attal

La problématique animale

L’abattage rituel des animaux, une anomalie

Corrida, culture vivante… de la torture

L’impuissance politique

Donald Trump, signe d’une société en perdition

Anticapitaliste, est-ce encore possible ?

L’Orgie capitaliste, un livre à lire

Energie et climat

Électrique ou thermique, NON aux voitures

Pour une démographie responsable

Stérilisation volontaire… des hommes

La baisse de natalité, une bonne nouvelle ?

Un taux de fécondité encore trop élevé

Fin de vie, Macron invite encore les religions

Canada, le droit à mourir comme soin ultime

Surpopulation, analyse de cas

Dépopulation en outre-mer, un bienfait

Mayotte, une surpopulation ingérable

Combien d’enfants faut-il avoir ?

Questions sociétales

Acheter librement du cannabis ???

Moins de bébés, donc moins de logements ?

Droit du sol ou droit du sang ?

Jean Malaurie est mort, les Inuits aussi

Robert Badinter, condamné à la peine de mort

Pour échanger ou abonner une connaissance

biosphere@ouvaton.org

Merci de votre attention,

et faites connaître notre blog biosphere

merci

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Anticapitaliste, est-ce encore possible ?

Capitalisme, autrement dit la propriété privée des moyens de production… et de presque tout le reste. Nous répondons ici à notre commentateur fidèle Michel C qui se veut « anticapitaliste avant tout. En résumé, nos archives sur la question marxiste montrent que nous cherchons sur ce blog à montrer la complexité des choses au-delà des mots valise comme capitalisme, croissance, progrès technique…

Nicolas Hulot et le CAPITALISME (2021)

extraits : Je n’hésite pas à faire une critique sans concession du capitalisme. On ne peut déplorer les conséquences mais continuer d’adorer les causes. Il faut dénoncer son culte de la croissance. Osons dire que la violence capitaliste a colonisé tous les cercles de pouvoir. Une grande partie du capitalisme reste excessif, prédateur, concentrateur, spéculateur et résiste au changement. Le plus petit dénominateur de tous les maux que nous traversons, c’est l’excès et cette incapacité à nous fixer des limites. Je ne rejette pas le capitalisme dans son intégralité, je rejette un capitalisme qui ne se fixe pas de limites…

Dire NON au capitalisme empêche de penser écolo (2018)

extraits : La situation a complètement changé depuis le manifeste du parti communiste de 1848. Le capitalisme est aujourd’hui sans visage. Qui est responsable quand tout le monde peut devenir actionnaire, quand les retraités jouent en bourse avec les fonds de pension, quand la direction des multinationale n’est qu’une technocratie au service d’actionnaires anonymes. Le prolétariat n’a plus d’adversaire bien identifié, il n’y a plus de combat possible. Dénoncer le capitalisme est donc un simple effet de manche quand il n’y a plus de capitaliste à pendre avec les tripes du dernier bureaucrate.En fait le capitalisme est devenu un mot valise où chacun met ce qu’il veut, c’est un moyen usé mais facile pour les maoïstes/trotskystes/gauchistes et même professeur de faculté pour simplifier le raisonnement. Plus grave, aborder ainsi le débat politique occulte l’urgence écologique et le fait que nous sommes tous complices de l’état de dégradation de la biosphère…

Tout peut changer. Capitalisme & changement climatique (2015)

extraits : Naomi Klein vient d’écrire « Tout peut changer. Capitalisme & changement climatique ». Il est vrai que Naomi Klein ne fait que rappeler l’évidence. Notre système économique actuel, fondé sur notre capacité à extraire du sous-sol et à brûler des combustibles fossiles, est entré en conflit armé avec le climat terrestre et donc la planète tout entière. Ensuite, que des taxes et des arrangements technologiques à la marge ne suffiront pas à réparer les choses. Enfin, que « tout changer » ne relève pas de la lubie romantique de quelques jeunes contestataires, mais bien d’une question de survie – fût-elle à moyen ou long terme. C’est ce que nous disons sur ce blog biosphere depuis dix ans. Naomi souligne comme nous l’émergence d’un réseau de résistance, ce qu’elle appelle du néologisme «Blocadie»…

Les journalistes et l’écologie vendue au capitalisme (2015)

extraits : L’idée selon laquelle l’accumulation illimitée du capital sur une planète aux ressources naturelles limitées est un principe non seulement amoral mais irrationnel. Pourtant l’immense majorité des journalistes amenés à traiter d’environnement adhère à la doxa du « capitalisme vert ». Nos analyses sur le traitement médiatique des enjeux climatiques en France ont ainsi montré que plus les journalistes parlent du problème climatique, plus ils parlent de ses conséquences au détriment de ses causes et solutions. Cette tendance à illustrer les problèmes plutôt qu’à les expliquer n’est pas neutre, les journalistes évacuent du champ du pensable environnemental la question des relations entre la mécanique capitaliste et la détérioration des écosystèmes…

le sport, antinature, antipathique, pro-capitalisme (2012)

extraits : Les humains n’ont pas toujours fait du « sport ». C’est un processus historique qui découle de l’avènement de la « modernité ». Esprit de compétition, recherche de la perfection du geste et du dépassement de soi, aspiration au succès se retrouvent à la fois au cœur de l’idéologie sportive et de celle du taylorisme. Rendement et optimisation deviennent des fins auxquelles concourent, aiguillonnés par le travail des scientifiques, l’entreprise, l’Etat et le maître de gymnastique. Cette modernité industrielle, entièrement tournée vers la recherche du  profit, instrumentalise les corps des travailleurs et des sportifs pour atteindre ses objectifs. Pierre de Coubertin, promoteur des Jeux Olympiques modernes, avait bien compris que le sport permettait de fabriquer « des chevaliers servants au caractère trempé et aux muscles robustes  pour la révolution industrielle et la société libérale capitaliste »…

la fin du capitalisme mondialisé (2009)

extraits : Le capitalisme mondialisé  va être brisé par son succès. Une concurrence entre nations qui porte sur les mêmes biens industriels va rendre les échanges intenables pour les plus faibles, y compris la France. on ne voit pas d’issue à l’heure où la Chine, remontant les filières (depuis sa spécialisation passée sur le textile et les jouets) est en passe de maîtriser scientifiquement et techniquement tous les produits les plus sophistiqués. Dès 2009, les exportations chinoises devancent le premier exportateur mondial, l’Allemagne (…) Mais Les profils temporels de production des grandes mines du monde ressemblent à la  courbe en cloche de la production de pétrole : ça croit pendant un certain temps jusqu’à atteindre un maximum pour décroître ensuite inexorablement…

capitalisme vert-de-gris (2009)

extraits : Comme la croissance du PIB et de plus en plus freinée par le désordre financier et la crise écologique qu’elle aggrave, les tensions sociales se durcissent. Cela conduit au raidissement autoritaire du capitalisme. Répression policière accrue, fichage généralisé, contrôle des médias, recours au nationalisme (« identité nationale »). Dans l’avenir, la logique inhérente au capitalisme le conduira à limiter les libertés. La question qui se pose : le capitalisme devient-il brun ?…

capitalisme naturel ? (2009)

extraits : Amory Lovins fut un des premiers scientifiques à s’intéresser à l’écologie comme science globale. Dès 1982, il créa avec d’autres experts le Rocky Mountain Institute. Il a aussi lancé en 1989 le concept de négawatts.. .Amory Lovins propose d’adopter en France le concept de capitalisme « naturel ». Le capitalisme traditionnel n’attribue de valeur qu’au capital technique et aux hommes, mais ignore la valeur de la nature. Or les hommes et le capital sont devenus surabondants alors que la nature est devenue rare. L’hypothèse d’une substitution entre facteurs économiques (moyens de production et main d’œuvre) et facteurs biologiques ne peut plus avoir cours. Ainsi, il n’existe pas de technologie ou d’investissements qui puissent se substituer à un climat stable ou à une biosphère productive…

moraliser le capitalisme ? (2009)

extraits : « Moraliser le capitalisme », titre Pierre-Antoine Delhommais dans LeMonde du 8-9 février, pour conclure : « Ce n’est pas gagné ». Les Français ne sont pas choqués que le footballeur Thierry Henry puisse obtenir en 2006 1183 années de SMIC avec un salaire de 14 millions d’euros : ils aiment le foot. La réduction des inégalités a un fondement objectif, très bien analysé par Hervé Kempf dans son livre, Comment les riches détruisent la planète : « Nous limiterions notre gaspillage, nous chercherions à changer notre mode de vie, tandis que les gros, là-haut, continueraient à se goberger dans leurs 4×4 climatisés et leurs villas avec piscine ? Non. La seule façon que vous et moi acceptions de consommer moins de matière et d’énergie, c’est que la consommation matérielle, donc le revenu, de l’oligarchie soit sévèrement réduite. En soi pour des raisons d’équité, et plus encore, en suivant la leçon de Veblen, pour changer les standards culturels de la consommation ostentatoire…

L’après-capitalisme (2008)

extraits : Selon Immanuel Wallerstein, inspirateur du mouvement altermondialiste, « Le capitalisme touche à sa fin » (LeMonde du 13 septembre 2008). Oh que voilà une bonne nouvelle ! Mais pour savoir ce qui va le remplacer, circulez, y’a rien à voir : « Des solutions inattendues se construisent de façon inconsciente (…) Il faut mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements (…) Il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire (…) Un nouveau modèle hégémonique peut mettre encore cinquante ans pour s’imposer, mais j’ignore lequel ». Quand on n’a que ça à dire, on ferme sa gueule ! Pourtant les solutions, on les connaît…

Anticapitaliste, est-ce encore possible ? Lire la suite »

Horrible, la société écolo idéale ?

Notre futur tel qu’il pourrait être…

tu cultive ton propre potager dans une toute petite communauté

tu as planté quelques arbres fruitiers pour améliorer l’ordinaire

ta vie politique se résume à quelques réunions avec les hameaux environnants

tu manges plutôt végétarien même si tu tues le cochon chaque année

tu savoures les œufs de tes poules et le miel de tes ruches

tu tires l’eau du puits avec un seau

tu as des toilettes sèches au fond du jardin

tu ne prends jamais de vacances, le tour des environs te suffisent

tout autour de toi tu as laissé la forêt agrandir son empreinte

tu aimes la profusion de la vie végétale et animale autour de toi

tu chantes en chorale pour célébrer mère Nature

tu n’as pas d’électricité, ni tout ce qui allait avec autrefois

tu marches beaucoup, tout se fait à pied

tu n’as pas de vélo, les chemins de terre ne sont pas fait pour ça

tu fais tourner un rouet comme l’enseignait Gandhi

tu t’occupes des vieux qui s’occupent des plus jeunes

tu sais que la communauté te laissera mourir quand adviendra le moment

tu vis sur une planète qui n’est peuplée que de quelques milliers de terriens

tu as seulement deux enfants pour simplement perpétuer l’espèce

tu es un survivant de la grande catastrophe

qui a éliminé des milliards d’humains

tu sais d’où tu viens et tu ne veux pas y revenir.

(texte provisoire, en attente d’amélioration par les commentateurs de ce blog)

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Horrible, la société idéale non violente ?

extraits: Les policiers n’étaient pas armés. De toute façon il n’étaient plus en uniforme, ils étaient anonymés et n’intervenaient d’ailleurs que rarement. Plutôt secouristes qu’agent de la force publique. Car en ce temps là il n’y avait plus de crimes, de viols, de vols, ou même d’altercations. Plus personne ou presque n’avait l’idée d’agresser quiconque, tout cela était désormais du passé, l’intelligence collective était passée par là.

Horrible, une société sans armées !!!

extraits : Nous sommes enfermés dans des ridicules espaces territoriaux artificiels qu’on appelle « nation ». Tant, que les Etats-nations voudront se faire la guerre, tant que les citoyens financeront des armées toutes plus nuisibles les unes que les autres, il n’y aura pas d’avenir possible. Devenons tous et toutes objecteurs de conscience, opposés en toutes circonstances à l’usage collectif des armes. En conséquence, il n’y aurait plus d’armée institutionnalisée, il n’y aurait plus de guerres généralisées…

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Biosphere-Info janvier 2024

Bonjour

voici les articles publiés ce mois de janvier 2024 sur ce blog

A chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

Perspectives de long terme

La population mondiale au 1er janvier 2024

Interrogations actuelles sur la temporalité

Capacité de charge, elle est dépassée

Nous préparons une planète à feu et à sang

Manifeste du pacifisme (Michel Sourrouille, 2010)

L’activisme écologique

Nos vœux pour 2024, agir pour survivre

L’impossible assurance anti-apocalypse (survivalisme)

Soutien des paysans, rejet des tracteurs

L’impuissance politique

Gabriel Attal, la politique sans l’écologie

À Davos, des inégalités obscènes

Surdité des juges face à l’état de nécessité

Gabriel Attal, anti-écolo… comme Macron

Service national universel, foutaise macroniste

Energie et climat

Relance du nucléaire, B. Le Maire exulte

CLIMAT. La Suède, marche arrière toute

Une humanité aliénée

Macron, nataliste par imprégnation religieuse

L’Académie des sciences inféodée au business

Fin de vie, le lobbying religieux

Pour une démographie responsable

Des livres incontournables sur la surpopulation

Jeunes et sans enfants pour la vie

Macron, sans enfant, et pourtant nataliste

C dans l’air, la bombe humaine

Baisse des naissances, LE MONDE est contre !

L’extrême droite relance la natalité

Surpopulation, analyse de cas

Royaume-Uni, surpopulation au pays de Malthus

Afghanistan, une surpopulation ignorée

Surpopulation en Algérie, 45 millions d’hab.

1,4 milliards de Chinois, et ça ne suffit pas

Surpopulation, l’Égypte est mal partie

Surpopulation… Mythe ou réalité ?

Questions sociétales

L’intelligence artificielle = perte de temps

Compost et recyclage, l’illusion croissanciste

Libre circulation et droit de propriété

Macron, Frydman et la lutte contre l’infertilité

Fin de vie, le choix de Jacqueline Jencquel

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À Davos, des inégalités obscènes

Depuis sa création en 1971, par Klaus Schwab et sa transformation, en 1987, en Forum économique mondial, il réunit une semaine durant à Davos le gotha des affaires et de la politique. Le thème de cette 54ᵉ édition est « Rebuilding trust », soit « Rétablir la confiance » en français. Voici quels éléments caractéristiques de cet événement réuni depuis le 15 janvier 2024.

Greta Thunberg se rend à Davos en janvier 2019, en train, ce qui a pris 32 heures depuis Stockholm.

En janvier 2020, l’héritier du trône britannique s’était exprimé à Davos : « A quoi bon tout l’argent généré dans le monde en continuant de faire des affaires comme si de rien n’était, en ne changeant rien, si ce n’est guetter qu’il ne brûle pas dans des conditions catastrophiques ? »

Donald Trump en janvier 2020 : « Je suis en route pour Davos, pour rencontrer les Leaders du monde et des affaires, et ramener des centaines de milliards de dollars aux Etats-Unis ! Nous sommes le NUMERO UN dans l’univers, de loin. »

l’ONG Oxfam : La fortune des cinq hommes les plus riches au monde est passée entre 2020 et 2023 de 405 milliards de dollars à 869 milliards de dollars… le patrimoine et les revenus cumulés de cinq milliards de personnes sur Terre ont reculé. En faisant pression sur les travailleurs et les travailleuses avec des salaires qui augmentent moins vite que l’inflation, en évitant l’impôt, en privatisant l’Etat et en participant grandement au réchauffement climatique, les grandes entreprises creusent les inégalités. Depuis 1980, l’impôt sur les sociétés a ainsi été divisé par plus de deux au sein des pays membres de l’OCDE, pour tomber à 23,1 % en 2022, détaille l’ONG.

Quelques chiffres pour aller plus loin

– les calculs d’OXFAM se basent sur la valeur boursière. On en est encore à confondre avec Oxfam patrimoine et cours de bourse…

– la plupart de ces milliardaires ne peuvent pas toucher à leur fortune car il s’agit de leur entreprise.

– demander de verser 3 à 5% de leur fortune chaque année au fisc, c’est leur demander de vendre une partie des actions.

– les avoirs totaux des milliardaires sont de l’ordre de dix mille milliards d’euros, soit 10% du PIB mondial.

– un couple titulaire du RSA avec 2 enfants touche en France environ 1 400 € (avec le forfait logement de 180 euros). Au Maroc, le salaire minimum est de 367 euros sans aucune aides sociales.

– le salaire annuel du président-directeur général d’Oxfam Grande-Bretagne a été en 2017 de 146 532 euros.

– Oxfam France, Cécile Duflot est la seule employée rémunérée et perçoit 7000 euros par mois n’est ce pas.

– normal qu’ils gagnent autant d’argent : ils mangent 67 beefsteaks, 18 kg de truffes et 26 louches de caviar par repas, ils ont de l’appétit  ces riches…

– la richesse excessive se traduit par un pouvoir excessif. Le pouvoir des citoyens peut-il exister face à un pouvoir de l’argent sans limites.

– le taux d’extrême pauvreté a été divisé par quatre : 9 % de la population mondiale vit aujourd’hui avec moins de 1,90 dollar par jour, contre 34 % en 1988.

– la baisse de l’extrême pauvreté durant cette période n’est dû en très grande partie qu’a l’extraordinaire développement de la Chine. Par contre l’indice de Gini (inégalités) augmente depuis 1990…

– si votre salaire double mais que le prix des biens quadruple, ce qui est courant dans beaucoup de pays en développement, vous n’êtes pas vraiment gagnant …

le.

– personne ne mange de l’argent et des actions. Répartir ces « richesses » ne rajoutera pas de pain dans la gamelle.

– si le capital de tous les milliardaires était transformé en argent sonnant et trébuchant et redistribué à tout un chacun on aurait : 1) une augmentation des rejets de CO² dûe à celle de la consommation (voyages, achats matériels, nourriture plus riche) 2) une poussée inflationniste.

– la moitié des Français fait partie des 10% les plus riches de l’humanité, je propose donc d’imposer les revenus a 100% à partir de 2000 euros par mois.

– cela ne me gêne pas trop qu’il y ait des super-ultra-riches, ce qui m’ennuie c’est que les vrais pauvres se reproduisent à une allure incontrôlable.

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l’oligarchie, ça suffit, out ! (2011)

extraits : Le gotha mondial des affaires et de la politique s’était retrouvé le 26 janvier 2011 à Davos pour le premier jour du Forum économique mondial. Trente-cinq chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que deux mille cinq cents décideurs du monde entier. La Chine a dépêché en Suisse la plus nombreuse délégation officielle (66 personnes). Davos, c’est donc le rassemblement d’une bonne partie de l’oligarchie qui nous domine…

Forum à Davos, le bal des hypocrites (2020)

extraits : Davos, il y a des tables rondes du type « Eviter l’apocalypse climatique ». 119 milliardaires, américains, indiens ou russes, défileront au cours de cette édition, pesant ensemble près de 500 milliards de dollars. Des centaines de militants marchent vers la station transformée en forteresse et dénoncent « une farce » pour sauver la planète… C’est un choc des titans, avec des préoccupations diamétralement opposées et des milliards là où ça fait mal…

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Les JNE agissent, vous aussi engagez-vous

Dans ce monde de brut et de brutes,

l’optimisme vient de ceux et celles qui agissent…

regards environnementaux

Juillet 2024 : Mieux que les Jeux olympiques, une rencontre mondiale contre les bassines agricoles et l’accaparement de l’eau, pour la défense de l’eau, « bien commun planétaire » par Pierre Grillet >> lire
● Le Parlement du lynx franco-allemand en réunion par Jean-Claude Génot >> lire
●Le rewilding : « recréer » le sauvage ? par Jean-Claude Génot >> lire
● Avec Michèle Rivasi, l’aventure rock’n’roll du livre « Ce nucléaire qu’on nous cache » par Hélène Crié-Wiesner >> lire
● Transition énergétique en Algérie : 2024, année des énergies renouvelables par M’hmed Rebah >> lire
● Le taillis de la Roncière, à Paimpont (Ille-et-Vilaine), a été rasé par Olivier Swift >> lire
● COP28 : priorité à l’adaptation ? par Dominique Martin Ferrari >> lire

à lire

Reliance. Manuel de transition intérieure – Michel Maxime Egger, Tylie Grosjean et Elie Wattelet – Actes Sud,
>> lire
● Petit traité d’écopsychologie – Pour une transformation radicale de la société – Yoan Svejcar. Préface de Marie Romanens et Gauthier Chapelle – Éditions Le bois d’Orion
>> lire
● Fleurs – Brigitte Lapouge-Déjean – Éditions Terre vivante
>> lire
● Vingt mille yeux sous les mers – Merveilles et misères des océans – Gilles Macagno – Éditions Delachaux et Niestlé
>> lire
● Bambi la véritable histoire – Félix Salten – Illustrations Michaël Cailloux – Éditions Delachaux et Niestlé
>> lire
● Instant Nature : voyage au cœur des relations animaux – hommes – nature – Christine Chemin – Éditions Amazon KPD
>> lire
● Un monde immense – Comment les animaux perçoivent le monde – Ed Yong – LLL – Les liens qui libèrent
>> lire
● Convivialité, l’alliance avec la nature  – Patrick Blandin, Frédéric Ducarme et Damien Marage – Éditions de l’Atelier
>> lire
● Le dragon du Nord – Christophe Castillon – Lulu éditions
>> lire

Le Boa – Comment Vincent Bolloré m’a avalé – Jean-Marie Bretagne – Éditions Philippe Rey
>> lire
● Les rythmes du vivant – Comprendre les cycles qui régissent la nature – Helen Pilcher – Éditions Delachaux et Niestlé
>> lire
● Landes Atlantique Sud à l’épreuve de la sobriété : Croître sans s’étendre – Guillaume Baudoin et Edouard Dequeker – ESSEC/Éditions de l’Aube
>> lire

Tribunes

Refuser les Jeux olympiques d’hiver en 2030 : une nécessité !
par Pierre Grillet
>> lire
● La droite et l’écologie ou la politique du leurre
par Pierre Grillet
>> lire
● L’écologie à l’extrême droite… Caricature ou piège dangereux ?
par Pierre Grillet
>> lire

les médias

Les cahiers techniques de la gazette des terriers : Le hérisson – Sauve qui-pique !
>> lire
● Vivre avec les loups, un film de Jean-Michel Bertrand. Images de Marie Amiguet, Pierre Sellier et Bruno Peyronnet
>> lire

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1ère semaine 2024, des vœux très inutiles

C’est dingue, la cérémonie renouvelée des vœux de nouvel an.

C’est le bide assuré, la parole magique n’a aucun effet

et pourtant on recommence chaque année !

Toujours plus dans l’effroi,

Si certains seront encore plus riches,

la planète sera toujours plus dévastée…

L’urgence écologique n’a rien d’urgent

Au Brésil, le président Lula promulgue une loi qui facilite l’autorisation de nouveaux pesticides

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/03/lula-promulgue-une-loi-qui-facilite-l-autorisation-de-nouveaux-pesticides-au-bresil_6208864_3244.html

Au Canada, la taxe sur le carbone menacée de toutes parts. Justin Trudeau a lui-même ouvert une brèche dans le système de lutte contre la pollution.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/04/au-canada-la-taxe-sur-le-carbone-menacee-de-toutes-parts_6209064_3244.html

Totalénergie, le géant français prévoit le forage de 419 puits dans le parc naturel des Murchison Falls et la construction d’un oléoduc de 1 443 km. Des ONG dénoncent un « climaticide ».

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/01/04/projets-contestes-en-ouganda-et-en-tanzanie-totalenergies-lance-une-evaluation-du-volet-foncier_6209041_3212.html

« Sur les “nouveaux OGM”, la Commission européenne foule aux pieds le principe de précaution »

https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/04/sur-les-nouveaux-ogm-la-commission-europeenne-foule-aux-pieds-le-principe-de-precaution_6209016_3232.html

« Le dispositif de récupération des biodéchets est un miroir aux alouettes »

https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/04/sabine-barles-urbaniste-le-dispositif-de-recuperation-des-biodechets-est-un-miroir-aux-alouettes_6209003_3232.html

Les trois quarts des bateaux de pêche industrielle opèrent sans être détectables

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/03/les-trois-quarts-des-bateaux-de-peche-industrielle-operent-sans-etre-detectables_6208907_3244.html

Il y a tellement de problèmes annexes à traiter

Crues dans le Pas-de-Calais : « Il y a eu une politique irresponsable d’artificialisation des sols »

https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/03/inondations-dans-le-pas-de-calais-l-eau-est-tetue-elle-suit-la-pente_6208913_3244.html

Le spectre de la famine de retour en Ethiopie : près d’un millier de personnes sont mortes de faim dans la région, où 2 millions d’habitants souffrent de malnutrition aiguë.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/01/02/la-famine-de-retour-en-ethiopie-la-vie-des-habitants-est-indescriptible-au-tigre_6208747_3212.html

Guerre en Ukraine. Sur l’ensemble du front, l’armée ukrainienne fait état de vingt-sept affrontements. Les forces russes ont, selon elle, procédé samedi à huit tirs de missiles, cinquante-cinq raids aériens et vingt-trois salves de lance-roquettes multiples.

https://www.lemonde.fr/international/live/2024/01/06/en-direct-guerre-en-ukraine-les-dernieres-informations_6208497_3210.html

Guerre Israël-Hamas : de nouvelles frappes sur la bande de Gaza, devenue « inhabitable » selon l’ONU

https://www.lemonde.fr/international/article/2024/01/06/guerre-israel-hamas-de-nouvelles-frappes-sur-la-bande-de-gaza-devenue-inhabitable-selon-l-onu_6209380_3210.html

L’agence espagnole de lutte contre le dopage soupçonnée d’« irrégularités » pour dissimuler des cas de dopage

https://www.lemonde.fr/sport/article/2024/01/06/l-agence-espagnole-de-lutte-contre-le-dopage-soupconnee-d-irregularites-pour-dissimuler-des-cas-de-dopage_6209403_3242.html

Entre les deux Corées, l’année 2024 s’ouvre sous haute tension

https://www.lemonde.fr/international/article/2024/01/06/entre-les-deux-corees-l-annee-2024-s-ouvre-sous-haute-tension_6209369_3210.html

« Questions internationales » ausculte une planète en hypertension.Le « nouvel ordre mondial » rêvé après 1989 est bel et bien mort dans un monde fracturé, voire chaotique, dominé par les rivalités entre puissances et le retour des guerres interétatiques de haute intensité, comme l’agression russe en Ukraine. aussi bien les métamorphoses de la guerre que l’éclipse du multilatéralisme ou les fragilités des démocraties, n’a rien de rassurant.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/05/questions-internationales-ausculte-une-planete-en-hypertension_6209255_3232.html

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Biosphere-info, récapitulatif décembre 2023

Décembre 2023 sur ce blog biosphere

A chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

Perspectives de long terme

Préparer les jeunes à la fin du monde !

Biorégion, à vivre dans quelques dix mille ans

Recyclage, un droit des générations futures

Taxonomie et produits chimiques dangereux

Notre imaginaire sur nos besoins se modifie

Utilisez très souvent le préfixe « dé », merci

L’activisme écologique

Contre le « monde du béton », soulèvements

RAP, pour nous libérer de la publicité

Démographie Responsable était présente à Pau

Européennes, Marie Toussaint vs W. Schraen

L’action climatique

COP28. La sortie des énergies fossiles, tabou

COP28, le pape François au secours du climat !

COP28 et FAO sont dans un bateau… qui brûle

COP28 inutile, OPEP+ à la manœuvre

COP28, pourquoi ça ne pouvait pas aboutir

L’inaction politique

St. Foucart et l’émergence de l’extrême droite

Emmanuel Macron devenu un simple pigiste

Fin de vie, la procrastination de Macron

Pour une démographie responsable

Sécheresse et Surpopulation en interdépendance

Démographie responsable, écologie efficace

8 milliards d’humains = infini de blocages

Comment réduire la population mondiale

étude de cas démographiques

La surpopulation dingue du Bangladesh

Surpopulation en RDC (Congo)

Rwanda, surpopulation malgré le génocide

Surpopulation et merde noire au Venezuela

Questions sociétales

Horrible, la société idéale non violente ?

Horrible, une société sans armées !!!

Horrible, des éoliennes partout, partout !

Une spiritualité émergente

Responsabilité des riches… ET des pauvres

Pour échanger ou abonner une connaissance

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Merci de votre attention,

et faites connaître notre blog biosphere… en 2024

merci

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